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Jean-Louis Forain
Présentation et sélection bibliographique, Avril 2011

En pratique - Exposition, Paris, Musée du Petit-Palais, du 10 mars au 5 juin 2011

Musée du Petit-Palais
Avenue Winston Churchill
75008 Paris

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h,
nocturne le jeudi jusqu’à 20h.
Fermé le lundi et les jours fériés.

Le site du musée du Petit-Palais

L’exposition




Imprégné des théories impressionnistes sur la lumière et la couleur, de leur prédilection pour les scènes de la vie quotidienne et fort d’un trait puissant, Forain traite les thèmes de la modernité : champs de courses, scènes de rues, de cafés, de spectacles, lieux d’élégance et de plaisirs, soirées mondaines.

Surnommé Gavroche par Verlaine et Rimbaud, cet impressionniste de mœurs aime mettre en relief les dessous de la société de son temps. Il a su rendre le banal étonnant et dénoncer les tares et les ridicules de ses contemporains. Les coulisses de l’Opéra, où les abonnés s’encanaillent avec les petits rats, constituent par exemple un haut lieu d’observation sociale, un condensé d’humanité qui lui offrent matière à sa représentation caustique de la vie parisienne.

Après 1900, en peintre moraliste, son style se métamorphose tant dans sa technique que dans le choix des sujets. Il dénonce les injustices dans ses peintures de prétoires où la lumière se répand dans un clair-obscur proche de Rembrandt. La guerre de 1914-18 lui offre une cause à la mesure de sa fougue. Paris, dans les années vingt, l’artiste septuagénaire ne recule devant aucune audace et retranscrit l’atmosphère endiablée des Années Folles avec une écriture rapide et puissante qui sera une des révélations de l’exposition.


Repères biographiques


Fils d’un artisan peintre, Forain s’établit à Paris vers les années 1860 et étudie la peinture et le dessin auprès de Jacquesson de la Chevreuse, Jean-Baptiste Carpeaux et André Gill. Entré à l’ ?cole des beaux-arts, il a pour professeur Jean-Léon Gérôme.

Il participe à la guerre de 1870, puis devient l’ami de Verlaine et de Rimbaud. Il est un familier des salons de Nina de Callias et de la comtesse de Loynes, où il croise les écrivains Maurice Barrès, Paul Bourget, et fréquente Degas et Manet. Il commence sa carrière de peintre aux côtés des impressionnistes avec qui il participe à plusieurs expositions entre 1879 et 1886.

Forain publie quelques caricatures, dans différents journaux tels que Le Scapin, en 1876, puis La Vie Moderne, Le Monde Parisien et La République des Lettres, et où il fait preuve d’une ironie pleine de verve. Découvrant le monde de l’opéra avec ses danseuses et ses abonnés, il en fait son thème de prédilection.

En 1884, son envoi Le Buffet, qui montre une réception mondaine, est reçu au très officiel Salon. Le Veuf est également accepté au Salon en 1885.  ? partir de 1887, Le Courrier français lance Forain en publiant régulièrement ses dessins satiriques et, en 1891, débute la collaboration avec Le Figaro qui durera trente-cinq ans.

De nombreux journaux tels L’ ?cho de Paris, Le New York Herald, Le Journal amusant, Le Rire, Le Temps, L’Assiette au beurre, Le Gaulois se disputent également son esprit caustique. Il explique dans Le Fifre, son propre journal lancé en 1889, qu’il veut « conter la vie de tous les jours, montrer le ridicule de certaines douleurs, la tristesse de bien des joies. »

En 1891, Forain épouse l’artiste sculpteur Jeanne Bosc.

Avec le boulangisme, le scandale de Panama, et l’affaire Dreyfus, Forain se détourne de la satire sociale et s’oriente progressivement vers la satire politique. Le polémiste se déchaîne dans le Psst...!, journal qu’il fonde en 1898 avec Caran d’Ache avec le soutien actif de Degas et Maurice Barrès. Pendant la Première Guerre mondiale, il exalte le patriotisme de ses contemporains dans L’Opinion, Le Figaro et Oui avec des légendes telles que « — Pourvu qu’ils tiennent. — Qui ça ? — Les Civils », parue le 9 janvier 1915.

Après la guerre, durant l’hiver 1920, Forain participe avec d’autres artistes — Joë Bridge, Adolphe Willette, Francisque Poulbot, Maurice Neumont, Louis Morin, Maurice Millière, Jules Depaquit — à la fondation de la République de Montmartre.
En 1921, par attachement à sa ville natale de Reims, il offre au musée municipal un lot important de dessins préparatoires. Certains de ses dessins de guerre sont d’ailleurs exposés dans une des salles du musée des Beaux-arts de Reims.

Forain est élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1923. La même année, il devient président de la République de Montmartre. Il devient membre de la Royal Academy en 1931. Il restera président de la République de Montmartre jusqu’à la fin de sa vie.

Sa tombe se trouve au Chesnay, près de Versailles.


Bibliographie


Jean-Louis Forain (1852-1931) : la comédie parisienne
Catalogue de l’exposition
Paris-Musées
En commande

Ressource numérique

Article sur Jean-Louis Forain dans l’Encyclopædia Universalis
A lire sur place

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