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Le futurisme à Paris : une avant-garde explosive
Présentation et sélection bibliographique, octobre 2008

Umberto Boccioni - Forme uniche nella continuità dello spazio (1913)

Exposition, Paris, Centre Georges Pompidou, 15 octobre 2008 au 26 janvier 2009

« Le futurisme, la force prédestinée du progrès et non de la mode, crée le style des formes mouvantes abstraite, qui sont synthétiques et influencées par les forces dynamiques de l’univers. »
Giacomo Balla

« Les éléments essentiels de notre poésie seront le courage, l’audace et la révolte »
Marinetti





L’exposition


Première avant-garde du XXe siècle, le Futurisme se veut un mouvement littéraire et artistique rejetant la tradition esthétique et exaltant le monde moderne, en particulier la civilisation urbaine, les machines et la vitesse.

Les peintres du Futurisme italien, principalement Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Carlo Carrà, Luigi Russolo et Gino Severini, regroupés en 1910 autour du poète Filippo Tommaso Marinetti, proclament l’identité de l’art et de la vie par le biais de la notion de vitesse.
Héritant de la philosophie de Bergson et de la théorie de la relativité d’Einstein selon lesquelles la stabilité est une illusion rétrograde, ils choisissent la vitesse comme moyen de percevoir et d’acquiescer au principe fondamental qui régit le monde moderne, le mouvement.
Sont ainsi glorifiées les usines et les inventions modernes, et tous les bruits qui en émergent. Ainsi, Luigi Russolo et Francisco Balilla Pratella, à travers une théorisation de la notion de bruit, vont faire l’apologie du son, qui influencera les Dadaïstes et plus tard la musique contemporaine.
S’inscrivant en force contre une esthétique traditionnelle figée, le Futurisme prône un art total comme l’indiquent ses nombreuses activités parallèles à la peinture : la musique, l’architecture, le théâtre, le cinéma, la mode...

L’exposition ambitionne de réévaluer la place et le statut du Futurisme, source fondamentale de la modernité, afin de rendre compte de son impact sur l’avant-garde française, le Cubisme. Elle invite à une nouvelle analyse des relations entre ces deux mouvements à travers plus de 200 oeuvres et documents.

L’ensemble des peintres futuristes, mais également Georges Braque, Robert Delaunay, Félix Del Marle, Marcel Duchamp, Albert Gleizes, Frantisek Kupka, Fernand Léger, Kasimir Malévitch, Jean Metzinger, Francis Picabia, Pablo Picasso ou Ardengo Soffici, sont les protagonistes de ce dialogue dont l’écho fut international, les concepts futuristes devenant source d’inspiration pour de nombreux artistes, de Londres à Moscou.
Résolument optimiste quant à l’avenir, le Futurisme a inventé un nouveau rapport de l’homme au monde moderne, une foi inconditionnelle dans le futur. En revenant sur l’aventure du Futurisme, le Centre Pompidou répond à son ambition première : révéler comment le regard des créateurs nourrit la pensée, l’action, la perception propres à chaque époque.


Futurisme, Rayonnisme, Orphisme : Les avant-gardes avant 1914


Umberto Boccioni - Stati d'animo : quelli che vanno (1911 - Museum of Modern Art, New York)
La recherche artistique européenne connaît autour de 1910 une accélération sans précédent. A la suite des ruptures stylistiques que représentent le Cubisme et le Fauvisme en France, ou l’Expressionnisme en Allemagne, une grande diversité d’initiatives se manifeste dans le domaine des arts plastiques. En particulier, après le travail de Braque et Picasso, qui produisent alors une peinture hermétique analysant la construction mentale qui s’opère dans la perception des formes, certains peintres à travers toute l’Europe ressentent le besoin de réintroduire la vie au centre de l’art. C’est ainsi que la couleur et le mouvement, abandonnés par le Cubisme analytique, reviennent au premier plan des préoccupations picturales avec les Futuristes, les Rayonnistes ou Robert et Sonia Delaunay.

Les peintres du Futurisme italien, principalement Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Carlo Carrà, Luigi Russolo et Gino Severini, regroupés en 1910 autour du poète Filippo Tommaso Marinetti, proclament l’identité de l’art et de la vie par le biais de la notion de vitesse. Héritant de la philosophie de Bergson et de la théorie de la relativité d’Einstein selon lesquelles la stabilité est une illusion rétrograde, ils choisissent la vitesse comme moyen de percevoir et d’acquiescer au principe fondamental qui régit le monde moderne, le mouvement. Ils souhaitent un art total, comme l’indiquent leurs nombreuses activités parallèles à la peinture : la musique, l’architecture, le théâtre, le cinéma, la mode, la décoration et même la cuisine. Le Futurisme est un art de vivre.

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