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L’Inde sous toutes les plumes
Jeudi 20 Septembre 2007 - 20h30
Conférence par Christian Petit et Frédéric Delangle

- Christian Petit a "fait la route des Indes " dans les années soixante. Docteur en ethnologie, diplômé des langues orientales, il a été chargé de mission Asie-Pacifique auprès du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD). Il a publié, entre autres, "Bombay Victoria" (Zulma 2001), "Orissa" (Zulma 2002), "New Delhi Baby" (Zulma, 2003) et, chez Fayard, "Le songe du Taj Mahal".

Agra, 1633. Depuis son balcon du Fort rouge, l’empereur Shah Jahan contemple le chantier au-delà de la Jamuna. Les premiers murs s’élèvent peu à peu, bientôt recouverts de frises de marbre blanc incrusté de pierres fines. Ouvriers, artisans, sculpteurs venus des quatre coins du pays et même de l’étranger, ils sont des milliers à travailler dans le bruit et la poussière. De cette incessante activité doit naître le Taj Mahal, fabuleux tombeau que Shah Jahan destine à la dépouille de son épouse. Mais le jour où le dôme immaculé scintillera au clair de lune n’est pas encore arrivé. Car si l’amour de l’art anime les uns, le mécontentement gagne les autres. Dans les campagnes, la pauvreté règne et le bruit court que toute la fortune de l’empire sera bientôt engloutie par le mausolée. Il n’en faut pas plus au bandit Amritlal pour gagner à sa cause de nombreux paysans affamés. Avec eux, il prépare un coup d’éclat qui les rendra tous riches. C’est une jeune princesse rajpoute, Sanjana, qui s’efforcera de déjouer les plans du brigand. Aidée par Fleur de lune, sa fille adoptive sourde et muette, et par une ribambelle d’enfants facétieux mais rusés, elle tentera aussi de retrouver la trace de son mari Austin de Bordeaux, dont le rôle primordial dans la construction du tombeau semble désormais oublié... Aventures, voyages, intrigues galantes et politiques se mêlent ici pour composer une vaste fresque de l’Inde à l’époque de la dynastie des Moghols, une civilisation raffinée et complexe dont le joyau demeure aujourd’hui le symbole du pays : le Taj Mahal, véritable chant d’amour taillé dans le marbre.

- Frédéric Delangle, photographe, est l’auteur de "Ahmedabad No life last night" - Ed. Fage (2006)

Trop de monde, trop de circulation trop de pollution, trop de tout, comment ont-ils fait pour inventer le zéro ? C’est peut-être parce que la notion de zéro induit la notion d’infini. Ahmedabad se définit par la multitude, l’excès et la profusion. Alors comment poser un pied photo avec une chambre 4x5 inch en pleine journée ; impossible ! Henri Cartier-Bresson a pourtant photographié cette ville de jour, mais il y a 50 ans (en 30 ans, la circulation dans cette agglomération a été multipliée par 700). Son attention s’est portée sur les habitants, moi c’est l’urbain qui m’a émerveillé. Pour la première fois je rentrais dans une ville en ayant l’impression de rentrer dans un décor.

- Rencontre suivie d’une dédicace

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