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Frédéric Chopin (1810-1849)
Présentation et sélection discographique, avril 2010

Découvrez ce pianiste de talent que l’on dit romantique mais aussi moderne qui a révolutionné l’art du piano.
Polonaises, Mazurkas, sonates, nocturnes, valses, Impromptus, Etude, Scherzi... des notes merveilleuses à découvrir.

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Biographie


Français par son père, Frédéric Chopin est né le 1er mars 1810 à Zelazowa Wola en Pologne.

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Maison de Zelazowa, Homme et nuages deC. D. Friedrich.

Son père, Nicolas Chopin, était alors précepteur des enfants de la comtesse Louise Skarbek ; il avait épousé en 1806 Justine Krzyzanowska, parente pauvre de la maîtresse de maison. C’est à Varsovie que le jeune Frédéric passera toute son enfance. Sa mère, très musicienne, lui donne les premières leçons, puis, sentant l’attirance de son fils pour le piano, lui paie des leçons régulières. Dès l’âge de huit ans, il était capable de jouer dans une soirée privée. Improvisateur né, il s’essaie à l’écriture et est très vite publié. La gloire de l’enfant prodige a vite fait le tour de la capitale. Ses parents le confient alors à Josef Elsner pour les premières leçons d’écriture musicale. Peu d’années après, Chopin était admis au Conservatoire.

En 1828, au mois de septembre, Chopin quitte pour la première fois le territoire polonais. Il visite Berlin, Vienne, Prague ou encore Dresde et y rencontre de nombreux musiciens, fréquente les théâtres et les opéras. Deux ans plus tard, il quitte à nouveau la Pologne pour un voyage qui doit le conduire jusqu’à Paris. C’est le véritable voyage d’adieu. Il emporte dans ses malles tout son bagage musical : les deux Concertos, quatorze Polonaises, vingt Mazurkas, neuf Valses, huit Nocturnes et les premières Etudes de l’opus 10 qu’il intitulait Exercices.

C’est à Stuttgart qu’il apprend l’échec de l’insurrection de Varsovie. Il exprime son désespoir dans son carnet de voyage et, dit-on, dans deux nouvelles compositions, "l’ ?tude en ut mineur, op. 10 n° 12", et le "Prélude en ré mineur". Chopin part pour la France.

Chopin arrive à Paris en septembre 1831. Désormais, la France allait être sa nouvelle patrie. Dès son premier concert à la salle Pleyel le 26 février 1832, Chopin a conquis la capitale ; il est appelé à donner des leçons à l’élite de la société.

E. Delacroix, A. de Musset, Nadar

Il sympathise avec Heinrich Heine, et plus encore avec Liszt qui le présente à George Sand. Une liaison plus ou moins orageuse devait rapprocher le musicien de la romancière presque dix années durant. C’est avec elle qu’il passa l’hiver de 1838 à la chartreuse de Valldemossa, à Majorque.
Chopin et George Sand séjournent ensuite à Nohant où Chopin rencontre, entre autres, Balzac et Delacroix. Discret et réservé de nature, si ce n’est dans son œuvre pianistique, Chopin ne nous renseigne guère sur l’état de ses sentiments. Si George Sand publie, en 1846, un roman, Lucrezia Floriani, où elle tente d’expliquer les malentendus du couple, du moins a-t-elle exprimé le désir qu’une grande partie de la correspondance à ce sujet soit détruite.

Le 16 février 1848, Chopin>
donne son dernier concert à Paris, salle Pleyel. Le 22 du même mois, la révolution éclate, il se rend alors en Angleterre mais le climat n’est guère favorable à sa santé déjà très compromise. Il donne cependant un concert en présence de la reine Victoria et de sa cour, se rend en  ?cosse, revient à Londres, où, malade, les médecins lui conseillent de ne pas séjourner.

Frédéric Chopin par Eugène DelacroixIl revient à Paris. Les notes du journal d’Eugène Delacroix apportent de précieux renseignements sur cette dernière année de la vie de Chopin. Il n’est pas satisfait de ses dernières compositions ; il déchire et brûle de nombreuses pages et, quelque temps avant sa mort, le 17 octobre 1849, il exprime la volonté de brûler tout ce qu’il ne juge pas digne d’être édité. Fontana, heureusement, obtint toutefois de la famille Chopin l’autorisation de sauver de l’oubli un certain nombre de pièces dont la belle "Fantaisie-impromptu en ut dièse mineur". Ces pièces sont numérotées opus 66 à 74.

Les funérailles de Chopin furent célébrées solennellement en l’église de la Madeleine et son corps fut inhumé au Père-Lachaise. On répandit sur son cercueil la poignée de terre polonaise qui lui avait été offerte dans une urne lorsqu’il quitta son pays, le 2 novembre 1830.


Son oeuvre


L’essentiel de l’œuvre de Chopin est destiné au piano dont le compositeur était lui-même un exécutant virtuose. Grâce aux travaux des facteurs, parmi lesquels on peut noter  ?rard et Pleyel, le piano moderne, avec toutes ses possibilités expressives, était né, permettant à Chopin d’affirmer sa personnalité musicale.

Piano de Chopin, musée romantique de Paris

Chopin inaugure un nouveau mode de rapports entre l’instrument et le compositeur. Le piano semble n’être plus, pour lui, le moyen de faire entendre une certaine musique ; c’est, au contraire, la composition qui devient le moyen de faire « chanter » le piano. Le piano lui-même est sa principale source d’inspiration. De là vient sans doute la légende d’un Chopin plus improvisateur que compositeur au sens classique du terme. Mais le simple examen de ses manuscrits et l’analyse approfondie de ses partitions suffisent à démontrer la préméditation rigoureuse de son écriture.

Comme interprète, Chopin a frappé ses contemporains par l’originalité et la richesse expressive de son jeu que Liszt, lui-même, admirait profondément. Il est certain qu’il a exercé une considérable influence sur le développement du style d’exécution pianistique. Aucun enregistrement ne peut nous en apporter le témoignage direct, mais ses partitions, notées avec un soin minutieux des détails, peuvent être considérées comme un reflet fidèle de l’exécution. Aucun compositeur avant Chopin n’avait, sans doute, poussé aussi loin la recherche de la précision dans l’écriture.  ? cet égard, il est le plus « moderne » des musiciens romantiques.


Bibliographie sélective


Aimer Chopin
Pierre Brunel
PUF, 1999
MUS 780.92 CHO BIO

A partir de quelques oeuvres-clefs de Chopin, Pierre Brunel a voulu donner une vision d’ensemble d’un compositeur très attachant et le faire aimer. Chacune de ces œuvres, associée à un moment marquant de la vie de Chopin, est éclairée par un témoignage, analysée, insérée dans l’ensemble du genre qu’elle représente, et ouvre sur un avenir musical.

Chopin

Hélène Pierrakos
Gisserot, 1999
MUS 780.92 CHO BIO

Image romantique par excellence, Chopin a suscité beaucoup de variations romanesques pour âmes sensibles. Il est bon d’isoler les éléments objectifs de sa biographie - émigration et exil, liaison avec George Sand, maladie et mort - pour mieux comprendre sa musique célèbre et secrète. Le projet de la collection "Pour la musique" est de raconter simplement la musique d’un compositeur. Pour éviter de romancer, elle écarte de nombreuses anecdotes que l’histoire moderne a reléguées au rang d’apocryphes. Cet ouvrage est un très bon moyen d’entrer en douceur dans l’œuvre de Chopin.

Chopin
Christophe Headington
Vade-retro, 1996
MUS3 CHO

Ce livre présente rapidement mais de manière très complète la vie et l’œuvre du compositeur. Il est accompagné d’un CD audio présentant une sélection d’œuvre qui permet de mieux apprécier les commentaires de l’ouvrage, et de suivre l’évolution du travail et des compositions du pianiste.

Frédéric Chopin ou l’histoire d’une âme
Claude Dufresne
Perrin, 1999
MUS 780.92 CHO BIO

Biographie de Chopin, de son enfance polonaise à sa vie parisienne, en passant par les différents séjours marquants de son existence (Majorque, Londres, Nohant,...) Le livre met l’accent sur les rencontres de Chopin, avec les femmes, George Sand en particulier, mais également sur ses relations dans le monde de la musique et des arts. L’ouvrage montre également que Chopin ne fut pas simplement ce jeune homme romantique que l’on se plaît à décrire ; il fut aussi un personnage plein d’humour, très apprécié de ses amis. Ayant eu dans sa jeunesse le privilège de s’entretenir avec le dernier élève survivant de Chopin, c’est donc un portrait inattendu du grand homme que Claude Dufresne offre à ses lecteurs.

Les funérailles de Chopin

Benita Eisler
Autrement, 2004
780.92 CHO BIO

Une autre biographie de Chopin, à travers exils, difficultés financières et souffrances physiques, vue sous le prisme principal de sa relation avec George Sand. Avec "Les funérailles de Chopin", Benita Eisler conte avec brio, sensibilité et une multitude de détails d’une indiscrétion inouïe, la vie et fin de vie de l’une des plus grandes étoiles de la musique. La précision de ses recoupements et l’acuité de son regard construisent pas à pas un tableau vivant où se nouent et se dénouent les fils d’une destinée tragique.

La Chartreuse de Valldemosa :
George Sand et Chopin à Majorque


Bernadette Chovelon,Christian Abbadie
Payot, 2009
MUS 780.92 CHO BIO

C’est en Espagne que George Sand a songé à abriter, en 1838, le début de ses amours avec Chopin. C’est dans la petite chartreuse de Valldemosa qu’elle a écrit son roman "Spiridion" tandis que Chopin composait la plupart de ses "Préludes". Une promenade littéraire, musicale et biographique.

La Génération romantique :
Chopin, Schumann, Liszt et leurs contemporains

Charles Rosen
Gallimard, 2002
MUS 780.903 4 ROS

L’exaltation des sentiments et la stylisation du paysage naturel propres à l’esthétique romantique sont perceptibles dans les arts littéraires et picturaux, ainsi que dans la musique. Des analyses détaillées de compositeurs du XIXe siècle mettent en relief les principes de la composition romantique du point de vue du langage musical et des développements techniques.

Les Grands virtuoses du piano :
Liszt, Chopin, Tausig, Henselt, souvenirs personnels

Wilhelm von Lenz
Flammarion, 1995
MUS 786 LEN

Les souvenirs de Wilhem von Lenz, une des figures marquantes de l’Europe musicale du XIXe siècle, représentant majeur de la critique. Un témoignage suggestif et vivant sur les principaux interprètes de la musique romantique pour piano.


Vidéographie - Les DVD


La Dame aux camelias (Die Kameliendame) :
Ballet en trois tableaux.

Chorégraphie de John Neumeier
Musique de Frédéric Chopin
Réalisation de Ingo Hamer
Hamburg ballet
NDR Sinfonieorchester
dir. Heribert Beissel
MUS 792.842 DAM

Franz Liszt avouait ne pas pouvoir songer à Marie Duplessis, la muse d’Alexandre Dumas et de sa Dame aux camélias, sans verser une larme. Giuseppe Verdi lui donna le nom de Violetta, Valéry et fit de cette Traviata, la dévoyée, l’une des héroïnes les plus touchantes et modernes de l’histoire de l’opéra.  ? son tour, John Neumeier se penche sur ce mythe citadin et s’émeut de tant d’amour, de désespoir et de solitude. Rarement chorégraphe aura eu une vision plus humaine de ses personnages et aura recherché et trouvé expression plus juste des sentiments. Le ballet commence par la mort de Marguerite Gautier et déploie grand les ailes du souvenir : de sa rencontre avec Armand au Théâtre des Variétés, où tous deux assistent au destin tragique de Manon Lescaut sans en entendre l’avertissement, jusqu’à l’amour, le sacrifice, la séparation et la sublime déchéance.

La Leçon de musique de Jean-François Zygel :

Chopin et la mélodie

réal. Marie-Christine Gambart
MUS 780.92 CHO

Jean-François Zygel, pianiste et pédagogue, présente une leçon de musique, illustrée au piano et avec la participation du violoncelliste François Salque. Une heure de paroles et de musique, filmée en public, pour découvrir les secrets de la musique de Chopin. Depuis 7 ans, Jean-François Zygel, donne des leçons de musique. Un public éclectique et très fidèle se presse chaque mois pour l’entendre raconter à sa manière la musique d’un compositeur, illustrer ses propos au piano et avec la participation d’excellents instrumentistes : des explications de texte, ouvertes à tous, qui ne laissent aucun terme technique sans définition, avec naturel et humour. Bref, un excellent moyen de désacraliser la "Grande" Musique.

The Legendary Moscow recital : 1 october 1964
Artur Rubinstein, piano
MUS 311 RUB

On ne répétera jamais assez que Rubinstein est un interprète incontournable de Chopin. Le piano chante sous ses doigts, un son magique, tantôt doux, tantôt révolté, reproduisant avec une simplicité presque inhumaine toute les subtilités et la profondeur de la musique du compositeur polonais. Dans ce récital fabuleux figurent les plus belles pages, telles que la "Sonate funèbre", la "Barcarolle", sans compter quelques Etudes, Valses, et un Nocturne. Le son restauré de ce DVD est impeccable. Les images sont bien sûr celles d’un film ancien, mais une fois les premiers sons sortis du piano, on oublie cela très vite !

Andras Schiff plays Chopin :
Nocturnes
(nouveauté)

Andras Schiff, piano
MUS 3 CHO 11.11

Le célèbre pianiste hongrois Andràs Schiff joue les Préludes de Chopin sur un grand piano Pleyel de 1860, filmé dans le magnifique théâtre restauré de l’Ancien Conservatoire de Paris, où Chopin lui-même donna quelques concerts. Les Préludes ont été écrits en grande partie à Majorque dans le monastère de Valldemosa, où Chopin passa l’année 1838-1839 avec George Sand et ses enfants, afin d’y améliorer sa santé fragile. L’humeur de Chopin y a été très fluctuante, de l’euphorie à la profonde dépression, ce que l’on ressent facilement dans ces Préludes, tour à tour dynamiques, tourmentés et désespérés.


Discographie sélective


L’œuvre pour piano seul

Oeuvres pour piano (vol. 1 à 6)
Claudio Arrau, piano
MUS 3 CHO 11.11

Claudio Arrau joua et enregistra à plusieurs reprises de nombreuses partitions de Chopin. Ce coffret inclut plusieurs enregistrements des mêmes œuvres à des dates différentes. Ainsi, les Préludes, les Impromptus, les Ballades, Scherzos, la Barcarolle se prêtent à la comparaison entre les versions des années cinquante et les ultimes gravures des années 80. Bien que possédant une technique hors du commun jusqu’à un âge avancé, Arrau détestait la brillance futile, les aléas d’une sonorité dont il n’aurait pas maîtrisé la moindre inflexion. Le résultat de ce coffret, fascinant à bien des égards, est une leçon de musique que tout pianiste amateur devrait parcourir au hasard de ces partitions. L’esprit de Chopin n’a jamais paru aussi profond et puissant, novateur et inspiré.

Chopin
Samson François, piano
MUS 3 CHO 11.11

De Samson François, ce coffret réunit en deux CD des enregistrements se 1956 à 1966 de pièces de Chopin qu’ont souvent entendues ceux qui ont eu la chance de l’écouter en concert : les Ballades 1 et 4, deux Polonaises dont la 6ème, des Nocturnes, des Etudes, des Valses, la Sonate n° 2, le 2ème Scherzo, notamment. A l’opposé de Richter, ce sont des interprétations de tous les dangers, en fonction de l’instant, sabotées ou expédiées si l’inspiration n’y était pas ou si le public n’était pas subjugué, ou géniales s’il était touché par la grâce, ce qui était souvent le cas. Pour le mélomane, aujourd’hui comme hier, une aventure irremplaçable.

Chopin chez Pleyel
(nouveauté)
Alain Planès, piano
MUS 3 CHO 11.11

Le 21 février 1842, Chopin donne un de ses très rares concerts : il n’aime pas se produire en public, sa musique est avant tout un art de chambre... Alain Planès s’est appliqué à retrouver au plus près le programme de ce concert et à l’enregistrer sur un piano Pleyel de 1836 que le compositeur aurait pu avoir sous les doigts. Les questions qu’il pose au passage sont passionnantes : Comment Chopin jouait-il ? Outre le fameux rubato, quelle était la part de l’ornementation, voire de l’improvisation ? Ce disque est un vrai bijou.

Enregistrement légendaire
(nouveauté)
Martha Argerich, piano
MUS3 CHO 11.11

Le répertoire de Martha Argerich est très étendu : Bach, Bartok, Beethoven, Chopin, Liszt, Debussy, Ravel, Franck, Prokofiev, Stravinsky... Nombreux la considèrent comme la plus grande virtuose de sa génération. Il faut écouter absolument cet enregistrement de 1965 d’œuvres de Chopin. On y trouve la Sonate n°3, des Mazurkas, le Nocturne n°1, le Scherzo n°3 et la Polonaise « héroïque ». Il s’agit là d’un condensé de son jeu. Les larges accords sonnent de manière gigantesque, entrecoupés de traits virtuoses impeccables.

Nocturnes 1-19, 4
Scherzos :
Andante spianoto & Grande polonaise brillante en Mi bémol majeur,
Barcarolle en Fa dièse majeurBerceuse en Ré bémol majeur
(nouveauté)
Arthur Rubinstein, piano

MUS 3 CHO 11.11

Le merveilleux recueil des 19 Nocturnes - défiguré ici et là par le texte non authentique que le pianiste Rubinstein utilisait à l’époque - fut achevé en 1837. Ce sont des pièces lyriques de caractère, dans lesquelles le drame est présent, tout autant que l’intimité et les puissants contrastes, et dont la ligne ornementale souple doit mettre en évidence et souligner un flot d’intensités. Aux côtés de Cortot, Samson François, ... Arthur Rubinstein est l’aîné des Chopiniens de la première heure. Son toucher murmuré pointe, sous une apparente légèreté, tout le poids tragique qui singularise le piano de Frédéric Chopin

14 Valses ; Barcarolle
Nocturne Op.27 No. 2
Mazurka Op.50 no. 3

(nouveauté)
Dinu Lipatti, piano
MUS 3 CHO 11.11

Les Valses de Chopin, dont la composition s’étale de 1829 à 1848, ne sont pas traditionnelles. Seules trois d’entre elles sont destinées à être dansées : la Grande Valse brillante Op. 18, la Valse Op. 64 n°2 et la Valse Op. 70 n°2. Dinu Lipatti (1917-1950) est l’un des plus grands interprètes de Chopin. Ce dernier lui offre un champ d’action lui correspondant parfaitement, un mélange de passion et de retenue, de liberté et de discipline. Lipatti a lui-même choisi l’ordre particulier de cet enregistrement des 14 Valses.

Sonate pour piano n°3
Etudes op.25

(nouveauté)
Nelson Freire, piano
MUS 3 CHO 11.11

D’une haute inspiration, La Sonate n°3 s’impose comme une œuvre majeure de la littérature pianistique. Loin de l’image galvaudée d’un Chopin malingre et frêle, c’est un passionné triomphant qui nous conquiert. Les Etudes quant à elles, loin du simple exercice, sont chez Chopin, un genre musical à part entière, toutes aussi transcendantes que le reste de l’œuvre. Ici à l’interprétation, Nelson Freire, pianiste brésilien surdoué malheureusement fort peu présent au disque. Ce récital vient nous rappeler les immenses qualités du pianiste.

Ballades
Krystian Zimerman, piano
MUS 3 CHO 11.11

Les quatre Ballades pour piano de Frédéric Chopin ont été composées entre 1831 et 1842. Bien que la ballade soit une forme lyrique existante depuis le Moyen- ?ge, le terme fut ensuite surtout utilisé pour désigner le genre poétique du même nom. C’est de cet héritage littéraire que Chopin s’inspire pour la composition de ces pièces, première ballades purement instrumentales de l’histoire, ou premières à porter ce nom. Il s’agit d’un genre formellement très libre. Krystian Zimerman, pianiste polonais, apporte la perfection technique, la richesse de son toucher, la juste mise en place des émotions et l’architecture infaillible à ces Ballades et en est un interprète idéal.

Etudes op.10 et op.25
François-René Duchâble, piano
MUS 3 CHO 11.11

On désigne par " ?tudes de Chopin" les cahiers de douze études pour piano que le compositeur polonais publia dans les années 1830. Ces Etudes sont de véritables morceaux de concerts, pourtant rarement jouées en public dans leur intégralité, étant réputées pour leur difficulté. François-René Duchâble, pianiste français, livre ici une interprétation, saluée par la critique, inspirée des Etudes de Chopin, gravure pour laquelle il obtient le Grand Prix de l’Académie Charles Cros en 1981.

Mazurkas (10) ;
Prélude en ut dièse mineur op 45
Ballade en sol mineur op 23
Scherzo en si bémol mineur op 31

Arturo Benedetti Michelangeli, piano
MUS 3 CHO 11.11

La mazurka est une danse originaire de Pologne, très rythmée, à trois temps. Elle connut une grande vogue dans les salons européens au XIXe siècle et passa rapidement dans le répertoire populaire et des danses de société. La composition de 51 mazurkas chez Frédéric Chopin n’est d’ailleurs pas dénuée d’intentions nationalistes. C’est en octobre-novembre 1971 à Munich qu’Arturo Benedetti Michelangeli enregistra ce légendaire récital consacré à Chopin. Au sommet : Dix Mazurkas et le "Prélude en ut dièse mineur", dont les choix de couleurs en sont laminés jusqu’à atteindre la plus exacte nuance. Cet enregistrement demeure une référence.

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Chopin, bal à l’hôtel Lambert
Chopin jouant des Polonaises à l’hôtel Lambert par T. Kwiatowski

Polonaises : intégrale
Jerzy Sterczynski, piano
MUS 3 CHO 11.11

On appelle polonaise une pièce musicale évoquant une danse d’origine polonaise.  ? l’origine, il s’agit d’une danse lente et grave, à trois temps. Chopin affectionnait ces danses, qu’il remaniait à sa manière, car c’était pour lui un moyen d’évoquer les sentiments que lui inspirait sa Pologne natale, à un moment où celle-ci était déchirée par les évènements politiques. Jerzy Sterczynski, pianiste polonais, nous restitue remarquablement cette partition et les sentiments qui la traversent.

Préludes op.28 (24)
Maurizio Pollini, piano
MUS 3 CHO 11.11

Les Préludes de Chopin sont vingt-quatre pièces courtes, écrites chacune dans une tonalité différente. Inspirés des préludes du " Clavier bien tempéré " de Jean-Sébastien Bach, ils inspireront à leur tour les Préludes de Debussy et de Rachmaninov. Chopin les écrivit entre 1835 et 1839 en partie sur l’île de Majorque où il avait passé l’hiver de 1838-1839 avec George Sand. Pour ces Préludes, il y a de grandes références (Cortot-Arrau-Bolet). Mais ici, Maurizio Pollini, nous livre une lecture épurée à fleur de peau. Son disque est remarquable et très émouvant.

Scherzo no.1 en si mineur op.20
Scherzo no.2 en si bémol mineur op.31
Scherzo no.3 en ut dièse mineur op.39
Scherzo no.4 en mi majeur op.54

Ivo Pogorelich, piano
MUS 3 CHO 11.11

Les quatre Scherzos de Frédéric Chopin sont des œuvres pour piano composées entre 1831 et 1842. De ces Scherzos Alfred Cortot disait « Ce sont des jeux, cependant, mais terrifiants ; des danses, mais enfiévrées, hallucinantes ; elles semblent ne rythmer que l’âpre ronde des tourments humains ». Comme pour les Nocturnes, les Polonaises ou les  ?tudes, Chopin se réapproprie un matériau musical traditionnel, en l’occurrence le scherzo, et le transcende totalement. Romantique certes, mais d’un romantisme noir et tranchant. L’aspect léger et divertissant du scherzo semble comme troublé, déformé et « dérangé » par les assauts graves et fiévreux du génie de Chopin, par ses fulgurances et ses audaces harmoniques.

Sonate pour piano n2 en si bémol mineur opus 35 "Marche funèbre"

Hélène Grimaud, piano
MUS 3 CHO 11.11

La Sonate pour piano n°2 de Chopin contient la très fameuse « Marche funèbre », interprétée ici par la célèbre Hélène Grimaud. Cette dernière, qui ne s’était pas autorisée à jouer les oeuvres de Chopin depuis l’âge de 17 ans, a choisi de compléter cette sonate par deux très belles oeuvres de Chopin, emplies de poésie : Barcarolle et Berceuse. Ces pièces de Chopin sont accompagnées de la sonate pour piano n°2 de Rachmaninov. Un récital romantique qu’Hélène Grimaud mène avec une grande maîtrise.

Musique de chambre

Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur op.65 (Cello Sonata)
Polonaise brillante
Maria Kliegel, violoncelle ; Bernd Glemser, piano
MUS 3 CHO 12.43

Chopin a composé quatre oeuvres pour violoncelle et piano, oeuvres suscitées par le violoncelliste Auguste Franchomme, ami du compositeur. Cette sonate est l’oeuvre de musique de chambre la plus ambitieuse de Chopin, par sa longueur et sa complexité. Il en reste de nombreuses esquisses, montrant un Chopin affaibli par la maladie en recherche de nouvelles voies musicales, particulièrement dans le domaine de l’harmonie, d’un grand raffinement. Les deux musiciens hésitèrent d’ailleurs à en jouer le premier mouvement, jugé trop long et difficile pour le public parisien. La première audition devait être le dernier concert public de Chopin qui disparut quelques mois plus tard.

Sonate pour piano et violoncelle en sol mineur op.65
Polonaise brillante pour piano et violoncelle en ut majeur op.3
Ballade n3 en la bémol majeur op 47
Ballade n4 en fa mineur op.52

Martha Argerich, piano
Mstislav Rostropovich, violoncelle
Svjatoslav Richter, piano
MUS 3 CHO 12.43

La Sonate est la même que dans le disque précédent, mais son interprétation diffère. Ce sont ici les immenses Martha Argerich et Mstislav Rostropovitch, qui nous présentent leur version de cette pièce. La "Polonaise brillante pour piano et violoncelle op. 3" fut écrite en 1829 lors d’un séjour chez le prince polonais Radziwill, alors que Chopin n’avait que 19 ans.  ? cette première ébauche, il ajoutera l’année suivante une Introduction. Enfin, les deux Ballades de cet enregistrement ont été enregistrées en public en 1962.

Musique orchestrale

Concerto pour piano et orchestre n1 en mi mineur op 11
Concerto pour piano et orchestre n2 en fa mineur op 21

François-René Duchâble, piano
Orchestre du Capitole de Toulouse
Dir. d’orch. Michel Plasson
MUS 3 CHO 19.11

Le "Concerto pour piano n° 1 en mi mineur, opus 11" est composé en 1830. Le compositeur en donne la création le 11 octobre 1830 à Varsovie, au Théâtre national, lors de son concert d’adieu. Il quitte Varsovie pour Vienne dans les jours qui suivent. Le concert ne suscite pas des réactions aussi enthousiastes que le "Concerto n° 2", puisque l’effervescence révolutionnaire qui règne déjà dans la capitale. Ce concerto est, contrairement à ce que semble indiquer son titre, le deuxième du compositeur, le "Concerto pour piano n° 2 en fa mineur, opus 21", ayant été composé un an plus tôt, en 1829. La première représentation de celui-ci a lieu au Théâtre national de Varsovie le 17 mars 1830 ; l’œuvre est alors saluée par la presse varsovienne.

Concerto pour piano n°1 en mi mineur op.11 :
version pour piano et quintette à cordes

Jean-Marc Luisada, piano
Benjamin Berlioz, contrebasse
Quatuor Talich
MUS 3 CHO 16.11

La version chambriste que nous propose Jean-Marc Luisada en compagnie du Quatuor Talich permet un nouvel éclairage de la partition de Frédéric Chopin. Face aux équilibres tendus et intimes du quatuor, le toucher et le phrasé de Luisada s’expriment pleinement. La partition est à la fois légère et pleine, entraînante et réfléchie, lyrique et sobre. Ici, pas de lutte inégale entre le soliste et la masse orchestrale mais un échange permanent qui met en lumière des détails raffinés de l’écriture de Frédéric Chopin. Le concerto de Chopin est accompagné ici du "Quintette avec piano n°2 en la majeur op.81" d’Antonin Dvorak..

Musique vocale

Mélodies, op. 74
Teresa Zylis-Gara, soprano
Halina Czerny-Stefanska, piano
MUS 3 CHO 31

Les 19 "Mélodies opus 74" caractérisent, comme les mazurkas, cette relation unique entre Chopin et son pays. L’exilé, parti à 20 ans, était fasciné par la voix. L’amour de ses 18 ans pour la cantatrice Konstanze Gladkowska est bien connu. Arrivé en France, il est subjugué par les voix de Giulia Grisi, la Pasta, la Malibran, sa sœur cadette Pauline Viardot et le "roi des Ténors" Rubini. Ces artistes furent de véritables révélations pour Chopin qui emploie dans sa technique de composition des phrasés, des rubatos totalement inspirés par la voix. Alors pourquoi si peu de mélodies tout au long de sa carrière ? Chopin s’est contenté d’exploiter quelques poésies polonaises et composera de courtes mélodies en guise de carnet intime qu’il ne cherchera d’ailleurs jamais à faire publier.


Partitions


Œuvres pour piano

Cote des paritions MUS 3CHO 11.11

- Scherzi pour piano

- Ballades pour piano

- Intégrale des Mazurkas pour piano

- Nocturnes pour piano

- Polonaises pour piano

- Impromptus pour piano

- Sonates pour piano

Musique de chambre

- Sonate en sol mineur op.65 pour violoncelle et piano MUS 3 CHO 12.43

Musique orchestrale

Concerto pour piano et orchestre n°2 en fa mineur op.21

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