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James (art)Ensor
Présentation et sélection bibliographique, Octobre 2009

Ensor entouré de masques - 1899 (Menard Art Museum, Aichi)

L’exposition


Première rétrospective présentée à Paris depuis 1990, cette exposition entend montrer le jeu de rupture et de continuité perpétuellement pratiqué par Ensor.

La continuité, ce sont les héritages naturaliste et symboliste qui marquent ses débuts ainsi que la tradition des masques, du travestissement, du grotesque et de la satire, du carnaval, héritée de son enfance à Ostende, ville à laquelle il est viscéralement attaché. La rupture, c’est la dramatisation de l’usage de la couleur et de la lumière. C’est également l’invention d’un nouveau langage où les mots s’imposent, à côté des images, pour signifier crûment des idées et celle d’un nouveau système narratif où pullulent les personnages et les actions. Par sa cinglante ironie, son sens de la dérision et de l’auto-dérision, sa couleur intense, son expressivité, Ensor, peintre étrange et inclassable, trouve sa place parmi les précurseurs de l’expressionnisme.

Exposition, Paris, Musée d’Orsay, 20 octobre 2009 - 4 février 2010

Biographie



James Ensor, né le 13 avril 1860 à Ostende, et mort dans cette ville le 19 novembre 1949, est un artiste-peintre belge. Il adhère aux mouvements d’avant-garde du début du XXe siècle, et laisse une œuvre expressionniste et originale.
Né dans une famille de la petite-bourgeoisie d’Ostende, Ensor quitte peu sa ville natale. Commentant sa naissance lors d’un banquet offert en son honneur, il s’exprime en ces termes :

« Je suis né à Ostende, le 13 avril 1860, un vendredi, jour de Vénus. Eh bien ! chers amis, Vénus, dès l’aube de ma naissance, vint à moi souriante et nous nous regardâmes longuement dans les yeux. Ah ! les beaux yeux pers et verts, les longs cheveux couleur de sable. Vénus était blonde et belle, toute barbouillée d’écume, elle fleurait bon la mer salée. Bien vite je la peignis, car elle mordait mes pinceaux, bouffait mes couleurs, convoitait mes coquilles peintes, elle courait sur mes nacres, s’oubliait dans mes conques, salivait sur mes brosses. »

Son père, un ingénieur anglais, sombre dans l’alcoolisme. Sa mère, de souche flamande, tient un magasin de souvenirs, coquillages et masques de carnaval. Les heures passées près d’elle, dans un décor coloré et fantastique, influencent son inspiration.

En 1877, il s’inscrit à l’Académie des beaux-arts de Bruxelles, où il se lie d’amitié avec Fernand Khnopff et Willy Finch et fait la connaissance de la famille Rousseau qui l’introduit dans les milieux artistiques et intellectuels de la capitale. Mais il s’insurge contre l’académisme - « Je sors et sans façon de cette boîte à myopes » - et décide de retourner s’installer chez sa mère.

Dans la maison familiale où, célibataire convaincu, il vivra jusqu’en 1917, Ensor s’installe un cabinet dans les combles et commence à peindre des portraits réalistes ou des paysages inspirés par l’impressionnisme.

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