Accueil > La saison culturelle > Actualité culturelle > Expositions > Les messagers de l’art
Les messagers de l’art
Exposition du 7 juillet au 5 septembre 2009
Peintures de Philippe Abril, Muriel Cayet, Laurence Moreux, Rosiane Priam, Hélène Rousselot et Jean-marc Zabouri

6 artistes peintres réunis dans une même démarche respectant la personnalité de chacun, leur liberté d’expression, privilégiant le geste et la couleur, recherchant toujours la lumière au cœur de leurs toiles ; le mouvement déjà existant dont ils se rapprochent le plus est l’expressionnisme mais leur recherche picturale les conduit depuis toujours vers une peinture, vivante, symbolique et intemporelle et bien entendu, universelle.


Philippe ABRIL


Né à Alès en 1962, Philippe Abril est passionné très jeune par l’univers de la photographie et des arts visuels ce qui le pousse en 1981 à passer un diplôme en imprimerie et Arts graphiques à Grenoble. Pendant 25 ans, il travaille au « Dauphiné Libéré » comme photocompositeur. Parallèlement, il suit des cours de photographie et d’aquarelle et anime des ateliers-photos. Pour lui la photographie est le moyen le plus immédiat pour créer des images, mais ce noble médium ne lui suffit pas en tant que tel et il colorise ces tirages baryté avec des encres translucides et commence à ajouter des touches de peinture acrylique dans ses recherches. C’est vers la fin des années 90 qu’il découvre les fabuleuses possibilités de l’outil numérique grâce à un PC, un scanner et un célèbre logiciel de retouche d’image.

La peinture, celle des musées, il la connait depuis tout petit via les belles collections de revues et livres d’art de son père. Voilà l’aventure est commencée, il va désormais mixer des photographies anciennes (les photos de famille) avec les tableaux de Maîtres. Résultat surprenant, touchant onirique et fascinant de voir naître un dialogue entre « l’anonyme et le chef d’œuvre ». Mais ce n’est pas encore assez car le désir profond et là, puissant et pressant, La Toile, ce monstre de tissu blanc tendu sur un châssis... Mais comment débuter après avoir vu tant de chefs d’œuvre de Velasquez à Basquiat, de Rembrandt à Picasso, De Kooning et tous les autres...

Comme souvent dans la vie, c’est une rencontre humaine qui fait changer de cap qui éclaire la route et offre des possibles là où tout semblait bouché, clos, interdit. Après un stage de découverte et de lâcher prise avec Muriel Cayet, artiste peintre installée à Mareuil, le dernier verrou saute et le voilà sourire aux lèvres, en espadrille au pied de cet Himalaya qu’est la Peinture. Il décide alors en 2006 de partir s’installer dans le Berry pour y débuter une nouvelle vie de peintre et graphiste

Ce presque autodidacte, nous donne à voir une peinture exacerbée, à laquelle il donne naissance dans l’urgence de l’instant. Philippe Abril cherche à créer des images en laissant sortir ce qui se passe, ce qui se trame à l’intérieur. Le moment de la création est tout à la fois, une rencontre, un voyage avec son lot de surprises, une lutte parfois comme une corrida avec la toile... ce qui lui importe étant le résultat, l’effet produit par ces cristallisations de matières, de sensations, la prise en compte de l’aléatoire, de l’accident pour prendre connaissance de l’œuvre au moment où la forme apparait. Ses images sont une sorte d’écriture automatique qui puise sa source dans les recoins mystérieux de l’inconscient. Sa quête perpétuelle de structure, de construction et d’articulation nous amène à voir dans ses peintures des jaillissements, un mouvement vif, plein énergie sans être nerveux, en évoquant des atmosphères, des ambiances ou s’entremêlent, architectures éclatées, collages ou encore scarifications. Il a la volonté de maîtriser la lumière, les couleurs, en jouant des transparences, des coulures, des griffures...
La peinture acrylique avec son séchage rapide n’a certes pas toute la profondeur et le moelleux de l’huile mais elle est un medium idéal pour travailler la spontanéité, la quête du geste juste et surtout du mélanges des genres, collage, pastels, feutre et mine de plomb.
Dans ses toiles, Philippe Abril utilise la communication non-verbale, utilisant signes et symboles entre réalisme et non figuration. Pour lui, l’art ne se comprend pas et une œuvre réussie gardera toujours une part de mystère ineffable.

L’art n’est il pas un médiateur, un pont entre cet homme enfermé dans sa culture, civilisation, classe sociale, religion et autres tabous et cet autre , « habitant » de nous-même, cet Homme universel, lumineux, solaire et en chemin, qui traverse nos rêves, porteur de l’énergie créatrice, cette flamme qui éclaire nos vies.

Site de Philippe Abril


Muriel CAYET

« L’homme ne change rien, pas même son propre moi. Il sait que l’homme ne peut faire qu’une chose et que c’est là son unique but dans la vie- ouvrir les yeux de l’âme. Oui, l’homme a ce choix - laisser entrer la lumière ou garder les volets fermés. En faisant le choix, l’homme agit. C’est là son rôle vis-à-vis de la création. » Henry Miller

Muriel Cayet est née en 1961 en région parisienne. Médiatrice pendant près de 15 ans, mais aussi conseillère littéraire et animatrice de formation, cette art-thérapeute et artiste multidisciplinaire utilise l’Art comme moyen d’expression mais aussi afin de développer une certaine ouverture chez les personnes qui ont un problème de communication. Elle anime depuis plusieurs années des ateliers d’expression picturale et des ateliers d’écriture. Elle est également l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, notamment des nouvelles, romans et biographies. L’écriture et la peinture s’imbriquent harmonieusement dans sa vie en permettant à cette professionnelle de la formation et de la relation d’aide, de tester le rôle thérapeutique de la création, à la fois dans sa propre démarche d’artiste mais aussi lors de ces « accompagnements en création ».

On peut donc découvrir un femme aux talents multiples, laissant libre cours à la création, tant dans son travail de peinture que d’écriture, car, dans le travail de Muriel Cayet, il n’y a pas de préméditation, se servant de l’Art - thérapie comme un geste d’accompagnement à la création. « Peindre, c’est se créer soi-même ». Créer, c’est bien sûr accéder à ses émotions et les reconnaître comme siennes via la création, la projection sur la toile, permettre la visualisation de ses sentiments dans l’œuvre et bien entendu la symbolisation. Développement personnel, mieux-être et pourquoi pas bien-être grâce à la création.

Ses toiles sont des créations instinctives, intuitives mais parfois aussi des toiles reprises, retravaillées. Elle a choisi de travailler principalement dans l’urgence, choix qui requiert une créativité rapide, une réelle réactivité face aux outils que sont la toile, les pinceaux, les couleurs. Muriel Cayet avoue pouvoir peindre partout. Il ne lui faut pas d’objets ou d’éléments particuliers mais plutôt une préparation mentale. La transition se fait petit à petit et passe par l’habillement. La blouse de travail fait partie de cette « peau », de ce « rôle » tout à fait particulier de « l’être créatrice » qu’elle devient l’espace d’une toile. Muriel Cayet est une artiste qui aime peindre en groupe et qui n’hésite pas à animer des ateliers de peinture. La lumière qu’elle rend sur toile est primordiale dans son travail. Elle peint parfois la nuit, à la lumière artificielle, ce qui la contraint à aller chercher la lumière dans ses couleurs, comme si la toile devenait illuminée de l’intérieur. La création débute avec des images mentales, la main prend la relève et marque sur la toile ses pensées pour les figer à jamais. Mais c’est alors que s’offre à nous leur spectacle, en se mettant en scène sur la toile créant ainsi le voyage... et la réflexion.

Les toiles présentées ici le sont comme toujours autour d’un thème : « La lumière, le geste ; la vie qui se voit ». Sa préoccupation première - et son thème favori de recherche - demeurant : « Comment rendre une toile vivante ? Un musicien a davantage de temps : l’écoute est longue, mais le regard du visiteur glisse en une seconde sur la toile. Comment le faire s’attarder ? » Elle compte sur la lumière « la couleur allume la lumière, les clairs de lune, les clairs-obscurs, les levers et couchers du soleil, ....l’artiste cherchant sans cesse à pimenter cette seconde où le regard se pose...

Point de vue : Muriel CAYET a un énorme bagage professionnel derrière elle. Le nombre de distinctions et de prix est le premier signe visible de sa notoriété à travers le monde. C’est une valeur sûre sur le marché de l’art international. On la retrouve de façon régulière dans au moins treize pays, dont la France, les

Version imprimable de cet article Imprimer

Rester connecté

Newsletter :

Articles liés :

Voir aussi ...