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Le IIIe Reich et la musique
Bibliographie et discographie, avril 2005

Winifried Wagner accueille Hitler au festival de BayreuthLe régime nazi, sous l’impulsion d’un dictateur convaincu qu’il fallait inscrire l’Allemagne nazie dans l’histoire plutôt que d’inventer un monde de toutes pièces, a orchestré les formes de l’art pour glorifier la pureté au détriment des arts qualifiés de « dégénérés » lorsqu’ils ne correspondaient pas aux critères officiels raciaux, moraux ou esthétiques.

Une exposition tristement célèbre eut lieu, en 1938, pour stigmatiser la musique dégénérée « Entartete Musik », c’est-à-dire celle de Schönberg, Hindemith, Weill, Krenek. La musique expressionniste ou atonale, le jazz noir y étaient violemment caricaturés.

Bibliographie


Adeline GUYOT, Patrick RESTELLINI
L’Art nazi : un art de propagande
Complexe, 1996
ART 709.43 GUY

L’Art dégénéré : une exposition sous le IIIe Reich
Bertoin, 1992
ART 759 ART

Erika MANN, Klaus MANN
Fuir pour vivre : la culture allemande en exil
Autrement, 1997
LIT 838 MAN

  • Musique

Elisabeth FURTWAENGLER
Wilhelm Furtwaengler
Lattès, 1983
MUS 785 FUR bio

Gérald CAILLAT
Opéra et IIIe Reich
1997, VHS
Prix du documentaire musical de la SACEM en 1998
HIS 943.086 CAI

— Documentaire projeté le samedi 9 avril 2005 à 15h. à l’auditorium de la Médiathèque Jacques Baumel, dans le cadre de la série « Variations musicales »

*- Cinéma

Pierre CADARS, Francis COURTADE
Le Cinéma nazi
Losfeld, 1972
CIN 791.430 94 CAD

Nathalie de VOGHELAER
Le Cinéma allemand sous Hitler
L’Harmattan, 2001
CIN 791.430 VOG

Klaus KREIMEIER
Une Histoire du cinéma allemand : la UFA
Flammarion, 1994
CIN 791.430 94 KRE

Ines WALK
Leni Riefenstahl : cinq vies
Taschen, 2000
ART 770.92 RIE

Ray MULLER
Leni Riefenstahl : le pouvoir des images
1993, VHS
CIN 791.430 94 MUL

Comedian harmonists
Réal. : Joseph Vilsmaier
Autriche/Allemagne - 1997 -1 DVD
F VIL

— 1927. Un jeune étudiant allemand rêve de mettre sur pied un groupe équivalent aux « Revellers », un groupe a capella américain. Quelques mois plus tard, les Comedian Harmonists sont nés. C’est le succès et la gloire. 1933. Arrivée d’ Hitler au pouvoir. Trois des chanteurs du groupe sont juifs. Bonne reconstitution de l’ambiance et de l’époque et qui donne toute sa dimension historique au film.


Les musiciens « officiels »


Compositeurs restés au pays, Carl Orff et Werner Egk furent fortement encouragés par les autorités musicales. Si la thèse selon laquelle ils firent carrière uniquement par défaut semble limitée, il est indéniable que leur opportunisme leur permit d’obtenir commandes et succès. Après l’effondrement du IIIe Reich, Orff et Egk, malgré les attaques dont ils furent l’objet, n’eurent aucune difficulté à poursuivre leur carrière et à occuper les postes les plus importants.

Le cas de Richard Strauss était un peu à part. Celui-ci, flatté de la reconnaissance de son talent dans la nouvelle Allemagne, et croyant appliquer ses idées en matière musicale, accepta dans un premier temps des responsabilités officielles, puis supplia, tardivement, Hitler d’accepter sa démission d’un rôle devenu insupportable. Il préféra s’enfermer dans sa tour d’ivoire et continuer de composer des opéras.

Toutefois, il faut bien admettre que Anton Bruckner et Richard Wagner furent les icônes les plus importantes du régime nazi. Homme du peuple issu du même sol qu’Adolf Hitler, Anton Bruckner bénéficia d’un hommage solennel lors de l’installation de son buste au Walhalla, en 1937. Bayreuth est à partir de 1924 le théâtre privilégié de la réaction culturelle, largement médiatisé après la prise du pouvoir. Opéra culte célébrant la communauté nationale, représenté en marge des congrès du parti nazi, « les Maîtres chanteurs de Nuremberg » de Richard Wagner exalte l’idéal médiéval et le corporatisme, deux thèmes chers à l’idéologie national-socialiste.

  • Carl ORFF (1895-1982)

Carl Orff a fait ses études musicales à Munich. Dans les années 20, il invente une méthode, basée sur l’utilisation des instruments à percussion spéciaux -instruments Orff - visant à promouvoir l’exécution de la musique instrumentale et la compréhension du rythme chez l’enfant. En 1937, Orff remporte son premier succès mondial avec son oratorio scénique « Carmina Burana » sur un texte en latin et en allemand, texte emprunté à des poèmes estudiantins du 13ème siècle en Bavière. C’est aussi avec cette œuvre qu’il impose sa conception du « théâtre total ».

Carmina Burana : cantiones profanae
Solistes vocaux, Radio Symphonie, Orchester und Chor, Berlin, Riccardo Chailly, dir.
1 CD
3 ORF 34

Catulli Carmina, Trionfo di Afrodite
Solistes vocaux, Mozart-Chor Linz, Munchner Rundfunkorchester, Franz Welser-Möst, dir.
1 CD
3 ORF 34

  • Werner EGK (1901-1983)

Elève de Carl Orff, il devint l’ami de Kurt Weill et de Bertolt Brecht dans sa jeunesse. Werner Egk cumula entre 1936 et 1941 des fonctions aussi importantes que chef de la Staatsoper de Berlin, puis directeur de la section des compositeurs à la Chambre du Reich, il profita à partir de 1939 de l’excellent accueil (dont celui de Hitler en personne) réservé à son opéra « Peer Gynt », lequel venait conforter le succès de son « Violon enchanté » (Die Zaubergeige).

Légende irlandaise, opéra en 5 tableaux
Solistes, Chor der Wiener Staatsoper, Wiener Philharmoniker, George Szell, dir.
2 CD
3 EGK 35


Les musiciens « diffamés » et interdits


Face au nazisme, le choix tragique était de fuir ou de rester. Ceux qui se sont exilés, par exemple, aux Etats-Unis, purent protester haut et fort au moyen de leur art. Ce fut le cas d’Arnold Schönberg et de ses élèves, comme Hanns Eisler, qui signa avec sa Deutsche Sinfonie un grand cri de révolte. D’autres jouèrent de malchance, implacablement poursuivis et arrêtés, ils moururent dans les camps de concentration. L’exemple le plus terrifiant de ces camps, fut Terezin (Theresienstadt), sorte de « ville modèle ». Avec ce miroir aux alouettes, Hitler voulait montrer au monde entier que les détenus vivaient heureux et qu’ils pouvaient poursuivre des activités culturelles plaisantes. De fait, comme pour mieux masquer l’œuvre de mort qui s’y tramait en silence, le camp de Terezin a connu une vie musicale exceptionnelle, dont la figure dominante fut le compositeur Viktor Ullmann.

  • Karl-Amadeus HARTMANN (1905-1963)


Né et mort à Munich, c’est dans cette ville qu’il effectue ses études. Pendant la guerre, il se perfectionne avec Webern. Karl-Amadeus Hartman est l’exemple même de ce que l’on a appelé « l’émigration intérieure ». Il abhorrait les nazis au point de se retirer de la vie musicale publique d’Allemagne à partir de 1933, n’organisant et n’autorisant des exécutions de sa musique qu’à l’étranger. Il ne lui était pas possible de protester publiquement contre l’Etat nazi, et il ne sentait pas non plus fait pour l’héroïsme et la résistance clandestine. Mais ces œuvres parlent, en quelque sorte, la langue de la résistance. Après la guerre, il cumule les fonctions officielles à Munich et en Bavière (il y crée notamment le cycle de concerts de musique contemporaine Musica Viva). On lui doit notamment huit symphonies, des concertos, des oeuvres de musique de chambre et l’opéra de chambre « Simplicius Simplicissimus », ainsi que de nombreuses oeuvres de jeunesse qu’il a reniées mais qui ont été retrouvées.

Funèbre
Isabelle Faust, violon, Paul Meyer, clarinette, Petersen Quartett, Münchner Kammerorchester, Christoph Poppen, dir.
1 CD
3 HAR 19.41

  • Paul HINDEMITH (1895-1963)

Dans sa jeunesse, Hindemith étudia le violon et la composition, il doit rapidement assurer sa subsistance suite au décès de son père durant la première guerre mondiale. De 1922 à 1929, il fait une carrière de soliste à l’alto et à la viole d’amour et joue dans un quatuor. Il participe activement aux concerts de musique contemporaine et milite activement en faveur de la musique nouvelle. En 1927, il devient titulaire de la chaire de composition à la Hochschule für Musik de Berlin. En 1933, il rencontre des difficultés croissantes avec le régime nazi : il a épousé Gertrude Rottenberg, fille du chef d’orchestre juif, Ludwig Rottenberg, et continue obstinément de faire de la musique de chambre avec des musiciens juifs. Après de nombreux séjours à l’étranger, il se fixe définitivement aux Etats-Unis en 1940.

Intégrale de la musique pour orchestre
Queensland symphony Orchestra, Sidney Symphony Orchestra, Melbourne Symphony Orchestra
6 CD
3 HIN 20

Oeuvres pour piano
Ivo Janssen, piano
1 CD
3 HIN 11.11

Quatuor à cordes n°1,2 et 6
Quatuor Kocian
1 CD
3 HIN 14.40

  • Erich Wolfgang KORNGOLD (1897-1957)

Fervent admirateur de Mahler, le jeune Korngold s’attira également les éloges de son modèle qui le recommanda chaudement à Alexander von Zemlinsky, l’un des pédagogues les plus réputés de l’époque. D’autres musiciens, tels Richard Strauss, Engelbert Humperdinck ou Giacomo Puccini reconnurent en lui un génie. Korngold devait atteindre les sommets de la gloire avec son opéra « Die tote Stadt » (la ville morte). Surpris par l’Anschluss de 1938, il resta aux Etats-Unis, où il devait s’illustrer comme compositeur de musiques de films.

Concerto pour piano pour la main gauche op.17
Marc-André Hamelin, piano, BBC Scottish Symphony Orchestra, Osmo Vanska, dir.
1 CD
3 KOR 19.11

Die tote Stadt (la ville morte), opéra en 3 actes
direction musicale Jan Lathan Koenig, mise en scène Inga Levant
1 DVD
3 KOR 35

Rendez-vous with Korngold : mélodies et musique de chambre
Anne-Sophie von Otter, mezzo, Bengt Forsberg, piano, etc...
1 CD
3 KOR 31

  • Hans KRASA ( 1899-1944)

Hans Krása naquit à Prague, le 30 novembre 1899. Krása a étudié à Prague avec Alexandre Zemlinsky. Dès son opus premier (1919), Krása montre un penchant pour le grotesque et l’ironie. Au cours des années 1920, Krása voyage beaucoup, et connaît un succès certain : ses compositions, dont sa symphonie de 1923, sont jouées aux USA et en France, et plusieurs de ses œuvres sont publiées à Vienne et Paris. Il aime Paris, et y donne libre cours à son admiration pour Stravinsky. En 1938, Krása écrira son second ouvrage lyrique, « Brundibár », le bourdon, un opéra pour enfants présenté dans le cadre d’un concours organisé par le ministère tchécoslovaque de l’éducation. Les résultats du concours ne seront jamais annoncés, les Allemands ayant occupé la Tchécoslovaquie en 1939.« Brundibár » acquièra toutefois une grande importance symbolique dans l’histoire de la seconde guerre mondiale : joué pour la première fois à Terezin le 23 septembre 1943, « Brundibár » connaîtra 55 représentations dans le camps d’internement et sera utilisé en 1944 dans un film de propagande nazie. On y voit chanter, deux minutes et demie durant, les enfants qui avaient encore l’espoir de grandir et dont la plupart furent envoyés dans les chambres à gaz d’Auschwitz. Krása passa plusieurs années dans le ghetto de Terezin, à la vie musicale duquel il prit une part active. Le 16 octobre 1944, il fut emmené avec Viktor Ullmann, Pavel Haas et Gideon Klein, vers Auschwitz où il périt immédiatement dans une chambre à gaz.

Brundibar, opéra pour enfants en 2 actes, Chansons tchèques pour chœur d’enfants avec quatuor à cordes op.17
Disman Radio Children’s Ensemble, Prague, Joza Karas, dir.
1 CD
3 KRA 35

  • Ernest KRENEK (1900-1991)

Son opéra-jazz « Jonny spielt auf » (Jonny mène la danse) créé le 10 février 1927 attira les foudres des nazis qui virent dans l’ouvrage l’exemple type de « l’arrogance judéo-nègre ». En 1938, ceux-ci firent du personnage de Jonny un Noir jouant du saxophone, de façon caricaturale et abjecte, avec une étoile de David au revers de son veston, symbolisant selon eux, le « bolchevisme culturel ». Parti du néoromantisme, Krenek intégra dans son langage l’atonalité libre, le jazz, le dodécaphonisme strict (illustré dans son opéra « Karl V »), la technique aléatoire pour aboutir à la musique électronique.

Symphonies n°2 et 5
Radio Symphony Hannover des NDR, Takao Ukigaya, dir.
1 CD
4 KRE 24

Symphonie n°2 op.12
Gewandhausorchester Leipzig, Lothar Zagrosek, dir.
1 CD
4 KRE 24

Lamentatio Jeremiae Prophetae (Lamentations du prophète Jérémie)
RIAS Kammerchor, Marcus Creed, dir.
1 CD
4 KRE 41

  • Franz SCHREKER (1878-1934)

Schreker travaille à Vienne avec Arnold Rosé et Robert Fuchs, compose la pantomime « l’Anniversaire de l’infante » et fonde le Choeur philharmonique. Son plus grand succès est l’opéra « Der ferne Klang ». (1912) après quoi il enseignera la composition à Vienne et à Berlin. Poussé à la démission par les nationaux-socialistes, il sera victime d’une crise cardiaque quelques mois plus tard. Schreker est d’une certaine manière l’héritier de Wagner et de Mahler. L’influence croissante de choenberg et de ses disciples rejettera peu à peu injustement son oeuvre au second plan.

Der ferne klang (un son lointain) : opéra e, 3 actes
Solistes vocaux, Radio Symphonie Orchester Berlin, Gerd Albrecht, dir.
2 CD
3 SCH 35

Der Schatzgräber (le chercheur de trésor) : opéra en 4 actes
Solistes vocaux, Philharmonisches Staatsorchester Hamburg, Gerd Albrecht, dir.
2 CD
3 SCH 35

Symphonie en la mineur, Das Weib des Intaphernes, Psaume 116 op.6
Kölner Rundfunkchor und Orchester, Peter Gülke, dir.
1 CD
3 SCH 34

  • Erwin SCHULHOFF (1984-1942)

Né à Prague, il a étudié à Leipzig auprès de Max Reger et s’est rendu à Paris pour suivre l’enseignement de Debussy. Il s’est rapproché des dadaïstes et a nourri ses compositions d’éléments venants du jazz. En 1931, après un voyage à Moscou, il décida de consacrer son œuvre au réalisme socialiste. Née du choc des accords de Munich (1938), sa symphonie n°5 fait l’effet d’un déferlement d’une rare violence. Quelque temps plus tard, Schulhoff, qui avait pris la nationalité soviétique, fut interné au camp de Wülzburg, où il mourut de tuberculose en 1942.

Symphonies n°2 et 5, Suite pour orchestre de chambre
Orchestre symphonique de la Radio Bavaroise, James Conlon ,dir.
1 CD
3 SCH 24

  • Viktor ULLMANN (1898-1944)

Viktor Ullmann étudia la composition avec Schönberg à Vienne dans les années 1918-1921. Son style est expressionniste sans renoncer à une tonalité latente. En 1942, il est arrêté par les nazis et envoyé dans le camp de concentration de Theresienstadt (Terezin) ; il y compose en 1943-44, l’opéra en un acte « Der Kaiser von Atlantis » (l’Empereur d’Atlantis), qui dépeint un monarque tyrannique, lequel met la mort hors-la-loi, mais réclame ensuite son retour pour soulager l’humanité des horreurs de la vie. La représentation fut interdite par les S.S. et Ullmann fut déporté à Auschwitz et immédiatement assassiné.

Symphonies n°1 et 2
Gürzenich orchester, Kölner Philharmonie, James Conlon, dir.
1 CD
3 ULL 24

  • Kurt WEILL (1900-1950)

Kurt Weill devait représenter, pour les nazis, l’archétype même du musicien de la République de Weimar si honnie et fustigée. Outre ses origines juives et ses sympathies politiques de gauche, ses œuvres témoignent d’une satire sociale doublée d’une charge virulente contre la cupidité du capitalisme. L’ensemble de son œuvre fut interdite par les nazis, et Weill obligé de s’exiler à Paris, puis aux Etats-Unis. Sa rencontre avec Bertolt Brecht, en 1927, fut déterminante dans l’élaboration de ses ouvrages lyriques « Dreigroschenoper » (L’Opéra de quat’sous), « Grandeur et décadence de la ville de Mahogonny ».

Der Dreigroschenoper (l’opéra de quat’sous), pièce en musique en un prologue et 8 tableaux
Lotte Lenya, soprano, solistes vocaux, Sendes Freies orchester Berlin, Wihelm Bruckner-Ruggeberg, dir.
1 CD
3 WEI 35

Grandeur et décadence de la ville de Mahogonny, opéra en 3 actes
direction musicale Dennis Russell Davies, mise en scène Peter Zadek, réalisation Brian Large
1 DVD
3 WEI 35

Streetscene, un opéra américain en 2 actes
direction musicale James Holmes, mise en scène Francesca Zambello, réalisation José Montes Baquer
1 DVD
3 WEI 35

The Firebrand of Florence (le trublion de Florence), opérette de Broadway en 2 actes
Solistes vocaux, BBC Singers, BBC Symphony Orchestra, Andrew Davis, dir.
2 CD
3 WEI 37
Affiche pour la 1ère représentation de L'Opéra de Quat'sous au Berlin Theater am Schiffbauerdamn, le 31 août 1928

  • Egon WELLESZ (1885-1974)

D’origine autrichienne, il se réfugia et se fixa en Angleterre. Il fut l’élève privé d’Arnold Schoenberg, auquel il consacra un ouvrage en 1921. Son œuvre abondante dans tous les genres, adopte le langage dodécaphonique sans exclure cependant l’écriture tonale. Il devint aussi un grand spécialiste de la musique byzantine.

Vorfrühling (Prémices de printemps)
Solistes vocaux, Deutsches Symphony Orchester, Berlin, Roger Epple, dir.
1 CD
3 WEL 24

  • Stefan WOLPE (1902-1972)

Stefan Wolpe est né à Berlin en 1902. En 1920, il fit de brèves études à la Hochschule der Künste mais abandonna les cours de Paul Juon, dont le style d’enseignement conservateur ne le motivait guère. Par contre, il entretint une relation étroite avec la classe de composition de Ferruccio Busoni qu’il admirait beaucoup. Dans les années 1920-1933, Wolpe eut divers contacts avec la Bauhaus à Weimar et le mouvement Dada. Il s’engagea de plus en plus au niveau politique. D’une part, ses compositions très précoces sont rattachées à l’écriture atonale libre de Schoenberg, comme cela est le cas dans l’opéra dada, « Les Belles Histoires » ; d’autre part il maîtrise aussi bien le style agit-prop d’Hanns Eisler. Une dialectique aux styles nombreux reste centrale dans toute l’oeuvre de Wolpe. En tant que juif et communiste convaincu, Wolpe vit venir le fléau du fascisme et le combattit par tous les moyens dont il disposait. L’opéra cabaret « Zeus » et « Elida », une satire de la mégalomanie d’Hitler fut créé encore en 1926. Dès 1933 la gestapo rechercha Wolpe qui dut s’enfuir précipitamment. Wolpe émigra en Palestine, puis aux Etats-Unis.

Zeus und Elida, grotesque musical
Solistes vocaux, Ebony Band, Capella Amsterdam, Werner Herben, dir.
1 CD
3 WOL 35

  • Alexander von ZEMLINSKY (1871-1942)

Alexander von Zemlinsky étudia au Conservatoire de Vienne. Il écrivit un quatuor qui retint l’attention de Brahms et rencontra Schönberg, lequel épousa sa sœur Mathilde. L’opéra de Vienne créa son opéra « Es war einmal » (il était une fois) en 1900 sous la direction de Gustav Mahler. Il fonda avec Schönberg la Société des artistes compositeurs. Après l’Anschluss de 1938, il fut contraint d’émigrer aux Etats-Unis, où il mourut en 1942. Malgré le vif succès de certains de ses opéras, Zemlinsky ne s’est jamais imposé de son vivant de façon durable comme compositeur, mais il a marqué son temps par ses dons de chef d’orchestre et de pédagogue (il a formé, entre autres, Korngold et Schönberg, et a été le professeur de la femme de Mahler, Alma). Sa musique, influencée par Mahler et Strauss, moins novatrice que celle de Schönberg, fut pourtant appréciée pour son intensité expressive et son originalité harmonique.

Quatuor à cordes n°3 et 4, quatuor op.6
Quatuor Artis
1 CD
3 ZEM 14.40

Es war einmal (il était une fois), opéra en 1 prologue et 3 actes
Solistes vocaux, Chœur et orchestre de la Radio danoise, Hans Grad, dir.
2 CD
3 ZEM 35

Intégrale des œuvres chorales profanes et sacrées
Solistes vocaux, Chor des Stadt Musikvereins zu Düsseldorf, Orchestre du Gürzenich de Cologne, James Conlon, dir.
1 CD
3 ZEM 30

Une Tragédie florentine, opéra en 1 acte, op.16
Solistes vocaux, Orchestre philharmonique de Radio France, Armin Jordan, dir.
1 CD
3 ZEM 35

Chants symphoniques op.20, Drei Balletstücke « Triumph der Zeit », Der König Kandaules, extr.
Philharmonisches Staatsorchester Hamburg, Gerd Albrecht, dir.
1 CD
3 ZEM 20
Zemlinsky et Schönberg

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