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Claude Monet
Présentation biographique et sélection bibliographique, Septembre 2010

Exposition, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 22 septembre 2010 au 24 janvier 2011

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L’exposition


Pendant plus de soixante ans, Claude Monet a peint sans relâche, élaborant une oeuvre qui incarne l’expression la plus pure de l’impressionnisme, pour constituer au début du xxe siècle un des fondements de l’art moderne. C’est l’ensemble de ce parcours riche et fécond que l’exposition des Galeries nationales réinterroge.

Cette exposition monographique est la plus importante manifestation dédiée à l’artiste depuis près de trente ans, lorsque s’était tenue aux Galeries nationales en 1980 une rétrospective en forme d’hommage. Depuis, les recherches sur l’artiste se sont multipliées et ont mis en lumière des aspects moins connus de son oeuvre.


Claude Monet


Autoportrait au béret - 1886 (Collection particulière)Monet est reconnu comme étant l’un des créateurs de l’impressionnisme, le plus convaincu et le plus constant des peintres impressionnistes, en même temps que le chef de file du mouvement impressionniste.

Depuis ses débuts comme artiste, il fut encouragé à toujours écouter et transmettre ses perceptions, et toutes les critiques qu’il dut subir ne l’éloignèrent jamais de cette quête.

Claude Monet naquit à Paris le 14 Novembre 1840 mais toutes ses impressions d’enfant et d’adolescent sont liées à la ville du Havre où sa famille déménagea vers 1845. Son père y tenait un commerce d’articles coloniaux.

  • L’héritier de Boudin et Jongkind

Alors qu’il était encore au lycée, il connut une certaine notoriété en peignant des caricatures qu’il exposa dans le magasin de fournitures de dessin avec lequel Eugène Boudin travaillait à l’époque. Finalement Boudin convainquit le jeune Monet, d’abord réticent, de peindre avec lui en plein air. Monet dira plus tard :

"par le seul exemple de cet artiste épris de son art et d’indépendance, ma destinée de peintre s’était ouverte"




La rue de la Blavole à Honfleur - 1864 (Stadische Kunsthalle Mannheim, Allemagne)Sa famille n’était pas opposée à ce qu’il devint peintre, mais ses idées indépendantes, sa critique de la peinture académique et son refus de suivre une bonne Ecole d’Art provoquèrent des disputes répétées au sein de sa famille. Finalement, Monet commença à travailler à Paris à l’Académie Suisse, où il fit la connaissance de Pissarro et Cézanne, avant de devoir effectuer ses obligations militaires.



Son service militaire en Algérie (1860-1861) fut interrompu par une grave typhoïde qui le ramena en France, où il recommença à travailler l’été 1862 avec Boudin et le peintre-paysagiste hollandais Jongkind, au Havre. Il dira à propos de Jongkind :

"...complétant par là l’enseignement que j’avais reçu de Boudin, il fut à partir de ce moment mon vrai maître, et c’est à lui que je dois l’éducation définitive de mon oeil"

Libéré du reste de son service militaire, il reprit des études plus sérieuses à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, mais surtout il intégra l’Atelier d’un des professeurs de l’Ecole, le suisse Charles Gleyre, où il allait se lier d’amitié avec Bazille , Renoir et Sisley. Dans les années 1860, ces jeunes artistes fréquentaient le Café Guerbois, un endroit où Emile Zola et Edouard Manet se rendaient souvent.

  • Le salon de Paris et la naissance du mouvement impressionniste

Régates à Sainte-Adresse - 1867 (Metropolitan Museum of Art, New York)L’histoire de l’impressionnisme est indissociable de celle du Salon de Paris. L’évolution sociale, économique et culturelle du XIXème siècle avait eu pour conséquence que les oeuvres d’art allaient être créées désormais pour l’essentiel par des artistes indépendants (et non plus au service de quelque prince ou corporation).

Pour ces artistes, trouver des possibilités d’exposition constituait une préoccupation existentielle. Les marchands d’art et leurs galeries allaient certes prendre une importance croissante, mais, en France, la possibilité d’exposition la plus importante et incontournable était "Le Salon de Paris".

A partir de 1863, le Salon se tient tous les ans et un jury composé de membres de l’Académie des Beaux-Arts et de précédents médaillés du Salon sélectionnent les oeuvres exposées. Pour la seule année 1863, 4000 oeuvres furent refusées sur les 5000 demandes faites par quelque 3000 artistes, ce qui conduisit en 1863 à la création du "Salon des Refusés".

Pour Monet et ses amis, Renoir, Bazille, Sisley... les années entre le Salon des Refusés et la Guerre de 1870 allaient être placées sous le signe d’une recherche inquiète de leur personnalité artistique et d’une alternance rapide de succès et d’échecs. S’ils furent, à l’exception de Cézanne, sélectionnés au Salon à leur première tentative (en 1865 pour Monet), ils essuyèrent ensuite des refus.

Durant toute cette période, ces jeunes peintres consolidèrent les liens existant entre eux et en développèrent de nouveau, cherchant des inspirations et des thèmes picturaux nouveaux. A l’exception de ceux disposant d’une situation personnelle aisée (Degas, Caillebotte, Bazille), ils connurent des périodes d’amère pauvreté, et en particulier Monet - que Bazille aida financièrement - lorsqu’il dut assumer seul son ménage. Ils peignaient en plein air, dans les environs de Paris ou sur la Côte Normande, où l’expérience des phénomènes d’optique de la lumière et de la couleur qui les passionnaient était plus intense.

Un carrefour important de l’évolution de Monet fut lorsqu’il peignit en 1869 avec Renoir une série de tableaux à La Grenouillère, un lieu de loisirs et de rencontre à Bougival très prisé des Parisiens, avec baignade, canotage et un restaurant flottant. Les toiles qu’ils peignirent en travaillant avec des touches de couleur rapides et vigoureuses, correspondant à l’animation turbulente du petit monde qui s’y pressait, marquent l’émergence d’un nouveau style artistique dominé par l’impression, inaugurant ce qui allait cinq ans plus tard être appelé "Impressionnisme".

Le déjeuner sur l'herbe - 1866 (Musée Pouchkine, Moscou)

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