Accueil > Les collections > Bibliographies > Musique, Cinéma, Arts & Loisirs > Arts > Le temps d’une expo > Jean Auguste Dominique Ingres
Jean Auguste Dominique Ingres
Présentation et sélection bibliographique, Février 2006

« Autoportrait à 24 ans » 1804 - Musée Condé (Chantilly)
Regroupant 80 tableaux et 104 dessins, cette rétrospective entend porter un nouveau regard sur l’artiste, ses fécondes contradictions et la place paradoxale qu’il occupe dans le romantisme français. Outre les chefs-d’œuvre du Louvre et la générosité des collectionneurs privés, les prêts exceptionnels des musées américains, anglais et russes permettent de voir Ingres comme jamais.

Exposition, Musée du Louvre, 24 février - 15 mai 2006





Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867)


Jean Auguste Dominique Ingres, né à Montauban, est le fils d’un peintre et d’un sculpteur peu connu, Jean Marie Joseph Ingres (1755-1814). Il suit un premier enseignement classique à l’Académie de Toulouse, puis monte à Paris en 1796 et fait la connaissance de Gros dans l’atelier de David.

« Mademoiselle Caroline Rivière » 1804-1805 - Musée du LouvreIl remporte le prix de Rome en 1801, mais ne peut se rendre en Italie avant 1807, en raison de l’état des finances de la France. Il peint un portrait en attendant, le premier d’une longue série. Les portraits de ses amis et les autoportraits, sont élaborés dans un esprit romantique, (Gilibert - 1805), tandis que les portraits pour ses clients seront caractérisés par la pureté des lignes (Mademoiselle Caroline Rivière - 1805). Ingres poursuit cet exercice durant ses premières années à Rome, puis commence à peindre des bains, un thème qui deviendra l’un de ses favoris (Le Bain Valpinçon - 1808). Il finance pour l’essentiel ses quatre années de séjour italien en réalisant des portraits au crayon des membres de la colonie française. Il bénéficie également d’importantes commandes, incluant deux peintures décoratives pour le Palais de Napoléon à Rome (Triomphe de Romulus sur Acron - 1812 et le Rêve d’Ossian - 1813).
« La baigneuse dite de Valpinçon » 1908 - Musée du Louvre

Ingres s’installe quatre années à Florence, à partir de 1820, et peint alors son « raphaélesque » Serment de Louis XIII commandé pour la cathédrale de Montauban. Le travail d’Ingres est sévèrement critiqué à Paris, en raison de ses déformations "gothiques". Le peintre est surpris d’être acclamé au Salon de 1824 et de devenir ainsi le leader de l’opposition académique au nouveau Romantisme. Le massacre de Chios de Delacroix était exposé dans le même Salon.

Ingres s’installe à Paris et se consacre principalement à la réalisation de deux oeuvres majeures : L’apothéose d’Homère pour un plafond au Louvre, réalisé en 1827, et La Martyre de Saint-Symphorien, peint en 1834 pour la cathédrale d’Autun. Il est ensuite nommé directeur de l’Académie française à Rome, un poste qu’il conservera sept ans.
« L'apothéose d'Homère » 1827 - Musée du Louvre

Ingres, qui s’avère être un administrateur et un professeur modèle (contribuant à améliorer les installations de l’école), ne produira que très peu d’oeuvres majeures durant cette période. Il revient en France en 1841, où il est proclamé champion des valeurs traditionnelles. Sa femme décède en 1849. Remarié en 1852, Ingres ne cessera de peindre jusqu’à sa mort et réalisera quelques chef d’oeuvres, notamment l’extraordinaire et sensuel Bain Turc de 1863. Il lègue à sa mort plusieurs peintures et plus de 4000 dessins à sa ville natale. Ces oeuvres y sont aujourd’hui exposées dans un Musée qui porte son nom.
« Le bain turc » 1859 - Musée du Louvre


Bibliographie sélective


« La grande odalisque » 1914 - Musée du Louvre

- Espace Arts

Louis-Antoine PRAT
Ingres
5 continents, 2004
(Cabinet des dessins)
ART 741.092 ING

Alain JAUBERT
Jean Dominique Ingres Dominique Ingres : « Le bain turc » 1862
dans Du romantisme au réalisme
RMN, 1991 (Palettes)
VHS et DVD
ART 759.05 ING

Robert ROSENBLUM
Jean-Auguste Dominique Ingres
Cercle d’art, 1985
(Bibliothèque des grands peintres)
ART 759.051 ING

Georges VIGNE
Ingres
Citadelles & Mazenod, 1995
(Les phares)
Lecture et consultation sur place
ART 759.051 ING

- Art néo-classique

André CHASTEL
L’art français
4, le temps de l’éloquence (1775-1825)

Flammarion, 1996
(Tout l’art)
ART 709.44 ART A4

Hugh HONOUR
Le néo-classicisme
LGF, 1998
(Références. Art)
ART 709.034 1 HON
Néo-classicisme et romantisme
Könemann, 2000
ART 709.034 1 NEO

Version imprimable de cet article Imprimer

Rester connecté

Newsletter :


Votre navigateur n'accepte pas le Javascript ou bien votre Plugin Flash n'est pas à jour (version 7 minimum). C'est dommage, c'est plus joli avec...

Auditorium Médiathèque
L’Ecoute-aux-Portes Médiathèque    Forum Médiathèque    Galerie Médiathèque    Libris Café Médiathèque    Salle de réunion Médiathèque
Bibliothèque Mont-Valérien    Bibliothèque Renoir    Bibliothèque Les Mazurières    Tout public    Professionnel
Jeunes    Adultes    Exposition    Conférence    Rencontre-Débat
Atelier    Projection    Conte    Concert    Visite
Spectacle    Littérature    Art    Cinéma    Patrimoine
Sciences    Société    Histoire    Actualité    Jeunesse
Musique    Poésie    Théâtre    Philosophie    Photographie
Médiathèque    Bibliographie    Coup de coeur    Dossier