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Bettina Rheims
Présentation et sélection bibliographique, février 2016

Exposition, Maison Européenne de la Photographie, du 28 janvier au 27 mars 2016

5-7 rue de Fourcy - 75004 Paris
Ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 19h45

Consulter le site de la Maison Européenne de la Photographie

L’exposition


Du 28 janvier au 27 mars, la Maison Européenne de la Photographie accueille une rétrospective de 40 ans de photographie de Bettina Rheims. Le fil rouge de l’exposition ? La femme, sous toutes ses formes, dans toute sa splendeur.

Elles sont en noir et blanc, en gros plan, nues, actrices, détenues, chanteuses, maquillées, sans fard, pleines d’histoires… Les femmes de Bettina Rheims envahissent la Maison Européenne de la Photographie. À travers 180 images prises pendant 40 ans, Bettina Rheims questionne l’identité sexuelle, cogne tradition et modernité, dévoile les mystères de la beauté féminine. Érotique et sensuelle, l’exposition Bettina Rheims se bagarre avec les conventions, assume sa sexualité. L’exposition s’ouvre, au premier étage, sur des portraits grandeur nature, en noir et blanc. Face à face avec la candeur monumentale de Kate Moss : c’est elle qui est nue, et c’est nous qui sommes intimidés. Ensuite, l’exposition laisse place à la série "Gender Studies" : homme ou femme ? Interroge chaque image. En fond sonore, on entend les témoignages des transsexuels exposés. Bettina Rheims est parfois dérangeante : une série convoque l’univers religieux et raconte l’histoire du Christ à travers des femmes nues : "I.N.R.I" (2000). Pour la première fois en couleurs, elle capture "Chambre close" entre 1990 et 1992 dans une collaboration avec l’écrivain Serge Bramly. Dans "Pourquoi m’as-tu abandonnée" on retrouve son travail pour les journaux de mode, repris de manière plus personnelle : Laëtitia Casta en tutu, Monica Belluci ultra sexy devant sa plâtrée de pâtes au ketchup, Karen Mulder après une chirurgie esthétique. Héroïnes ou inconnues, les femmes de Bettina Rheims sont saisies de la même manière. Un couloir met en miroir des détenues presque anonymes et des stars de renommée mondiale. Drôle de rencontre.


La photographe Bettina Rheims


Bettina (Caroline Germaine) Rheims est une photographe française, née à Neuilly-sur-Seine le 18 décembre 1952. Elle est la fille de Maurice Rheims, commissaire-priseur et académicien, et la sœur de la femme de lettres et productrice Nathalie Rheims.

La carrière de photographe de Bettina Rheims démarre en 1978. Elle réalise cette année là une série sur un groupe de strip-teaseuses et d’acrobates qui donnera lieu à ses premières expositions. Ce travail révèle le sujet de prédilection de Bettina Rheims, le modèle féminin, auquel elle reviendra fréquemment durant sa carrière. La décennie 80 est l’occasion pour Bettina Rheims de réaliser plusieurs portraits de femme connues ou pas qui feront l’objet d’un ouvrage : Female Trouble (1989). En 1982, la série Animal lui permet de poser son objectif sur une autre forme de nudité : celle d’animaux naturalisés au regard fixe, “qui semblent vouloir nous exprimer quelque chose au-delà de la mort”. Avec Modern Lovers (1989-1990) la photographe questionne le genre, l’androgynie et la transexualité. Suivront deux autres ouvrages sur le même sujet : Les Espionnes (1992) et Kim (1994).

Au début des années 1990, Bettina Rheims travaille sur une de ses séries majeures intitulée Chambre Close (1990-1992), la première en couleur, qui marque le début de sa collaboration avec le romancier Serge Bramly, dans un ouvrage où les clichés de la photographe sont accompagnés d’un récit de l’écrivain. En 1995, Bettina Rheims est invitée par Jacques Chirac à la fin de la campagne présidentielle à travailler en coulisses à une série de clichés retraçant la dernière ligne droite de l’élection. Après l’élection, la Présidence de la République mandate Bettina Rheims pour réaliser le portrait officiel de Jacques Chirac. Elle dira au journal Libération qu’elle a voulu donner au président “l’allure détendue des grands héros de western”. La décennie se clôt par la parution en 1999 de l’ouvrage INRI et de l’exposition éponyme. Liant une nouvelle fois le regard de Bettina Rheims et la prose de Serge Bramly, INRI construit un dialogue philosophique sur l’histoire de la crucifixion au travers de photographies de scènes de la vie du Christ, de l’Annonciation à l’Ascension. Bettina Rheims propose des “illustrations en correspondance avec notre temps, après l’apparition de la photographie, du cinéma et de l’imagerie publicitaire, comme si Jésus revenait aujourd’hui”. La parution de l’ouvrage déclenchera, en France, une vive polémique.

En 2002 Bettina Rheims réalise une série sur Shanghai au cours de deux longs séjours sur place. « Les premières impressions du voyageur arrivant à Shanghai sont celles d´une population toujours ancrée dans ses rites et traditions historiques, qui se lance aujourd´hui dans une course effrénée à la modernité. Cherchant à se fondre dans cet "autre mode de pensée" en faisant fi de tout préjugé, c´est un regard vierge et émerveillé sur cette cohabitation paradoxale d´une Chine millénaire et très avant-gardiste, d´une Chine officielle et underground, que nous livre (..) Bettina Rheims. ». En 2005, Bettina Rheims expose à la galerie De Noirmont "Héroïnes", travail qui se veut avant tout comme un hommage à la sculpture. La photographe collabore pour l’occasion avec le créateur Jean Colonna pour habiller les femmes de vêtements originaux. “Des robes anciennes de haute couture ont ainsi été remodelées sur chacune de ces icônes contemporaines. Ces dernières à la beauté décalée ont alors joué avec un rocher, devenu pour un instant leur piédestal." À la fin des années 2000, Bettina Rheims s’associe à nouveau avec Serge Bramly et expose "Rose, c’est Paris" en 2010 à la Bibliothèque nationale de France (BnF). Le récit photographique est une nouvelle fois construit sur une trame de fiction imaginée par Bettina Rheims et Serge Bramly sur la base d’éléments autobiographiques.

Exposée en 2012 à Düsseldorf, la série "Gender Studies" poursuit le questionnement sur les représentations du genre. Le dispositif liant image et son (par Frédéric Sanchez) présente 27 portraits sonores de jeunes hommes et femmes ayant répondu à une appel lancé par la photographe sur Facebook. Les clichés s’accompagnent d’extraits d’interview et font l’objet de plusieurs expositions et d’un livre.

Bettina Rheims a travaillé également pour la mode et les grandes marques avec des travaux de nature publicitaire comme pour Chanel ou Lancôme ainsi que pour des magazines internationaux en réalisant des portraits de femmes célèbres. Elle collaboré à plusieurs reprises avec l’agence Publicis EtNous et son directeur artistique Philippe Chanet, en réalisant les visuels des marques tels que Well. Parmi ces portraits les plus connus on peut notamment citer : Madonna, Catherine Deneuve, Charlotte Rampling, Carole Bouquet, Marianne Faithfull, Barbara, Kylie Minogue, Claudia Schiffer, Asia Argento...

Source : Wikipédia


Bibliographie


Bettina Rheims
Taschen, 2016
ART 770.92 RHE


Ressources numériques


Dans l’Encyclopaedia Universalis

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