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Le Jardin des Favoris n°5
Juillet 2013

Après butinage dans les rayons, nous vous proposons un bouquet de documents à découvrir et à partager...




Survolez les couvertures... et cliquez pour les détails.






L’ ?cologie en bas de chez moi
Iegor GRAN
POL, 2012
NAT 363.7 GRA (Réservez ce document)

 ? mi-chemin du pamphlet, du reportage, et de la réflexion sur les scènes de la vie ordinaire, le livre de Iegor Gran s’en prend à « l’écologie bien-pensante ».
Imposant l’absurde et le grotesque, l’auteur attaque le film « obligatoire » d’ Arthus Bertrand, « terroriste des belles images », ‘Home’.
Il s’insurge contre la « dictature du tri sélectif », du « désastre non prouvé du réchauffement climatique » et des « bobos mielleux de cette nouvelle religion ».

Le lecteur suit cette chronique des comportements de masse contemporains le sourire aux lèvres, des discours écolo-moralisateurs des voisins de palier et du meilleur ami qui « sait lui, ce dont on a besoin », de la voisine du 3e qui devant la poubelle jaune, lance « Il faut comprimer, mon bon monsieur ! » et du médecin généraliste du 4e qui tire violemment l’oreille de son fils parce qu’il a osé arracher un morceau de l’écorce d’un arbre !

Le texte limite provocateur, reste pourtant d’une fraîcheur et d’un humour délectable. L’ ?cologie en bas de chez moi est sans doute un des livres les plus drôles sur le sujet … Iegor Gran ne craint pas de déplaire !
D’ailleurs son livre n’est même pas imprimé sur du papier recyclé !

Marie-Odile


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Le Rhinocéros d’or : histoires du Moyen âge africain
François-Xavier FAUVELLE-AYMAR
Alma, 2013
HIS 960.2 FAU (Réservez ce document)

En 34 courts essais, un panorama de l’Afrique médiévale et de ses merveilles.

Des histoires particulières, inattendues, de négociants, d’aventuriers, de diplomates, de géographes,... : l’affaire de la concubine qui agite le port d’Aydhâb en 1144 ; le roi de parole dans la ville de Mâli en 1352-1353, un ministre de la Parole en somme ; les tribulations de deux chinois en Afrique ; le rhinocéros d’or, trouvé dans une tombe sur une butte, appelée la "colline aux chacals" – Mapungubwe et qui est devenu l’emblème du passé de l’Afrique du sud ; le pays où l’or pousse comme des carottes, dans le pays de Ghâna, où on le cueille au lever du soleil comme des plantes dans le sable !

Ces histoires revivent grâce aux vestiges, aux ruines d’une ville de sel, à une pièce de monnaie, une inscription gravée, une lettre, une fresque...

Cet ouvrage bouscule l’image que l’on a de l’Afrique.

Catherine


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L’Ile Maurice (1598-1810) Sur la route des épices
Denis PIAT ; préface de Patrick Poivre d’Arvor
Les Editions du Pacifique, 2010
HIS 910.9 PIA (Réservez ce document)

Synonyme d’exotisme et d’images idylliques de paradis tropical, l’île Maurice a connu une histoire mouvementée. Située stratégiquement sur la route des épices que se disputent les grandes Compagnies des Indes orientales européennes, elle fut découverte par les Portugais au XVIe siècle,
puis devient hollandaise en 1598.

Alors qu’elle est abandonnée depuis 1710, les Français s’en emparent en 1715 et la renomment « Ile de France ». Sous l’impulsion de gouverneurs habiles et énergiques tel Mahé de la Bourdonnais, la colonie connait un essor et une prospérité remarquables, elle devient « l’Etoile et la clé de la mer des Indes », base navale de premier plan, terre d’escale et port d’attache des corsaires.

Cet ouvrage de Denis Piat, né à l’île Maurice et grand collectionneur de cartes, de livres rares et anciens, permet de mieux comprendre l’histoire de cette région du monde, notamment la présence française dans l’Océan indien au XVIIIe siècle. De multiples biographies de personnages haut en couleurs et ayant séjourné sur cette île source d’aventures, émaillent le récit : Surcouf, Dupleix, Suffren, Bernardin de Saint-Pierre, La Pérouse, Bougainville et bien d’autres.

Ce livre d’histoire richement illustré, aussi passionnant que dépaysant, se lit comme un véritable roman.

Hadrien


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Le Printemps d’ ?milie
Un film de Josiane Maisse
Association “Les Deux mémoires”, 2012.
SOC 362.6 MAI (Réservez ce document)

A l’aube de l’an 2000, un groupe de cinéastes parisiens décide de recueillir la mémoire d’un monde rural en mutation. Au fur et à mesure des années, les films se diversifient et en 2009 est lancée la collection “Du coeur à l’ouvrage” consacrée aux métiers d’aide à la personne et destinée à animer rencontres, colloques et formations.

“Le printemps d’ ?milie”, tourné en 2012 à Rueil-Malmaison, dans l’EHPAD*  ?milie de Rodat, est consacré aux aides soignants.

Sur les premières images du film, s’affiche en surimpression la définition de ce métier : “réalise des soins liés aux fonctions d’entretien et de continuité de la vie visant à compenser un manque ou une diminution de l’autonomie de la personne”. Mais la cinéaste s’attache à montrer, en filmant avec délicatesse témoignages et confidences du personnel, que ces soins ne représentent qu’une partie de la mission des aides-soignants. Il ne suffit pas en effet d’être un bon technicien qui subvient aux besoins fondamentaux des personnes âgées. Il faut aussi savoir “interpréter un regard, un signe, un mouvement, quelque chose qui montre que la personne n’est pas comme d’habitude.” A travers des gestes d’affection, des caresses, en choisissant avec soin les vêtements ou le maquillage qui les rendront plus beaux, les aide-soignants prodiguent de la joie aux résidents. Une joie réciproque... Et lorsque vient l’heure de la mort, ils les accompagnent avec amour et une sérénité non dénuée d’émotion.

Ce film évoque sans pathos le thème du vieillissement et rend un hommage magnifique à toutes les personnes qui aident les personnes âgées à vieillir et à mourir dignement. Tous ces témoignages, tour à tour joyeux ou graves, ces images sereines, résonnent longtemps en nous et nous laissent émus et reconnaissants.

*EHPAD :  ?tablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Anne-Valérie


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Auschwitz et après Tome 1 : Aucun de nous ne reviendra
Charlotte DELBO
Minuit, 2013
HIS 940.547 2 DEL (Réservez ce document)

Elle aurait eu cent ans cette année. Secrétaire de Louis Jouvet à l’Athénée, écrivain, femme de théâtre, résistante, Charlotte Delbo est déportée par le « convoi du 24 janvier 1943 ». Sur les 230 femmes qui montèrent dans le train vers les camps de la mort, seules 49 en reviendront.

Rescapée d’Auschwitz, elle raconte dès son retour, les 27 mois qu’elle passa en enfer.
Là-bas ses compagnes ne cesseront de la supplier : « Si tu rentres, toi tu diras. [...] Toi qui sais écrire, un jour tu raconteras ». Charlotte a tenu sa promesse.
Le ton est donné dès les premières phrases : « Il y a des gens qui arrivent et il y a des gens qui partent. Mais il est une gare où ceux-là qui arrivent sont justement ceux-là qui partent, une gare où ceux qui partent ne sont jamais arrivés, où ceux qui sont partis ne sont jamais revenus. […] La gare n’est pas une gare. C’est la fin d’un rail »

Dans cette œuvre empreinte à la fois d’horreur, de cruauté, de tendresse et de poésie, elle ne cesse de rendre hommage à ces femmes dont la solidarité, l’amitié, l’humanité lui ont permis de survivre à la barbarie.
Charlotte raconte le quotidien : la peur, la soif, la faim, les coups, les travaux forcés, l’appel durant des heures parfois, dans le froid, la neige, le vent, la pluie ou la boue, la nuit comme le jour. Nul répit. Comment accepter l’inacceptable ? Comment ne pas céder au désespoir ?

Charlotte réussit à nous faire ressentir jusque dans notre chair la douleur de ses camarades. Elle nous fait respirer cette odeur nauséabonde de diarrhée qui règne dans les baraquements. Et celle encore plus suffocante du crématoire. Elle nous fait entendre les cris des femmes que l’on emmène au fameux block 25, celui d’où l’on ne revient jamais.

Construit comme une sorte de leitmotiv douloureux et déchirant, ce livre d’une grande beauté littéraire vous bouleversera et restera longtemps dans vos mémoires.

Plus qu’un simple témoignage d’une valeur inestimable Charlotte signe ici un texte criant de vérité, dans un style dépouillé, d’une pudeur extrême qui accentue d’autant plus l’horreur et l’émotion qui se dégagent de son récit.

Marie-Christine


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Au risque d’aimer
Claude BEATA
O. Jacob, 2013
NAT 591.5 BEA (Réservez ce document)

Que risque t-on d’aimer ? Souffrir lors de l’absence, occasionnelle ou définitive, de l’Autre. Et pourtant, pourrait-on se permettre de ne jamais aimer ? Il semble que non, car il y va de notre survie.

Tout commence au début de notre vie, là où il n’est pas encore question d’amour, mais d’attachement, préalable indispensable au sentiment d’amour. Cet attachement, à la mère ou à toute personne jouant le rôle de l’objet d’attachement, nous donne juste la chance de survivre durant le moment de notre existence où nous sommes le plus vulnérable. Incapable de nous nourrir seul, de nous protéger, de nous déplacer par nous-même, que ferions-nous sans cet Autre à nos côtés ? D’où cette nécessité d’attachement, pour prévenir l’abandon et donc la mort.
La force et la qualité de ce premier lien marqueront nos attachements et nos amours futurs pour toute notre vie. Si l’expérience initiale est positive, nous aurons des chances d’être heureux et équilibrés dans nos relations. Dans le cas contraire, si nous n’en prenons pas conscience en essayant de le corriger, nous sommes voués à traîner inlassablement cette fêlure dans nos relations et nos comportements.

Il en va ainsi pour l’humain. Saviez-vous qu’il en était, à quelque chose près, de même pour les animaux ?
Claude Béata est vétérinaire comportementaliste, spécialiste de l’attachement. Il nous livre son regard de professionnel sur le lien qui unit les animaux, entre eux ou avec un humain, et les différents comportements qui en découlent. Son récit est étayé de nombreuses anecdotes concernant nos compagnons à quatre pattes traditionnels, les chiens et les chats, mais il cite également en exemples les perroquets, les éléphants, les dauphins, et bien d’autres animaux encore.

Voici donc des histoires touchantes, tantôt amusantes, tantôt tristes, guidées pour certaines par l’espoir de guérison (car oui, on peut guérir de ses blessures d’attachement), et surtout, toujours présent en toile de fond cet irrépressible désir d’aimer et d’être aimé.

Claire


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