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Le livre était presque parfait n°12 (Janvier 2013)
Les coups de coeur du pôle
Janvier 2013

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Brioche
Caroline VIE
Lattès, 2012.
- R VIE

Une énième histoire d’amour à l’unilatérale. Oui mais pas banale ! L’héroïne, critique de cinéma parcourt la planète pour interviewer les plus grandes stars de cinéma. Une rencontre avec un acteur de seconde zone va la bouleverser, réveiller sa vie bien rangée, reléguer aux oubliettes mari, fils et contraintes domestiques. Cet homme aux courbes douces qui ne se souvient même pas de son prénom va envahir ses pensées, la mettre entre parenthèses. Une obsession conduisant à la folie destructrice, à l’oubli de soi.

Sous une apparente légèreté de ton, Caroline Vié nous parle avant tout avec justesse et auto dérision de « l’amour tout court », ce rêve fou que l’on envisage et qui console un moment. Le récit émaillé d’anecdotes autobiographiques, de portraits au vitriol, capture le lecteur, entretient l’étonnement. L’écriture est fluide, dynamique, et la méchanceté qui affleure totalement réjouissante. On savoure jusqu’à la dernière miette cette brioche surprenante. Laissez-vous tenter par cette gourmandise littéraire.
Marie-Line

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Grand homme : mort et vie à Palm Island
Chloé HOOPER
Christian Bourgois, 2009.
- R HOO

Dans la droite lignée de Truman Capote et de son « roman-enquête » De sang froid, la journaliste Chloé Hooper relate ici les différentes étapes d’un procès qui s’est tenu en 2004, sur la petite île australienne de Palm Island. Ce procès faisait suite à la mort d’un homme issu de la communauté aborigène, Cameron Doomadgee, une heure après que ce dernier ait été arrêté pour tapage nocturne par un policier blanc, Chris Hurley.

Chloé Hooper fait ici un travail qui dépasse largement le cadre du journalisme : à travers le cas « Doomadgee », elle met à jour la violence ordinaire de la micro société de Palm Island, représentative dans son insularité d’un malaise australien profond. La description des deux communautés, celles des blancs, représentants de l’état, et celle des aborigènes, les « blackfellas », méprisés des premiers, est sans appel. Le déroulement et l’issu du procès, quant à eux, révèlent toute l’étendue de la misère aborigène face à la justice et aux institutions de leur propre pays.
Olivia

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La vie rêvée d’Ernesto G.
Jean-Michel GUENASSIA
Albin Michel, 2012.
- R GUE

L’auteur du Club des incorrigibles optimistes nous invite à suivre son héros, Joseph Kaplan, dans une grande traversée du XXème siècle. Joseph est tour à tour brillant chercheur en biologie à Prague, excellent danseur de tango à Paris, médecin de terrain à Alger, ermite pendant la Seconde Guerre Mondiale dans une région reculée d’Algérie, député communiste de retour à Prague, directeur de sanatorium au fin fond de la Bohême... Une vie romanesque prise dans le tourbillon de l’histoire, faite d’amours et d’amitiés, d’espoirs et de désillusions, et de rencontres marquantes qui changeront son destin à jamais.

C’est une vie sans répit que nous offre à lire Jean-Michel Guenassia. Avec un talent de conteur incontestable il nous montre comment le destin d’un homme peut subtilement s’entremêler à l’Histoire du monde. Un roman fleuve qu’on dévore avec passion. A lire en écoutant Carlos Gardel !
Clémence

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LA MANO
1. Montefiorino

Philippe THIRAULT et Alberto Pagliaro
Dargaud, 2011.
- BD THI

La Mano, ce sont les cinq personnages de cette bande dessinée unis comme les doigts d’une main. Cinq jeunes adultes qui ont grandi dans un petit village du nord de l’Italie. Deux filles, trois garçons qui en cette fin des années soixante prennent conscience de certaines injustices et s’engagent politiquement en fondant un groupe activiste : la Mano. Mais après leurs premières actions plutôt symboliques certains voient plus loin...

Premier tome de La Mano, Montefiorino revient sur la naissance d’un groupuscule d’extrême gauche. On découvre les personnages, les amitiés et trahisons qui les unissent ou les déchirent, et avec eux on plonge dans une réalité historique, celle des années de plomb. Si les sentiments envahissent parfois l’histoire, on suit avec passion le basculement de ces jeunes adultes dans le terrorisme, et à travers eux un pan de l’histoire italienne contemporaine.
Joanne


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Alcool
Poppy Z. BRITE
Au Diable Vauvert, 2008.
- R BRI

Rickey et G-Man, deux cuistots habitués aux petits boulots dans les restaurants de la Nouvelle Orléans, sont las de subir les humeurs de leurs patrons et ne trouvent plus dans cette ville un restaurant pour lequel ils voudraient travailler. Ils décident donc d’ouvrir leur propre restaurant au concept pour le moins original, basé sur une habitude des habitants de la ville : mettre de l’alcool dans tous leurs plats. C’est ce projet et toutes les péripéties qui en découlent que Poppy Z. Brite nous livre dans Alcool.

Poppy Z. Brite nous emporte avec elle à la Nouvelle Orléans, ville de traditions et de mixité culturelle. Plongé dans l’ouverture d’un restaurant, on y découvre les étapes de ce projet jonché d’obstacles, de joies et de découragement ; mais aussi les problèmes qui peuvent subvenir entre chefs et employés ainsi que la jalousie des autres restaurateurs. « Alcool » se déguste avec plaisir. On s’attache à notre couple de cuistots déjantés et on n’a qu’une envie : entrer dans leur brigade et les aider à faire aboutir leur rêve !!
Aurélie

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14
Jean ECHENOZ
Minuit, 2012.
- R ECH

Une femme, deux hommes, une guerre : « l’affaire de quinze jours »... L’affaire de quelque 120 pages d’un livre et Jean Echenoz nous raconte tout. Tout de la Grande guerre, mais également tout de la guerre de chaque homme contre l’ennemi, contre l’autorité absurde, et contre lui-même.

En si peu de mots, élus, en si peu de phrases qui toutes frappent au cœur, Echenoz nous attrape et ne nous lâche plus. Et c’est à dessein qu’il va employer tout au long du roman ce « on » qui nous impose la qualité de spectateur, nous tient à distance, mais qui perfidement nous ferait penser « j’y étais ». Néanmoins, le détachement s’impose grâce à l’humour de l’auteur. Décidément Jean Echenoz nous confirme que le diable se cache dans les détails.
Pascale


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