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Chants des morts, chants de vie
Sélection de 35 requiem datant de la fin du Moyen-

Sélection de 35 références discographiques dans laquelle sont mentionnés, d’une part, des requiem de toutes époques destinés à l’office religieux (les références sont classées chronologiquement), d’autre part, des pièces caractéristiques écrites pour des occasions bien particulières (Requiem de guerre de Britten ; Thrène pour les victimes d’Hiroshima de Penderecki...).

Présentation


Aux alentours de la fin du Moyen-Age et du début de la Renaissance, le requiem sonne comme tout autre musique destinée à l’office catholique. La circonstance change, le caractère non. Le repos souhaité aux morts s’anime par la suite à mesure que, d’une part, l’effectif orchestral et choral s’accroît (le requiem devient polyphonique avec Ockeghem, en 1461) et que, d’autre part, l’époque autorise à instiller dans la musique religieuse des émotions exacerbées.

Ainsi le requiem prend-il de l’ampleur à partir du XVIIème siècle (notamment lors de la séquence du Dies Irae), et tandis que des passages purement instrumentaux s’intercalent entre les passages chantés, la messe des morts se transforme en oratorio. Cet élargissement du genre musical autorise les romantiques à atteindre un paroxysme dramatique contre lequel les modernes s’insurgeront. Au cours du XXème siècle, la liturgie du requiem est modifiée (Concile Vatican II), de sorte que le traitement musical peut se faire beaucoup plus divers.

Concernant la langue, le requiem est à l’origine chanté exclusivement en latin (XVème). Par la suite, les langues vernaculaires prennent également leur place (Requiem allemand de Brahms). Enfin, la liberté de ton qui peut être désormais prise avec la liturgie des morts permet aux compositeurs de réaliser des chefs-d’œuvre sans précédent touchant tant à la matière sonore qu’à la critique sociale (Requiem pour un jeune poète de Zimmermann, 1967).

Dans la présente sélection de 35 références discographiques, sont mentionnés, d’une part, des requiem de toutes époques destinés à l’office religieux (les références sont classées chronologiquement), d’autre part, des pièces caractéristiques écrites pour des occasions bien particulières (Requiem de guerre de Britten ; Thrène pour les victimes d’Hiroshima de Penderecki...).


Discographie


1461. FRANCE | PAYS-BAS
Johannes OCKEGHEM (1410-1497). Requiem
Ensemble Organum ; Marcel Pérès, dir.
Harmonia Mundi, 1993 - 3 OCK 44

1582. ESPAGNE
Francisco GUERRERO (1528-1599). Requiem
Orchestra of the Renaissance ;
Richard Cheetham et Michael Noone, dir.
Media 7, 1999 - 3 GUE 44

1600. FRANCE
François-Eustache DU CAURROY (1549-1609). Requiem des rois de France
Doulce Mémoire ; Denis Raison Dadre, dir.
Naïve, 1999 - 3 DUC 44

1603. ESPAGNE
Thomas Luiz de VICTORIA (1548/1550-1611). Requiem
The Thallis Schollars ; Peter Philips, dir.
Adda, 1987 - 3 VIC 44

1635. FRANCE
Charles d’HELFER (16..-1661). Messe de funérailles des Ducs de Lorraine
A Sei Voci ; Les Sacqueboutiers de Toulouse ; La Psallette de Lorraine ; Bernard Fabre-Garrus, dir.
Auvidis, 1994 - 3 HEL 44

1636. ALLEMAGNE
Heinrich SCHUTZ (1585-1672). Requiem
Akademia ; La Fenice ; Françoise Lasserre, dir.
Arion, 1999 - 3 SCH 44

1687. BOH

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