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Le Canada : pop rock, électro
Dossier musical, décembre 2007


Placé dans la lumière par Arcade Fire, le Canada est devenu
une nouvelle terre d’exil et l’un des plus étonnants laboratoires
rock du monde, une scène active, réactive, idéale, l’esprit
entre deux mondes, le cœur entre deux langues.






Arcade Fire
2 ARC 20

  • Funeral [Rough Trade] 2005
  • Neon bible [Merge Records] 2007

Formé autour du couple Win Butler et Régine Chassagne, deux Américains installés à Montréal, Arcade Fire fait exploser les limites du genre en portant immédiatement chacune de ses chansons vers des hauteurs que seul Radiohead a su atteindre ces dernières années. Butler et Chassagne sont ainsi capables de les chanter à fleur de peau, à la manière du David Bowie de la grande époque, sous un orage musical qui reste sans cesse mélodique. S’ils maîtrisent tous deux de nombreux instruments, ils savent surtout pousser leurs guitares jusqu’à des sommets rarement atteints. L’euphorie qui saisit l’auditeur à l’écoute des chansons doit beaucoup aussi aux autres musiciens du groupe, dont le propre frère de Win, impérial à la batterie, et Sarah Neufeld, qui peut, par des boucles avec son violon, recréer à elle seule le son d’un orchestre à cordes complet.

Do Make Say Think
2 DOM

  • Do make say think [Constellation] 1999
  • Goodbye enemy airship [Constellation] 2000
  • Song of the silent land [Constellation] 2004
  • You, you’re a history in rust [Constellation] 2007

Originaire de Toronto et signé sur le label militant Constellation, Do Make Say Think compose des morceaux instrumentaux situés au croisement du rock ambiant, du jazz et de l’électronica.

A Silver Mount Zion
2 ASI

  • This is our punk-rock [Constelletion] 2004
  • Horses in the sky [Constellation] 2005

A Silver Mount Zion est à l’origine composé de trois membres de Godspeed You Black Emperor ! (Efrim, Sophie et Thierry). Accompagnés par trois autres musiciens, ils pratiquent une musique aussi belle et désespérée que Godspeed mais dans une vision beaucoup plus calme et posée, reposant sur un équilibre entre lignes de guitares ou de piano dépouillées et envolées de cordes.

Godspeed You Black Emperor !
2 GOD

  • Slow riot for new zero Kanada [Constellation] 1994
  • F # a # 00 [Constellation] 1997
  • Yanqui U X O [Constellation] 2003

Collectif originaire de Montréal, Godspeed You Black Emperor ! pratique un rock déstructuré, où se mêlent guitares dissonantes, violon, violoncelle et une double section rythmique. Le groupe pratique ce métissage sur de longues plages musicales qui alternent passages atmosphériques et envolées épiques. Profondément anticapitaliste, GY !BE est signé sur le label Constellation qui partage les mêmes valeurs que le groupe, et accueille de nombreux autres artistes de la même trempe.

Metric

2 MET 20

  • Old world undergroung, where are you now [Naïve] 2005

Emily Haines n’est pas le genre de fille à se contenter d’une vie sous étiquette, étouffée par les clichés et le mimétisme réducteur. Fille du poète Paul Haines, elle est né en Inde, et n’a cessé depuis de voyager aux quatre coins du globe, forgeant à la fois sa réflexion comme sa vision politique et esthétique du monde qui l’entoure, tout en développant ses talents en matière de composition musicale. James Shaw, guitariste de son état, a lui aussi la bougeotte aux pieds et la musique au cœur, ce qui explique qu’un jour, ces deux globe-trotters se soient enfin trouvés. La rencontre de ces deux musiciens baroudeurs remonte à l’époque où Emily Haines officiait au sein du Broken Social Scene, leader de la scène rock de Toronto. Les deux complices décident alors en 1998 de partir à Montréal, puis à Brooklyn où ils partagent le loyer avec les Liars et les Yeah Yeah Yeah, et au même moment, montent leur propre groupe qu’ils appellent Metric. Emily et James partent ensuite à Londres enregistrer un premier opus sous influences électro pop, Grow Up And Blow Away qui ne sortira jamais dans les bacs.

Broken Social Scene

2 BRO

  • You forgot it in people [Arts & Crafts] 2002
  • Broken social scene [Arts & Crafts] 2006

Broken Social Scene est à ranger dans la case "collectif canadien post rock" au line-up assez complexe, puisqu’on y retrouve des membres de Do Make Say Think, Stars, Metric, ainsi que la chanteuse Feist qui officie aujourd’hui brillament en solo. A l’instar de ses compatriotes, Broken Social Scene s’est surtout construit une réputation sur scène.

Malajube
2 MAL 20

  • Trompe l’œil [City Slang] 2007

Rien de nouveau sous le soleil. Seulement la fantaisie et l’inventivité sont telles que Malajube parvient à nous faire croire que sa musique est neuve. Malajube est un groupe canadien, qui chante en français. C’est la première originalité de cet album, cette langue maîtrisée et farfelue, traversée d’audaces et de poésie, porteuse d’une joie communicative. C’est aussi le premier coup de force de Malajube : prouver magistralement que le rock s’accommode parfaitement de la langue française.

Pink Mountaintops
2 MAL 20

  • Axis of evol [Jagjaguwar] 2006

Le Velvet Underground est sans doute l’un des groupes ayant eu une influence primordiale sur un nombre impressionnant de groupes... C’est donc le cas des canadiens de The Pink Mountaintops. Mené par Stephen McBean (également aperçu au sein de Jerk With a Bomb ou Black Mountain), The Pink Mountaintops déverse un rock rageur lorgnant même parfois vers le psyché.

Molasses
2 MOL

  • Trouble at jinx hotel [Alien 8] 2004

Le post-rock canadien est depuis quelques années une scène les plus prolifiques. Et depuis 2000, Molasses fait partie de cette scène, en intégrant une touche de folk à son post-rock.


Julie Doiron
2 DOI 30

  • Broken girl [Jagjaguwar] 1996
  • Désormais [Jagjaguwar] 2001
  • Goognight nobody [Jagjaguwar] 2004
  • Julie Doiron and The Wooden Stars [Jagjaguwar]

Ancienne bassiste de Eric’s Trip, Julie Doiron se lance dans une carrière solo dès 1996. S’orientant vers une tendance définitivement lo-fi et folk, Julie Doiron évolue dans un univers proche de Herman Düne ou Black Heart Procession.

The Dears
2 DEA 20

  • Gang of losers [Bella Union] 2006

Formé en 1995, The Dears s’adonne à proposer une pop, qui si elle ne se caractérise pas forcément par une créativité des plus novatrices, brille néanmoins par sa fraîcheur et une inspiration à chercher du côté de Serge Gainsbourg (selon leurs propres dires) et des Smiths.

Frog Eyes
2 FRO 20

  • Tears of valedictorian [Absolutely Kosher] 2007

Les canadiens de Frog Eyes crient, manifestent, vocifèrent, envoûtent. Leur univers est magique, teinté d’un surréalisme désenchanté, à la fois monstrueux et beau. On pense bien sûr à Arcade Fire, pour l’énergie et la force d’interprétation, avec un côté déjanté en sus. Frog Eyes ne fait pas dans la demi-mesure mais plutôt dans la démesure, dans la course en avant, déclarant l’état d’urgence autour de compositions incandescentes.

Pour le chanteur, qui est aussi celui de Wolf Parade, l’inertie n’existe pas. Leur musique est une source intarissable de collisions sonores et mélodiques qui nous balaient sans merci entre chaos et harmonie.

Destroyer
2 DES 20

  • Your blues [Talitres] 2004
  • Streethawk : A seduction [Misra] 2005

Que cela soit au titre de ses contributions avec les acclamés New Pornographers ou de son projet plus personnel Destroyer, dans lequel il laisse libre cours à des passions plus intimes à travers une pop littéraire et lyrique, le Canadien Daniel Bejar est considéré comme l’un des compositeurs les plus raffinés et les plus inventifs de notre époque.

Hot Hot Heat
2 HOT 20

  • Make up the breakdown [WEA] 2003

Trente minutes de pure délire, c’est ce que nous propose les généreux Hot Hot Heat, nouveau combo sorti de Victoria, petite ville du Canada. Si vous êtes en quête du croisement glorieux entre XTC et les défunts Make up, ne cherchez plus, ce quatuor est fait pour vous.

Kiss Me Deadly
2 KIS

  • Misty medley [Alien 8] 2005

Imaginez un instant la réunion improbable de New Order et de Godspeed You Black Emperor ! au sein d’un même groupe où la noirceur des ambiances le disputerait à l’énergie des mélodies. Je vous présente Kiss Me Deadly, quintet montréalais - pour changer - qui fit d’abord dans le post-rock sombre avant de lâcher la bride avec ce deuxième disque plus accessible et hautement toxique.

Patrick Watson
2 WAT 20

  • Close to paradise [Secret City] 2007

Il faut probablement être un peu fou pour vouloir faire rentrer un train dans une bouteille (cf. la pochette de l’album). Il faut probablement l’être aussi pour faire tenir dans un album les Pink Floyd, Jeff Buckley, Paul McCartney et Eric Satie. On imagine que ces derniers auraient des choses à se dire, mais combien cela serait une insulte à leur immense talent que de les calfeutrer, une fois encore, dans un espace référentiel aussi restreint - quand bien même cette humble demeure leur offrirait une vue imprenable sur la mer. Mais, voilà, Watson réussit l’impossible. Celui-là se permet des impertinences que sa seule imagination débridée lui autorise.
Sa musique, parée des qualités de ses maîtres à composer, est admirable de délicatesse et d’inventivité. On en finit presque par oublier tous ces noms prestigieux qui peuplent cette bouteille pour ne plus entendre que les merveilles musicales, inféodées à la seule singularité, qui s’en échappent. Et cette voix, que les sirènes, jalouses, dit-on, chercheraient à masquer en versant des flots de larmes. Leur défaite est sa victoire. Notre victoire aussi. Peu de fois nous aurons entendu cette année pareil chant, voguant entre les écueils de l’emphase et du mimétisme (Buckley), sans perdre le cap de la justesse de ton, à nous laisser choir d’émotion.

Miracle Fortress
2 MIR 20

  • Five roses [Secret City] 2007

L’homme qui se cache derrière Miracle Fortress, Graham Van Pelt fait également partie du groupe Think About Life. Ici, Graham Van Pelt se concentre sur la pop raffinée des Beach Boys et de Neutral Milk Hotel et montre qu’il a bien assimilé les harmonies et les finesses de ce style musical.

Pour apporter sa pierre à l’édifice, notre multi-instrumentiste basé à Montréal (est-ce un signe de qualité ?), procède à un relifting du genre en complétant les mélodies aériennes et le paysage sonore par de fines couches instrumentales. Il agrémente ainsi par juxtaposition de guitares cristallines ou à l’aide de nappes de guitare, les compositions pop pur jus ’Beach Boys’.

The Besnard Lakes
2 BES

  • Are the dark horse [Jagjaguwar] 2007

The Besnard Lakes est plus un collectif qu’un groupe. Fondé autour de Jace Lasek et Olga Goreas, il rassemble une bonne douzaine d’artistes dont certains ont participé aux disques d’autres artsites nord-américains. Dans leur dernier album Are the Dark Horse (2007), la configuration change d’un morceau à l’autre allant du duo au super groupe de 14 musiciens.

The Hidden Cameras

2 HID 20

  • The smell of our own [Pias] 2003
  • Mississauga goddan’ [Domino] 2004

Avec quatre albums, la tribu des Hidden Cameras creuse un sillon euphorisant, et trimballe une pop enjouée proche des mélodies de Belle and Sebastian. Armée de ritournelles, la troupe sarcastique entend tordre le coup aux chimères sur un univers gay prétendument glamour et culturiste. Dans les salles de Toronto, le groupe parle cru et orchestre des bacchanales urbaines, solaires et habitées. Les Polyphonic Spree ont trouvé leurs petits frères !

Great Lake Swimmers

2 GRE 30

  • Great like swimmers [Fargo] 2003
  • Bodies and minds [Fargo] 2005

Entre sonorités Folk et Country, les albums de la formation contiennent des petites chansons calmes qu’on imagine parfaitement écoutées autour d’un feu, au milieu d’un champ ou en pleine montagne. Majoritairement élaborées avec une voix, des choeurs et une guitare acoustique (parfois seulement accompagnées d’un piano ou d’un accordéon),les compositions intimistes de la formation de Toronto rappellent Billy Odham, Neil Young et Nick Drake.

Shalabi Effect
2 SHA

  • Pink abyss [Alien 8] 2004

Voilà un album un peu fourre-tout. Troisième opus de Shalabi Effect, groupe canadien dont Sam Shalabi (oud, electro et jouet) est l’une des têtes pensantes plus qu’un réel leader. Sons et compositions résultent alors de la communion d’esprits de l’ensemble de ses membres. Entre recherche sonore, improvisation atonale et avant-gardisme, Shalabi Effect fait de la première-prise une règle d’enregistrement, croyant à la spontanéité de la chose. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on n’entend jamais en concert les chansons d’un album de ce groupe atypique. On peut seulement reconnaître, ici ou là, des parties comme autant d’indices, de clins d’œil dans de grandes circonvolutions sonores.

Hanged Up
2 HAN

  • Kicker in tow [Constellation] 2002

    Hanged Up est un duo violon-batterie issu de la communauté de musiciens de Montréal gravitant autour de GY !BE. Les deux musiciens, qui jouent notamment dans Sackville, pratiquent eux aussi une musique sans concession, où une rythmique complexe complète des lignes de violon propres à cette scène canadienne.

Sunset Rubdown
2 SUN 20

  • Shut up [Rough trade] 2005
  • Random spirit lover [Jagjaguwar] 2007

Initié par le chanteur/claviériste canadien Spencer Krug, à l’origine notamment de Frog Eyes et Wolf Parade, l’album Shut Up I’m Dreaming étonne d’entrée de jeu. C’est un univers onirique et plutôt complexe qui est présenté ici par la formation montréalaise, évoluant d’ambiances enfantines à des morceaux plus surréalistes dans des arrangements souvent étonnants, mettant parfois la voix de Krug au second plan. L’influence de Bowie peut par moment apparaître au fil des titres, tant pour le timbre de voix particulier du chanteur que pour un sens mélodique et une recherche particulière dans les arrangements. On pourrait aussi de manière hâtive évoquer leurs cousins canadiens d’Arcade Fire ou encore de Broken Social Scene, que ce soit pour la conviction et la dureté que Sunset Rubdown place dans son jeu exalté, que pour la diversité des influences.

Islands
2 ISL 20

  • Return to the sea [Rough Trade] 2006

Rejoints par cinq autres membres, les deux anciens Unicorns se sont donc attelés à la tâche afin de donner naissance à ce Return to the Sea. Pour que la fête soit totale, Win Butler et Regine Chassagne, les têtes pensantes d’Arcade Fire, ont participé à cet album, de même que des membres de Wolf Parade et The Bell Orchestre. Le monde indie-pop étant petit, la production est signée Richard Reed Perry, le rouquin survitaminé de The Arcade Fire. Décidément, tout ça est une histoire de famille.

Swan Lake

2 SWA

  • Beast moans [Jagjaguwar] 2006

Difficile de parler de Swan Lake sans aborder le curriculum vitae de ses membres. Déjà très actifs sur la scène indé avec leurs groupes respectifs, Spencer Krug (Wolf Parade, Sunset Rubdown), Carey Mercer (Frog Eyes) et Daniel Bejar (Destroyer, New Pornographers) se sont donc associés au sein du super projet Canadien Swan Lake. Difficile à appréhender, Beast Moans n’en possède pas moins une beauté hors norme. Chaotique, psychédélique et intriguant, le disque laisse l’impression à la première écoute d’ébauches de vieilles chansons retravaillées, un sentiment de déjà entendu au travers des mélodies. Puis le charme s’imprègne lentement dans chaque particule de notre peau et l’on finit par être fasciné par ce puzzle anti-cartésien : rock psychédélique, pop expérimentale, folk iconoclaste version Animal Collective, Hunky Dory passée à la moulinette Loveless... Cette dimension sonique se révèle incroyablement foisonnante.

Tokyo Police Club
2 TOK 20

  • A lesson in crime [Cooperative Music] 2007

La marque de fabrique de Tokyo Police Club est indéniablement cette basse omniprésente, virevoltante, ultra-dansante, qui porte les mélodies du groupe sur ses larges épaules. C’est notamment le cas sur Nature of the Experiment, titre très court (2 minutes) à l’image de ce mini-album (18 minutes). Le clavier de Graham Wright apporte une touche disco-punk qui donne une furieuse envie de danser sur la majorité des titres et notamment les excellents Citizens of Tomorrow et If it Works.
S’il a beau s’appeler Hook comme un célèbre bassiste de Manchester, c’est à la guitare que Joshua officie au sein du quatuor canadien et même s’il n’est pas évident de se faire une place entre cette basse vrombissante et ce synthé 80’s, il parvient toutefois à placer quelques coups de griffes bien placés (Cheer it On, Be Good).

Rufus Wainwright
2 WAI 20

  • Rufus Wainwright [BMG] 1998
  • Poses [SKG Music] 2001

Elevé dans une famille de musiciens, Rufus Wainwright a très vite développé des aptitudes musicales impressionnantes. D’abord au piano à l’âge de 6 ans, puis sur les tournées de ses parents dès 13 ans. Auteur, compositeur et interprète de talent, Rufus fait ses débuts sur la scène rock en 1998 avec un premier album éponyme. Il est immédiatement salué par le public, tout comme par la critique qui le considère alors comme la révélation de l’année.

Hawksley Workman
2 WOR 20

  • Treeful of starling [Isadora] 2006

    Fougueux, séducteur, charismatique, excentrique et glam jusqu’au bout de la mégalomanie, Hawksley Workman séduit depuis quelques années les foules comme la critique avec sa pop rock inspirée qui oscille brillamment entre l’introspection et l’exubérance, et qui mêle avec brio le romantisme à la Nick Cave, l’exubérance de Freddy Mercury, le charme de Marc Bolan et l’ego démesuré de Bowie période Ziggy Stardust.

Black Mountain
2 BLA

  • Black mountain [Jagjaguwar] 2005

Groupe originaire de Vancouver (New Pornographers, The Organ) Black Mountain est une formation qui puise son inspiration dans le psychédélisme en vogue dans les années 60-70. Pour mener à bien ce projet, Stephen McBean, incontestable leader, a délaissé quelques temps les Pink Moutaintops. Par contre, il est toujours accompagné de Joshua Wells et d’Amber Webber, dont la captivante voix fait penser à PJ Harvey.

Feist
2 FEI 20

  • Let it die [Polydor] 2004
  • The reminder [Polydor] 2007

Eclectique... Telle est la carrière de Feist. Ex-diva punk au sein du groupe Calgary, la canadienne a sévi du côté de Toronto avec By Divine Right avant de rejoindre Broken Social Scene.
Mais, c’est en solo que la voix caressante et inspirée de Feist a séduit la France et l’Europe avec l’album, Let It Die et son tube Mushaboom. Et son nouvel album, The Reminder (200 000 copies vendues dans le monde moins d’un mois après sa sortie) de la propulser définitivement sur la scène internationale.

Manitoba
294 MAN

  • Start breaking my heart [Leaf] 2001

En l’espace de deux albums, Start breaking my heart et Up in flames, Manitoba s’est imposé sur un scène psyché-electronico-pop (allant de Radiohead à Aphex Twin !), uniquement sur la bonne foi de sa musique kaléidoscopique, mutante, bigarée et pas exactement joyeuse. Le premier fut timidement remarqué, le second encensé par l’ensemble de la presse spécialisée, tout comme les maxis sortis entre-deux.

Caribou
294 CAR

  • The milk of human kindness [Leaf] 2005
  • Marino : Videos [Leaf] 2005 DVD

Nouveau nom donc (Caribou remplace Manitoba), nouvelle orientation pour Dan Snaith et son groupe qui, après la pop psychédélique a le mérite de ne pas s’endormir sur une recette établie et tente une nouvelle fois de nombreuses
expériences. En effet, les albums peuvent être présentés comme un laboratoire de recherche avant peut-être de réaliser dans le futur proche des travaux plus
homogènes et plus aboutis.

Junior Boys
294 JUN

  • Last exit [KIN] 2004

Inspirés par la pop des années 60, Jeremy Greenspan et Johnny Dark, les deux canadiens de Junior Boys, fabriquent une pop vintage, mâtinée de la techno des clubs new-yorkais. C’est Jeremy Greenspan qui accompagne de sa voix profonde cette pop tantôt naïve, tantôt mélancolique.

Gonzales
450 GON

  • Solo piano [No Format] 2004

Chilly Gonzales, alias Gonzales, est d’origine canadienne mais réside à Berlin en Allemagne. Créateur de musiques électroniques qui fusionnent des styles aussi variés que le hip hop, le jazz, la pop et la house, Gonzales s’est ouvert à la musique en lisant des comics américains. Son but était de devenir l’un des méchants de ces bandes dessinées. Il apprend le piano très tôt et s’interroge sur les moyens de contrôler les esprits. Son album Gonzales Uber Alles, sorti en 2000, a pour but d’assurer son contrôle sur le monde. A l’automne 2000, Gonzales, accompagné de Peaches, se produit sur la scène de la Cigale, lors du festival des Inrockuptibles, présentant son album The Entertainist. Au printemps 2002, il sort un nouvel opus intitulé Presidential Suite. Z lui succède en forme de best-of remanié, réarrangé par toute une bande allant de Feist à Princess Superstar. Showman underground surexcité, membre de la troupe des crapuleuses marionnettes rap Puppetmastaz, il signe Solo Piano en 2004, un album d’une nouvelle amplitude.

Bell Orchestre
450 BEL

  • A tape the colour of the light [Rough Trade] 2005

Emmené par Richard Reed Parry (The Arcade Fire), Bell Orchestre est à la fois side-project et groupe à part entière. Entre pop fragile et mélodies lumineuses, ou encore des envolées post-rock rappelant Godspeed, ce quintet révèle sa véritable identité en 2005 avec son premier jet, paru chez Rough

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