Accueil > Les collections > Bibliographies > Musique, Cinéma, Arts & Loisirs > Arts > Le temps d’une expo > Fragonard, les plaisirs du siècle
Fragonard, les plaisirs du siècle
Présentation et sélection bibliographique, octobre 2007

L'inspiration (autoportrait de 1769) - Collection privée

En pratique : exposition du 3 octobre 2007 au 13 janvier 2008

Le Musée Jacquemart-André ouvre ses portes à l’œuvre d’un artiste d’exception : Jean-Honoré Fragonard, qui a si brillamment illustré les plaisirs de son siècle : plaisirs galants, plaisirs champêtres mais aussi plaisirs littéraires et artistiques.





L’exposition


Le Bicentenaire de la mort de Fragonard : l’occasion d’un hommage attendu

A l’heure du bicentenaire de la mort de Fragonard (l’artiste est mort à Paris en 1806, à l’âge de 74 ans), il était important que Paris, où la carrière de Fragonard s’est entièrement déroulée, rende hommage à l’un des plus grands peintres du XVIII° siècle. Cet anniversaire n’a donné lieu en France à aucune manifestation majeure et aucune grande exposition n’a été consacrée à cet artiste depuis vingt ans.
A travers une centaine d’œuvres venues du monde entier, l’exposition met en lumière l’œuvre d’un des plus grands peintres du XVIII° siècle, éminemment représentatif des goûts et de la culture de son temps. Le Musée Jacquemart-André, riche en œuvres de cette époque, était tout naturellement désigné pour accueillir, dans un cadre approprié, une exposition qui se propose de revisiter l’œuvre de l’artiste sous un jour entièrement neuf. Marie-Anne Dupuy-Vachey, historienne de l’art et auteur de deux ouvrages consacrés à Fragonard, est le commissaire de l’exposition.

Le verrou (1780) - Paris, Musée du Louvre

Fragonard, peintre des plaisirs de son siècle

L’artiste transcrit à merveille le bel esprit et les goûts de son temps. La variété de sa touche picturale répond à la diversité des sujets qu’affectionnaient ses contemporains. A travers cette multiplicité de thèmes, Fragonard fait revivre l’esprit d’un siècle.

Source : http://www.musee-jacquemart-andre.com


Jean-Honoré Fragonard

(1732, Grasse - 1806, Paris)

Il est fils de François Fragonard, garçon gantier, et de Françoise Petit. Après le décès, à dix mois, de son petit frère Joseph, Jean Honoré restera enfant unique. Jean Honoré Fragonard quitte sa ville natale à l’âge de six ans, pour s’installer avec sa famille à Paris, où se déroulera la plus grande partie de sa carrière.

Les dispositions artistiques de Fragonard sont précoces et, après avoir quelque temps travaillé avec Jean Siméon Chardin, il entre, à l’âge de 14 ans, dans l’atelier de Boucher. En 1752, il est lauréat du grand prix de peinture et entre à l’école royale des élèves protégés, dirigée par Carle Van Loo, puis il part pour l’Académie de France à Rome.

Il se distingua d’abord dans le genre sérieux, et donna en 1765 son tableau de Corésus et Callirhoé, qui fut justement admiré et qui le fit recevoir à l’Académie ; mais désespérant d’atteindre au premier rang dans ce genre, il le quitta pour le genre érotique, dans lequel il obtint le plus grand succès, il devint bientôt le peintre à la mode, et amassa une grande fortune que la Révolution française lui fit perdre. Il fut nommé l’un des conservateurs du Musée du Louvre par l’Assemblée nationale.

En 1805, Fragonard est expulsé du Louvre par décret impérial. Il s’installe alors chez son ami Veri, au Palais Royal.

L’année suivante, il décède, apparemment terrassé par une congestion cérébrale.
Il est inhumé dans l’ancien cimetière de Montmartre où sa tombe n’est plus visible.

Les curieuses - Paris, Musée du Louvre

Son œuvre


 ? l’instar de François Boucher, Fragonard est considéré comme le peintre de la frivolité, du Rococo, bien qu’il ait peint dans de nombreux autres registres : grands paysages inspirés de peintres hollandais, peintures religieuses ou mythologiques, ou scène de bonheur familial notamment.

D’un trait virtuose, Fragonard savait montrer le tourbillonnement du monde par des gestes expressifs et gracieux ou des drapés pleins de vigueur. Fragonard est le dernier peintre d’une époque sur le déclin, ses scènes de genres seront bientôt rendues obsolètes par la dureté néo-classique de David, par la cruauté de la Révolution et celle de l’Empire.

L'escarpolette (1767) - Londres, Wallace CollectionLes scènes de genre de Fragonard sont volontiers égrillardes comme par exemple Les hasards heureux de l’escarpolette, fantasme d’un commanditaire libidineux (M. de Saint-Julien, receveur général des biens du clergé) qui donna à l’artiste des conseils de mise en scène :
« Je désirerais que vous peignissiez Madame sur une escarpolette qu’un évêque mettrait en branle. Vous me placerez de façon, moi, que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant et mieux même, si vous voulez égayer votre tableau. »

Mais même ces scènes effectivement frivoles peuvent être lues à un niveau différent, on peut y voir percer, souvent, une inquiétude, un sentiment de fin de fête parfois (et cela rappelle Watteau ou encore le roman Point de lendemain par Vivant-Denon), ou encore une menace diffuse : les couples dans l’intimité, les belles qui s’épouillent, les endormies, tout ce petit monde de grâce et de sympathie est observé par un peintre qui nous rappelle que la jeunesse ne dure pas et que les moments de tendresse lascive sont fugaces et rares.
Illustration pour les Contes de Jean de La Fontaine (lavis au bistre)

Source : wikipédia


Bibliographie


Au temps de Watteau, Chardin, Fragonard : : chefs-d’oeuvre de la peinture de genre en France au XVIIIe siècle
Colin B. Bailey, Philip Conisbee, Thomas W. Gaehtgens
La Renaissance du livre, 2003 (Références)
ART 759.047 BAI

Fragonard : exposition, Grand Palais, Paris, 24 septembre 1987-4 janvier 1988
RMN, 1987
ART 759.047 FRA

Fragonard
Marie-Anne Dupuy-Vachet
Terrail, 2006 (Sm’art)
ART 759.047 FRA

« Le verrou » de Jean Honoré Fragonard
in Le siècle des Lumières / Réal. Alain Jaubert
Arte vidéo, 2005 (Palettes)
ART 759.047 JAU

Les Surprises de Fragonard
Philippe Sollers
Gallimard, 1987
ART 759.047 FRA

Pôle Littératures et langues

Le Cousin de Fragonard
Patrick Roegiers
Seuil, 2006 (Fiction & Cie)
R ROE
Récit de la vie d’Honoré Fragonard, cousin du peintre Jean-Honoré, qui entretenait une passion pour l’anatomie. Curieux de tout, il fut le
compagnon de grandes découvertes caractérisant le basculement du XVIIIe au XIXe siècle. Il croise dans ce roman les peintres, les
chercheurs, les inventeurs et les écrivains de cette période.

La Fiancée de Fragonard : nouvelles
Roger Grenier
Gallimard, 1982 (Blanche)
R GRE

Fragonard et l’Amérique
Guillaume Apollinaire
in Œuvres en prose complète. 2
Gallimard, 1991 (Bibliothèque de la Pléiade)
LIT 840 APO 2

Version imprimable de cet article Imprimer

Rester connecté

Newsletter :


Votre navigateur n'accepte pas le Javascript ou bien votre Plugin Flash n'est pas à jour (version 7 minimum). C'est dommage, c'est plus joli avec...

Auditorium Médiathèque
L’Ecoute-aux-Portes Médiathèque    Forum Médiathèque    Galerie Médiathèque    Libris Café Médiathèque    Salle de réunion Médiathèque
Bibliothèque Mont-Valérien    Bibliothèque Renoir    Bibliothèque Les Mazurières    Tout public    Professionnel
Jeunes    Adultes    Exposition    Conférence    Rencontre-Débat
Atelier    Projection    Conte    Concert    Visite
Spectacle    Littérature    Art    Cinéma    Patrimoine
Sciences    Société    Histoire    Actualité    Jeunesse
Musique    Poésie    Théâtre    Philosophie    Photographie
Médiathèque    Bibliographie    Coup de coeur    Dossier