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Le Jardin des Favoris n°11
Février 2015

Après butinage dans les rayons, nous vous proposons un bouquet de documents à découvrir et à partager...




Survolez les couvertures... et cliquez pour les détails.


The box : comment le conteneur a changé le monde Complètement geeks ! L'album de nos souvenirs 1.01 / Frédéric BEZIES Des milliers de places vides : récit / Alain WAGNEUR Alan Turing, l'homme qui a croqué la pomme / Laurent LEMIRE Les Déshérités ou l'urgence de transmettre / François Xavier BELLAMY






The box : comment le conteneur a changé le monde The box : comment le conteneur a changé le monde
Marc LEVINSON
Max Milo, 2011
SOC 382 LEV (Réservez ce document)

« Le 26 avril 1956, 58 caisses d’aluminium étaient chargées à bord d’un vieux pétrolier amarré à Newark, dans le New Jersey. Cinq jours plus tard, l’« Ideal X » accostait à Houston, où les caisses métalliques allaient être réparties sur 58 camions avant d’être acheminées à bon port. »

Ainsi débute l’ouvrage de Marc Levinson, docteur en économie et journaliste américain, qui nous livre la première étude d’envergure sur le conteneur. Inventée par le transporteur routier Malcolm Mc Lean, cette « simple boîte de conserve » a bien sûr bouleversé le monde des transports, mais elle a surtout révolutionné l’économie car « sans conteneur », il n’y aurait pas de « mondialisation » (The Economist). Le sujet peut à première vue paraître aride. Il n’en est rien. Tour à tour économiste, historien ou sociologue, Marc Levinson nous convie à une aventure passionnante, en décrivant avec le même talent la vie des dockers new-yorkais dans les années 50, la suppression des cargos au profit des porte-conteneurs, véritables monstres des mers, ou la transformation radicale des échanges et l’émergence de nouvelles puissances économiques mondiales.
Un livre d’économie indispensable.

Pour situer l’histoire du conteneur dans celle plus générale des transports maritimes, voir également le petit ouvrage synthétique et très illustré intitulé Deux mille ans de commerce maritime, de l’amphore au conteneur, publié dans le cadre de l’exposition du même nom qui se tient au Musée de la Marine du 15 octobre 2014 au 28 juin 2015.ECO 387.5 MIR.

Un livre choisi et conseillé par Anne-Valérie


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Complètement geeks ! L'album de nos souvenirs 1.01 / Frédéric BEZIES Complètement geeks ! L’album de nos souvenirs 1.01
Frédéric BEZIES
Larousse, 2014
SCI 006.7 BEZ (Réservez ce document)

« Vous souvenez-vous de votre premier ordinateur et des incroyables lenteurs de programmation ? De vos premiers jeux vidéo et des dessins pixelisés de Tetris ? De votre Discman ou de votre Game Boy ? De vos premières lunettes 3D ? Du Minitel ? De votre premier téléphone portable ? »

Cet ouvrage est une plongée "geek" dans les souvenirs des enfants des années 1970 et 1980 avec tout ce qui a bercé leur enfance. Il est un moyen de se plonger dans nos souvenirs communs, et de se rafraichir la mémoire sur des objets, des jeux ou encore des séries oubliés.
Vous trouverez un objet par page, avec à chaque fois une photo, un descriptif et un petit encart "Le saviez-vous ?".

Si le Spirograph, Cosmos 1999, Space Invaders, le baladeur et autres consorts sont vos madeleines de Proust, alors le livre de Frédéric Bezies est fait pour vous !

Un livre choisi et conseillé par Nathalie


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Des milliers de places vides : récit / Alain WAGNEUR Des milliers de places vides : récit
Alain WAGNEUR
Actes Sud, 2014
HIS 944.081 6 WAG (Réservez ce document)

Rentrée des classes 1942. "A la rentrée du 2 octobre, le directeur de l’école de la rue des Hospitalières-Saint-Gervais, Joseph Migneret, qui devint Juste des nations, n’avait plus que 4 enfants juifs, 165 autres avaient disparus".

Des enfants manquent à l’appel, laissant des milliers de places vides sur les bancs des écoles de France. Arrêtés lors de la grande rafle de juillet, ils seront portés absents. "Absent" fut bien souvent le seul commentaire noté sur les registres d’inscription des élèves, parfois un point d’interrogation "au crayon bleu".

À travers ce récit, Alain Wagneur, directeur d’école, retrouve le souvenir de ces écoliers “partis sans prévenir” et interroge une institution scolaire encore insuffisamment confrontée à son histoire. Il rend aussi hommage aux enseignants qui ont contribué à sauver leurs élèves menacés.

Ce texte qui entre en résonance avec notre époque pose inlassablement la question de l’attitude que nous aurions eue en ces heures tragiques, et de celle que nous pourrions avoir si la haine, le racisme, la xénophobie, l’exclusion devaient gagner la partie sur les principes de la République et de son École.

Un livre choisi et conseillé par Catherine


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Alan Turing, l'homme qui a croqué la pomme / Laurent LEMIREAlan Turing, l’homme qui a croqué la pomme
Laurent LEMIRE
Fayard, 2012
SCI 510 TUR BIO (Réservez ce document)

Voici un titre singulier ! Mais de quelle pomme s’agit-il ? Et quel est ce drôle d’hurluberlu à la fois savant et marathonien, qui cultiva son corps sans pour autant délaisser son esprit ?
Cet homme étrange trouvait souvent ses idées géniales... en courant !

Considéré comme « un homme ordinaire, un peu falot, homosexuel discret par obligation et athée par conviction », il fut pourtant un brillant mathématicien.

Né à Londres en 1912, cet original surdoué étudia successivement en Angleterre et aux Etats-Unis.
Scientifique de haut vol, « espion » de la Couronne britannique, il joua un rôle majeur dans les recherches sur les cryptographies et rendit un immense service à son pays durant la Seconde Guerre Mondiale. Il contribua à la victoire des Alliés en décryptant les messages secrets réputés inviolables de l’armée allemande et notamment ceux de la fameuse machine Enigma.
Condamné à la castration chimique pour homosexualité, ce chercheur au destin exceptionnel, fulgurant et tragique se suicida le 7 juin 1954 en croquant dans une pomme imprégnée de cyanure.
« Alan Turing fut cet homme qui a croqué la pomme au sens propre mais aussi celui qui a mordu à la pomme de l’interdit moral. » Il sera réhabilité en 2013 par la reine Elizabeth II, après une longue période de purgatoire et d’oubli.

Non seulement il fut un pionnier dans le domaine de l’informatique théorique mais aussi dans celui de l’intelligence artificielle. Celui qui affirmait : « Tout le processus de la pensée demeure encore plutôt mystérieux, mais je crois qu’une machine pensante pourrait grandement nous aider à découvrir ce que nous pensons. », fut un visionnaire comme le furent tous les grands scientifiques.

L’auteur retrace avec passion le parcours de cet excentrique fascinant, qui voyait dans la machine un possible double de lui-même. C’est certain, un tel personnage ne vous laissera pas indifférent !
Apple lui aurait-il rendu hommage en adoptant le logo devenu célèbre : la pomme ?
Un film sorti sur les écrans en janvier 2015 nous rappelle l’étonnante destinée de ce génie, victime de la cruauté et de l’intolérance de son temps : The Imitation Game .

Un livre choisi et conseillé par Marie-Christine


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Les Déshérités ou l'urgence de transmettre / François Xavier BELLAMYLes Déshérités ou l’urgence de transmettre
François Xavier BELLAMY
Plon, 2014
SOC 306.4 BEL (Réservez ce document)

La réflexion présentée dans ce livre de François Xavier Bellamy nous interroge sur les maux dont souffre notre société et tout particulièrement nos « écoles ». Nous parlons beaucoup d’organisation, de structures, de moyens, mais nous ne parlons plus ou peu du but de l’enseignement.
Les derniers événements nous ont montré les difficultés à dialoguer pour résoudre les tensions autour des questions les plus vives… Assujettis à la puissance des images mises en scène sur le web, les plus jeunes sont facilement piégés par des raisonnements simplistes.
Le savoir n’est plus vénéré comme autrefois et souvent dénigré par ceux qui en sont dépourvu. Pourtant ce n’est qu’en apprenant à lire, à écrire, à se situer dans l’histoire, à réfléchir à partir de savoirs communs, que l’on construit son lien à la société.

L’auteur pour autant, ne sombre pas dans le catastrophisme, le "c’était mieux avant". Il illustre son raisonnement en exposant des théories héritées en grande partie de trois grands penseurs de l’enseignement : Descartes, Rousseau et Bourdieu.
En montrant l’importance du langage qui, loin d’être une aliénation, reste « le moyen de transmission indispensable » pour toute médiation, il nous invite à réfléchir sur la richesse de notre patrimoine commun d’où peut naître la pensée, la conscience de soi et l’interaction avec les autres.
 
Si vous aimez les livres, la pédagogie, s’il vous semble important de recevoir ou transmettre un certain patrimoine culturel, voici un exposé précis, passionnant et très accessible !

Un livre choisi et conseillé par Marie-O.


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