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Gustav Klimt (1862-1918) : les papiers érotiques
Présentation et sélection bibliographique, Mai 2005

Exposition, Paris, Musée Maillol - Fondation Dina Vierny, 9 mars - 30 mai 2005

Au musée Maillol, une exposition de qualité exceptionnelle est consacrée pour la première fois aux dessins de l’artiste autrichien, Gustave Klimt, autour du thème inépuisable du nu et de l’érotisme. On connaît surtout Klimt le peintre, l’auteur du « Baiser » œuvre exemplaire dans l’emploi de l’ornement et œuvre clef de la période dorée. Grâce à cette exposition, on découvre une autre facette de l’artiste, celle du dessinateur.

Ses dessins n’ont de rôle que celui d’accompagner ses grandes réalisations picturales. Ses œuvres de papier n’ont jamais été destinées à être montrées en public. Cependant du vivant de l’artiste, les critiques, les connaisseurs ont estimé que ces dessins étaient le meilleur de sa création.

Chez Klimt, l’érotisme n’apparaît pas comme la seule manifestation du désir. Pour lui, l’érotisme est une fascination sans limite du corps dénudé. Il réalise de nombreuses scènes de femmes nues aux poses langoureuses et érotiques. Aucun peintre avant lui n’a su explorer son propre inconscient en représentant l’appel du plaisir, le voyeurisme enfin libéré de tout jugement, la beauté d’Eros, origine de tous les mythes.

Avec cette exposition, qui réunit plus de 120 dessins provenant en grande partie des plus importants musées autrichiens ou de grandes collections privées, c’est la partie la plus intime de Gustave Klimt qui est enfin rendue visible.


Biographie Gustave Klimt (1862-1918)


Né à Baumgarten (banlieue de Vienne), formé à l’école des Arts Appliqués, Klimt travaille dans un premier temps comme décorateur avec ses deux frères dans un style académique et de tendance naturaliste. Puis de 1894 à 1905, il réalise le cycle symbolique du plafond de l’université de Vienne « Philosophie, Médecine et la Jurisprudence » détruite en 1945, puis, provoque une polémique par la crudité de son érotisme et le parti asymétrique de sa composition. Peu à peu, Klimt se libère des règles académiques et s’inspire des Arts de Ravenne, des estampes japonaises et du symbolisme pour créer son œuvre.

En 1897, Klimt devient le chef de file de la « Sécession viennoise » prônant une renaissance des arts contre l’ordre moral et propage ainsi l’art nouveau en Autriche. C’est une période très productive pour Klimt : nombreux tableaux notamment des paysages et plus de 4 000 dessins. Ses thèmes sont l’érotisme et la représentation de la fragilité du corps et de l’amour. La bourgeoisie viennoise le considère comme un pornographe.

En 1900, on peut admirer le tableau inachevé de « La Philosophie » à la septième exposition du mouvement Sécession. Ces années 1902-1903, Klimt présente pour la grande exposition du mouvement une fresque en sept panneaux représentant la Neuvième Symphonie de Beethoven qui marqua un tournant radical dans l’évolution de son œuvre. Il entame sa période Cycle d’or avec « Les Serpents d’Eau », « Le Portrait d’Adèle Bloch Bauer », cycle qui durera jusqu’en 1909.

Adolphe Stoclet riche industriel belge, en 1904, passe commande auprès du mouvement de Sécession d’un palais construit sur les plans de l’architecte Josef Hoffmann à Bruxelles et de mosaïques murales que Klimt réalise en déployant toute sa richesse décorative dans « L’attente » et une fresque « L’accomplissement » comprenant le tableau « Le Baiser », œuvre la plus représentative du génie de l’artiste viennois.

En 1905, Klimt et ses amis quittent le groupe de Sécession qui selon lui tend à se scléroser. Il se consacre à la peinture de paysages ou des scènes allégoriques très ornementées, mais peint également des portraits de femmes avec des compositions richement décorées pour flatter une clientèle riche et bourgeoise.

Pour son travail, Gustave Klimt voyagera à travers les capitales européennes Paris, Bruxelles, Venise, Rome où il obtiendra en 1911 à l’exposition internationale de peinture le premier prix pour son tableau « La mort et la vie ».

En 1917, il devient membre honoraire de l’Académie des arts plastiques à Vienne et à Munich.

A la suite d’une attaque le 11 janvier 1918, Gustave Klimt meurt le 6 février à Vienne en laissant de nombreux tableaux inachevés.


Le Dessinateur



A l’origine, Klimt reçut une formation de professeur de dessin. Dans son atelier, il ne dessine que le corps humain. Ces travaux sont des esquisses où il ne retient que le détail du mouvement ou d’une attitude. Klimt dessine rapidement et n’accorde aucune valeur à ses dessins. Ceux-ci sont, en fait, des études préalables pour ses tableaux, ses fresques. C’est pourquoi, Klimt préfère les offrir ou les détruire au fur et à mesure. Pour ses esquisses, jusqu’en 1905, l’artiste utilisera comme support du papier d’emballage, qu’il remplacera plus tard par du papier japonais. Pour dessiner, il emploie le crayon, le fusain ou encore le crayon de couleur.

A la fin de sa vie, le style de ses dessins devient plus précis, plus élégant. De nombreux critiques d’art virent en Klimt un véritable dessinateur.


Bibliographie


Klimt
Gerbert Frodl
Chêne, 1990 (Profils de l’art)
ART 759.057 KLI

Klimt : sa vie et son œuvre
Susanna Partsch
Booking internationale, 1992
ART 759.057 KLI

Klimt et la mode
Christian Brandstätter
Assouline, 1998 (Mémoire de l’art)
LOI 746.92 KLI

- Gustav Klimt s’illustra également dans la mode où il créa des robes « réforme » participant ainsi au mouvement révolutionnaire qui bousculait alors la Vienne artistique et bourgeoise. En photographiant ces modèles pour une revue, Gustav Klimt devint le premier photographe de l’histoire de la mode.

En commande


« Gustave Klimt : les Papiers Erotiques »
Catalogue de l’exposition
Gallimard, 2005

- Ce livre présente plus de 150 dessins (esquisses, croquis, dessins aboutis, notes...)

« ...Celui qui désire me connaître -en tant qu’artiste, car il n’y a que lui qui soit digne d’intérêt- doit regarder attentivement mes œuvres et essayer de découvrir ce que je suis et ce que je veux. » Gustav Klimt.

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