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Le cinéma polonais
Bibliographie et fimographie, novembre 2004

Le cinéma polonais est très riche en grands réalisateurs. Malheureusement, à quelques exceptions près, leurs films ne sont pas tous disponibles en DVD sur le marché français.
Il faudrait citer :

  • Aleksander Ford (1908-1980), les « Chevaliers teutoniques », 1960
  • Jerzy Kawalerowicz (1922-), « Pharaon », 1966
  • Andrzej Munk (1921-1961), « La Passagère », inachevé
  • Jerzy Skolimowski (1936-), « Deep end », 1970
  • Krzysztof Zanussi (1939-), ...

Bibliographie


Ouvrages généraux

Affiche du film « Pan Tadeusz » d' Andrzej Wajda (1999)Le Cinéma polonais
Jacek Fuksiewicz
Le Cerf, 1989 (7ème Art)
CIN 791.430 94 FUK

Le Cinéma polonais
Sous la dir. de Boleslav Michalek et Frank Turaj
Centre Pompidou, 1992 (Cinéma pluriel)
CIN 791.430 94 CIN

Cinéma polonais
L’Avant Scène Cinéma, 1983
CIN 791.430 94 CIN 317-318

Les cinéastes

Kieslowski
Réal. Ruben Korenfeld (1991)
VHS, 52 mn
CIN 791. 430 94 KIE

Kieslowski
Vincent Amiel
Rivages Cinéma, 1995
CIN 791. 430 94 KIE

Roman
Roman Polanski
Laffont, Vécu, 1986
CIN 791.430 97 POL bio

Un cinéma nommé désir
Andrej Wajda
Stock, 1986
CIN 791.430 94 WAJ

Andrzej Wajda est né à Suwalki en Pologne en 1926 d’un père officier et d’une mère institutrice. En 1942, il s’engage dans la résistance contre l’occupant nazi. Après la guerre, il fait des études de cinéma. Ses premiers films sont hantés par ses souvenirs du conflit, de la résistance, de l’oppression, des durs lendemains de la libération à l’image d’Une fille a parlé et de Kanal .  ? partir de 1970, Andrzej Wajda puise son inspiration dans le patrimoine littéraire, oscille entre l’intimisme psychologique (Le Bois de bouleaux, 1970), le symbolisme historique (les Noces, 1972) et la fresque naturaliste (la Terre de la grande promesse, 1974). En 1978, le Festival de Cannes révèle l’Homme de marbre, critique du stalinisme et du « réalisme socialiste ». Ardent militant du syndicat Solidarité, le réalisateur tourne l’Homme de fer qui retrace la lutte syndicale contre la bureaucratie dirigeante. Le film obtient la Palme d’Or à Cannes en 1981. Ses prises de position envers le gouvernement de Jaruzelski incite Andrzej Wajda à s’expatrier un temps. Danton est tourné en France. En 2000, Andrzej Wajda ouvre son école de cinéma à Los Angeles où il transmet son approche baroque, enfiévrée et pétrie de doute.

Les films : scénarios, études

Roman Polanski « Le Pianiste »
L’Avant Scène Cinéma n°520
CIN 791.437 POL

Le Pianiste
Wladyslaw Szpilman
Laffont, 2001
LIT 891.85 SZP

Andrzej Wajda « L’Homme de marbre »
L’Avant Scène Cinéma n°239-240
CIN 791.437 WAJ

Andrzej Wajda « L’Homme de fer »
L’Avant Scène Cinéma n°282-283
CIN 791.437 WAJ

Andrzej Zulawski « La Troisième partie de la nuit »
L’Avant Scène Cinéma n°268
CIN 791.437 ZUL


Filmographie


Wojciecj J. HAS (1925-2000)

Dans les années 1950, Has tourne plusieurs documentaires, ainsi que de nombreux films éducatifs. Son premier long-métrage « Le Nœud coulant » (1957) remporte de nombreux prix. Il est surtout connu en France par « le Manuscrit trouvé à Saragosse », ainsi que « la Clepsydre », nouvelle incursion dans l’étrange par le biais des dédales de la mémoire. Il enseigne à Lodz avant d’en devenir le directeur en 1989.

Le Manuscrit trouvé à Saragosse
(1965), d’après le roman de Jan Potocki
Version intégrale restaurée par Martin Scorsese (noir et blanc) sous-titrée en français
F HAS

  • Le jeune Alphonse van Worden, capitaine du Roi d’Espagne, se rend à Madrid en passant par des montagnes sauvages. En chemin, il rencontre deux princesses Maures qui lui dévoilent un mystère : il est le descendant d’une puissante famille Maure et aura à les épouser toutes les deux, mais auparavant il aura à subir une série d’épreuves. Chaque personnage raconte son histoire, au sein de laquelle d’autres personnages racontent leur histoire. Le foisonnement romanesque, le raffinement plastique, la qualité de l’interprétation et tout simplement le caractère insolite de ce conte font de ce film une œuvre à part.
    « L’égal de Fellini par la luxuriance des images, de Tarkovski et Satyajit Ray par la densité de la réflexion. »

Krzysztof KIESLOWSKI (1941-1996)

Né à Varsovie. Ancien élève de l’école de cinéma de Lodz, Kieslowski réalise d’abord une vingtaine de documentaires plus aptes selon lui à montrer les incohérences du système communiste. La transition avec la fiction a lieu avec la « Cicatrice ». La célébrité mondiale viendra, en 1988, avec les dix films du « Décalogue ». Kieslowski réalise ensuite la trilogie Bleu, Blanc, Rouge, portant sur les trois termes de la devise de la France : Liberté, Egalité, Fraternité. De santé fragile, fatigué par l’artificialité du milieu cinématographique et se sentant trop décalé par rapport à la « vraie vie », il annonce sa décision de ne plus réaliser de films, avant son décès prématuré, à l’âge de 55 ans, le 13 mars 1996.

L’amateur
(1979), 110 mn
Avec Jerzy Stuhr, Malgorzata Zabkowka, ...
F KIE

  • Un employé d’usine, à la naissance de sa fille, s’achète une caméra et filme tout ce qui passe à portée de son objectif. Naturellement, dans une Pologne socialement verrouillée, il se met à voir ce qui n’est pas politiquement correct, et comprend le rôle qu’il peut tenir avec ses témoignages filmés.

Brève histoire d’amour
(1988), 87 mn
F KIE

  • Tomek colle son œil derrière sa longue-vue et scrute la fenêtre d’en face. Une femme, belle et mûre, reçoit son amant. Amoureux fou, l’adolescent l’observe. Chez Kieslowski, les murs qui se dressent entre les gens sont bel et bien tangibles : fenêtres d’appartements, vitres de guichets officiels et loupes grossissantes de télescopes traqueurs. Tout son cinéma consiste à plaquer le visage du spectateur sur ces obstacles, pour le forcer à découvrir le rayonnement de l’âme.

La Cicatrice
(1976), 112 mn
Avec Franciszek Pieczka, Halina Winiarska
F KIE

  • Œuvre de combat , brillante , lorsque Kieslowski démonte les mensonges qu’exaltait encore le cinéma officiel de l’époque : le héros positif, les lendemains devant chanter à toute force, l’autorité du peuple souverain.

Le Hasard
(1984), 122 mn
Avec Boguslaw Linda, Tadeusz Lomnicki
F KIE

  • Film au scénario triple : le destin du héros change selon 3 possibilités : il réussit à attraper son train, il vient buter dans sa course sur un chef de gare, ou il rate carrément l’express qui doit le mener de Lodz à Varsovie. Ce récit en forme de kaléidoscope permet au cinéaste d’explorer d’un regard critique les différents courants sociaux et politiques.

Sans fin
(1984), 109 mn
Avec Grazyna Szapolowska, Jerzy Radziwilowicz
F KIE

  • C’est un film étrange où se mêlent une histoire d’amour, une critique acerbe des compromis de la justice polonaise et un plaidoyer en faveur des ouvriers humiliés. Kieslowski distille de longs plans-séquences à l’atmosphère fantastique, parsème son film de traces fugaces de l’au-delà.

Tu ne tueras point
(1987), 85 mn
Avec Miroslaw Baka, Krzysztof Globisz
F KIE

  • Un garçon très jeune, erre dans le centre historique de Varsovie. Il prend un taxi, se fait conduire au bord d’un fleuve et assassine le chauffeur. Le garçon est condamné à mort et sera pendu. A côté de ce réquisitoire contre la peine de mort, Kieslowski se livre à des variations sur la solitude, la responsabilité, le hasard et le destin.

Trois couleurs Bleu
(1993), 100 mn
Avec Juliette Binoche, Benoit Régent
F KIE

  • A la suite d’un accident de voiture, dans lequel son mari et sa fille ont péri, Julie veut se libérer de son passé pour reprendre goût à la vie. Ce film est donc une enquête personnelle où l’héroïne, comprenant vite que le passé ne s’efface pas, cherche à le sublimer.

Trois couleurs Blanc
(1994), 91 mn
Avec Zbigniew Zamachovski, Julie Delpy
F KIE

  • Karol contraint de divorcer de sa femme Dominique, se retrouve sans domicile fixe dans le métro. Il devient un assassin en puissance à Varsovie, où il est rejoint par Dominique, qui n’a jamais cessé de l’aimer.

Trois couleurs Rouge
(1993), 96 mn
Avec Irène Jacob, Jean-Louis Trintignant
F KIE

  • Grâce à des branchements sophistiqués, un vieux juge en retraite, écoute les communications téléphoniques de ses voisins. Simplement pour nourrir son cynisme des turpitudes d’autrui. Un jour, Valentine, lui rapporte son chien qu’elle a failli écraser. Rouge est la double histoire d’une rédemption et d’un accomplissement. Valentine « sauve » le juge, qui, en échange, l’aide à ne pas se tromper de destin.

Roman POLANSKI (1933-)

Né à Paris, Polanski a pourtant passé son enfance en Pologne. Echappé du ghetto de Varsovie, il perd sa mère dans les camps et ne reverra son père qu’après la guerre. Ce traumatisme et le manque d’affection marqueront ainsi toute son œuvre. Dans les années 1950, il tourne dans plusieurs films et entre à l’école de cinéma de Lodz où il réalise plusieurs courts-métrages. En 1962, Polanski réalise son premier long-métrage « Le couteau dans l’eau » dont le succès lui permet de partir en Angleterre. C’est une période faste qui s’ouvre devant lui, avec la réalisation des films suivants (Cul de sac, Répulsion, Le Bal des Vampires, Rosemary’s Baby).
Enfin, installé aux Etat-Unis, il connaît la consécration internationale avec son premier film « hollywoodien », Chinatown.
En 1977, une condamnation pour le viol d’une adolescente de 13 ans le conduit à fuir les Etats-Unis pour éviter la prison. Dans les années 1980-1990, il alterne les films plus commerciaux (Les Pirates, La Neuvième porte) et des films plus intimistes (La Jeune fille et la mort). Toutefois, avec le Pianiste, il a prouvé qu’il pouvait faire mieux qu’illustrer le film de genre, et nous faire partager ses émotions les plus intimes, de façon magistrale.

Meurtre (1957), Rire de toutes ses dents (1957), Cassons le bal (1957), Deux hommes et une armoire (1958), La lampe (1958), Quand les anges tombent (1959), Les mammifères (1962)
F POL

  • Ces sept courts-métrages portent l’empreinte des années d’étude de Polanski à l’école de cinéma de Lodz Celle-ci, sous le régime stalinien, jouissait d’une espèce de liberté d’expression et de fonctionnement que très peu d’institutions obtenaient Ses camarades faisaient des films neutres, politiquement corrects. Polanski en profite pour donner libre cours à sa fantaisie, son sens de l’humour et de l’ironie, et son goût de l’insolite.

Le Pianiste
(2002), 150 mn
Avec Adrien Brody, Thomas Kretschmann, Emilia Fox
F POL

  • Palme d’or du festival de Cannes 2002, César du meilleur film étranger 2003.
    C’est la peur de l’enfant effaré, désemparé, horrifié qui nous gagne. Cet enfant qui hante le film, c’est Polanski, à Cracovie, dans le ghetto.

Autres films de Polanski disponibles à la Médiathèque

  • Rosemary’s Baby
  • Chinatown
  • Frantic
  • La Jeune fille et la mort

Andrzej ZULAWSKI (1940-)

Ancien élève de l’IDHEC à Paris, Zulawski a été l’assistant de Andrzej Wajda à l’âge de 19 ans. Il réalise son premier long-métrage, la « Troisième partie de la nuit » en 1970. Son deuxième film, le « Diable », tourné en 1972 dans des conditions très difficiles, sera bloqué par la censure. Depuis 1981, il poursuit sa carrière de cinéaste en France en faisant travailler notamment sa femme, Sophie Marceau (dont il est séparé depuis). Zulawski est également écrivain, et a publié à ce jour quatre romans (Comme un rien, la Forêt forteresse, les Choses de la chair, Il était un verger).

L’important, c’est d’aimer
(1974), 110 mn
Avec Romy Schneider, Jacques Dutronc, Fabio Testi
F ZUL

  • Le second long métrage d’Andrzej Zulawski nous transpose dans un Paris sombre et désincarné où un reporter photographe s’éprend d’une actrice sur le retour, mariée à un homme cinéphile et lunaire. Rares sont ces films où chacun semble donner le meilleur de lui-même.

La Fidélité
(2000), 160 mn
Avec Pascal Gregory, Sophie Marceau, Guillaume Canet
F ZUL

  • Dans cette version modernisée de la Princesse de Clèves, la princesse est photographe, son mari éditeur, et Monsieur de Nemours paparazzo. L’univers de la presse à scandales et les trafiquants d’organes ont remplacé la cour, mais le déroulement reste celui de Madame de la Fayette : mariage sans amour, véritable amour refusé par devoir, conflit, aveu, mort et solitude.
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