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Images du monde flottant : peintures et estampes japonaises des XVIIe et XVIIIe siècles
Présentation et sélection bibliographique, novembre 2004

Exposition, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 29 septembre 2004 - 3 janvier 2005

Projection des désirs d’une nouvelle classe moyenne, l’univers japonais du « monde flottant » (ukiyo) a fasciné les artistes et les intellectuels français de la fin du XIXe siècle. Héritier d’une partie de leurs collections, le musée Guimet présente ces estampes au Grand Palais, hommage à deux siècles de pure délicatesse picturale.

LES UKIYO-E : « images du Monde flottant »


Kikugara Eizan (1787-1867) « Sakura »A partir de 1603, Edo devient la capitale d’un Japon pacifié. S’ouvre alors une ère de prospérité et d’optimisme qui se traduit bientôt par l’apparition de quartiers de divertissements à la lisière des grandes villes. Deux institutions, nouvellement apparues, les animent : les maisons de thé et le théâtre kabuki, séjours des courtisanes, des danseuses et des acteurs que l’on célèbrent comme de véritables icônes. Ce monde des marges étroitement surveillé par le shogunat se dénomme le « monde flottant ». Les mouvements du corps et de l’âme qui s’y dessinent donnent lieu à un courant pictural inédit qui met en avant la figure féminine : les « images du monde flottant » (ukiyo-e).

Jusqu’à la fin du XVIe siècle, la gravure était exclusivement réservée à un usage religieux. Il faut attendre le début du XVIIe siècle pour que les premiers ouvrages imprimés non religieux soient publiés à Saga (Kyoto). Vers les mêmes dates, on note l’apparition d’éléments contemporains dans les illustrations, caractère qui allait bientôt conduire la gravure vers le style de l’ukiyo-e. Ce courant est surtout connu par une production d’estampes, mais la plupart des artistes qui fournissent leurs dessins aux imprimeurs s’expriment également dans le domaine de la peinture sur soie ou sur papier : paravents, rouleaux enluminés, rouleaux verticaux ou feuilles d’album.

Au début du XVIIe siècle, les paravents sur fonds d’or de l’

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