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La figuration narrative


Les expositions


Deux expositions sur Paris ...

Image en lutte 1968-1974

Fruit des regards croisés de deux disciplines souvent opposées, l’histoire de l’art et l’histoire, cette exposition propose une lecture documentée de ce moment particulier de l’histoire contemporaine, les années 1968-1974, où l’art et le politique, la création et les luttes sociales et politiques furent intimement mêlés.
C’est un long cortège qui est ici dévoilé , qui commence dans les grandes manifestations contre la guerre du Vietnam, s’attarde dans l’Atelier populaire des Beaux-Arts en mai et juin 1968 pour, dans les années suivantes, parcourir les boulevards parisiens, occuper les usines, les mines, les universités, les prisons et tant d’autres lieux dans toute la France.

La mémoire collective des événements de mai 68 est largement liée aux affiches produites par l’Atelier Populaire, émanation de l’occupation de l’École des Beaux-arts de Paris à partir du 14 mai par ses étudiants et ses enseignants, bientôt rejoints par de nombreux artistes. Ces affiches témoignent bien sûr de la mobilisation en France et à travers le monde de toute une génération dans cette révolte politique du tournant des années 1960-1974. Elles ne sont en même temps que la partie la plus connue d’un foisonnement de la création.

L’exposition présente des affiches, des peintures, des sculptures, des installations, des films, des photographies, des tracts, des revues et des publications, dont quelque 150 livres, brochures et magazines en consultation libre, choisis à la fois pour leur signification historique et pour leur qualité visuelle.

Avec des œuvres de Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo, Pierre Buraglio, Coopérative des Malassis, Noël Dolla, Gérard Fromanger, Monique Frydman, Michel Journiac, Julio Le Parc, Annette Messager, Olivier Mosset, Jean-Pierre Pincemin, Bernard Rancillac, Martial Raysse, Claude Rutault, Carole Roussopoulos,
Nil Yalter...
Palais des Beaux Arts de Paris
13 quai Malaquais, Paris 6e
21 février - 20 mai 2018

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Icônes de Mai 68



Les images ont une histoire

Comment s’est construite notre mémoire visuelle collective des événements de Mai 68 ? Selon quels processus certaines photographies, présentées comme documentaires, ont-elles atteint un statut d’icônes ? S’appuyant sur près de deux cents pièces - photographies, planchescontact, affiches, magazines, documents audiovisuels, l’exposition présentée par la BnF fait notamment l’histoire de certaines de ces images désormais célèbres. Elle suit leur trajectoire médiatique pour mettre en évidence les conditions de leur émergence culturelle dans la mémoire collective.

La barricade, le duel CRS/étudiants, le pavé lancé, le poing levé... depuis 50 ans, la représentation des événements de Mai 68 est associée à des motifs récurrents et une tonalité principale en noir et blanc.

L’exposition interroge également la pratique de la couleur : comment et pourquoi la mémoire visuelle de Mai 68 se conjugue-t-elle en noir et blanc alors que les événements ont été couverts et diffusés en couleurs par la presse de l’époque ? Des clichés couleurs ont été pris par de nombreux photographes : Janine Niépce, Georges Melet, Bruno Barbey, Claude Dityvon...

BNF, galerie
1 Quai François-Mauriac, Paris XIIIe
17 avril - 26 août 2018

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Figuration narrative 1960-1972



Un mouvement, une période

Dans les années 60, une nouvelle figuration émerge dans un climat international tendu. La Guerre d’Algérie, les événements de la guerre froide (crise des fusées à Cuba), la Guerre du Vietnam donnent lieu à des images chocs dans la presse. L’image publicitaire d’une société de consommation ne cesse de se multiplier. Et face à la frénésie et l’effervescence de l’activité artistique autour de l’image (cinéma, art vidéo, bande dessinée, Pop Art et Nouveau Réalisme), des artistes peintres choisissent aussi de » dire en peinture ».
Emergence : l’exposition « Mythologies quotidiennes »
Bien que la Figuration narrative ne se soit jamais proclamée comme un mouvement — contrairement au Nouveau Réalisme—, le moment-clé de son émergence est l’exposition « Mythologies quotidiennes » (titre emprunté à l’ouvrage de Roland Barthes). Présentée en juillet 1964 au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, cette manifestation est organisée par le critique d’art Gérald Gassiot-Talabot et les peintres Bernard Rancillac et Hervé Télémaque en réaction au triomphe du Pop Art et de l’art américain qui envahissent la scène nationale et internationale artistique
34 artistes participent à ce mouvement dont Arroyo, Berthelot, Bertini, Fahlström, Klasen, Monory, Rancillac, Recalcati, Saul, Télémaque, 34 artistes venant d’horizons esthétiques et géographiques différents.
Si, comme leurs homologues américains, ils placent la société contemporaine et ses images au cœur de leur œuvre (publicité, bande dessinée, image cinématographique…), ils en diffèrent par le refus d’un certain « art pour l’art ».
Indifférents à l’Abstraction lyrique et gestuelle américaine, hostiles à l’Abstraction de l’École de Paris, ils se refusent à la froideur du Pop, comme l’énonce Gérald Gassiot-Talabot, « à la dérision statique du pop américain, ils opposent "tous" la précieuse mouvance de la vie ».

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L’exposition est, par beaucoup, mal accueillie. Pierre Restany, le fondateur du Nouveau Réalisme, contre attaque : « […] En plein scandale de Venise s’ouvre au Musée municipal d’art moderne, sous le titre de « Mythologies quotidiennes », une exposition de pop-art à la française : de l’américanisme hâtif, mal digéré par de faux blousons noirs ».

Quelques mois plus tard, en janvier 1965, un nouveau pas est franchi qui va marquer l’histoire de la Figuration narrative.
Emile Aillaud, Eduardo Arroyo, Henri Cueco, Antonio Recalcati et Gérard Tisserand, qui se sont fixé pour objectif de faire de l’art un outil de transformation sociale, investissent et redonnent au » Salon de la Jeune Peinture » une orientation militante. Chacun des membres du Jury dont les cinq peintres contestataires se sont astreints à peindre une toile de 2 mètres par 2 de couleur verte, par dérision vis-à-vis du paysagisme, domaine de prédilection des artistes exposant traditionnellement dans ce lieu.
Dès lors, les expositions se succèdent. Les manifestations de groupes sous le drapeau « Figuration narrative » vont en particulier malmener le monde de l’art, ses icônes telles que Duchamp ou Miró plus tard, et ses institutions.

Peu à peu, les caractéristiques de cette nouvelle figuration s’affirment. En 1967, avec l’exposition Bande dessinée et Figuration narrative, présentée au Musée des Arts décoratifs, Gérald Gassiot-Talabot définit ce qu’il entend par cette figuration :
« Est narrative toute œuvre plastique qui se réfère à une représentation figurée dans la durée, par son écriture et sa composition, sans qu’il y ait toujours à proprement parler de ‘‘récit" ». La figuration intègre une dimension temporelle dans l’image fixe, volonté de produire un impact visuel ou manifestation d’une certaine urgence de l’expression (Hervé Télémaque).

Avec la fin des années 60, les plus militants de ces peintres s’engagent dans la politique, et particulièrement dans les événements de Mai 68 en collaborant à l’atelier populaire organisé par les étudiants de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. « L’histoire de l’art rencontrait l’Histoire », comme a pu le dire récemment Gérard Fromanger à l’occasion de l’anniversaire de cette période où se libéraient toutes les énergies.

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Les registres de l’image dans la figuration narrative


La Figuration narrative aborde les multiples registres de l’image :

- ses différents procédés techniques de fabrication : photographique, cinématographique, publicitaire, bande dessinée, dessin animé, illustration (outre l’image peinte qui est la finalité du dessein de l’artiste),
- ses sens métaphoriques : icône, symbole, figure emblématique ou d’identification,
- ses diverses formes de représentation : réaliste, fantastique, imaginaire…
- ses détournements possibles : de la citation à la parodie.

Outre ces registres foisonnants de l’image, elle intègre dans l’image fixe des formes inédites de récit inspirées par le cinéma, la bande dessinée, la photographie : l’image devient superposition de plans, combinaison de cadrages, espaces simultanés…
Elle inclut dans son espace celui qui la regarde. Comme l’écrit Gérald Gassiot-Talabot, elle est « un mode d’expression, impliquant à la fois une référence à la dimension temporelle dans l’élaboration de la toile et une évolution du processus de lecture de cette même toile par celui qui la regarde ».
En effet, l’image de la Figuration narrative s’ouvre à l’interprétation du spectateur, même si parfois elle le ramène volontairement sur la problématique de l’image « orpheline » (comme Gérard Fromanger). Instaurant un dialogue avec celui qui la regarde, elle peut être :

- objet-miroir intégrant l’image du spectateur dans la scène (Jacques Monory)
- « zone » dans laquelle le spectateur est inclus (Gilles Aillaud)
- sans dessous dessus (Bernard Rancillac)
- ouverte à la pluralité des interprétations par un récit non discursif (Hervé Télémaque) ou par l’utilisation de figures métaphoriques (Eduardo Arroyo)
- participation à la construction d’un récit (Öyvind Fahlström)
- image de la mémoire collective (Erró, Valerio Adami, Equipo Crónica).

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Quelques artistes…

Gérard Fromanger

Gérard Fromanger est né le 6 septembre 1939 à Jouars-Pontchartrain (Yvelines). Très jeune, dès les années 1960, Gérard Fromanger s’impose comme une des personnalités de la scène artistique à Paris en participant à l’aventure de la Figuration Narrative et à l’invention d’une « Nouvelle Peinture d’Histoire ».
Dès 1965, Gérard Fromanger a participé aux activités du Salon de la Jeune Peinture. Il est l’un des fondateurs de l’Atelier populaire organisé aux Beaux-arts de Paris en mai 68, tourne des films-tracts avec Jean-Luc Godard, s’ouvre à l’aventure de l’art dans la cité. L’artiste travaille toujours par série, parce que, dit-il, il n’y a pas assez d’un tableau pour tout dire.
Après avoir séjourné et travaillé en Normandie et en Camargue, en Chine et en Belgique, à Paris, Londres, Berlin, Tokyo, Abidjan et New York, il vit et travaille à Paris et à Sienne (Italie).
1968, Série Le rouge : Drapeaux 1971, Le rouge, série Boulevard des Italiens 1971, Le voyou 1972, Peintre et son modèle 1974, Rue de la mer 1975, Au printemps 1990, Le Dipri de Gaumont 2002, Le linceul na pas de poches 2003, Corps à corps bleu, série Sens dessus-dessous 2007, Bastille Dérives 2008, Bastilles Dérives

Jacques Monory

Jacques Monory, né le 25 juin 1934 à Paris, vit et travaille à Cachan (Val-de-Marne).
Après une formation de peintre-décorateur à l’école des Arts appliqués de Paris, Jacques Monory travaille dix ans chez l’éditeur d’art Robert Delpire, où il se trouve en contact avec l’univers de la photo.
Profondément préoccupé par la violence de la réalité quotidienne, les tableaux de Monory suggèrent des atmosphères lourdes et menaçantes. Les thèmes sont développés à travers des séries et les images qu’il utilise sont directement issues de la société contemporaine. Des emprunts photographiques et cinématographiques, le recours à la monochromie, la froideur de la touche et de la composition caractérisent un style singulier et engagé dans la représentation.

Hervé Télémaque

Né le 5 novembre 1937 à Port-au-Prince (Haïti), Hervé Télémaque vit et travaille à Villejuif (Val-de-Marne) depuis 1961 et a obtenu la Nationalité française en 1985. Hervé Télémaque découvre l’art américain à New York à la fin des années cinquante. Quittant New York à cause du racisme ambiant, il arrive à Paris en 1961. « Après coup, je me rends compte que les Américains ne s’intéressent pas du tout à ce qui nous préoccupe ici, c’est-à-dire la politique. […] guerre d’Algérie, Vietnam, Jean-Paul Sartre, les positions intransigeantes des surréalistes sur la révolution, voilà la différence – d’importance – entre Paris et New York. »

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Annette Messager

Annette Messager a étudié aux Arts décoratifs de Paris, c’est une Artiste-collectionneuse et bricoleuse.
Après avoir interrompu ses études à la veille de mai 1968 elle réunit ses premières « Collections », albums de photographies et de sentences extraites de la presse qu’elle annote et modifie.
Se développant dans le contexte parisien des années 1970, l’œuvre d’Annette Messager, proche de celles d’artistes comme Boltanski, Le Gac, Sarkis, ou Paul-Armand Gette, relève de ces démarches singulières qualifiées de « mythologies individuelles ». Hostiles à tout académisme, comme aussi à une politisation extrême qui avait suivi mai 68. Annette Messager, qui revendique la dimension féminine de son art, intègre l’univers domestique dans lequel le regard masculin a cantonné la femme. Puisant son inspiration dans les mots, des écritures, les images, l’artiste compose ses albums à partir d’une accumulation de textes, de photographies, d’articles divers et de notes. Les albums-collections sont tantôt encollés avec soin dans des cahiers, tantôt rassemblés en vrac dans des portefeuilles et s’organisent selon des thèmes divers et s’apparente, selon les cas, plutôt au registre du journal intime, de l’album de photographies ou du livre de recettes. "Les hommes que j’aime, Ma collection de proverbe, Ma vie illustrée ou Mon livre de cuisine" en sont quelques exemples. Annette Messager assemble des éléments banals et quotidiens pour créer une œuvre subtilement poétique et féministe.

Carole Roussopoulos

Carole Roussopoulos (1945-2009) s’installe à Paris en 1967. Alors qu’elle vient d’être licenciée par le journal Vogue, elle achète l’une des premières caméras vidéo portables vendues en France, le fameux « Portapack » de Sony. Elle fonde le premier collectif de vidéo militante, baptisé « Vidéo Out » : « La vidéo portable permettait de donner la parole aux gens directement concernés, qui n’étaient donc pas obligés de passer à la moulinette des journalistes et des médias, et qui pouvaient faire leur propre information. »

Le militantisme vidéo de Carole Roussopoulos s’inscrit dans le courant de contestation culturelle issu de mai 68. Tout au long de la décennie 70, elle accompagne les grandes luttes qui lui sont contemporaines, livre une critique des médias, documente les contre-attaques et les prises de conscience. Caméra au poing, Carole Roussopoulos soutient les luttes (ouvrières, exclus...) et surtout féministes. les femmes s’approprient la caméra partout dans le monde, ce qui permet une agitation directe sur le terrain.
Entre 1973 et 1976, Carole Roussopoulos enseigne la vidéo à la toute nouvelle Université de Vincennes. En 1982, elle fonde, avec l’actrice Delphine Seyrig et Ioana Wieder, le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, premier centre de production et d’archivage de documents audiovisuels consacrés aux femmes.

Entre 1986 et 1994 à Paris, Carole Roussopoulos dirige et anime le cinéma d’art et d’essai « L’Entrepôt ». En 1995, elle revient vivre en Suisse, à Sion, et continue d’y travailler comme réalisatrice. « Le moteur de ma révolte[...] pour dénoncer les injustices, c’est tout simplement mon intolérance pour le manque de respect à l’égard des autres ».

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Filmographie


Figuration narrative :
le témoignage personnel des artistes. 1,2

réal. Claude Guibert
Encyclopédie audiovisuelle de l’art contemporain
dvd
ART 709.040 7 ENC F1
ART 709.040 7 ENC F2 disponible ?

Ce DVD vous propose le témoignage personnel et direct des peintres de la Figuration Narrative. De nombreux documents (tableaux, ateliers, expositions) ainsi que des notices biographiques enrichissent ces témoignages.

Quand l’art prend le pouvoir : figuration narrative 1960-1977
Réal. François Lévy-Kuentz
dvd
ART 709.040 7 LEV disponible ?

Un documentaire en 2 parties qui alterne images d’archives, peintures, interviews de ceux-là mêmes qui "firent" la Figuration Narrative. Avec une incroyable vivacité, ces neuf artistes retracent la genèse du mouvement et nous font revivre les moments les plus forts de ces années très politiques où l’art communique avec l’histoire.

J’ai vécu une autre vie :
un portrait de Jacques Monory

réal. Katharina Teutsch
dvd
ART 709.040 7 MON disponible ?

Jacques Monory participe depuis les années 60 au mouvement de la Figuration Narrative. Quel est l’homme qui se cache derrière une peinture glacée et mystérieuse mettant en scène mythes collectifs et imagerie empruntée au film noir. Découvrez la nécessaire corrélation entre l’art et la vie à travers le portrait d’un peintre fascinant qui a mis si souvent sa mort en scène qu’il en a sauvé sa vie.

En suivant la piste Fromanger
Réal. Serge July et Daniel Ablin
dvd
ART 759.067 FRO disponible ?

Ce documentaire est un voyage dans l’art moderne et contemporain. Fromanger fait le guide entre les deux grandes familles du XXème siècle : la famille Picasso et la famille Duchamp. La première déconstruit le regard tandis que la seconde a voulu rompre avec l’art visuel et a donné naissance à l’art conceptuel, au pop art, au land art... Ces deux familles s’opposent radicalement. Fromanger se revendique des deux : à la fois figurative et conceptuelle, son oeuvre multiplie les chemins de traverses entre ces pôles. Tourné au milieu des foules parisiennes et siennoises, le film fait dialoguer le peintre avec plusieurs personnalités du monde de l’art. Ce documentaire livre aussi le témoignage captivant d’une génération d’artistes et de penseurs.

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Bibliographie


La Nouvelle figuration :
une histoire de 1953 à nos jours :
figuration narrative, jeune peinture, figuration critique

Jean-Luc Chalumeau
Cercle d’art
ART 759.67 CHA disponible ?

Ouvrage soucieux de rendre justice à une génération d’artistes travaillant en France depuis le milieu du XXe siècle, dont l’une des composantes essentielles est la Figuration narrative théorisée au milieu des années 60 par Gérald Gassiot-Talabot. Depuis les expositions historiques organisées par ce dernier, ou les grandes heures du Salon de la Jeune Peinture autour de 1968, jusqu’à l’épanouissement actuel d’artistes dont plusieurs ont acquis une réputation internationale, cette histoire enchaîne les faits tout en présentant des interprétations précises des contenus d’un courant pictural particulièrement riche et original.

La Figuration narrative
Jean-Luc Chalumeau
Cercle d’art (Découvrons l’art du XXe siècle)
ART 759.67 CHA disponible ?

Au milieu des années 1960, la figuration narrative apparut comme une réponse européenne à l’emprise du minimalisme et du pop art sur la scène artistique internationale. Elle fut et demeure une des modalités essentielles de l’art engagé des temps modernes. Comme le démontre l’auteur, la figuration narrative et la peinture politique seraient synonymes.

Figuration narrative :
Paris, 1960-1972 :
exposition, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 16 avril-13 juillet 2008

Réunions des musées nationaux
ART 759.67 FIG disponible ?

Figuration narrative :
1960-2000

Jean-Louis Pradel
Hazan
ART 759.067 PRA disponible ?

Art contemporain, la ″figuration narrative″ renoue avec la temporalité, l’histoire et les histoires, conjugue la peinture au présent. Il s’agit de réintroduire la narration dans la peinture pour en finir avec l’art pour l’art. Il s’agit d’un réalisme de seconde main qui travaille l’image déjà faite et revendique le droit d’interroger la société de consommation.
Cet ouvrage a été réalisé à l’occasion des expositions ″La figuration narrative″ : à la villa Tamaris (la Seyne-sur-mer, France) du 24 juin au 3 sept. 2000

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Fromanger :
Exposition rétrospective itinérante

Somogy
ART 759.067 FRO disponible ?

Cette monographie retrace sous un angle historique les étapes du parcours de cet artiste français.

Gérard Fromanger
Michel Gauthier
Centre Pompidou
ART 759.067 FRO disponible ?
Son nom évoque des silhouettes, d’abord rouges puis multicolores, traversant un décor urbain. Par-delà ces associations, l’œuvre de Fromanger a su être le témoin des mutations profondes de la société (marchandisation du monde, substitution des signes au réel), tout en donnant naissance à une peinture pleinement consciente d’elle-même.

Peter Klasen
Bernard Vasseur
Cercle d’art (Découvrons l’art du XXe siècle)
ART 709.040 7 KLA disponible ?

Peter Klasen, peintre français d’origine allemande né à Lübeck en 1935, s’installe à Paris en 1959. Il s’engage dans la voie de la figuration narrative et invente un langage qui lui est propre, couleurs vives, usage de l’aérographe donnant une précision photographique. Il est hanté par le développement du gigantisme technicien et par l’éclatement urbain.

Hervé Télémaque
Anne Tronche
Flammarion (La création contemporaine)
ART 709.040 7 TEL disponible ?

L’un des peintres majeurs de la figuration narrative. Ses débuts sont marqués par le surréalisme puis le pop art naissant, mais son travail actuel est moins bien connu. L’analyse des peintures est ponctuée par le récit des moments clés de sa vie, de ses rencontres, des lieux où il a vécu.

Hervé Télémaque :
Exposition, Paris, Centre national d’art et de culture Georges Pompidou,

du 25 février au 18 mai 2015
Somogy
ART 709.040 7 TEL disponible ?

70 peintures, collages, dessins et objets provenant surtout de collections publiques françaises, offrent une rétrospective de l’oeuvre de l’artiste français, de 1959 à 2014.

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Peter Stämpfli
Bernard Vasseur
Cercle d’art (Découvrons l’art du XXe siècle)
ART 709.040 7 STA disponible ?

Peter Stämpfli est né en Suisse en 1937. Proche du pop art et compagnon de route, en France, des artistes de la Figuration narrative créée en 1964, il a réalisé le prototype d’une sculpture de 30 mètres de long, empreinte de pneu enfoncée dans le sol. Cette publication présente son oeuvre.

Monory
Bernard Vasseur
Cercle d’art
ART 759.067 MON disponible ?

Les toiles monochromes de Monory évoquent de manière obsessionnelle le fait divers, la folie du monde. L’utilisation de la photographie, la référence au cinéma et les formats sont autant d’autres caractéristiques de sa peinture.

Jacques Monory
Pascale Le Thorel
Paris-Musée
ART 759.067 MON disponible ?
A partir d’entretiens avec Jacques Monory, le parcours de l’artiste est retracé, et replacé dans le contexte artistique français depuis les années 1960.

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