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Izis, Paris des rêves
Présentation et sélection bibliographique, février 2010

Izis

L’exposition

Paris, Hôtel de ville, du 20 janvier au 29 mai 2010

Il fallait avoir une grande foi en ses rêves pour fuir la misère de son pays natal en 1930 et rejoindre Paris. Le jeune Izraëlis Bidermanas, né en 1911 dans la petite ville lituanienne de Marijampolé, rêvait comme beaucoup d’autres de la patrie des artistes, de cette terre d’adoption qui allait devenir une source inépuisable d’inspiration pour ce photographe bientôt connu sous le nom d’Izis.

Apprécié depuis comme l’un des membres éminents du mouvement « humaniste », Izis était en 1951 l’un des Five French Photographers exposés au MoMA de New York, avec Brassaï, Doisneau, Ronis et Cartier-Bresson. Presque trente ans après sa disparition, en 1980, le photographe demeure cependant moins célèbre que ses compagnons d’alors.

Biographie


Izis, de son vrai nom Israëlis Bidermanas, fait partie de ces photographes dits « humanistes ». Il est l’un des « Five French Photographers » réunis au MOMA (Museum of Modern Art, à New York) par Edward Steichen en 1951, aux côtés de Henri Cartier-Bresson, Willy Ronis, Robert Doisneau et Brassaï. Souvent moins connu du grand public que ces derniers, il a néanmoins marqué l’histoire de la photographie par ses visions oniriques des rues de Paris.

Enfant seulNé dans une modeste famille juive, il quitte la Lituanie à l’âge de 19 ans pour rejoindre Paris, se rêvant peintre dans la ville des lumières. Il ne connaît alors pas un mot de français, mais s’est déjà essayé au portrait et à la retouche photographique dans son pays natal. Il décroche un premier emploi chez le célèbre portraitiste Arnal, avant de se lancer en 1933 dans la gérance d’un studio de quartier du XXIIIe arrondissement. Il considère alors la photographie comme un gagne-pain.

Pendant la Seconde guerre mondiale, sa famille est assassinée en Lituanie par les commandos de la mort nazis. Lui-même torturé alors qu’il s’était réfugié dans le Limousin, il s’engage dans la Résistance. En août 1944, Limoges est libérée et Izis entreprend de photographier les maquisards qui viennent de libérer la ville. Réalisée avec un vieil appareil à plaques, sans atours et sur fond blanc, cette série de portraits est exposée sous le titre Ceux de Grammont et lance sa carrière de photographe.

De retour à Paris en 1945, il installe rue Vouillé son studio photographique. Il fait des portraits, mais aussi des vues idylliques et rêveuses de la capitale, qu’il expose à la galerie La Boëtie. Les sujets ont souvent le regard vague, pris de dos ou parfois endormis. Sa vision de Paris est un fantasme lointain, empreint de spleen.

Il fréquente alors de nombreux artistes, dont Emmanuel Sougez, Paul

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