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Le Livre était presque parfait n°9 (Avril 2012)
Avril 2012

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Le Noir est une couleur
Grisélidis REAL
Verticales, 2005.
- R REA

Dans ce roman autobiographique, Grisélidis Réal relate une période de sa vie marquée par la fuite, la pauvreté, la prostitution mais surtout un infini besoin de liberté.
Dans les années 60, l’auteur, deux de ses enfants et son amant noir arraché à un hôpital psychiatrique, sont en cavale à travers l’Allemagne de l’après-guerre. Celle des boîtes de jazz pour GI, celle des campements de rescapés tziganes et celle des petits trafics de came. Alors que la misère est omniprésente et qu’elle est sans ressource, Grisélidis Réal choisit la prostitution pour survivre. Dès lors, elle fait part au lecteur d’une succession d’anecdotes tour à tour misérables, joyeuses, violentes, sordides ou drôles. Les hommes qu’elle a croisés ou aimés, la lutte pour se loger et se nourrir, sa vie avec d’autres filles dans une maison close à Munich, les nuits à boire et danser dans les clubs, les stratégies pour éviter la police, la protection sans faille de ses frères tziganes : une vie de femme libre qui doit faire face à la dure réalité qui la rattrape souvent.

A travers cette œuvre à l’écriture sauvage et poétique, nous découvrons le récit de la vie d’une femme d’exception : rétive à toute forme de compromis, emportée par la passion (c’est un hymne à la sensualité des hommes noirs et un hommage émouvant au peuple tzigane), et éprise d’une liberté sans concession.
Grisélidis Réal est décédée en 2005. Elle a fait de sa vie un combat pour la reconnaissance et la défense des prostituées.

Clémence



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La Véridique histoire des compteurs à air
CARDON
Buchet Chastel (les Cahiers dessinés), 2012.
- BD CAR

Une année dans la vie d’Emile... Emile est un jeune garçon qui vit dans un quartier ouvrier, près de l’usine à gaz : il joue, va à l’école, fait ses devoirs, dort avec un compteur à air sur le dos. Comme tout le monde, il doit apprendre à respirer le moins possible. Mais bientôt, de nouveaux compteurs font leur apparition : plus sophistiqués, ils permettent une meilleur économie d’air, et surtout de punir les éléments perturbateurs, les grévistes et ceux qui respirent sans compter... Jusqu’où ira le progrès ?

« Bientôt, on nous fera payer l’air que nous respirons... » : c’est par ces mots de John Ball, prêtre anglais révolutionnaire du XIVe siècle que débute l’ouvrage de Cardon. L’artiste a décidé de prendre cette provocation au pied de la lettre : sa fable esquisse un quotidien où le rationnement de l’air pour le bien public est le seul horizon possible. Le dessin oscille entre perspectives monumentales et murs étouffants ; les personnages, hybrides, ont des airs de polichinelles tristes. Véridique et terrible histoire des compteurs de vie.
Olivia



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De l’autre côté
sc. et ill. Simon SCHWARTZ
Sarbacane, 2011.
- BD SCH

Simon Schwartz, né à Berlin Est, a vécu enfant l’affrontement des blocs, les déplacements surveillés, l’impossibilité de voir ses grand-parents habitant à l’ouest...
Début des années 80, ses parents, des intellectuels tous deux issus de familles socialistes modèles, découvrent, grâce à leur entourage « en marge du système », des livres et des disques achetés sous le manteau qui leur ouvrent les yeux sur ce qui se passe de l’autre côté mais qui les font aussi s’interroger sur le gouvernement et sa façon de mener le pays. En 1984, cinq ans avant la chute du mur, leur décision est prise : tout comme leurs amis, ils décident de faire leur demande pour passer à l’ouest... Va suivre un long chemin jalonné d’épreuves et de pressions politiques.

Simon Schwartz nous livre le parcours éprouvant de ses parents au début des années 80 : de leur rencontre à la fac à leur passage à Berlin-Ouest.
Le dessin au ton grisâtre rend l’angoisse et la lourdeur de cette époque troublée et les tergiversations des allemands de l’Est. Une BD témoignage à découvrir !
Aurélie



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Rien n’est trop beau
Rona JAFFE
Presses de la cité, 2011.
- R JAF

New York, cinq jeunes femmes venues d’horizons différents accèdent à des postes de secrétaires dans une maison d’édition et rêvent à un avenir heureux. Oui mais voilà, nous sommes dans les années 50 et il est très difficile pour les femmes de se faire une place dans un monde dominé par les hommes. Et si quelques-unes n’aspirent qu’au mariage (sésame indispensable à cette époque pour faire partie intégrante de la société), d’autres rêvent de carrières en principe réservées aux hommes.

Dans ce roman choral, Rona Jaffe nous fait suivre les trajectoires professionnelles et amoureuses de cinq drôles de dames à une période charnière de l’émancipation féminine.Paru à la fin des années 50, ce livre écrit d’une plume alerte, a servi de miroir et de révélateur aux aspirations de ses nombreuses lectrices. Grâce au charme désuet de ce récit, on se prend d’affection pour ces héroïnes aux aspirations qui nous semblent aujourd’hui si légitimes et qui pourtant ont du batailler pour gagner leur place au soleil.
Pascale



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Le Pacte des vierges
Vanessa SCHNEIDER
Stock (Bleue), 2011.
- R SCH

En 2008, 17 jeunes filles d’un lycée du Massachusetts tombent enceintes la même année... Coïncidence ou non, le fait divers défraye la chronique. C’est à travers les voix de quatre de ces adolescentes qu’on découvre l’histoire. Lana, Cindy, Kylie et Sue se confient à une journaliste venue enquêter sur l’événement. Des jeunes filles radicalement différentes qui dévoilent leur rêve d’élever ensemble leurs enfants. Leurs voix se succèdent pour raconter leur rencontre, leur enfance, leurs blessures, leur grossesse, leurs espoirs…

Ces adolescentes ne nous livrent que ce qu’elles ont envie de révéler. L’alternance de leurs voix donne un récit vivant du fait divers... Peut-être plus vivant que la vie de Gloucester. Car elles nous emmènent dans leur quotidien, celui des adolescents d’une petite ville portuaire touchée par le chômage, celui d’une société américaine où il semble normal qu’une jeune fille mène sa grossesse sans voir de médecin. Une autre vision de l’adolescence américaine.
Joanne


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