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Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde
Présentation et sélection bibliographique, Septembre 2011

En pratique

Exposition du 13 septembre 2011 au 15 janvier 2012

Musée d’Orsay
1 rue de la Légion d’Honneur
75007 Paris

Du mardi au dimanche de 9h30 à 18h
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h45

Visiter le site du Musée d’Orsay




L’exposition


Sainte Cécile (détail) / John William Waterhouse (1849-1917) - 1895 - Collection particulièreCette exposition explore "l’aesthetic movement" qui, dans l’Angleterre de la seconde moitié du XIXe siècle, se donne pour vocation d’échapper à la laideur et au matérialisme de l’époque, par une nouvelle idéalisation de l’art et de la beauté. Peintres, poètes, décorateurs et créateurs définissent un art libéré des principes d’ordre et de la moralité victorienne, et non dénué de sensualité.

Des années 1860 à la dernière décennie décadente du règne de la reine Victoria, qui s’éteint en 1901, ce courant est étudié à partir des oeuvres emblématiques de Dante Gabriel Rossetti, Edward Burne-Jones et William Morris, James McNeill Whistler, Oscar Wilde et Aubrey Beardsley. Tous sont réunis dans une même quête associant la création artistique à l’art de vivre et qui trouve des terrains d’expression féconds dans les domaines de la photographie, des arts décoratifs, du vêtement et de la littérature.






La peinture anglaise : du réalisme académique au colorisme préraphaélite (1830-1914)


Astarte Syriaca (1877) / Dante Gabriel Rossetti (1828-1882) - Manchester, City Art GalleryLa peinture victorienne, il faut en convenir, offre le plus souvent le spectacle de l’académisme le plus figé. Le réalisme minutieux de la plupart des peintres les plus appréciés à l’époque est mis au service d’un moralisme conventionnel ou d’un pittoresque de pacotille. Les panoramas bibliques de John Martin (1789-1854) tiennent du grand guignol, et les scènes de foule de William Powell Frith (1819-1909) sont plus intéressantes pour les historiens que pour les amateurs de peinture. Il est bon de rappeler, pour comprendre cette évolution générale, que la traditionnelle clientèle aristocratique des artistes s’est élargie à une nouvelle bourgeoisie issue de la révolution industrielle, pour qui l’art doit être essentiellement descriptif et édifiant.

La recherche picturale la plus féconde se fait en marge de la Royal Academy, chez des isolés comme Samuel Palmer (1805-1881), qui a laissé d’étranges paysages visionnaires, ou dans le groupe des « préraphaélites » formé vers 1850. Néanmoins, il ne faut pas exagérer les différences d’inspiration entre les membres de ce groupe et les autres peintres ; on trouve chez les uns et les autres de la peinture d’histoire, des portraits et des paysages. Ce qui les différencie le plus évidemment c’est leur technique ; abandonnant les fonds bitumineux, les préraphaélites posent leurs couleurs sur un fond blanc encore humide, ce qui accentue leur luminosité. Dante Gabriele Rossetti (1828-1882) aime les sujets littéraires ou religieux, illustrés grâce à la beauté vénéneuse de ses modèles favoris. William Holman Hunt (1827-1910) peint des sujets allégoriques avec des couleurs stridentes. Edward Burne-Jones, au contraire, choisit des tons froids pour illustrer les légendes arthuriennes. Le plus doué du groupe est sans conteste John Everett Millais (1829-1896), dont l’éclectisme et le brio lui valent les faveurs du public (La Jeune Fille aveugle, 1856, City Art Gallery, Birmingham).

Vers 1860, c’est un Américain, James McNeill Whistler (1834-1903), qui fit souffler un vent nouveau dans le milieu artistique londonien. Fasciné par Velázquez mais aussi par la peinture japonaise, il cultive la sobriété de la couleur et l’élégance du graphisme. Non sans provocation, il se plaît à intituler certains portraits du nom des couleurs dominantes.

Après 1870, les galeries privées et les écoles d’art se développent, et les peintres les plus originaux ne gravitent plus dans l’orbite de l’académie. Des groupes d’avant-garde se constituent, tel le New English Art Club (1886), dont les membres ont étudié à Paris et sont sous le charme de plein-airisme et bientôt de l’impressionnisme. Walter Sickert, influencé par Degas, et Philip Wilson Steer ont surtout le mérite d’initier le public des galeries londoniennes au nouveau langage de la peinture. Mais c’est seulement en 1910, lors de l’exposition postimpressionniste organisée par Roger Fry, que l’ampleur de la révolution esthétique en cours sur le continent allait être révélée en pleine lumière.


Bibliographie


Les préraphaélites : un modernisme à l’anglaise
Laurence Des Cars
Gallimard, 1999 (Découvertes. Arts)
ART 759.05 DES (réserver ce livre)

La peinture anglaise : 1260-1960
William Gaunt
Thames & Hudson, 1993 (L’univers de l’art)
ART 759.942 GAU (réserver ce livre)

La critique créatrice
Oscar Wilde
Complexe, 1988 (Le regard littéraire)
ART 701.18 WIL (réserver ce livre)

Sir Edvard Burne-Jones
Russell Ash
Mengès, 1993
ART 759.057 BUR (réserver ce livre)

Edward Burne-Jones (1833-1898) : un maître anglais de l’imaginaire
Louis Frédéric
Flammarion, 1992
ART 759.057 BUR (réserver ce livre)

Dante Gabriel Rossetti
Alicia Craig Faxon
Belfond, 1989
ART 759.05 ROS (réserver ce livre)

James Abbott Whistler : pastels
Robert H. Getscher
Anthèse, 1991
ART 741.092 WHI (réserver ce livre)

Whistler : 1834-1903
RMN, 1995
ART 759.05 WHI (réserver ce livre)

  • En commande

Beauté, morale et volutpé dans l’Angleterre d’Oscar Wilde
Catalogue de l’exposition

  • Ressources numériques

Dans l’Encyclopaedia Universalis
(consultable à la Médiathèque et dans les bibliothèques du réseau)

- La peinture anglaise
- Les préraphaélites
- Dante Gabriel Rossetti
- Edward Burne-Jones
- William Morris
- James Whistler
- Aubrey Beardsley
- Oscar Wilde

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