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Le Livre était presque parfait n°2 (Juillet 2010)
Juillet 2010

Ils sont six : Aurélie, Clémence, Jane, Olivia, Pascale et Armand.

Leur terrain d’action : le pôle Littératures et Langues de la Médiathèque.

Leur mission : vous faire partager leurs plaisirs littéraires, vous faire découvrir de nouveaux auteurs ou des romanciers oubliés. Pas de prise de tête, pas de langue de bois, juste l’envie de transmettre et de s’enthousiasmer.

A eux d’être convaincants.


Les Poissons ne connaissent pas l’adultère
Carl ADERHOLD
Lattès, 2010.
- R ADE




Valérie est caissière, (mal) mariée et mère d’une ado. Pour ses 40 ans, ses copines lui offrent une séance de relooking. La nouvelle Valérie plaît à tout le monde... sauf à son mari ! Sur un coup de tête, Valérie monte un matin dans le Corail Paris-Toulouse, mais c’est Julia (en hommage à Julia Roberts !) qui pénètre dans le compartiment. Ainsi commence la métamorphose d’une femme qui tout au long des étapes du voyage va laisser tomber une à une les différentes couches de routine et d’obligations accumulées depuis son mariage. C’est l’histoire d’une transformation puis d’une libération.

Le personnage attachant de Julia nous entraîne dans une joyeuse spirale. Carl Aderhold ("Mort aux cons", 2007) a dû bien s’amuser à créer des héros secondaires aussi insolites que Germinal, le contrôleur anarchiste, Colette, la vieille dame amoureuse de deux hommes, ou encore le roumain muet, pas si roumain et pas si muet que ça ! Ce wagon de personnages nous entraîne dans un vaudeville aussi amusant qu’improbable, mais on se plaît à y croire et à se dire qu’avec un peu d’imagination tout est toujours possible dans les livres. Un bon petit roman de détente pour cet été ou pour passer un agréable voyage.


Sans laisser d’adresse
Harlan COBEN
VDB (Thriller), 2010.
- GCE RP COB


Nous retrouvons les aventures policières de Myron Bolitar, personnage récurrent dans l’œuvre d’Harlan Coben. Cette fois, notre ancien sportif reconverti dans les relations publiques traverse l’Atlantique pour rejoindre à Paris Terese Collins, une amie dont il n’a pas de nouvelles depuis sept ans. Pleine de désespoir, mêlée à des affaires obscures liées à des complots internationaux, Terese appelle Myron pour l’aider. En effet, son ex-mari a été assassiné, et sur la scène du crime, on retrouve les traces d’une enfant sensée être morte il y a plus de dix ans...

Le maître du polar aux  ?tats-Unis nous embarque dans un roman noir rocambolesque où le suspens est insoutenable ! La voix chaude et grave de José Heuzé et l’ambiance musicale ne vous laisseront pas appuyer sur la touche « stop » avant d’avoir le fin mot de l’histoire. Attention, nuits blanches garanties !


Rides
sc. et ill. Paco ROCA
Delcourt (Mirages), 2007.
- BD ROC



Ernest, directeur de banque à la retraite, prend très mal le fait que son fils et sa belle-fille aient décidé de le placer en maison de retraite. Il faut toutefois se rendre à l’évidence : à présent, une aide s’avère indispensable. Arrivé à la maison de retraite, il fait la rencontre d’ ?mile et une amitié complice naît rapidement entre eux. Emile va se révéler être un précieux soutien pour Ernest lorsque ce dernier apprendra qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer...

Paco Roca s’attaque avec délicatesse à un sujet peu traité par la BD : la vieillesse et la dépendance. Terrain glissant s’il en est, l’auteur réussit toutefois à ne pas tomber dans le sentimentalisme mais nous fait partager le quotidien des pensionnaires, leurs obsessions et manies, mais aussi la difficulté du placement et de la résignation.
Un très bel album (tant sur le plan du dessin que du scénario), très touchant, sur un moment difficile dans une vie : la perte d’autonomie.


L’Art de pleurer en chœur
Erling JEPSEN
Sabine Wespieser, 2010.
- R JEP



 ?trange roman que celui-ci... D’entrée de jeu, on ne sait pas si l’on doit rire ou pleurer. Nous sommes au Danemark, dans les années 60. Le narrateur, âgé de 11 ans, vit dans une petite bourgade du sud du Jütland. Pour lui, le poste de télévision est encore une étrangeté (a-t-on le droit de changer de chaîne, et si oui, cela ne risque-t-il pas de devenir une mauvaise habitude ?)... Entre l’élevage de lapins (revendus au boucher) et les frasques d’un père hors du commun (ce dernier a en effet “le pouvoir des mots”, ce qui s’avère très utile durant les enterrements...), il y a les crises nerveuses de la grande sœur (l’affection débordante du papa n’y est certainement pas pour rien...), les visites du grand-frère, un “homme très intelligent” qui s’y connaît en élevage de lapins, sans oublier les disputes avec Sanne, la petite voisine souffre-douleur... Bref, un univers aussi banal qu’inquiétant... décrit avec une naïveté et une fraîcheur extrêmement déroutantes.

Né en 1956, Erling Jepsen est un romancier danois très connu dans son pays. “L’Art de pleurer en chœur” est le premier de ses romans à être traduit en français. Toute son habileté consiste à abolir les frontières entre la supposée innocence des enfants et l’amoralité avérée des adultes. Plein de bonne volonté, le petit narrateur ne recule devant rien quand il est question d’aider ses proches : un assassinat, une fugue, une prière à “Jésus-Tarzan”... Le monde autour de lui ne tourne pas rond mais lui essaie de lui a décidé de prendre les choses en main !


L’Echarde
Paul WENZ
Zulma, 2010.
- R WEN




Petit voyage au cœur du bush australien, à la ferme de Tilfara. John Irendale le jeune boss, Tom le contremaitre et Sam le comptable attendent avec impatience l’arrivée de la nouvelle gouvernante. Susie, une belle irlandaise au caractère bien trempé arrive enfin. En quelques jours, elle se fait accepter par tous les employés. Le coup de foudre qu’elle éprouve pour John au premier regard n’est pas réciproque et John, qui n’a rien compris, épouse une jeune fille de Sydney. La passion de Susie se transforme alors en haine. Pour le reste de sa vie, elle n’aura de cesse d’empoisonner la vie des habitants de Tilfara.

Ce roman, publié pour la première fois en 1931, est un petit bijou. L’ambivalence des sentiments y est parfaitement décrite par Paul Wenz qui maîtrise aussi l’art de la description. Un très joli roman à lire à l’ombre pour se protéger de la chaleur écrasante du bush.

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