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La Renaissance italienne
Présentation et sélection bibliographique, mars 2006

Bibliographie réalisée dans le cadre de la semaine italienne du 11 au 18 mars 2006.
Conférence samedi 11 mars, par Marzia Beluffi (traductrice, diplômée en Histoire de l’Art de l’Université de Milan) « Renaissance italienne : image et regard politique »

La Renaissance italienne


Michel-Ange - « La pieta » (détail)Le terme "Renaissance" s’applique à la période de l’histoire de l’Europe occidentale qui s’étend du début du XIVème siècle à la fin du XVIème siècle et qui vit un intérêt renouvelé pour les arts et la culture de l’Antiquité. Durant cette période, la société féodale morcelée du Moyen-Age, avec son économie agricole et sa vie culturelle et intellectuelle dominée par l’Eglise, se transforma en une société de plus en plus dominée par des institutions politiques centralisées, avec une économie urbaine et commerciale, et un patronagelaïque de l’enseignement, des arts et de la musique.

A cette époque, les villes italiennes sont organisées en cités-Etats aux aires d’influence étendues. Placées sous le pouvoir despotique de grandes familles (les Médicis à Florence, les Este à Ferrare, les Sforza à Milan, les Gonzague à Mantoue, les ducs d’Urbino, les doges de Venise et les papes à Rome), elles connurent une stabilité et une prospérité économiques favorables au développement des arts.


La pré-renaissance


La "Pré-Renaissance" désigne l’art toscan entre 1300 et 1400 (Trecento-XIVème siècle). Les artistes de l’époque opèrent une transition entre l’art primitif byzantin et un style naturel que l’on associait alors à la Rome antique.

Giotto fut considéré comme celui qui initia cette transition. Son oeuvre la mieux préservée, les fresques de la chapelle des Scrovegni à Padoue, en est une illustration exemplaire. La façon dont il traite l’expression des visages et les attitudes des personnages leur confère une remarquable puissance psychologique.

Les peintres suivants sont venus après Giotto, et plus particulièrement les grands peintres siennois Simone Martini, les frères Ambrogio et Pietro Lorenzetti, poursuivent et développent jusqu’à un degré étonnant l’étude des phénomènes de la réalité d’ici-bas. A cet égard, il est très significatif que le grand concept de l’époque de Giotto, celui qui visait à la grandeur et au regroupement des formes ait été tout à la fois enrichi et dissout par l’étude précise du détail.

Cimabue (1240-1302)
Peintre et créateur de mosaïques qui fut, selon Vasari, le premier artiste du renouveau de la peinture italienne. Né à Florence, il fut l’un des plus importants artistes de son époque, rompant avec le formalisme de l’art byzantin, alors dominant en Italie, et l’initiateur d’un traitement plus réaliste des sujets traditionnels. Il fut ainsi le précurseur du réalisme de la Renaissance florentine fondée par Giotto : on dit même que Cimabue fut son maître.

Duccio di Buoninsegna (1225-1319)
Peintre toscan considéré comme le fondateur de l’école siennoise. Sa peinture renouvela l’ancien style italo-byzantin, en déliant ses formes et ses règles dans une nouvelle linéarité et une composition de type gothique. Il fut formé dans l’atelier de Cimabue pendant la période où ce maître travaillait à la basilique supérieure d’Assise. Il réalise la Maesta de la cathédrale de Sienne en 1310.

Giotto (1260-1337)
Peintre et architecte toscan de la fin du Moyen  ?ge. Auteur des fresques de la vie de Saint François à Assise, il donne la première image d’une renaissance qui s’ignore encore.
Giotto - 1299 « Le sermon aux oiseaux », Fresques de l'église supérieure de Saint François d'Assise

Simone Martini (1280-1344)
L’un des artistes les plus originaux et les plus influents de l’école de Sienne. Il peignit de nombreuses fresques et introduisit cette technique au sein de l’école de Sienne. La première de ses œuvres qui nous est parvenue est une Maesta, réalisée en 1315 pour le palais public de Sienne.

Pietro Lorenzetti (1280-1348)
Avec son frère Ambrogio, ils furent des représentants importants de l’école de Sienne, actifs dans la première partie du XIVème siècle. Elèves de Duccio.

Ambrogio Lorenzetti (1290-1348)
Dans leur manière de traiter l’espace, les Lorenzetti, et plus particulièrement Ambrogio, furent les précurseurs de l’art de la Renaissance. Il peint en 1338 les fresques du Bon gouvernement au Palazzo Pubblico de Sienne.


Première Renaissance


La Première Renaissance désigne l’art toscan entre 1400 et 1500 (Quattrocento - XVème siècle).

Les recherches dans les domaines de la perspective et des proportions, la conception nouvelle du portrait comme représentation de l’individu et les débuts du paysage sont les grandes innovations de cette période. Du point de vue artistique, la voie entreprise est celle du "naturel", d’une représentation destinée à la profonde "compréhension de la nature".

Contexte politique et artistique

Tout au long du XVe siècle, Milan est entièrement dominée par le "gothique international". Après le retour des papes d’Avignon (1376) et le schisme qui s’en suivit (1378-1417), Rome joue tout d’abord un rôle négligeable. Par sa situation géographique, la Lombardie est davantage liée aux pays d’Europe du Nord qu’avec le centre de l’Italie. Les Sforza y sont les commanditaires les plus importants. Quant à la République de Venise, qui est en fait une souveraineté féodale, elle subit une forte influence byzantine en raison de son ouverture économique.

Depuis le XIIème siècle, Florence est en revanche gouvernée par les citoyens de la ville. C’est l’administration municipale qui passe les commandes de grande envergure. Ainsi contrairement à ce qui se passe dans le Nord de l’Italie, la culture florentine est marquée par la bourgeoisie. En revanche, pour la noblesse et le clergé, la tradition est toujours un gage de légitimité et elles entendent la perpétuer ; la préservation des formes héritées est donc pour elles un propos naturel.

Ainsi, la Première Renaissance est un mouvement porté essentiellement par la bourgeoisie. Ce mouvement va mener l’art d’une conception théocentrique du monde, qui prend donc le divin pour référence, à une image anthropocentrique du monde, où c’est l’homme qui est passé comme mesure. Profanisation de l’art ?

Donatello - 1430, Museo nazionale del Bargello, Florence1401 - Le concours pour la deuxième porte en bronze du baptistère de Florence est considéré comme l’acte fondateur de la Renaissance artistique.
Chronologiquement, ce sont tout d’abord des sculpteurs (Ghiberti, Donatello) qui substituent à la statue habillée la figure en pied de l’époque moderne et qui créent un type de relief permettant la représentation naturelle d’un très grand nombre de figures composant des scènes d’une spatialité jusqu’alors inconnues.
Les emprunts à l’Antiquité sont évidents dans les trois disciplines artistiques ; ainsi, les statues de Donatello font revivre la statue en pied qui distingue le côté de la jambe d’appui, tendue et le côté de la jambe libre détendue.

Vers 1420, Brunelleschi remplace l’architecture gothique par des concepts qui d’une part ramènent les oeuvres à des dimensions plus humainement compréhensibles et qui reprennent d’autre part les différents éléments de l’architecture antique de Rome.

A partir de 1424 et pendant une période très brève de cinq ans, suivent les peintures de Masaccio dont les oeuvres montreront la voie à tout le XVème siècle par leur représentation de l’espace et des corps.
Alors qu’au XIVème siècle, le traitement de l’espace et du corps s’appuie avant tout sur des valeurs empiriques, à partir de 1420 on explore les lois qui les régissent (perspective, proportions) et de nombreux traités donnent des outils théoriques à la pratique. Ainsi, Alberti présente la théorie la plus approfondie de la perspective renaissante dans son traité De Pictura (De la peinture, 1425).
Masaccio - 1427, « L'expulsion du jardin d'Eden », Fresques de la chapelle Brancacci de l'église Santa Maria del Carmine, Florence

Lorsqu’à la fin des années 1430, Piero della Francesca arrive de sa province natale pour travailler à Florence, il est confronté à une diversité déroutante de courants artistiques : certains comme Fra Angelico s’attachent à doter la peinture sacrée d’une valeur humaniste, d’autres comme Uccello construisent des univers de fantasmes logiques ; d’autres encore préfèrent explorer en profondeur les capacités mimétiques de l’art : c’est le cas de Masaccio dont les fresques avaient provoqué un véritable choc culturel. Il se mit alors en quête d’un système de peinture universel, synthétique, susceptible d’unifier les oppositions formelles et de proposer un modèle reproductible. La foi qu’il avait dans les capacités des mathématiques à rationaliser la perception du monde se retrouve se retrouve dans la Flagellation du Christ (1444-1450), l’un des exemples les plus éclatants de l’emploi d’un théorème dans la peinture.
Piero Della Francesca - 1455, « La flagellation du Christ », Galleria Nazionale delle Marche, Urbino

Après le milieu du siècle, on assiste à des transformations stylistiques dans tous les genres artistiques, transformations qui sont marquées par les signes nombreux d’une "regothisation" :

- le grand "jaillissement" qui caractérise les premières décennies du siècle

- représentation convaincante du corps, de l’espace et du paysage dans leur manifestation globale - est suivi de la minutieuse élaboration du détail dans le domaine du rendu exact des corps, de l’environnement architectural et du paysage. Le moyen approprié est la ligne et non le modelé des grandes formes. Cette voie s’annonce dans l’oeuvre de Botticelli, Filippino Lippi et Luca Signorelli.

- avec l’accroissement de ses richesses et de son pouvoir, la bourgeoisie a soif de briller du même éclat que les cours. La décoration de la chapelle du Palazzo Medici par Gozzoli est l’oeuvre la plus significative de ce revirement.

Masaccio (1401-1428)
Peintre appartenant à la première génération du Quattrocento dont les innovations s’inscrivent dans la lignée des recherches initiées, au siècle précédent, par Giotto sur la représentation spatiale et le naturalisme de la figuration. La lumière et l’ombre jouent chez Masaccio un rôle inconnu jusqu’alors. Les fresques de la chapelle Brancacci à Santa Maria del Carmine de Florence (1424-1428) influenceront plusieurs générations d’artistes. Il crée un peu plus tard la fresque de la Sainte Trinité à Santa Maria Novella.

Masolino (1383-1447)
Il réalisa la plus grande partie de ses œuvres en collaboration avec Masaccio.

Paolo Uccello (1397-1475)
Peintre célèbre pour ses innovations dans l’utilisation de la perspective. Il peint la bataille de San Romano en 1456.

Fra Angelico (1400-1455)
Peintre toscan du début de la Renaissance. Il fut nommé Angelico ("angélique") du nom de l’angélique docteur, saint Dominique, et Beato ("béni") pour la profondeur spirituelle de sa peinture. Il peint à fresque les cellules du couvent de San Marco à Florence de 1438 à 1445.

Domenico Veneziano (1410-1461)
Son style se caractérise par une grande luminosité, l’emploi d’une palette claire et la création d’espaces vastes et aérés.

Fra Filippo Lippi (1406-1469)
Peintre et moine carme florentin du début de la Renaissance, il est l’un des plus importants successeurs de Masaccio. Il fut le maître de Botticelli. Son oeuvre majeure est la décoration du choeur de la cathédrale de Prato entre 1452 et 1465.

Andrea del Castagno (1419-1457)
Peintre florentin du début de la Renaissance, il développe une peinture sculpturale et cherche le relief jusqu’au trompe-l’oeil. Il affectionne les effets de perspective.

Piero della Francesca (1420-1492)
Peintre, mathématicien et théoricien de l’art italien de la Renaissance, dont le parcours esthétique vise à la synthèse des différentes recherches contemporaines dans le but d’aboutir à un système universel de figuration qui établit la peinture comme reflet de la connaissance. Une étrange et envoûtante poésie se dégage de sa peinture ; elle provient du contraste étonnant entre un dessin et une composition savante et géométrique, et une douce et subtile lumière qui nimbe les corps. Il peint la Flagellation du Christ d’Urbino en 1444. Son oeuvre majeure est l’ensemble de fresques du choeur de l’église San Francesco à Arezzo, qui retrace l’histoire de la croix du Christ, inspirée de la Légende Dorée de Jacques de Voragine.

Benozzo Gozzoli (1420-1497)
Elève et collaborateur de Fra Angelico, il peint à fresque la chapelle du palais des Médicis en 1459. Le Cortège des Rois Mages est l’occasion pour lui de peindre les fastes de la cour.

Andrea Mantegna (1431-1506)
Principal représentant des peintres de la Renaissance en Italie du Nord, grand érudit et féru d’antiquités, il inaugure la recherche de la vérité historique dans la peinture. Il peint la Chambre des Epoux à Mantoue (1472-1474).

Sandro Botticelli (1445-1510)
Elève de Filippo Lippi, familier de la cour de Laurent le Magnifique, sa peinture est le lieu d’une confrontation entre nature et histoire. Son œuvre s’oppose massivement à la peinture des grands systèmes figuratifs du type de celui que Piero della Francesca avait proposé. Ses oeuvres les plus célèbres sont Le Printemps (1478) et La Naissance de Vénus (1484, Florence, Offices).

Domenico Ghirlandaio (1449-1494)
Il est le pôle opposé à Botticelli. Il oppose à l’art de cour raffiné de son aîné, la représentation de la bourgeoisie prospère et digne, à l’amour du détail la mise en scène virtuose de masses en mouvement. Ses oeuvres principales sont la décoration de la chapelle familiale des Sasseti à Santa Trinita de Florence et du choeur de Santa Maria Novella (1485-1490).

Filippino Lippi (1457-1504)
Fils de Fra Filippo Lippi, son œuvre caractérisée par un style complexe et mouvementé préfigure le maniérisme. Il achève le cycle de fresques de la chapelle Brancacci et peint les décorations de la chapelle Strzzi à Santa Maria Novella.

Luca Signorelli (1445-1523)
Né à Cortone, élève de Piero della Francesca, il possédait le sens des amples compositions. En 1481, il fit partie de l’équipe de peintres appelés à Rome par le pape Sixte IV pour travailler à la chapelle Sixtine (avec entre autres Botticelli, Ghirlandaio et le Pérugin). Oeuvre majeure : les fresques du Jugement Dernier de la cathédrale d’Orvieto (1499-1504).

Le Pérugin (1450-1523)
Grâce à lui, Pérouse est devenu un centre artistique de premier rang. Il est un des plus grands peintres « a fresco » de son époque. Maître de Raphaël, il dirige les travaux de la fresque de la Chapelle Sixtine en 1480.

Pinturicchio (1454-1513)
Un des plus grands peintres de fresques de la Renaissance.

Vittore Carpaccio (1460-1526)
Peintre narratif, dont les compositions, d’une étrangeté onirique, lui firent occuper une place un peu marginale dans l’art de la Renaissance. Il fut l’un des peintres les plus compétents du début de la Renaissance à Venise qui refusa d’adapter son style à l’évolution picturale du début du XVIème siècle. Par la présence de l’architecture dans ses toiles, Carpaccio s’imposa également comme un grand peintre de paysages urbains.


La Haute Renaissance


La Haute Renaissance fait référence aux arts de la Rome papale, de Florence et de la République de Venise entre 1500 et 1530.

Avec la peinture de la Renaissance, l’art occidental atteint son apogée. La transformation de l’image du monde par les sciences naturelles et les grandes découvertes, les tensions religieuses et politiques ainsi que les troubles sociaux se reflètent dans la peinture. Le réel et l’idéal, le profane et le sacré, le mouvement et le repos, l’espace et la surface, la ligne et la couleur se réconcilient dans une bienfaisante harmonie.

C’est Léonard de Vinci qui franchit le pas décisif en abolissant l’équilibre entre la ligne et la couleur au profit de la modulation chromatique des contours. Raphaël et Michel-Ange suivent ses traces et créent des formes artistiques qui seront des modèles pour toute l’Europe.

Pendant le XVème siècle, c’est Florence qui fut le centre incontesté du renouvellement des arts en Italie. Vers 1500, le centre de gravité de l’art italien se déplace vers Rome et Venise. Les raisons décisives ont sans aucun doute été en première ligne politiques et sociales. La chute des Médicis en 1494 et le gouvernement du moine dominicain aux visions apocalyptiques Savonarole (1452-1498) mirent un terme brutal à l’épanouissement culturel qui avait trouvé son apogée sous Laurent le Magnifique (1449-1492). Après l’exécution de Savonarole en 1498, Florence devint l’enjeu de puissances rivales jusqu’au retour des Médicis en 1512. C’est très exactement dans les deux décennies qui virent naître les oeuvres maîtresses de l’art classique, que les inspirateurs et les mécènes manquèrent à Florence. C’est surtout la papauté qui entendait à présent restaurer Rome dans sa position de centre culturel de l’Occident. Avec la nomination de Bramante à la direction des travaux de construction de la nouvelle église Saint-Pierre en 1504, avec celle de Michel-Ange pour la réalisation du tombeau de Jules II en 1505 et avec l’installation de Raphaël à Rome en 1509, la prédominance de Rome dans l’art italien est momentanément assurée.

Dans la peinture, Léonard de Vinci est le seul artiste à concilier les deux tendances au plus haut niveau ; La Cène du réfectoire de Santa Maria delle Grazie comporte différents systèmes de perspective, elle est pensée jusqu’aux moindres détails. Léonard remplace de plus en plus la ligne de contour et de démarcation - c’est à dire le dessin - par la modulation chromatique ; les transitions entre les figures et les objets se font fluides. L’espace n’est plus actualisé principalement par l’emploi de la perspective mathématique, mais par l’éclaircissement des couleurs et la dissolution progressive des contours.
Leonard de Vinci - 1495-1497, « La Cène »

Les oeuvres maîtresses de la Renaissance - en Italie, la Cène de Léonard de Vinci, l’Ecole d’Athènes de Raphaël, la Vénus endormie de Giorgone - communiquent un sentiment d’évidence et d’aboutissement qui ne permet plus aucune évolution et aucun développement.

Raphaël, dont l’oeuvre est considérée comme l’incarnation la plus pure de tous les idéaux de la Renaissance, atteint et fixe une fois pour toutes l’apogée de la haute Renaissance dans les fresques de la chambre de la Signature (1509-1511).
Raphaël - 1509-1510, « L'école d'Athènes », Chambre de la Signature, Vatican

Venise invente une expression lumineuse et colorée, plus sensuelle que celle de Florence, plus intime que celle de Rome. Giovanni Bellini fonde cette lignée de peintres vénitiens. L’art de Titien achève la synthèse du naturalisme, de la culture classique dominée par la pensée néo-platonicienne et des aspirations nouvelles vers une manière somptueuse et luministe, aux vastes effets spaciaux.

Michel Ange - 1510, « La création d'Adam », Chapelle Sixtine
L’oeuvre la plus difficile à classer dans les normes idéales de la Haute-Renaissance est celle de Michel-Ange, exception faite des sculptures qu’il réalise à 30 ans à peine (par exemple, son David, 1501-1504). Dès l’époque de la décoration de la chapelle Sixtine (1508-1512), il fait éclater le cadre de la Haute-Renaissance : chaque partie du gigantesque cycle a son propre système de perspective, les contrastes d’échelle (par exemple, entre les sibylles et les prophètes, les adolescents et les figures de la Genèse) effacent toute impression d’avoir affaire à un ordre achevé. Dans les figures d’adolescents, les "ignudi", Michel-Ange déborde complètement les cadres formel et sémantique de la tradition iconographique.

Dans ses dernières oeuvres, l’aîné de la triade de la Haute-Renaissance italienne, Léonard de Vinci, franchira lui aussi la frontière entre Haute-Renaissance et Renaissance tardive en mettant ses figures et ses objets comme derrière un voile en dissolvant les contours au profit de transitions chromatiques, technique que Vasari a appelée le "sfumato" (enfumé).
Leonard de Vinci - 1501, « Sainte Anne, la Vierge à l'enfant et Saint Jean »

Giovanni Bellini (1430-1516)
Peintre vénitien, membre le plus important d’une des grandes familles de peintres de la Renaissance, il eut une grande importance pour la peinture vénitienne du XVIème siècle. Il est le beau-frère de Mantegna. Il fut le maître de Giorgone et de Titien.

Leonard de Vinci (1452-1519)
A la fois peintre, sculpteur, architecte, ingénieur et scientifique. La passion qu’il vouait à la connaissance et à la recherche scientifique transparaît nettement dans son œuvre artistique et théorique. Avec sa Cène réalisée à Milan en 1495-1498, il pose les bases de l’art de la Haute Renaissance. Il se tourne vers la modulation chromatique, réduisant les contours et les délimitations.

Giorgione (1478-1510)
Peintre vénitien, élève des Bellini, initiateur de la peinture dite bucolique. Son oeuvre majeure est la Vénus endormie.

Raphaël (1483-1520)
Elève du Pérugin, il s’installe à Florence en 1504 où ses peintures de Madone le rendent célèbre. En 1508, il est appelé à Rome par Jules II qui lui commande la décoration des Stanze au Vatican. A la villa Farnésina, il peint Le Triomphe de Galatée. Son style est l’aboutissement du classicisme. Parmi ses tableaux, citons La Belle Jardinière (1507), La Transfiguration (1517-1520), Léon X et deux cardinaux (1518-1519). De Bramante, le peintre Raphaël qui lui succède à Saint-Pierre en 1514, retient surtout la leçon d’harmonie et de grandeur classicisante, en particulier dans les églises en croix grecque (Saint-Eloi des Orfèvres). Mais le peintre réapparaît dans le traitement polychrome des surfaces (chapelle Chigi à Sainte-Marie du Peuple).

Lorenzo Lotto (1480-1556)
Peintre vénitien dont l’œuvre empreinte de pathétique est caractérisée par un grand nombre de portraits de personnages à l’humeur rêveuse et mélancolique.

Andrea del Sarto (1486-1530)
Peintre florentin de la haute Renaissance, dont la renommée repose principalement sur une série de fresques retraçant la vie de saint Jean-Baptiste, réalisée pour le cloître du Scalzo à Florence.

Corrège (1489-1534)
Peintre émilien, élève de Mantegna à Mantoue, célèbre pour ses travaux sur les voûtes et les plafonds. Il travaille surtout à Parme. Avec lui, le XVIème siècle italien entre déjà dans l’art baroque.

Michel-Ange (1475-1564)
Artiste de la Renaissance italienne dont l’œuvre de sculpteur, d’architecte, de peintre et de poète marqua durablement l’histoire de l’art occidental. En 1448, il est l’élève de Ghirlandaio et collabore aux fresques du choeur de Santa Maria Novella à Florence. Il étudie ensuite les sculptures antiques de la collection des Médicis dans les jardins de Saint-Marc. Il s’impose rapidement avec la Pietà (1499, Saint-Pierre de Rome) et le David (1501-1504, Galerie de l’Académie à Florence). Ce dernier, placé devant le Palazzo Vecchio, consacre la réputation de l’artiste. En 1508, Jules II lui commande la décoration de la voûte de la chapelle Sixtine, terminée en 1512. Il travaille au tombeau de Jules II après 1515 pour lequel il sculpte les Esclaves (galerie de l’Académie). Il sculpte ensuite le Moïse (1524, Saint-Pierre aux Liens à Rome). De retour à Florence, il conçoit la façade de Saint-Laurent et les tombeaux de Laurent et julien de Médicis (1526-1533). En 1536, il retourne à Rome pour peindre la grande fresque du Jugement dernier à la chapelle Sixtine. Il consacre la fin de sa vie à l’architecture à Rome en concevant la place du Capitole, et à partir de 1547, en assurant la direction du chantier de Saint-Pierre qu’il couronne de sa coupole.

Titien (1490-1576)
Peintre vénitien, dont le rôle fut primordial dans le développement de l’école vénitienne du Cinquecento. Il acquiert une gloire européenne, renforcée par sa rencontre avec Charles Quint, qui lui confère les titres de comte palatin et chevalier de l’Eperon d’or.


Renaissance tardive ou Maniérisme


On applique généralement le terme de "Maniérisme" (de l’italien maniera qui signifie style) à l’art de la période comprise entre 1520 et 1580. Les oeuvres maniéristes sont raffinées, sophistiquées.

D’abord symbole d’une rupture brutale avec les objectifs de la Renaissance, elle désignait une décadence et une dégénérescence en contradiction avec les idéaux d’harmonie des générations antérieures. De nos jours, le maniérisme apparaît davantage comme une continuation et une poursuite des recherches mises en oeuvre à l’époque de la Renaissance.

A partir des années 1527-1530, l’esprit triomphant de la Renaissance connaît une crise brutale qui détruit l’optimisme serein du début du siècle. Le sac de Rome en 1527, synonyme d’effondrement de la politique papale, la mainmise croissante des Espagnols sur l’Italie et la nécessité pour l’Eglise d’opposer un obstacle aux progrès alarmants de la Réforme : telle est la toile de fond sur laquelle se détachent les interrogations des artistes. Ecrasés par l’exemple des géants du début du siècle - Raphaël, Michel-Ange et Léonard de Vinci - ces derniers cèdent à deux tentations : l’imitation outrée des grandes formules stylistiques dès lors vidées de leur contenu, l’exacerbation du "moi", de la singularité du créateur à travers son expression spécifique : "la maniera".

En ce sens, le maniérisme recouvrira toute tendance à la transformation arbitraire et à la déformation du réel, au service de "l’expressivité" et de la recherche du "grand style".

Les caractéristiques de ce style : la perte de clarté et de cohérence de l’image, la multiplication des éléments et des plans, une symbolique complexe qui se réfère à des domaines méconnus aujourd’hui (alchimie, art du blason, langage des fleurs, ...), le goût prononcé pour un érotisme esthétisant, la déformation et la torsion des corps, le goût des schémas sinueux, dont la "figure serpentine" (en S), la recherche du mouvement, la modification des proportions des parties du corps, les contrastes de tons acides et crus, l’allongement des formes.

Les artistes florentins sont les précurseurs de cette tendance. Mantoue avec Jules Romain et Parme avec le Parmesan adoptent très vite le nouveau style. A Venise, le Tintoret peint des cycles gigantesques donnant un sentiment fantastique d’espace. Le maniérisme romain s’exprime surtout dans la seconde moitié du siècle lorsque Rome dévastée en 1527 reprend son importance. Le souffle hors mesure du Jugement dernier de Michel-Ange marque les esprits.

Réaction de la Contre-Réforme

A Rome, l’esprit de la Contre-Réforme, en réaction à la montée du protestantisme, suscite une forte reprise de l’architecture religieuse. C’est dans ce contexte que Vignole se détache le premier du milieu maniériste par un retour progressif à la retenue et à la franchise des masses architecturales. La publication de la Règle des cinq ordres d’architecture en 1562 consacre la restauration de principes classiques.

Pontormo - 1534, « La Vierge au long cou »Le Pontormo (1494-1557)
Le représentant le plus important du maniérisme. Il fréquenta d’abord les ateliers de Léonard de Vinci, avant de devenir l’un des plus proches collaborateurs d’Andrea del Sarto. Il pratique un art étrange et angoissé, aux couleurs froides et irréelles ; les poses des personnages sont compliquées et sinueuses ; les compositions denses et complexes sont mouvementées et dramatiques.

Agnolo Bronzino (1503-1572)
L’un des meilleurs représentants du maniérisme toscan. Il fut le peintre officiel de la cour des Médicis à Florence et réalisa un grand nombre de portraits ainsi que des tableaux religieux. Son style, qui doit beaucoup à son maître Pontormo, est froid, raffiné, aristocratique et techniquement brillant dans son rendu des détails et des couleurs des surfaces.

Le Parmesan (1503-1540)
La déformation maniériste atteint son maximum dans l’oeuvre étrange de ce peintre, qui se forme auprès de Corrège.

Giorgio Vasari (1511-1574)
Ecrivain, peintre et architecte italien, réputé pour les biographies qu’il consacra aux plus grands artistes de la Renaissance italienne. Il publie ses Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes en 1550.

Le Tintoret (1518-1594)
L’un des plus célèbres peintres maniéristes vénitiens. Son œuvre, très abondante, fut produite pour les églises, les confréries et les notables de Venise, ainsi que pour l’ ?tat vénitien. Les cycles peints de 1546 à 1587 pour l’église et la scuola di San Rocco sont les plus impresionnants. Il maintient l’unité du tableau par une couleur vibrante et par un clair-obscur fantastique et dramatique.

Paolo Véronèse (1528-1588)
Peintre vénitien, il affectionne les formes opulentes, la lumière qui exalte épidermes, textures et grands espaces. Sa peinture est un long cantique aux femmes à la chevelure dorée vêtue d’étoffes moirées. Il peint d’immenses tableaux sur toile comme Les Noces de Cana (1563) ou Le Repas chez Levi (1573).


Bibliographie sélective


Ouvrages généraux

L’Abcdaire de la Renaissance italienne
Michel Hochmann, ...
Flammarion, 2001 (L’ABCdaire)
ART 709.024 HOC

Dictionnaire de la Renaissance
Thames & Hudson, 1991 (L’univers de l’art)
ART 709.023 DIC

Florence : voyage dans la Renaissance italienne du XVe siècle
Hervé Loilier
Ellipses, 1996
Cédérom - ART 709.45 LOI

La Haute Renaissance et le Maniérisme
Linda Murray
Thames & Hudson, 1995 (L’univers de l’art)
ART 709.031 MUR

L’œil du Quattrocento : l’usage de la peinture dans l’Italie de la Renaissance
Michael Baxandall
Gallimard, 1985 (Bibliothèque illustrée des histoires)
ART 709.03 BAX

La Renaissance à Florence : la naissance d’un art nouveau
Richard Turner
Flammarion, 1997 (Tout l’art)
ART 709.024 TUR

La Renaissance à Venise
Patricia Fortini Brown
Flammarion, 1997 (Tout l’art)
ART 709.024 BRO

La Renaissance dans les cours italiennes
Alison Cole
Flammarion, 1995 (Tout l’art)
ART 709.024 COL

Chronique de la peinture italienne à la Renaissance
André Chastel
Vilo, 1983
Consultation sur place
ART 709.03 CHA

La peinture vénitienne
Pierre Dentraique
Ides et Calendes, 1989
Consultation sur place
ART 709.03 DEN

De pictura : 1435
Leon Battista Alberti
Macula , 1992 (La littérature artistique)
ART 750.1 ALB

Les fresques

Fresques italiennes de la Renaissance
1. 1400-1470
2. 1470-1510

Steffi Roettgen
Citadelles et Mazenod, 2000
Consultation sur place
ART 709.03 ROE 1-2

Les fresques italiennes du temps de Giotto 1280-1400
Joachim Peschke
Citadelles & Mazenod, 2003
Consultation sur place
ART 751.73 POE

Giotto : la chapelle Scrovegni, Padoue
Bruce Cole
Hazan, 1994 (Les fresques)
ART 759.02 GIO

La chapelle Brancacci : église du Carmine, Florence
Andrew Ladis
Hazan, 1994 (Les fresques)
ART 759.03 LAD

Ambrogio Lorenzetti : le palais communal, Sienne
Randolph Starn
Hazan, 1995 (Les fresques)
ART 709.02 LOR

Andrea Mantegna : Padoue et Mantoue
Keith Christiansen
Hazan, 1995 (Les fresques)
ART 709.03 MAN

Piero della Francesca : San Francesco, Arezzo
Marilyn Aronberg Lavin
Hazan, 1995 (Les fresques)
ART 759.03 PIE

Raphaël : la grâce d’un ange, la force du génie : Fresques des chambres du Vatican
Jacqueline et Maurice Guillaud
Guillaud, 1989
ART 759.03 RAP

La peinture

Giotto
Francesca Flores d’Arcais
Citadelles & Mazenod, 1995 (Les phares)
Consultation sur place
ART 759.02 GIO

Simone Martini : catalogue complet des peintures
Pierluigi Leone de Castris
Bordas, 1991 (Les fleurons de l’art)
ART 759.02 MAR

Masaccio : catalogue complet des peintures
Luciano Berti
Bordas, 1990 (Les fleurons de l’art)
ART 759.03 MAS

Paolo Uccello
Franco et Stefano Borsi
Hazan, 1992
Consultation sur place
ART 759.03 UCC

Paolo Uccello « la bataille de San Romano »
Réal. Alain Jaubert
RMN, 2005 (Palettes)
DVD - ART 759.03 JAU
VHS - ART 759.03 UCC

Fra Angelico : la chapelle Niccoline du Vatican : histoire et restauration
Citadelles & Mazenod, 2003
ART 759.03 ANG

Piero della Francesca
Roberto Longhi
Hazan, 2003
ART 759.03 PIE

Piero della Francesca
Ronald William Lightbown
Citadelles & Mazenod, 1992 (Les phares)
Consultation sur place
ART 759.03 PIE

Piero della Francesca « la flagellation »
Réal. Alain Jaubert
RMN, 2005 (Palettes)
DVD - ART 759.03 JAU
VHS - ART 759.03 PIE

Mantegna
Alberta De Nicolo Salmazo
Citadelles & Mazenod, 2004 (Les phares)
Consultation sur place
ART 759.03 MAN
Mantegna - « La mort de la Vierge », Musée du Prado, Madrid

Botticelli : de Laurent le Magnifique à Savonarole
Exposition, 2003
Catalogue - Skira, 2003
Hors série - Le Figaro, 2003
La visite de l’exposition
DVD - ART 759.03 BOT

Piero della Francesca
Ronald William Lightbown
Citadelles & Mazenod, 1990 (Les phares)
Consultation sur place
ART 759.03 BOT

Botticelli
Hachette, 1996 (Lumière sur les grands peintres)
Cédérom - ART 759.03 BOT

Botticelli : initiation à l’œuvre peint
Réal. Diego Robayo
SVo Arts, 2003
DVD - ART 759.03 BOT

Domenico Ghirlandaio
Emma Micheletti
Sers, 1990 (Bibliothèque des grands maîtres)
ART 759.03 GHI

Luca Signorelli
Antonio Paolucci
Sers, 1990 (Bibliothèque des grands maîtres)
ART 759.03 SIG

Carpaccio
Réal. Pierre Samson
La Sept, 1994 (Art)
VHS - ART 759.03 CAR

Giovanni Bellini : catalogue complet des peintures
Anchise Tempestini
Bordas, 1993 (Les fleurons de l’art)
ART 759.03 BEL

L’ABCdaire de Leonard de Vinci
Renaud Temperini
Flammarion, 2002 (L’ABCdaire)
ART 759.03 LEO

Leonard de Vinci
Carlo Vecce
Flammarion, 2001 (Grandes biographies)
ART 759.03 LEO bio

Leonard de Vinci : dessins anatomiques
Jean Mahé
Liber, 1984
ART 759.03 LEO

Leonard de Vinci « La Joconde »
Cécile Scailliérez
RMN, 2003 (Solo)
ART 759.03 LEO

Leonard de Vinci & la Renaissance
Daniel Garric
Le Point, 1993
Cédérom - ART 759.03 LEO

Leonard de Vinci : traité de peinture
Ed. André Chastel
Calmann-Lévy, 2003
ART 759.03 LEO

Leonard de Vinci « La Vierge, l’enfant Jésus et Sainte Anne »
Réal. Alain Jaubert
RMN, 2005 (Palettes)
DVD - ART 759.03 JAU
VHS - ART 759.03 LEO

Giorgione : catalogue complet des peintures
Analisa Perisso Torini
Bordas, 1993 (Les fleurons de l’art)
ART 759.03 GIO

Raphaël : vie et oeuvre
Jean-Pierre Cuzin
Bibliothèque des arts, 1983
ART 759.03 RAP

Raphaël
Pierluigi de Vecchi
Citaldelles & Mazenod, 2002 (Les Phares)
Consultation sur place
ART 759.03 RAP

Raphaël « Portrait de Baldassare Castiglione »
Réal. Alain Jaubert
RMN, 1995 (Palettes)
VHS - ART 759.03 RAP

Lorenzo Lotto
Jacques Bonnet
A. Biro, 1998
ART 759.03 LOT

L’ABCdaire de Michel-Ange
Flammarion, 2003 (L’ABCdaire)
ART 709.031 MIC

Michel-Ange
A.K. vidéo, 2003 (Portrait d’artiste)
DVD - ART 709.031 MIC

Michel-Ange
Anthony Hughes
Phaïdon, 2002 (Art et idées)
ART 709.031 MIC

Michel-Ange
Linda Murray
Thames & Hudson, 1994 (L’univers de l’art)
ART 709.031 MIC

Michel-Ange
Emme, 1999 (Artistes)
Cédérom - ART 709.031 MIC

Michel-Ange et la chapelle Sixtine
Carlo Pietrangeli
Belfond, 1986
ART 759.03 MIC

La chapelle Sixtine
Luca de Mata
Emme, 1996
Cédérom - ART 726.5 CHA

Michel-Ange peintre
Pierluigi de Vecchi
Cercle d’art, 1984
ART 759.03 MIC

L’architecture de Michel-Ange
James S. Ackerman
Macula (Architecture)
ART 724.12 MIC

Le « David » et la galerie de l’Académie du musée de San Marco
Réal. Patrick O’Brien, Valeria Altobelli
Kronos, 1994
VHS - ART 708.5 ITA

Titien
Liana Levi, 1990
ART 759.03 TIT

Titien : « l’art plus fort que la nature »
David Rosand
Gallimard, 1993 (Découvertes)
DVD - ART 759.03 TIT

Titien « Le concert champêtre »
Réal. Alain Jaubert
RMN, 2005
DVD - ART 759.03 JAU
VHS - ART 759.03 TIT

Le siècle de Titien : l’âge d’or de la peinture à Venise
Exposition, Paris, Grand Palais, 1993
RMN, 1993
Consultation sur place
ART 759.03 TIT

Parmesan : catalogue complet des peintures
Mario di Giampaolo
Bordas, 1992 (Les fleurons de l’art)
ART 759.03 PAR

Giorgio Vasari : l’homme des Médicis
Roland Le Mollé
Grasset, 1996
ART 709.031 VAS bio

Jacopo Robusti, dit Le Tintoret, 1519-1594
Roland Kirschel
Konemann, 2000 (Les maîtres de l’art italien)
ART 759.03 TIN

Véronèse : catalogue complet des peintures
Terisio Pignatti, Filippo Pedrocco
Bordas, 1992 (Les fleurons de l’art)
ART 759.03 VER

Véronèse
Morena Constantini
Gallimard, 2004 (Découvertes)
ART 759.03 VER

Véronèse profane
Exposition, Paris, Musée du Luxembourg, 2005
Catalogue - Skira
Hors série L’Objet d’art
Hors série Le Figaro
Visite de l’exposition
DVD - ART 759.03 VER

Les noces de Cana de Véronèse : une œuvre et sa restauration
RMN, 1992
Consultation sur place
ART 759.03 VER

Véronèse « Le repas chez Lévi »
Réal. Alain Jaubert
RMN, 2005 (Palettes)
Véronèse « Le repas chez Simon »
Réal. Georges Combe
RMN, 1997
VHS - ART 759.03 VER

Véronèse « Une dame vénitienne dite la belle Nanni »
Jean Habert
RMN, 1996 (Solo)
ART 759.03 VER

Véronèse - « Une dame vénitienne dite la belle Nanni »

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