Accueil > Les collections > Bibliographies > Littératures & Langues > Coups de coeur > Le Livre était presque parfait n°3 (Novembre 2010)
Le Livre était presque parfait n°3 (Novembre 2010)
Novembre 2010

L’Issue
Olen STEINHAUER
Liana Levi, 2010.
- RP STE Réserver ce roman


Exit les romans d’espionnage poussiéreux tournant autour du clivage est-ouest, bienvenue dans la nouvelle donne mondiale ! Après ses déboires et son renvoi dans le tome un de cette trilogie (à lire « Le Touriste », Liana Levi 2009. Cote RP STE) du Tourisme, une section des services secrets américains qui n’est pas censée exister, Milo Weaver reprend du service. Pour retrouver sa place et sa crédibilité en tant qu’agent, Milo doit exécuter de nombreuses missions qui semblent toutes plus incompréhensibles les unes que les autres. La dernière, tuer une jeune Moldave de 15 ans, sera celle de trop : Milo va désobéir tandis que, dans l’ombre, va se jouer une insoupçonnable partie d’échecs sur le devenir du Tourisme... Milo va essayer de se sortir de son rôle de pantin entre théorie du complot, taupe chinoise, embrasements ethniques, terrorisme et guerre sale.

Amis des intrigues bien touffues, des personnages forts, des voyages autour du monde, des gens influents pas très honnêtes, ce roman va vous plaire !
Avec Milo Weaver, son anti-héros, homme sans identité écœuré qui se fait manipuler, déchiré entre son métier d’assassin mandaté et son humanité, Olen Steinhauer renouvelle l’espionnage ! Chef de file de la nouvelle vague de jeunes auteurs occidentaux venus mordre à pleines dents dans le genre, il intègre les nouvelles donnes du monde dans lequel il a grandi : une Amérique faillible, des lignes de front mouvantes, le terrorisme, une Chine ambitieuse...

Olen Steinhauer ne diminue pas le rythme pour ce second tome (qui peut toutefois se lire séparément) que l’on ne lâche pas de la première à la dernière ligne. Il a bâtit une intrigue serrée et très intelligente. Vivement la suite !


Otis Lee Crenshaw contre la société
Rich HALL
Rivages, 2010.
- R HAL Réserver ce roman


Otis Lee Crenshaw est un de ses paumés que seule l’Amérique profonde peut engendrer. De combines minables en coups de foudre récurrents pour des femmes prénommées Brenda, Otis traîne sa carcasse et ne cesse de se retrouver dans des situations plus loufoques les unes que les autres. Il vole des mobile homes et se retrouve en prison, chante pour animer des matchs de basket à dos d’âne, perd la hanche d’un rescapé de guerre, tombe amoureux dans un refuge de femmes battues, devient chanteur de country pillé de son œuvre... Autant dire que l’on ne s’ennuie pas !

Malgré l’absurdité de ses diverses aventures, Otis est un personnage attachant. Son histoires et ses péripéties font rire, mais il y a toujours une touche de tristesse tant sa sincérité et sa naïveté déconcertante nous bouleversent. Otis nous entraine avec lui dans les bas-fonds d’une Amérique qui n’est pas celle des séries télé, loin de là !


Les Grandes espérances
Charles Dickens
Gallimard (Folio Classiques), 1999.
- R DIC Réserver ce roman

Avis à tous ceux qui veulent découvrir Dickens : jetez-vous sur "Les Grandes espérances" !
Dans ce roman total l’auteur impressionne par l’étendue de ses registres. Capable, sans faillir, de faire se succéder les scènes les plus comiques aux situations les plus tragiques (voire de ménager de grands moments mélodramatiques, n’oublions pas que ce roman parut tout d’abord sous forme de feuilletons et qu’il fallait bien fidéliser le lectorat...), Dickens est un conteur hors pair.
Qu’est-ce que "Les Grandes espérances" ? Le roman d’apprentissage du jeune Pip, un gamin orphelin, apprenti forgeron, qui, grâce -ou à cause ?- d’un mystérieux bienfaiteur va quitter son milieu populaire pour devenir quelqu’un. Oui, le jeune Pip, se rêve en Monsieur Pip ! Londres accueille donc les espoirs du futur gentilhomme ainsi que ses premières déconvenues. Il y est question d’amour non partagé, de dettes -forcément, quand on mène grand-train-, de rencontres incongrues et de révélations. Car, un jour, forcément, la question du bienfaiteur refait surface...

D’une grande force romanesque "Les Grandes espérances" est un vrai régal pour sa galerie de personnages, pathétiques, souvent drôles et même parfois effrayants.
Un classique, me direz-vous. Certes, mais dans le bon sens du terme, c’est-à-dire aussi riche qu’intemporel.

Version imprimable de cet article Imprimer

Rester connecté

Newsletter :

Articles liés :

Voir aussi ...


Votre navigateur n'accepte pas le Javascript ou bien votre Plugin Flash n'est pas à jour (version 7 minimum). C'est dommage, c'est plus joli avec...

Auditorium Médiathèque
L’Ecoute-aux-Portes Médiathèque    Forum Médiathèque    Galerie Médiathèque    Libris Café Médiathèque    Salle de réunion Médiathèque
Bibliothèque Mont-Valérien    Bibliothèque Renoir    Bibliothèque Les Mazurières    Tout public    Professionnel
Jeunes    Adultes    Exposition    Conférence    Rencontre-Débat
Atelier    Projection    Conte    Concert    Visite
Spectacle    Littérature    Art    Cinéma    Patrimoine
Sciences    Société    Histoire    Actualité    Jeunesse
Musique    Poésie    Théâtre    Philosophie    Photographie
Médiathèque    Bibliographie    Coup de coeur    Dossier