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L’art traditionnel Khöömei mongol


Le samedi 10 novembre à 16h, premier rendez-vous d’un cycle de cinq rencontres ethnomusicologiques autour de démonstrations musicales, organisées avec Ethnomusika, découvrez le chant diphonique mongol avec l’artiste Johanni Curtet.



Présentation












« Le Khöömei est une forme de chant originaire de l’Ouest de la Mongolie, dans les montagnes de l’Altaï. Le chanteur imite des sons de la nature, en émettant simultanément deux sons vocaux distincts : un bourdon continu sur lequel se superpose une mélodie d’harmoniques. Le Khöömei, qui signifie littéralement pharynx, passe pour s’être inspiré des oiseaux dont les esprits tiennent une place centrale dans les pratiques chamaniques. Les innombrables techniques de Khöömei mongol sont regroupées en deux styles principaux : le kharkhiraa (Khöömei profond) et l’isgeree Khöömei (Khöömei sifflé). Dans le kharkhiraa le chanteur produit un bourdon en voix de gorge, en faisant ressortir l’harmonique inférieure ou la sous-harmonique de l’octave en dessous. Dans l’isgereeKhöömei, ce sont les harmoniques supérieures de la fondamentale qui sont mises en valeur, ce qui produit un sifflement aigu. Dans les deux cas, le bourdon est produit avec des cordes vocales très tendues, tandis que la mélodie est créée en modulant la taille et la forme de la cavité buccale, en ouvrant et fermant les lèvres et en bougeant la langue. Le Khöömei est exécuté par les nomades mongols en diverses occasions sociales, allant des grandes cérémonies d’État aux événements festifs domestiques. Le Khöömei est également chanté par ceux qui font paître les troupeaux et à l’intérieur de la yourte pour bercer les bébés. Il est traditionnellement transmis par les détenteurs aux apprenants ou par les maîtres aux apprentis. »

Inscrit en 2010 (5.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
© 2009 by Mongolian National Commission for UNESCO

Discographie

Une Anthologie du Khöömii Mongol
Compilation
Buda, 2016
MUS 033.2 A. ANT

Le chant diphonique mongol ou khöömi a été inscrit sur la Liste Représentative du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité à l’UNESCO en 2010. À travers 43 plages, dont 28 inédites, ce double disque regroupe les principales facettes du khöömii en Mongolie, des archives sonores à nos jours, montrant l’évolution de la pratique sur trois générations dans une soixantaine d’années d’histoire (1954-2016).Il s’agit de promouvoir et valoriser le khöömii dans toute sa contemporanéité, en représentant équitablement les courants ruraux et urbains, amateurs et professionnels, face à toute forme de hiérarchie.

Bulgarian / Mongolian wild world music
Violons Barbares
L’Autre distribution, 2010
MUS 033.2 VIO

Les Violons Barbares est un nouveau projet qui rassemble le percussionniste de l’Hijaz Car, Fabien Guyot, le dompteur Bulgare de gadulka, Dimitar Gougov, et un sorcier du morin khoor mongol et du chant diphonique, Enkhjargal, dit Epi.
Un album aussi surprenant que réussi. Ces musiciens nous font ressentir de profonds moments de bonheur. Les amateurs de musique de bourdon seront comblés, on reconnaîtra aussi des chants de gorge de Mongolie, où la voix vibre à des hauteurs incroyablement basses et le chant diphonique qui semble imiter la guimbarde. Ecoutez le titre Barbar Rock et laissez vous emporter par le galop fou du cheval, pleurez avec la complainte d’un violon tzigane et réveillez vous avec Makedonsko, danse tzigane endiablée. Dans ce CD c’est le désert qui est à entendre, la vaste steppe mongol, sans frontières comme leur musique. Partez avec eux pour un voyage inoubliable. - Coup de cœur d’avril 2011 par Denise.





Le Chant des steppes
Talyn Duulal
Harmunia Mundi, 2000
MUS 033.1 TAL

Le groupe Talyn-Duulal rassemble des artistes professionnels mongols au plus haut niveau à qui on a déjà attribués de grandes distinctions nationales et internationales. Ces artistes vivent pour la plupart dans le capitale Oulan Bator, mais viennent de régions extrêmement diverses. Leur répertoire consiste essentiellement en chants scandés et la musique populaire prise de tout à travers le pays, aussi bien que des adaptations personnalisées et des compositions, dans le style traditionnel, par des compositeurs contemporains.

Ongod
Altaï Khangaï
Buda, 2013
MUS 033.2 ALT

Le trio Altaï Khangaï a l’art et la manière de transposer les musiques ancestrales de Mongolie dans un présent radieux et créatif. Vièles morin khuur, cithares yagta et yoochin, luth tovshuur, tambour des chamanes, flûte à bourdon vocal, guimbardes… grâce à cet imposant instrumentarium traditionnel et au chant diphonique, la créativité d’Altaï Khangaï ne connait plus de limites.

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