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Les Chemins de traverse VII
Ecrivains-voyageurs

Partir, laisser le quotidien pour se retrouver sur les chemins, les mers et les continents... Ralentir le temps qui passe. Vivre son destin ailleurs, provoquer l’aventure, la rencontre, braver l’inconnu. � ?tre libre ! Découvrons quelques écrivains voyageurs d’hier et d’aujourd’hui qui ont franchi le pas, ces explorateurs du monde et de l’humain. Partez avec eux pour ailleurs... Frédérique


  • Chemins de traverse VII"

    "Les chemins de traverse VII" vous proposent de découvrir de nouveaux récits de voyages. Partez avec des écrivains-voyageurs que vous avez pu déjà apprécier tels que Philippe Sauve, Frédéric Gros, Bernard Ollivier,Sylvain Tesson, Wilfred Thegiser... Mais découvrez aussi les nouveaux de cet espace : Emeric Fisset, Amandine Chapuis, Benjamin Desay, Eric Sanner et bien d’autres.

    Certains vous enthousiasmeront par leurs rencontres, leurs récits enchanteurs, parfois nostalgiques, leur humour. Leur lecture pourra vous captiver, vous émouvoir, vous bousculer... Les styles sont différents mais chacun à sa richesse.

    Frédérique


Baker, Barley, Brooke

Le Pacha blanc et les quarante voleurs :
Les Derniers secrets du Nil 1861-1873

Samuel W. Baker
Phébus
LOI 910.4 BAK

En 1861, deux Anglais J.H. Speke et S. Baker, se lancent par deux voies opposées à la recherche des sources du Nil : ils les découvriront tous les deux ... car le Nil s’avère être un composé de deux fleuves ! Les deux hommes se croiseront non loin de l’Equateur, se salueront cordialement puis rentreront chez eux. Tel est le thème du premier épisode du présent ouvrage. Car à la différence de Speke, Baker reviendra quelques années plus tard sur les lieux de son exploit, avec l’idée bien arrêtée de se tailler un empire au coeur de l’Afrique des montagnes. Vous découvrirez comment cet homme, qui partageait les préjugés de son temps, mais savait faire parler un coeur généreux, mena une guerre sans merci contre les trafiquants d’esclaves, maîtres secrets de ces régions. Désavoué en sous-main par les autorités d’Egypte, trahi par les roitelets locaux presque tous intéressés à la traite, il décida de constituer sur place un corps d’élite prêt à braver avec lui tous les dangers : ce seront les légendaires "Quarante Voleurs", garde d’honneur composée d’esclaves évadés et de repris de justice... Leur épopée compte parmi les grandes heures de l’Aventure africaine. Vous retrouverez ici la version intégrale de ces récits tels que parus dans la revue d’exploration "Le tour du Monde" (1860-1914), avec ses illustrations magiques. Un véritable dépaysement !

Un rajah blanc à Bornéo :
La vie de sir James Brooke

Nigel Barley
Payot (Voyageurs)
LOI 910.4 BAR

Voici une biographie d’un anglais téméraire, excentrique et voyageur ! Né en 1803 à Bénarès, James Brooke, personnage des plus complexes, fit ses armes dans la Compagnie des Indes orientales puis acheta une goélette avec l’argent légué par son père. Devenu mercenaire au service du sultan de Brunei, il combattit rebelles et pirates. Pour le remercier, le gouvernement lui offrit le Sarawak, territoire de Bornéo où vivaient des coupeurs de têtes invétérés, les Dayaks. Le règne du Rajah blanc débuta en 1841 et établit la dynastie des Brooke jusqu’en 1946. James Brooke fut reçu par la reine Victoria à Windsor avec tous les honneurs dus à un rajah, mais, il eut bien du mal à obtenir de la Grande-Bretagne la reconnaissance du Sarawak comme état indépendant. Il mourut en 1868 au fin fond du Devonshire, presque oublié des Anglais mais devenu une figure de légende à Bornéo. Ancien conservateur du British Museum, Nigel Barley conjugue ici ses talents d’humoriste, d’anthropologue et d’écrivain, pour nous raconter cette vie hors du commun.

Reine des coupeurs de tête, ma vie à Bornéo
Margaret Brooke
Olizane (Objectif terre)
LOI 910.4 BRO

En 1840, régna sur l’Etat du Sarawak, province de Malaisie, une dynastie de Rajah blancs, d’origine anglaise, les Brooke. Jeune fille anglaise, mariée sans amour au rajah, Margaret Brooke, débarque au cœur de Bornéo, pays encore largement inexploré. Curieuse d’esprit et téméraire, refusant de se lamenter sur son sort, Margaret découvre ce pays et ses habitants qui toucheront son cœur. Elle nous décrit ici, avec poésie les larges fleuves bordés de mangroves, la jungle et les montagnes aux ciels tourmentés mais, aussi avec forts détails dignes d’un ethnologue, les us et coutumes des tribus Dayaks avec lesquelles elle s’est liée. Loin du titre « racoleur », un livre au style imagé, balançant entre un certain romantisme et une description très réaliste, minutieuse de la découverte.

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Anna Blunt

Anna d’Arabie :
La Cavalière du désert (1878-1879)

Anna Blunt
Phébus (Le Tour du monde)
LOI 910.4 BLU

Née en 1837 en Angleterre, audacieuse, passionnée, Anna Blunt est une sacrée femme, anticonformiste, gouvernée pour certains à son époque par la chimère, entendez pa là, par l’excentricité, et que rien jamais n’éloignait du chemin qu’elle s’était tracé

.
Laissant les petites filles modèles, voilà notre future héroïne, devenir une cavalière casse-cou. D’une beauté à faire tourner les têtes, refusant les plus beaux partis, et jalouse de son indépendance, Anna finit par convoler avec la coqueluche des dames de son époque : Wilfird Scawen Blunt (1840-1922), aussi peu raisonnable qu’elle, passionné de chevaux et poète à son heure, promis à un grand avenir dans la diplomatie, qu’il laissera pour suivre son épouse.


Les deux tourtereaux ont de grands rêves et les moyens de les satisfaire : Constantinople, l’Algérie, l’� ?gypte, la Palestine, la Syrie... des voyages que l’on peut qualifier, vu l’époque, d’expéditions tant les risques étaient grands de ne pas revoir les côtes anglaises. Mais, Anna et Wilfird Blunt ne sont pas de vulgaires touristes, mais « des enfants du désert », apprenant les langues et dialectes locaux, étudiant l’Islam, se donnant tout les moyens pour réussir. Darwinienne, connaissant les plantes en poète instinctif, favorable au nomadisme pastoral, Anna recherche dans ses voyages « la sagesse perdue ». Mais, c’est son côté de maîtresse-femme que l’on retiendra. Ce sont de vrais aventuriers du désert.

Leurs voyages sont relatés dans la revue « Le tour du monde ». La voyageuse intrépide y est souvent représentée le fusil à la main, en chasseur adroit, une femme à cheval. Anna consacrera la fin de sa vie à dénoncer le colonialisme, l’occupation britannique en Egypte où elle décédera à l’age de 80 ans.

« M. Blunt et Lady Anna Blunt sont des Anglais qui ont fait un long séjour en Orient ; ils en connaissent et en aiment les mœurs. Ils ont aussi la connaissance de ce qu’ils appellent à juste titre les moyens arabes, sans lesquels un européen ne circule qu’à grand-peine chez les nomades de l’Arabie. Les voyageurs débarquèrent à Beyrouth pendant l’automne de 1878 et de là se rendirent à Damas, où ils organisèrent une caravane, ce qui n’était pas une petite affaire.

M. et Mme Blunt emmenaient, plutôt comme un ami que comme guide, Mohammed Ibn Aroük, fils du cheikh de Tadmour (Palmyre), … qui se rendait à Nedjed afin d’y épouser une femme de son sang. »

Retrouvez ici l’expédition Nedjed de Anna Blunt ou Anna d’Arabie, les pistes incertaines, les princes fanatiques, les parfums du harem.... En parcourant son journal à l’écriture alerte, parsemé des illustrations magiques de l’époque, partez avec la curieuse Anna et sa soif de découvertes, la fraîcheur de son regard. Elle vous emmène...

[...]
« C’est un rêve d’être assise là, à rédiger son journal, sur un roc du djebel Shammar, je me rappelle maintenant qu’il y a des années, lorsque je lisais le récit de M. Palgrave, auquel personne ne croyait, la description d’un Etat modèle au cœur de l’Arabie, d’une contrée heureuse que personne autre que lui n’avait vue, tout cela me paraissait difficile, impossible, éloigné. […] Le point de vue devant nous est merveilleux au-delà de toute expression. C’est une plaine unie, s’élevant graduellement, au milieu de laquelle les rochers et les monticules affleurent comme de îles. Derrière on aperçoit des montagnes de couleur violette, très rapprochées, avec les cônes à pic qui les dominent et qui nous ont servi de points repères durant plusieurs jours. »

[...] « Le second jour de notre arrivée, après les compliments d’usage et un bout de conversation, je demandais à l’émir la permission de visiter son harem. Mohammed Ibn Rachid parut très flatté de ma requête ; il y fit droit sur-le-champ, disant qu’il allait envoyer en informer les Kavatin (dames) et les prier de se préparer à me recevoir, Il fit partir un messager, mais nous restâmes à causer fort longtemps avant d’avoir des nouvelles du messager : j’étais fatiguée d’attendre et je me demandais déjà quand il me serait permis de rentrer au logis, où je devais travailler en secret à mon journal, lorsque le serviteur reparut et annonça qu’Amuchech, la principale épouse de l’émir, était prête à me recevoir. J’imagine que les dames, ici, font rarement toilette, à moins qu’elles n’aient à montrer leurs vêtements de soie et leurs joyaux à quelques visiteurs. Dans ces sortes d’occasions, leur costume doit être plus recherché, et puis le khôl et le fard exigent du temps. L’émir me remit aux soins d’une esclave noire qui m’ouvrit le chemin vers le harem. »

Haut de pageAnna Blunt

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E. Fisset

Par les volcans du kamtchatka
Un été dans l’extrême-Orient russe

Emeric Fisset
Transboréal (Sillage)
LOI 910.4 BOC

Péninsule volcanique de l’Extrême-Orient russe, sanctuaire des ours bruns, dernier territoire exploré de la Sibérie, le Kamtchatka est aujourd’hui encore un paradis sauvage pour le marcheur quand sa végétation inextricable ne le mène pas en enfer. Renouant avec l’esprit des pionniers cosaques, Julie Boch et � ?meric Fisset ont traversé à pied sa chaîne orientale, succession de volcans actifs, de geysers, sa chaîne occidentale, couverte de taïga et sillonnée de rivières impétueuses, enfin sa partie méridionale, jusqu’au cap oublié qui fait face aux îles Kouriles. Il en ressort un formidable constat sur la façon dont l’homme doit s’adapter à une nature souvent hostile mais généreuse, mais aussi des considérations sur le thème du voyage. Mêlant, de façon vivante, aventures et considérations historiques, naturalistes, par leurs réflexions, Emeric Fisset et Julie Boch nous donnent des éléments pour mieux comprendre le devenir de cet Extrême-Orient russe. Pour préparer ce voyage, les auteurs ont ainsi
consulté l’essentiel de la matière publiée sur cette région, depuis sa découverte au XVIIe siècle.Toutefois, nos voyageurs ont fait confiance « au génie des lieux et aux autochtones" pour apprendre sur place. En effet pour eux : « la fraîcheur de l’ignorance est le gage d’une absolue disponibilité face à l’inattendu des choses, qui permet d’accueillir d’un cœur neuf les émotions nouvelles ». Si l’écriture est dense, riche d’informations, le texte fait place, également à de très belles descriptions de paysages, des anecdotes, et de beaux portraits. Au long des pages, vous découvrirez l’âme sibérienne, lors de rencontres avec des géologues, volcanologues, chasseurs, éleveurs ou pêcheurs, montagnards. Les auteurs n’en sont pas à leur premier voyage ; leur pratique et passion pour le voyage en font des voyageurs attentifs à ceux qu’ils rencontrent. Ils sont devenus maîtres dans l’art de rencontrer et de raconter.

Le livre comporte une petite anthologie de textes mentionnant le Kamtchatka : « Florilège sur le Kamtchatka dans la littérature française ».

« Roberto nous pousse à avancer ; la main sur son fusil, il se méfie de la compagnie de l’ours et préfère quitter au plus vite leur repaire du liman. Nous comprendrons sa hâte un peu plus tard, lorsqu’il nous avouera qu’il n’a pas de cartouches. Du reste, si l’on en croit George Kenna, « chasser un ours avec un fusil russe est un divertissement très plaisant et totalement inoffensif. L’animal à tout le temps, après la première étincelle, de manger un copieux dîner de myrtilles, de courir 15 milles à travers une chaîne de montagnes jusque dans la province voisine, et de s’endormir confortablement dans son trou avant l’explosion fatale » ... Mutique, notre guide ne consent à prononcer que deux mots en tout et pour tout " Otdokniom ", « reposons-nous », quand il a envie d’une cigarette, et " poïdom", « allons-y », quand il veut repartir.
Toutes les heures, il sort du Makhorka, du tabac bon marché qu’il fume d’un air pensif, assis sur son sac, le regard plissé vers l’intérieur. Sa rusticité s’adorne* cependant de deux coquetteries : il use d’un porte-cigarette et trimballe un trépied avec son vieux Zenit. Prenant prétexte de cet attirail, nous croyons établir le contact par la photographie, mais nos tentatives tournent court : vu qu’il a dit qu’il préférait faire des photos en septembre à cause de couleurs de l’automne, il retombe dans le silence. »
(*se pare)





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A. Chapuis


Au cœur de l’Inde
4.400 kilomètres à pied du Kerala à l’Himalya

Amandine et Eric Chapuis

Transboréal (Sillages)
LOI 910.4 CHA

Un voyage de noces d’un an en Inde, voilà le souhait d’Amandine et d’Eric Chapuis. Ce ne sont pas les premiers et ce ne seront pas les derniers, mais ce voyage en couple est bien loin du simple voyage anecdotique. Vivre pleinement leur engagement, vivre un élan d’amitié vers l’autre au rythme d’un chemin long de plus de 4400 kilomètres du Kerala à l’Himalaya, c’est avec enthousiasme et le cœur ouvert que « les Chapuis » ont fait route. Mais pas si facile ! Dans quel état d’esprit être quand on peut quitter son travail, avoir le choix de marcher, être libre, contrairement à ceux vers qui l’on marche.


Des rencontres, des confidences, de la vie quotidienne, vous apprendrez, découvrirez les différents visages de ce grand pays. Il n’y a pas une Inde mais des Indes.
Sans être rébarbatifs, les auteurs ont retranscrit leur périple en le semant d’informations, des points de vue de leurs hôtes qu’ils soient exploitant d’une plantation de thé, pêcheur, citadin. Refusant la seule image de mendicité et de pauvreté gardée par les touristes, nos voyageurs se sont vite mis en marche pour s’immerger dans la vie des habitants, à la palette si diversifiée d’une province à une autre, d’une famille à l’autre, de villes en villages, de maisons en campements, les dieux accompagnent nos marcheurs.



Du pays lui-même vous tâterez le pouls, apprendrez des religions en présence, toucherez du doigt les traditions, les évolutions de la vie familiale, sociétale, les contradictions, mais aussi les nombreux interdits qui religieux sont devenus d’ordre socio-culturels. Les mariages arrangés, la situation de la femme, des enfants, les castes, ont provoqué chez les auteurs, questions, révolte mais par la discussion, un nouveau regard sur l’Inde est né. Rentrés en France, Eric et Amandine seront amenés à poursuivre leur réflexion notamment sur la communauté sikhe en France... Soyez rassurés, vous partagerez également les rencontres émouvantes ou incroyables comme celle avec ce petit « Chirac » de 5 ans au fin fond de l’Inde.

Loin des clichés sur ce pays « que l’on aime ou que l’on aime pas », suivez pages à pages Amandine et Eric. Une écriture riche, descriptive, prenante, intéressante, et agréable à lire, qui ne vous lâchera pas. Entre les « Ducoin », et « Poussins » , un nouveau couple écrivain voyageur est né. De magnifiques photographies en noir et blanc aussi fines et belles que ces pages de récit. Ceux qui ont aimé « L’Odyssée amérindienne », peuvent aimer ce très bon récit. Poursuivez le voyage par le chapitre « Lire, voir, écouter » (Bibliographie, filmographie, vidéographie sur l’Inde).
La Marche indienne

[…] « Que faites-vous ici ?

- Nous traversons l’Inde à pied, en guise de voyage de noces...

- Vous êtes donc mariés ?

- Oui

- Mariés et pas d’enfant ?

- Voilà,

- C’est quoi votre problème ?

- Pardon ?

- Quel est votre problème pour avoir fui votre pays et votre famille et pour ne pas avoir d’enfants alors que vous êtes mariés ? »

[…]
« Le 10 mai, nous reprenons donc la route : pas dessus mais à côté, sans pourtant la quitter du regard. Dans cet horizon sans fin, elle nous sert de repère vers Udaipur. Les eucalyptus se font plus rares ; les champs offrent une grande désolation d’herbes sèches ; certaines masures paraissent abandonnées, limées et rongées par la pluie, et le vent. � ?mergent de-ci,-delà des rangées de cactus verts et de bas palmiers aux fruits orangés. Il plane aussi une musique permanente sans que l’on sache précisément d’où elle provient. Au gré des vallons qui se succèdent, la ritournelle se fait plus ou moins perceptible. Un bruit de fanfare accompagne parfois le passage d’un bus au toit noir d’hommes et d’enfants. Des jeeps font preuve d’une capacité incroyable. Tous nous lancent un long regard assorti d’un geste interrogatif, comme pour nous signifier notre folie de marcher par ces températures. Nous leurs renvoyons ces mêmes regards d’incompréhension, Où vont-ils tous ainsi, serrés comme du bétail ? Nous trouvons la réponse quelques kilomètres plus loin. Avant la mousson, le Rajasthan marie ses enfants »

Haut de pageFisset, Chapuis

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B. Desay

Le Vagabond des ruines
Benjamin Desay
Phébus (Littérature française)
LOI 910.4 DES

Si parfois les pierres vous parlent, si vous sentez leur grain sans les toucher du bout des doigts, si vous avez eu l’impression un jour de vivre au premier matin du monde, ce récit est pour vous ! Découvrez, ressentez, revivez les ruines d’Angkor. Loin des guides descriptifs de la moindre fresque, loin de la longue litanie des dieux que vous ne retiendrez pas, laissant les théories, les conférences, les avis des uns des autres, le clic des appareils photos, partez pour un voyage des sens ! Plongez dans la subjectivité de Benjamin Desay, « le vagabond des ruines » qui par une écriture ressentie, sensuelle, vivante, tactile vous emmènent au cœur des grands vestiges de l’Asie du Sud-Est dans un voyage de plusieurs séjours s’écoulant sur plusieurs années. Benjamin Desay s’imprègne des lieux et se laisse imprégner par eux.



Au commencement, de la découverte des temples, petits escaliers, déesses, princesses dansantes, dans l’étreinte verte des lianes et racines montantes au ciel, du silence sonore de la jungle aux couleurs du soleil couchant, aux parfums d’encens, solitaire, extase, puis à la fin, à la redécouverte des temples envahis et massacrés, foulés, pillés, multitude, déception. Vivez, souffrez, jouissez du paysage, des pierres et gardez cette nostalgie, cette mélancolie, cet emballement poétique à l’assaut des sanctuaires, des flâneries au détour d’une pagode : « Il ne s’agit là que d’impressions, nées de vagabondages, d’errances et de rêveries. C’est la seule manière, je crois, de communier avec la beauté et l’âme d’un temple kmer ou d’une pagode birmane ». Les séjours se suivent mais ne se ressemblent pas. L’âme présente hier, s’échappe et disparaît sous les coups de burin des pilleurs, les pas empressés des touristes, mais l’espoir renaît d’une nouvelle rencontre lorsqu’un nouveau site se dévoile plein de promesses. Devenez des « hobos des ruines » en « quête d’illuminations ». Un récit à savourer lentement de peur de le quitter trop vite ! Mais on peut toujours y revenir...

« Aussitôt, on s’engagea au cœur des ruines, ou plutôt des décombres : tours effondrées cul par dessus tête, murs disloqués, vestibules aux voûtes fracassées, colonnes de guingois pavoisées de plantes grimpantes, porches affaissés, sanctuaires engloutis par les arbres et les fougères... Un tremblement de terre végétal. Pendant une heure, on escalada éboulis de blocs, semés de fragments de linteaux, corniches, ou, tels des spéléologues, on se faufila dans d’obscures et visqueuses entrailles. De temps à autre, mes guides s’arrêtaient brusquement et s’exclamaient d’urne voix fière : - Là-bas, regarde ! ... ». D’abord, je ne voyais rien puis, derrière un moucharabieh de lianes et fines racines ou une burka de toiles d’araignées cotonneuse, je discernais la svelte silhouette de quelque divinité. Une lueur de gravité recueillie brillait alors au fond des yeux de mes petits accompagnateurs »

[…] « Soudain, je tombais en arrêt, ébloui : à une dizaine de mètres, près des vestiges d’une petite bâtisse, quatre bouddhas assis en tailleur regardaient le soleil levant... Je ne pus m’empêcher de toucher le visage de l’un des bouddhas, qui méditait sous l’austère tutelle d’un nâga. Il émanait de ses traits une douceur de Vierge à l’Enfant ; la délicatesse de l’expression avait été encore affinée par le ruissellement des pluies, l’eau avait gommé toutes les aspérités de la pierre. La splendeur de ce bouddha était d’autant plus émouvante qu’il se dressait en pleine nature, comme une apparition. »

[…] « Nos racines ne sont pas là où nous vivons depuis longtemps, ni dans le bourg qui nous a vus naître et grandir, et où se dresse la vieille maison familiale, nos racines résident dans les lieux qui nous ont dispensé des instants de bonheur absolu, c’est-à-dire quand sous l’effet d’une joie intense nous avons oublié notre ego, nos tourments, et ressenti l’impression de toucher à la beauté du premier matin du monde. »



D. Fauquemberg



Nullarbor
David Fauquemberg
Hoëbeke (Etonnants voyageurs)
LOI 910.4 FAU disponible ?

Quittant l’Europe la rage au ventre, avec la volonté d’en découdre, notre jeune voyageur parvient en Australie ; il y vivra plusieurs vies. C’est un vrai road-movie qui se déroule sous nos yeux !
D’une belle écriture, bien vivante, David Fauquemberg nous raconte des rencontres inquiétantes, étonnantes, des situations cocasses mais aussi dramatiques, proches pour l’une d’entre elles de l’insupportable. Comment oublier cette campagne de pêche, si cruelle pour la mer où les hommes perdent leurs âmes !
Surtout, ne lâchez pas prise et poursuivez la route, de cette belle aventure humaine !Lors de ce dangereux périple, au moment ou celui qui marche croit perdre la foi, l’envie de poursuivre, surgit l’ancien qui l’amènera sur d’autres chemins, ceux du fond de l’Australie, des distorsions du temps où se mêlent présent et passé.
Ce récit très fort est captivant, percutant, bruissant, émouvant. Une très belle découverte.

[…] Une nouvelle nuit commençait, pendant que les autres avalaient leur plâtée de pâtes, Billy et moi regardions par les hublots. Une houle démente, et plus un seul oiseau. J’ai aidé Curt à installer les caisses avant de m’occuper des calamars. A quatre pattes sous une pluie d’embruns, dans la puanteur combinée du diesel, des mollusques, j’ai perdu pied. Je ne sais combien de temps je suis resté inconscient. Quand j’ai repris connaissance, j’étais étalé sur le dos, trempé jusqu’à la moelle. Personne n’avait jugé bon de me relever. J’ai rampé vers un recoin abrité où je me suis blotti, tête dans les genoux. Les yeux fermés je ne savais plus où j’étais. Plus aucun repère, tout se confondait dans un voile brumeux. Je me sentais partir. Ronde lancinante. Bruce et Curt m’appelaient, leurs voix lointaines se mêlaient au brouhaha du moteur et des vagues. Ils ont fini par m’oublier. Grelottant, nauséeux, j’étais terrorisé. »

[…] Dans l’indolence de nos journées, j’attendais avec impatience l’heure où tout recommencerait, la pêche avec Dylan, nos discussions du soir, à la fin du repas. Augustus, d’abord, se désintéressait de ce qui était dit. Il laissait parler les garçons, ravis de pouvoir raconter leurs meilleures histoires, les matchs de footie les plus héroïques, leurs gloires de pêcheurs, les soirs de fête en ville. Dylan, surtout aimait en rajouter, peaufiner ses récits, mettre en scène les exploits les plus invraisemblables, qui provoquaient le rire ou la stupeur. Quand je rechignais à le croire, Isaac venait à la rescousse, avec tant de conviction qu’il fallait s’incliner. A l’écoute des autres, Augustus s’échauffait. De petits rires d’abord, en commentaires narquois, puis sa grosse voix se mettait en branle. Avec les histoires d’Augustus, on basculait dans un autre monde, étrange assortiment d’un passé sans date et d’images décalées, poétiques, tout droit sorties d’un rêve ».



Haut de pageDesay, Fauquemberg

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F. Gros, P. Lemonnier,C. Gruault

Marcher, une philosophie

Frédéric Gros
Carnets Nord
LOI 910.4 GRO

Philosophe et professeur des universités, marcheur, l’auteur nous présente quelques réflexions sur la marche. Dans un style simple, une écriture agréable, Frédéric Gros vous amène sur les sentiers, dans les rues, les forêts, la montagne et vous interroge à travers son propre témoignage ou celui de marcheurs célèbres (Nietzche, Rousseau, Nerval...).

Pourquoi marchons-nous, pourquoi aimons-nous ou non la marche, qu’est-ce qui nous pousse à poursuivre le chemin ?
Ce que vous réserve la marche, la table des matières de ce livre vous l’annonce, autant de promesses que de surprises : marcher n’est pas un sport, libertés, dehors, lenteur, la rage de fuir, solitudes, silences, les rêves éveillés du marcheur, la conquête du sauvage, énergie, pèlerinage, régénération et présence, les états du bien-être, l’errance
mélancolique, gravité, élémentaire ... Tout ce que peut éprouver un marcheur est là ! Tout ce que vous avez ressenti lors de vos marches personnelles.

Pour vivre ou revivre ces ressenti, vous pouvez aller ici et ailleurs, flâner dans la ville, les jardins publics, faire une promenade tout simplement. Mais est-ce si simple ? Parfois ne faut-il pas éprouver de la rage pour partir ?

S’appuyant sur l’histoire, la littérature, la philosophie*, l’auteur nous donne toutes les raisons de marcher, d’exercer toutes sortes de marches, de reconnaître la valeur d’une marche. Mais n’ayez crainte, vous ne serez pas noyés sous les citations, les principes abstraits, obscurs. C’est un livre qui se savoure, tant il nous nourrit tout simplement comme une balade. Si vous marchez ou voulez marcher, ce livre deviendra vite votre livre de chevet.

(*références en fin d’ouvrage)

« Il y a le silence enfin des nuits, unique. Quand il a fallu, parce que la nuit a surpris ou que le gîte était trop loin, dormir à la belle étoile, on s’est activé pour trouver une bonne place, se réchauffer, manger, on s’est vite endormi. Et puis toujours ce moment de réveil, après quelques heures de sommeil, au cœur de la nuit. Les yeux s’ouvrent brusquement comme saisis par la profondeur du silence. Les mouvements qu’on fait, les bruits de duvet prennent des proportions énormes. Qu’est-ce qui nous réveille alors ? Le bruit même du silence ? »

[...] Il faudrait se donner ce luxe, inouï et facile, de se promener dans son propre quartier, d’y marcher d’un pas incertain, hésitant, de décider de le parcourir pour rire, les yeux levés enfin, et lentement. C’est alors que le prodige survient. Et de seulement marcher, sans courir, sans se donner aucune mission précise, fait ressentir la ville telle un peu qu’elle est donnée à celui qui la voit pour la première fois. Comme on ne fait attention à rien en particulier, tout est offert à foison : les couleurs, les détails, les formes, les aspects. La promenade, marcher solitairement et sans but, fait retrouver cette vision ».

[...] La promenade fait plutôt changer de rythme : elle délie les membres du corps et les facultés de l’âme ».



Le Voyage à pied :

Chroniques de la pérégrination

Philippe Lemonnier
Arthaud (Esprit d’aventure)
LOI 910.4 LEM

Une vingtaine de chroniques qui nous font traverser des aventures pédestres et humaines. L’auteur évoque tous ces voyageurs dont les témoignages sont conservés : pèlerins, compagnons, prédicateurs, aventuriers, exilés, évadés, et entraîne aussi le lecteur sur les traces de grands écrivains voyageurs : d’Hérodote à Jacques Lacarrière, de Robert Louis Stevenson à Bruce Chatwin... Une belle écriture, un premier récit pour les débutants en récit de voyage.

Haut de pageGros, Lemonnier

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Le Parfum des nuages :
Un homme libre, une machine volante, une planète surprenante


Christophe Gruault
Presses de la Renaissance (Esprit de voyage)
LOI 910.4 GRU

« Touriste ». C’est comme ça que Christophe Gruault aime se présenter. La quarantaine, cet ancien de l’audiovisuel a tout lâché pour s’adonner au plaisir de la découverte. Depuis une dizaine d’années, il s’intéresse aux mondes sauvages, loin des hommes. Loin de la performance, notre voyageur essaie de trouver les parcelles de la planète qui sont les plus proches de la préhistoire. Pour sa dernière quête, Christophe Gruault a utilisé un ULM, un engin merveilleux pour observer la terre à bonne distance, mais aussi s’y poser.

Ainsi, traversant le Sahara, la Tunisie, l’Algérie, la Libye, l’Egypte, le Soudan, l’Ethiopie. Christophe Gruault raconte avoir survolé des dunes vertes, bleu ciel, couleur saumon, abricot, des regs, ces rivières asséchées recouvertes de cailloux noirs en Algérie, blancs en Libye. Des beautés intemporelles qui parfois lui donnaient l’impression d’être au commencement du monde, comme si la terre venait de se former et qu’elle était encore tiède.
Mais notre voyageur a vécu des aventures mettant parfois en péril son échappée : tantôt pris pour un espion avec son engin ultramaniable qui passe sous les radars, tantôt pour un journaliste
avec ses six caméras vidéos embarquées, dans des pays aussi sensibles que la Libye, l’Algérie ou le Soudan, ciblé par la défense antiaérienne en � ?gypte, Christophe Gruault affronte les imprévues mécaniques, météorologiques, logistiques et humains. Nous sommes entraîné dans ce jeu continuel du chat et de la souris entre danger et plénitude, plaisir et beauté.

Mais ce qui donne encore plus de valeur aux voyages de Christophe Gruault, ce sont les rencontres : la fraternité est le véritable ciment de ce récit. Un voyage hors norme, où la force des rêves permet d’aller au-delà des préjugés, des limites imposées et de toutes les frontières.Un style alerte, vivant pour un récit plein de surprises. Un récit pour l’été.

« La terre est sombre, par endroits obscure, toujours désespérément verte et hérissée de feuillages trompeurs. Sur ma gauche, le fleuve prolonge le ciel d’orage et ressemble à un éclair permanent. Il nous nargue, c’est sûr, serpente plus encore qu’il ne l’a fait jusqu’ici, gratuitement, comme pour nous signifier ce qui nous manque : une piste. Joueur, le destin me laisse entrevoir à droite, pile sous le cunimbe, une petite tache vert tendre au milieu de la forêt. Suffisant pour une vache désespérée ? Plus le temps de tergiverser, je relève mes manches et m’attaque à l’obscure troupeau, de face, entre quatre yeux. Cap à l’ouest et « ben avant toute », aurait dit mon marin de père, pour un repérage rapide avant que le ciel ne me tombe sur la tête. � ?a passe ou ça fracasse. »

"J’aurais pu déclencher la balise de détresse et puis appeler tout le toutim, mais, bon, je trouve que le voyage commence aussi là. J’arrive dans un territoire où il y a déjà des humains, certes, ils étaient en conflit entre eux, déjà. Certes, l’environnement était hostile, parce qu’un marécage avec trois cents kilomètres de chaque côté, c’est pas évident de s’en sortir comme ça, de prime abord. Mais, bon, ce qui me fait avancer c’est que je me dis que les humains que je vais rencontrer, j’ai confiance en eux. Et j’ai confiance dans leur sympathie. Même au sud-Soudan, partout. Vous savez, vous arrivez vous avez le sourire, vous respectez les gens, à ce moment-là, ça va bien. C’est vraiment cette confiance en l’humain qui fait que, certes, j’ai de l’audace, j’y vais beaucoup au culot, mais ça se passe bien."



Haut de pageGros, Lemonnier

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B. Ollivier


Aventures en Loire :

1000 kilomètres à pied, en canoë

Bernard Ollivier
Phébus (Littérature française)
LOI 910.4 OLL

Bernard Ollivier consacre son temps à son association « Seuil ». Après quatre ans de « non-voyage », affamé de rencontres, notre écrivain marcheur décide de se relancer sur les chemins. Mais cette fois ci, l’auteur choisit d’aller au fil de l’eau, et pas n’importe quelle eau : celle de la Loire, fleuve sauvage, indomptée, et romantique à la fois.

Notre navigateur s’est jeté à l’eau, achetant un beau canoë et emmenant le vieux sac à dos blanchi par les soleils d’Europe et d’Asie, quelques vêtements, son vieux poncho des voyages. Au fil des berges, des sables invisibles, des courants trompeurs, le voyageur découvre les villages, les maisons oubliées, et retrouve la convivialité.

Après un « petit canon » pour la soif, les langues se délient ; le fleuve Loire est la vedette, ses caprices, ses coups de gueules, il a forgé les rivages, les êtres. Bernard Ollivier nous raconte ses rencontres avec
les piétons des berges, les autres canoës, les pêcheurs connaisseurs des états d’âmes du fleuve et surtout les femmes à l’accueil chaleureux « simplement sans chichis, sans détours ».

Une écriture visuelle, un style enlevé pour une relation intime avec la Loire. Laissez-vous glisser de pages en pages, et rafraîchir sous les ombrages, à l’écume des tourbillons.

[…]
« Un léger brouillard flotte sur la Loire. Emporté par le courant, j’éprouve un sentiment nouveau, un bien-être mêlé d’inquiétude, un plaisir enfantin mâtiné d’une sensation de danger latent. Lentement, les maisons de Retournac défilent et j’ai bientôt dépassé la dernière. Me voilà seul. Mille bruits montent de la Loire et de ses rives. Le flot chuchote en contournant chaque pierre, il chante en passant sur les graviers. Les peupliers des rives ne sont pas en reste et se prennent pour des harpes éoliennes, les millions de feuilles émettent d’infimes cliquetis au moindre souffle de vent. La pagaie à chaque impulsion, lâche un « ploc » et, lorsque je contrôle la trajectoire en effectuant ce col-de-cygne qui me donne bien du fil à retordre, elle produit un petit gargouillis dans les eaux bousculées. »

[…]

« Franck est un intégriste de la pêche à la ligne. Son rêve, attraper un silure, un de ces monstres qui peuvent peser plusieurs dizaines de kilos. Comme pour le loto, le rêve nourrit le rêve, même si Franck a plus de chances de prendre un silure que de gagner le gros lot. Je le soupçonne, d’ailleurs, de s’en battre l’œil tant qu’il peut mouiller ses lignes. Son paradoxe, c’est son amour de la solitude du pêcheur de fond qu’il tente de concilier avec sa passion de la conversation. Par son bavardage, il vous appâte, vous ferre, vous attire dans son filet sans s’arrêter de parler, de ci, de ça, toujours dans un langage fleuri avec un humour provocateur et sans jamais lâcher ses bouchons de l’œil. »

[…]
Bénédicte a préparé un canapé pour la nuit. J’ai pourtant beaucoup de mal à m’endormir. Dans le noir, défilent les visages des femmes qui m’ont ouvert leur porte en grand : Simone, Aline, Emmanuelle, Bénédicte… Dans les couples, la décision revient généralement au sexe faible même si leurs hommes se montrent tout aussi hospitaliers. Plus je connais les hommes et plus j’aime les femmes : leur optimisme, leur tranquille assurance, leur générosité. Elles ont compris depuis longtemps que dans l’échange celui qui donne est le gagnant. La simplicité et la chaleur de leur accueil, chez elles tout m’étonne et me ravit. »

Autres récits de Bernard Ollivier :

La Longue marche  :
De la Méditerranée jusqu’en Chine par la route de la soie

- Vers Samarcande

- Traverser l’Anatolie

- Le Vent des steppes

Pour rappel, fort de sa marche et du succès de son récit (droits d’auteur reversés), Bernard Ollivier a pu créer une association au fonctionnement très simple : de jeunes détenus en fin de peine, ou adolescents en situation très difficile, partent seuls avec un accompagnateur volontaire, plus âgé. A l’étranger, le plus souvent en Espagne, pour une longue marche. Plusieurs dizaines de jours, entre ciel et montagne, s’organiser, se mesurer, apprendre. Au siège de l’association, on suit et on coordonne les routes. Association Seuil

Haut de pageOlivier, Paccalet

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