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Figures féminines de la Résistance, Guerre 39-45
Mars 2013

La Résistance, on la porte en soi. C’est une flamme qui s’allume quand le besoin s’en fait sentir. Elle jaillit de la nécessité et s’affirme dans l’action au quotidien. Des hommes et des femmes ont agi malgré les dangers, les pressions du moment. Et poutant ils étaient là.
Elles étaient là, ces femmes originales et très souvent en avance sur leur temps. Ce n’est pas un hasard.
Leur destin permet d’éclairer ce mystère qui touche à l’investissement personnel, à l’intime.
C’est certainement la passion qui les a guidées, un idéal de société et enfin le désir de pouvoir vivre en harmonie avec leurs propres convictions.



Geneviève de Gaulle Anthonioz : l’autre de Gaulle
Frédérique NEAU-DUFOUR
Editions du Cerf, 2004
MEC 944.08 GAU BIO (Réservez ce document)

Geneviève est la nièce du Général de Gaulle, sa nièce de coeur à qui il dédicacera ses mémoires :
"A ma chère nièce Geneviève, qui fut, tout de suite, jusqu’au bout, au bord de la mort, un soldat de la France libre, et dont l’exemple m’a servi."
Toujours tournée vers les autres, c’est pourtant dans l’ombre que Geneviève va oeuvrer. Résistante de la première heure déportée à Ravensbrück, puis orateur du RPF, elle fut très tôt surnommée le "petit de Gaulle".
Son implication au sein d’ATD Quart Monde est également remarquable. Elle va mener des actions concrètes, justes, sans jamais négliger la dimension culturelle de ses interventions. Inviter des habitants de Noisy à la Comédie-française dans le but de "mettre en relation deux mondes qui s’ignorent" se retrouve au centre de son action ; combattre l’illettrisme et ses fléaux constituait une de ses grandes motivations.
"Elle dispose de la renommée la plus noble qui soit. Elle s’emploie à la mettre au service des obscurs, à la rendre familière, fraternelle, humble à épauler les plus inconnus des ignorés."
L’auteur porte admirablement ce beau personnage qu’était Geneviève de Gaulle Anthonioz.



Berty Albrecht
Dominique MISSIKA
Perrin, 2005
MEC 944.081 6 ALB BIO (Réservez ce document)

Comment parvenir à s’imposer en tant que femme et résistante, à une époque où il est de bon ton de se retrancher derrière son mari, figure de l’autorité familiale ?
Berty Albrecht cherche à tous prix à asseoir son indépendance vis-à-vis de sa mère puis de son mari pour parvenir à ses objectifs, notamment plaider pour la libération des femmes par l’éducation et le libre accès à la contraception.
L’essentiel à ses yeux, c’est agir. C’est ainsi qu’on la voit sur divers fronts.
En novembre 1933 elle crée une revue : Le problème sexuel. Elle entretient des contacts partout en Europe et noue des relations dans tous les milieux.
Amoureuse de la vie, elle tombe sous le charme d’Henri Frenay, militaire de carrière qui va, grâce à sa connaissance de la langue allemande, faire parti des hommes de ce temps les mieux informés sur le nazisme.
"Juillet 1936. Betty passe d’un combat à l’autre. D’une cause à l’autre. Son bel appartement devient un centre d’accueil et un lieu de débats. Dans son salon, mathématiciens, ministres, savants, artistes, écrivains se croisent. Enfin, elle a trouvé le moyen de donner une suite à ses idées londoniennes, mélange les milieux et les idées. Et surtout à ses côtés, un homme qui la soutient. Une commune passion les réunit : l’attention portée au monde et à la montée du nazisme."
L’auteur retrace avec talent les raisons de son engagement ainsi que les circonstances de son arrestation par les Allemands.



Lucie Aubrac
Laurent DOUZOU
Perrin, 2005
AEC 944.081 6 AUB BIO (Réservez ce document)

L’auteur dresse, pour la première fois, le portrait d’une des figures les plus marquantes de la Résistance avec le souci de rendre compte de la complexité de son destin, celui d’une héroïne, d’une star ou encore d’un sujet de controverse, mais d’abord et avant tout, celui d’une combattante.
Après avoir parcouru ses premières années qui témoignent de ses larges capacités intellectuelles, Laurent Douzou nous plonge dans ses activités clandestines.
"A dater du mois d’octobre 1941, Lucie Samuel eut deux vies distinctes. Côté face, Mme Samuel, professeur estimée au lycée de jeunes filles, mariée à un ingénieur des Ponts, mère d’un petit garçon, avec une employée à demeure, menait apparemment une vie bourgeoise et sans histoire. Côté pile, Lucie, alias Catherine, apportait sa pierre à une résistance qui, après des débuts difficiles et incertains, commençait à croître et à se structurer. Si sa vie à ciel ouvert l’occupa fortement en 1941-1942, l’activité clandestine l’absorba de plus en plus ensuite."
L’auteur détaille également les rapports parfois complexes que Lucie a entretenu avec le Parti Communiste Français après la guerre.
"S’il fallait in fine caractériser son parcours, c’est bien le refus des normes qui devrait être mis en exergue. Refus des normes sociales qui auraient dû lui interdire l’ascension fulgurante qu’elle connut. Refus des normes idéologiques et mentales que mit en place le régime de Vichy. Refus des normes de sécurité qui s’appliquaient aux actions résistantes. Refus des normes d’exactitude qui sont sensées régir un récit de vie. "



Je t’embrasse un grand coup : rencontres avec Lucie Aubrac
Florence AMIOT-PERLMEYER
Le Cherche midi, 2010
(Documents)
AEC 944.081 6 AUB BIO (Réservez ce document)

Lucie Aubrac a 87 ans lorsqu’elle rencontre F. Amiot-Perlmeyer à l’occasion d’un conférence dans un lycée où celle-ci enseigne l’histoire. Elles deviennent vite proches. Une évocation de ses amis Jean Cavaillès, Jean-Pierre Vernant, Serge Ravanel et de ses combats pour la liberté et la dignité.



Lucie Aubrac
un film de Claude BERRI  ; d’après l’oeuvre de Lucie Aubrac
Pathé vidéo, 2003
F BER (Réservez ce document)

Lyon, mars 1943, Raymond Aubrac et Lucie, sont engagés dans la Résistance. Le 21 juin Raymond est arrêté, en même temps que Jean Moulin. La passion amoureuse de Lucie la pousse à tout entreprendre, pour arracher son mari des griffes de la Gestapo. Elle s’engage alors dans des actions, mêlant le romanesque à la violence, qui semblent sortir de l’imagination du plus inventif des romanciers. Pourtant le film est inspiré de l’histoire vraie de Lucie Aubrac.



Marie-Madeleine Fourcade, un chef en résistance
Michèle COINTET
Perrin, 2006
MEC 944.081 6 FOU BIO (Réservez ce document)

Comment la jeune épouse d’officier, mère de deux enfants, a-t-elle pu devenir la première femme chef de réseau de renseignements en Europe ? L’appel d’aventures, né de la mer, soufflant sur Marseille sa ville natale ? Une éducation libre reçue de parents non conformistes ? Des circonstances historiques exceptionnelles ?
Michèle Cointet, qui a bénéficié des confidences de Marie-Madeleine Fourcade, suit le destin de cette femme hors du commun, depuis son enfance jusqu’à sa jeunesse où elle fait vite preuve d’indépendance puisqu’elle se sépare de son mari et reste en France pour élever ses enfants.
Et puis la résistance.
"On est résistant parce qu’on est préparé mentalement avant la guerre. Pour refuser la passivité préconisée par le gouvernement du maréchal Pétain, il fallait être armé de traditions, d’une idéologie, avoir formé son esprit dans des groupes et y avoir noué les premiers fils d’un réseau. Marie-Madeleine est entré dans le cercle des officiers mécontents de la IIIe République incapable selon eux de maintenir l’ordre et d’assurer une véritable défense face à l’Allemagne."
Tout le livre retrace dans le détail la résistance organisée par Marie-Madeleine qui a fondé l’Alliance, un des plus importants et le plus féminisé de tous les réseaux de Résistance.
Michèle Cointet parvient à donner vie à cette femme belle, intelligente et animée d’une conviction à toute épreuve.



Rose Valland, résistante pour l’art
Frédéric DESTREMAU
Musée de la Résistance et de la déportation de l’Isère, 2008
(Patrimoine en Isère)
ART 709.04 VAL BIO (Réservez ce document)

Durant l’Occupation, les nazis organisent le pillage des collections publiques et privées. Modeste attachée de conservation au Musée du Jeu de Paume à Paris, Rose Valland va recenser dans le plus grand secret les oeuvres volées aux Juifs, stockées là avant d’être acheminées en Allemagne. En 1945, avant même la signature de l’armistice, elle accompagne les armées alliées pour tenter de retrouver ces oeuvres sur le territoire allemand et les restituer à leur propriétaires.
Ainsi se retrouve-t-elle malgré elle héroïne de la Résistance. Une aventure étonnante et singulière qu’elle racontera dans un livre intitulé "Le Front de l’art", publié en 1961.









Le Témoignage est un combat : une biographie de Germaine Tillon
Jean LACOUTURE
Seuil, 2000
HIS 944.081 6 TIL BIO (Réservez ce document)

Parce que le siècle qui s’achève fut plus qu’aucun autre lardé de crimes collectifs, il faut des témoins. En voici un qui étudie les fureurs du temps, en éprouve les effets et sait nourrir ses analyses du mal à venir. Des vices du régime colonial aux horreurs du système concentrationnaire, elle a su éclairer les atteintes faites au genre humain. C’est pourquoi Jean Lacouture qui la connait, l’interroge et l’admire depuis plus de quarante ans a voulu écrire la vie de Germaine Tillion, ethnologue, résistante de 1940, déportée à Ravensbrück, sociologue du nazisme, interlocutrice des combattants algériens, ennemie de la torture, avocate de l’émancipation de la femme méditerranéenne. Germaine Tillion est l’une des figures marquantes des combats pour la liberté et le respect de l’autre au XXe siècle.





Fragments de vie
Textes rassemblés et présentés par Tzvetan TODOROV
Germaine TILLION
Seuil, 2009
HIS 944.081 6 TIL BIO (Réservez ce document)

"Il y a l’homme qui aime mieux mourir que trahir et celui qui aime mieux trahir que mourir. Deux races."
Décédée en avril 2008 à l’âge de cent ans, Germaine Tillion, au retour des camps, avait compris que les résultats des sciences humaines dépendent étroitement de la personnalité de celui qui les pratique. Elle avait donc conçu le projet de raconter son apprentissage scientifique en évoquant les grands évènements de sa vie. Tzvetan Todorov a essayé de reconstituer ce travail inachevé. Composé essentiellement de textes inédits issus de ses archives, ce récit de sa vie est articulé en cinq séquences : Ethnologue en Algérie, Résistance et prison, Déportation, Après le camp, La guerre d’Algérie. Récit continu d’une vie intense, le livre révèle à la fois un écrivain de premier plan et un penseur original.



Célèbres ou anonymes, elles étaient liées par un idéal commun.




La Jeune résistante armée de Chartres
Frantz MALASSIS

Très souvent reproduite dans de nombreux ouvrages consacrés à la Résistance, la photographie de cette jeune combattante prise à l’occasion de la venue du général de Gaulle à Chartres est devenue un symbole de l’engagement des femmes dans la Résistance.
Alors même que la participation des femmes à la lutte armée était très minoritaire, la très large diffusion de ce cliché va contribuer à occulter la très grande diversité de leur engagement au sein de la Résistance.
Mais l’intention du photographe était peut être différente. Peut être voulait-il présenter ainsi une allégorie vivante de la France au combat ?




Bande de résistants à l’étang de la Herse le 15 août 1942. Hommes et femmes unis dans le même combat.



Mode de transport discret, le vélo permet aux résistants, comme ici Emilienne Galicier, de se déplacer facilement sans attirer l’attention.



Autre forme de résistance, les groupes de maquisards qui comptent aussi dans leurs rangs des femmes.




Charlotte Delbo
Violaine GELLY , Paul GRADVOHL
Fayard, 2013
HIS 944.081 6 DEL BIO (Réservez ce document)

Aux  ?tats-Unis, elle est considérée comme l’équivalent d’un Primo Levi. En France, son oeuvre littéraire et théâtrale est lue et jouée depuis quarante ans. Mais qui connaît réellement Charlotte Delbo, morte
en 1985 ? Pour la première fois, une biographie rend hommage à cette femme d’exception.
Secrétaire de Louis Jouvet, résistante communiste, elle est arrêtée en 1942 par la police française en compagnie de son mari, Georges Dudach, fusillé quelques mois plus tard. Elle a 28 ans et lui dit adieu dans une cellule de la prison de la Santé. Ce qui l’attend, elle, c’est la déportation : elle fait partie du convoi du 24 janvier 1943, le seul convoi de femmes politiques à avoir jamais été envoyé à Auschwitz. Sur les 230 déportées, seules 49 reviennent, après 27 mois de captivité. Charlotte Delbo se jure alors d’ètre celle qui témoignera de l’incroyable sororité qui les a unies et leur a permis de survivre. Dans toute son oeuvre - en prose ou en vers -, elle dit et célèbre le courage de ces femmes. Militante passionnée des droits de l’homme, elle ne cessera plus de combattre les injustices et de mettre sa plume au service des plus faibles.
Charlotte Delbo, une conscience dans le siècle.



Une adolescente dans la Résistance
un film de Pablo FREVILLE
HIS 944.081 6 DOM BIO (Réservez ce document)

"Toute la France voudrait avoir confiance en Pétain mais moi je ne l’aime pas parce qu’il a trahi la République."
Voilà ce qu’écrit Denise Domenach-Lallich dans son journal intime peu de temps après l’armistice signé par le maréchal.
Elle vient d’avoir seize ans et a choisi son camp. Quelques mois plus tard au printemps 1941, elle devient agent de liaison et participe aux mouvements des jeunes de la résistance de Lyon. Elle distribue des tracts, fabrique des faux papiers, imite des signatures, se rend à vélo dans les premiers maquis avant d’entrer en clandestinité début 1944.
Aujourd’hui, Denise, quatre-vingt-trois ans, témoigne fréquemment au Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon.
Ce document se propose de faire revivre son engagement d’hier en retournant dans les différents lieux de ses actions et de son quotidien et de mettre en lumière cette jeunesse française, prête à sacrifier sa vie pour résister à l’Occupation.



Femmes de guerre : une histoire millénaire
Michel KLEIN
Ellipses, 2010
AEC 355.348 KLE (Réservez ce document)

"Quand j’ai entendu le discours de Pétain, j’ai vomi !" Germaine Tillion

Elle ont été nombreuses à s’organiser en réseaux, Périclès, Gloria, la confrérie Notre-Dame, ...ou en organisations clandestines.
Cet ouvrage extrêmement complet couvre dix siècles d’implication des femmes dans toutes sortes de conflits et donne une image très intéressante des femmes entrées en résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale.
On découvre à l’occasion de la lecture de ce livre qu’après une vague d’arrestation, Germaine Tillion prend la tête de l’organisation du musée du Trocadéro Les amis d’Alain Fournier. Après avoir assuré la continuité des activités du réseau, elle est arrêtée le 13 août 1942 et est ensuite déportée dans le sinistre camp de Ravensbrück. L’ethnologue, qui vivra 101 ans, s’intéresse de près à l’espèce humaine et veut rendre compte de son expérience.
Le réseau Alliance et l’engagement de Marie-Madeleine Fourcade, la saga de Susan Travers la femme légionnaire, la mémoire de la résistance féminine avec Berthy Albrecht, Lucie Aubrac, Rose Valland ... La passion anime leurs actions.
Et le SOE, Special Operations Executive, service secret britannique, qui a compté dans ses rangs des combattantes extrêmement courageuses a été mis en lumière dans le film « Les Femmes de l’ombre ». A cette occasion et pour l’anecdote, l’interprète du rôle principal, Sophie Marceau a souligné la très grande fierté qu’elle a éprouvé à jouer une résistante " parce que chez ces femmes, il y avait une humilité exceptionnelle qui exige un jeu très sobre."



Les Femmes dans la Résistance en France
Sous la direction de Mechtild GILZMER, Christine LEVISSE-TOUZE et Stefan MARTENS
Tallandier, 2003
HIS 944.081 6 FEM (Réservez ce document)

Cet ouvrage est le fruit d’un colloque qui s’est déroulé à Berlin du 8 au 10 octobre 2001 et qui a pour ambition de restituer ce que fut le combat des femmes allemandes et françaises en France pendant la Seconde Guerre mondiale.
C’est Lucie Aubrac qui fait le discours d’ouverture :
"C’est la participation des femmes qui a donné à la Résistance son extension et sa profondeur. Parce que les hommes étaient absents, parce qu’au début de l’Occupation, il y avait un million huit cent mille prisonniers de guerre, les femmes se sont retrouvées en première ligne face aux injustices, aux arrestations."
De nombreuses interventions jalonnent cet ouvrage et notamment celle de Christine Levisse-Touzé qui rappelle que, fort de l’appui de Churchill qui le reconnaît comme chef de la France libre le 27 juin 1940, le général de Gaulle reçoit le droit de lever une force militaire ce qui lui permet de créer le Corps féminin des volontaires françaises. Novateur, le général de Gaulle l’est indéniablement en prenant cette mesure. Il affirme dans la Voix du Nord, en Juin 1942 :
" Une fois l’ennemi chassé du territoire, tous les hommes et toutes les femmes de chez nous éliront l’Assemblée Nationale qui décidera souverainement des destinées du pays."
Cet ouvrage, en nous plongeant dans la réalité de la résistance féminine au cours de la Seconde Guerre mondiale, parvient à rendre compte de la complexité de ce phénomène exceptionnel grâce à la diversité des interventions en présence.



Des femmes dans la résistance
Récits recueillis et présentés par Nicole CHATEL
Julliard, 1972
HIS 944.081 6 FEM (Réservez ce document)

Elles sont avocates, institutrices, ouvrières, servantes ou étudiantes. Pour elles : pas le moindre doute, il faut chasser l’occupant nazi de France. Au risque de leur vie, elles se donneront totalement à cette lutte avec un courage admirable. L’écrivain et résistant Jean Cassou a tenu à leur rendre hommage dans la préface de cet ouvrage, qui ne rassemble que quelques témoignages, parmi tant d’autres...



Les Combattantes de l’ombre : histoire des femmes dans la Résistance, 1940-1945
Margaret Collins WEITZ
Albin Michel, 1997
HIS 944.081 6 WEI (Réservez ce document)




Poste clandestine, assistance médicale, presse... Dans la Résistance, les femmes ont eu souvent un rôle discret et cependant fondamental. Durant plus de dix ans, l’auteur a interviewé près de 70 survivantes célèbres (Lucie Aubrac, Danielle Mitterrand, Françoise de Boissieu,...) ou inconnues. Elle a souhaité reconstituer la vie quotidienne de celles qui, de tous horizons et de tous partis, devinrent des "sœurs en résistance".








"C’est pendant l’Occupation que les mentalités ont changé, et c’est dans la Résistance que les femmes ont gagné le droit de voter et d’être élues. Elles avaient montré leur courage, pris des risques fous, reçu les clandestins, assuré la transmission des messages…Il était impossible de leur dénier encore le droit de vote. Ce n’est pas de Gaulle qui leur a donné. Ce sont les femmes qui l’ont glorieusement gagné." (Propos recueillis par Annick Cojean, Le Monde, vendredi 9 mars 2001.)

La fin de la guerre fut déclarée le 8 mai 1945.
L’ordonnance du 21 avril 1944 donne aux femmes de plus de 21 ans le droit de vote et rend ainsi le droit de suffrage réellement universel.
Les femmes votent pour la première fois aux élections municipales d’avril-mai 1945.




Cycle de conférences à la Médiathèque


Geneviève de Gaulle Anthonioz
par Frédérique NEAU-DUFOUR
Jeudi 11avril
20h30

Rose Valland
par Frédéric DESTREMAU
Jeudi 16 mai
20h30

Berty Albrecht
par Dominique MISSIKA et Emmanuelle POLACK
Jeudi 13 juin
20h30

Lucie Aubrac
par Laurent DOUZOU
Jeudi 26 septembre ou Jeudi 5 octobre
20h30

Charlotte Delbo
par Violaine GELLY
Jeudi 7 novembre
20h30

Marie-Madeleine Fourcade
par Michèle COINTET
Jeudi 5 décembre
20h30

AUDITORIUM
Réservation au 01-47-14-54-54

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