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Keith Haring, the political line
Présentation et sélection bibliographique, avril 2013

En pratique

Exposition du 19 avril au 18 août 2013

Musée d’Art Moderne de la ville de Paris
11 avenue du Président Wilson - 75016 Paris
Ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00, nocturne le jeudi jusqu’à 22h00

Consulter le site du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris

Galerie CENTQUATRE
5 rue Curial - 75019 Paris
Ouvert tous les jours, sauf le lundi de 13h00 à 19h00

L’exposition


Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, avec le CENTQUATRE, consacre une rétrospective de grande envergure à l’artiste américain Keith Haring (1958–1990). Cette exposition permettra d’appréhender l’importance de son œuvre et plus particulièrement la nature profondément « politique » de sa démarche, tout au long de sa carrière.

Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, dont une quinzaine de grands formats seront exposés au CENTQUATRE, cette exposition est l’une des plus importantes jamais réalisées sur cet artiste.

Keith Haring fut l’un des artistes les plus célébrés de son époque, et aujourd’hui encore tout le monde connaît son style incomparable et son répertoire de signes emblématiques. Il a été exposé avec Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, Jenny Holzer et Daniel Buren, dès la Documenta 7 en 1982 et dans des musées et biennales du monde entier.


Repères biographiques

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Les graffitistes new-yorkais ont été privés en moins de deux ans de leurs chefs de file : Jean Michel Basquiat en 1988 à la suite d’une overdose, et Keith Haring, mort du sida le 16 février 1990.

La carrière de Keith Haring a été fulgurante aux  ?tats-Unis et en Europe et les grandes galeries ont exposé ses peintures et sculptures-totems. En quelques années, il a imposé son graphisme et son message : en digne émule et ami d’Andy Warhol, il peint le corps de Grace Jones et le Mur de Berlin, dessine des badges et des t-shirts pour lutter contre l’apartheid et le sida et les vend dans sa pop shop de New York. Basquiat, Noir né à Brooklyn de père haïtien et de mère portoricaine, symbolisait sans équivoque le mouvement graffitiste qui envahit les rues et le métro new-yorkais des années 1970 et 1980, y exprimant la révolte constitutive d’une identité et d’une culture multi-ethniques de la pauvreté urbaine au sein d’une société de consommation et de médiatisation exacerbées ; Haring, parce qu’il était blanc, présente dans ce contexte une image ambiguë.

Né à Kutztown, Pennsylvanie, en 1958, il avoue avoir peint dès son plus jeune âge et reconnaît sa dette envers Basquiat ; il a suivi pendant six mois les cours d’une école de graphisme publicitaire à Pittsburgh, avant de venir à New York, en 1978, s’inscrire à la prestigieuse School of Visual Arts. Là, il reçoit l’enseignement d’artistes conceptuels tels que Joseph Kosuth et Keith Sonnier et il étudie la sémiologie et la vidéo, ainsi que les problèmes théoriques de l’art contemporain. Ce n’est donc pas une fatalité sociologique, mais une décision mûrement réfléchie qui fait descendre cet artiste dans la rue, puis dans le métro, moins pour y exprimer une insatisfaction que pour y réaliser des « performances » et affronter les contraintes et les libertés inhérentes au graffiti : travailler vite, dans l’illégalité, tout en s’efforçant de faire passer une émotion esthétique, complexe par nature, avec des moyens rudimentaires et dans un contact permanent et direct avec le public.

Ainsi, Haring pouvait déclarer : « Mon travail traite de bien autre chose que du graffiti. » En effet, il s’agissait d’abord pour lui de travailler dans l’immédiateté : au milieu de la foule, dans le métro, la rue, mais aussi plus tard avec des enfants dans les galeries ou les musées, comme au C.A.P.C. de Bordeaux. Il a produit des dessins aux contours nets et instantanément lisibles, où fourmillent des petits bonshommes stylisés, le plus souvent sans visage, mais parfois dotés d’une tête de serpent, de crocodile, ou en forme de téléviseur à l’extrémité d’un cou démesurément long. Quelques personnages récurrents y apparaissent, tels que l’Enfant rayonnant (The Radiant Child) entouré de petits rayons de lumière ou d’énergie exprimant la surprise, la joie ou la force de l’innocence au beau milieu d’un monde où règnent le sexe, la violence et les médias. Cette pureté sans remords du dessin et du trait – « Si la peinture coule... eh bien, elle coule » – témoigne de la volonté de Haring, au-delà ou en deçà de tout message, de retrouver, à la source, l’essence de l’acte de peindre ou de dessiner : « Le geste pur consistant à exécuter des signes sur une surface, c’est le même acte [...] qui existe depuis les origines, le même acte que celui de l’homme des cavernes. »

Source : Bertrand ROUG ?, « HARING KEITH - (1958-1990) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 mars 2013. URL : http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/keith-haring/


A lire

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Journal / Keith Haring
Flammarion, 2012
ART 759.067 HAR

Keith Haring : exposition, Lyon, Musée d’art contemporain
Skira 2012
ART 759.067 HAR

Keith Haring : le petit prince de la rue / Un film de Christina Clausen
French Connection films, 2008
ART 759.067 HAR (DVD)

Keith Haring : the political line
Catalogue de l’exposition
Paris-Musées
En commande


Ressources numériques


Dans l’Encyclopaedia Universalis (à lire sur place à la médiathèque et dans les bibliothèques du réseau)

Dans Bibliovox, la bibliothèque numérique (à lire sur place ou à distance)

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