Accueil > Les collections > Bibliographies > Musique, Cinéma, Arts & Loisirs > Musique > Musique du Monde > Fela discographie
Fela discographie
savoir plus de l’article fela

The Complete Works of Fela Anikulapo Kuti

Des incontournables aux plus anecdotiques, en passant par les live chauffés à blanc, la totalité des albums du Black President est ici réunie en vingt six cd (plus un dvd), rassemblés dans un seul et même cube noir. Les pochettes, contestataires et provocantes, sont toutes reproduites, mais on déplorera l’absence d’un vrai gros livret gavé de photos et d’anecdotes. Hormis ce détail, cette somme complète se pose comme un investissement durable pour (re)découvrir le musicien le plus fascinant et le plus influent que l’Afrique ait connu.

Koola Lobitos 64-68 / The’ 69 Los Angeles Sessions
Enr. en 1969

1958 : Fela s’envole pour Londres pour des études. Mais au lieu d’étudier la médecine comme ses deux frères l’avaient fait avant lui, il choisit la musique. Au Trinity College of Music, il fait ses premières armes sur scène.

Très influencé par le jazz, il forme un groupe avec des amis nigérians et antillais, le Koola Lobitos.

Ecoutez un extrait de Koola Lobitos 64-68



Fela With Ginger Baker Live !
Enr. en 1971

Une rencontre étonnante que celle de la batterie de Ginger Baker avec l’Afrobeat du grand Fela. Un grand moment à ne rater sous aucun prétexte ! Enregistré en 1971 avec le groupe de Fela à l’époque l’Afrika 70. Ginger Baker resta de 1970 à 1976 à Lagos et remplaça Tony Allen, malade, le temps d’une tournée. C’est à cette occasion que fut enregistré cet album aux rythmiques pulsées d’afro-beat, totalement arrangé par Fela dans le studio mobile de Ginger Baker.
A noter un duo magique entre Tony Allen et Ginger Baker.

Ecoutez un extrait de Fela With Ginger Baker Live !



Open And close
Enr. en 1971

Tout ici est tourné vers l’opulence. Opulence des rythmes, opulence des arrangements et de l’interprétation. Derrière son approche désormais immuable faisant de chaque titre une célébration rituelle haute en couleur, "Open & Close" est un disque à la musicalité extraordinaire. Dans l’ensemble, le tempo est soutenu. Les interventions de Fela au piano électrique ont le charme des sonorités de Sun Ra. Le côté jazz est renforcé par un Tony Allen s’octroyant un petit solo de batterie. Les guitaristes Tutu Shoronmu et Ohiri Akigbe soutiennent cette pulsation organique. Rythmes et percussions endiablées font de cet album bien plus qu’un tract politique, les titres donnant de l’Afrobeat une image particulièrement séduisante.

Ecoutez un extrait de Open And close



Début article


Yellow Fever / Na Poi
Enr. en 1971 ; 1976

"Na Poi" est une des premières, si ce n’est pas la première des réalisations de Fela Ransome Kuti sur le sol Nigérian. Paradoxalement, il abandonne ici la satire sociale qui l’a rendu si populaire, et s’épanche volontiers, pendant plus de vingt cinq minutes tout de même, sur l’impérieux désir sexuel, une autre facette importante du personnage dans laquelle son engagement est peut-être encore plus indéfectible.
Il existe deux versions du morceau “Napoi”, l’une enregistrée probablement en 1971 et l’autre en 1976 (sur l’album Yellow Fever). Rien n’est pareil — ni le tempo, ni les arrangements. Voilà, l’incroyable capacité d’improvisation et d’invention des solistes.

Ecoutez un extrait de Yellow Fever



Alagbon Close / Why Black Man Dey Suffer
Enr. en 1971 ; 1974

Ce disque au titre un peu geignard « Why Black Men Dey Suffer », malgré le charme du pidgin, nous renvoie à l’antienne un peu fatigante à la longue du pov’africain martyr, et est malgré tout un coup de maître pour Fela qui, en quatre morceaux (les deux chansons-titres et « I No Get Eye for Back » et « Ikoyi Mentality Versus Mushin Mentality »), impose les bases du style Afrobeat, encore un peu exotique mais déjà diablement séduisant. En 1974, alors que Fela Anikulapo Kuti vient de subir son premier passage à tabac et de séjourner dans les cellules de l’Alagbon Close, il cherche une illustration pour l’album qui raconte sa saga aux mains des policiers.

Ecoutez un extrait de Alagbon Close
Ecoutez un extrait de Why Black Man Dey Suffer



Shakara / Fela’s London Scene
Enr. en 1972

Via cet opus Fela décrit dans le morceau l’intolérable carnage de destruction qui se produisit dans la nuit de dimanche à lundi sur son domaine. Deux classiques instantanés de Fela, "Lady" où l’on peut apprécier toute l’élasticité de la voix du Nigérian, et puis la plage titre, bien sûr, "Shakara", où Fela Kuti se fait un plaisir de mener le bal d’une transe interminable au gré de variations délicieuses tantôt au clavier électrique, tantôt au saxophone, toujours soutenu par une section rythmique endiablée qui pulse ce beat qui vient des tripes, aux fragrances ancêstrales, sans jamais faillir.

Ecoutez un extrait de Shakara



Roforofo Fight / Fela Singles
Enr. en 1972

La chanson de Fela 1972, "Roforofo Fight", dans laquelle le roi du rythme afro décrit une bataille à partir de laquelle aucun participant ne sort sans souillure, un tournoi de médisance. Pour Fela, Roforofo était une métaphore puissante pour dire le besoin urgent de construire des stratégies contraires et radicales afin de résister à la domination continue de colonialisme. Comme l’expliquait Fela : "parce que nous traitons avec des gens corrompus, nous devons être retors avec eux."

Ecoutez un extrait de Roforofo Fight



Début article


Confusion / Gentleman
Enr. en 1973 ; 1975

Confusion" a quelque chose de vertigineux que les précédents titres de Fela n’avaient pas. Pour s’en convaincre, il suffit de prêter une oreille aux premières mesures de cette nouvelle pièce, une introduction pour le moins étonnante... Fela Kuti au clavier et Tony Allen à la batterie instaurent un dialogue étrange fait d’abstractions et d’effets divers. Un bon cru pour Fela, composé comme toujours de peu de chansons, la longueur de chacune (vingt-cinq minutes pour « Confusion », quatorze pour « Gentleman ») faisant tout de même de cet album un plat assez copieux. Avatar de Funk à la limite du psychédélisme, le style Afrobeat est ici à son apogée, grâce notamment à un remarquable travail des guitares et des percussions.

Version imprimable de cet article Imprimer

Rester connecté

Newsletter :

Articles liés :

Voir aussi ...