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Les primitifs flamands : Hugo van der Goes et Hans Memling
Présentation et sélection bibliographique, avril 2015

Cycle de conférences "D’autres Europes, Mitteleuropa & Russie"

Au début du XVe siècle, une forme artistique nouvelle voit le jour dans les Flandres. Ces territoires correspondent géographiquement à la Belgique et à la Hollande d’aujourd’hui réunis. Ils appartenaient alors à une entité territoriale plus vaste encore, puisqu’il s’agissait du Grand duché de Bourgogne qui rivalisait à l’époque avec le Royaume de France et le Saint Empire Romain Germanique. Cet état se trouvait être le plus prospère d’Europe et les ducs de Bourgogne y pratiquaient un large mécénat culturel et artistique.

Cette période correspond à celle de la Renaissance italienne, mais elle est vue comme une culture artistique indépendante de l’humanisme qui caractérise les développements dans le centre de l’Italie. L’art des primitifs flamands correspond à la fois à l’aboutissement de l’héritage artistique médiéval du nord de l’Europe et à une évolution vers une acceptation de l’idéal développé à la Renaissance. Le cycle vous propose de partir à la découverte de six peintres qui marquèrent cette époque.

- Hubert et Jan Van Eyck
samedi 22 novembre 2014 - 15h00 - Auditorium de la Médiathèque

- Robert Campin, dit le Maître de Flémalle et Rogier van der Weyden
samedi 7 février 2015 - 15h00 - Auditorium de la Médiathèque

- Hugo van der Goes et Hans Memling
samedi 11 avril 2015 - 15h00 - Auditorium de la Médiathèque

Hugo van der Goes et Hans Memling : Repères biographiques


Les peintres Hugo van der Goes et Hans Memling, s’ils ne sont peut-être pas tout à fait contemporains se sont croisés dans de multiples travaux de décoration pour Charles le Téméraire. Sur le premier nous ne sommes que peu renseignés. En fait, nous ne savons presque rien de lui jusqu’à son arrivée à Gand en 1467, où parrainé par le peintre local le plus réputé Joos van Wassenhove (appelé encore Juste de Gand), il devient très vite un des peintres les plus célèbres de son temps, rejoignant dans la gloire internationale les frères van Eyck et Rogier van der Weyden. Sa carrière gantoise est courte, une dizaine d’années à peine, en fait elle s’interrompt en 1475, l’année où il décide de se retirer du monde. En effet, au sommet de sa gloire, Hugo, adepte d’un courant mystique appelé la Dévotion moderne, entre au Prieuré du Rouge Cloître près de Bruxelles. On y enseigne un retour aux valeurs fondamentales du christianisme, à l’esprit des Apôtres et des premiers croyants. Il semblerait que ce soit à partir d’une contradiction entre son statut de peintre célèbre et opulent et sa croyance sincère en les idéaux de modestie et d’humilité rassemblés dans l’ouvrage de Thomas à Kempis « l’Imitation de Jésus Christ » que l’esprit du peintre subit un trouble terrible, une dissociation, une fracture qui l’amenèrent à la folie jusqu’à ce que la mort mette fin à ses tourments.

Peu d’œuvres du peintre sont parvenues jusqu’ à nous, détruites par les iconoclastes ou perdues. Celles qui demeurent ne cessent d’étonner par leur puissance picturale, les solutions toujours novatrices que ce peintre visité par le génie propose, comme d’autres ne font que produire du déjà vu. Hugo van der Goes matérialise par la puissance des représentations la gamme entière des sentiments humains. Il va bien plus loin que ne s’était aventuré van der Weyden dans la représentation des sentiments. Il ne se satisfait d’ailleurs aucunement de cette mise au jour des profondeurs de l’esprit humain, il tient à montrer dans ses tableaux, commandés par des riches et des puissants, l’homme simple, le manant, "les méchantes gens, les gens laids" comme l’exprimaient les seigneurs de l’époque en parlant du petit peuple.

Hans Memling est né à Selingenstadt près de Mayence en Allemagne. Nous ne savons rien de sa petite enfance. La majorité des spécialistes de sa peinture s’accordent pour dire qu’il a du prendre des leçons de peinture auprès du maître allemand Stefan Lochner qui a principalement officié à Cologne et dans ses environs. Comme le signalait déjà Vasari, Hans Memling s’est ensuite rendu à Bruxelles auprès de Rogier van der Weyden où, sans doute en qualité de premier assistant, il a participé au fonctionnement de l’atelier du peintre le plus célèbre dans l’Europe d’alors. Après la mort de van der Weyden survenue en 1464, Memling s’installe à Bruges où il ouvre un atelier qui vingt années durant va développer une activité florissante.

Le peintre se constitue une riche clientèle pour laquelle il peint de grands retables, des petits portraits de dévotion, des vanités. Il participe aux travaux de décoration de la ville de Bruges pour la "Joyeuse entrée" de Charles le Téméraire à Bruges. A l’opposé de van der Goes, adepte des compositions asymétriques où dominent un savant déséquilibre annonciateur de la phase baroque de la peinture dite des primitifs flamands, Memling privilégie l’équilibre et la symétrie. Tout son grand œuvre tend vers l’approfondissement de l’apparente simplicité des solutions picturales. En effet derrière cette lisibilité directe, à laquelle même un profane peut rapidement accéder, se cache une science de la composition à laquelle seuls les plus grands ont eu accès.

Memling a toujours plu au grand public, ce qui l’a longtemps disqualifié aux yeux des "experts". Beaucoup en parlent encore avec condescendance. Heureusement les choses vont dans le bon sens et de nombreux travaux et rétrospectives lui sont consacrés. Créateur d’un style presque immuable, les spécialistes ont eux-mêmes du mal à situer ses tableaux dépourvus de signature dans une chronologie exhaustive. Mais comment laisser de côté le peintre du XVe siècle qui nous a légué le plus grand nombre de tableaux - plus d’une centaine. Peut-on passer sur une somme aussi considérable ? Et puis comme on le répète à l’envi, si Memling n’a certes rien inventé, il n’en demeure pas moins celui qui a effectué la synthèse la plus complète et la plus réussie du savoir pictural flamand. La touche personnelle qu’il y a apportée provient sans doute de sa formation première auprès des maîtres allemands qui pratiquaient une peinture encore proche des idéaux des miniaturistes de l’époque du Gothique international. Hans Memling, devenu l’un des citoyens les plus riches de la ville de Bruges a laissé un héritage conséquent à sa descendance, mais il est acquis que son legs le plus précieux, ses tableaux, il l’a offert à tous les amoureux de la peinture.


Repères chronologiques


1366 - Naissance de Hubert van Eyck.

1378 - Naissance de Robert Campin.

1390 - Naissance de Jan van Eyck.

1400 - Naissance Rogier van der Weyden.

1410 - Naissance de Stefan Lochner.

1420-25 - Robert Campin "Annonciation".

1419 - Jean sans Peur, duc de Bourgogne, est assassiné par Tanneguy Duchâtel, lors d’une entrevue avec le futur Charles VII. Son fils Philippe III (le Bon) lui succède.

1420 - Robert Campin "Nativité".

Robert Campin - Nativité - vers 1425 Dijon, Musée des Beaux Arts

1421 - Le duc de Bourgogne acquiert le comté de Namur.

1423 - Hugo van der Goes serait peut-être né dans les années 20 du XVe siècle. C’est du moins ce que l’on peut déduire d’une lettre du duc Philippe le Bon, datant de 1451, qui met fin à son bannissement. La date de naissance de Hugo acceptée par défaut est celle 1440, mais s’il s’agit bien du peintre, on imagine difficilement qu’il ait pu être condamné à une telle peine avant l’âge de 11 ans. On ignore tout de son existence jusqu’à son arrivée à Gand en 1467, où parrainé par Juste de Gand, il s’affirme très vite comme le peintre le plus renommé des Pays-Bas.

1425 - Probable début des travaux sur le polyptyque de l’Agneau mystique destiné à la cathédrale Saint-Bavon de Gand, alors église des deux saints Jean et Robert. Campin "La Vierge à l’écran d’osier".

1426 - Mort de Hubert van Eyck.

1428 - Philippe le Bon obtient de sa cousine, Jacqueline de Bavière, la Hollande, la Zélande et la Frise.

1430 - Le duc de Bourgogne acquiert le Brabant et le Limbourg. Institution de l’Ordre de la Toison d’Or par Philippe le Bon, duc de Bourgogne.

1430-1440 - Probable naissance de Hans Memling dans cet intervalle. Il naît à Seligenstadt, sur le Main, l’époque où Stephan Lochner peuple de ses compositions mystiques les sanctuaires de la métropole rhénane. Qu’il ait ou non fréquenté son atelier, Memling fut marqué par le maître de Cologne, dont il transposera plus tard certaines compositions (Jugement dernier, Gdansk ; Saintes Conversations) et dont il acclimatera en Flandre le mysticisme délicat. Du séjour qu’il dut faire dans la cité rhénane, Memling emporte encore l’image précise de la Cologne d’alors (Châsse de sainte Ursule 1489, Bruges). Mais plus que des motifs sans lendemain, c’est la calme ordonnance des compositions de Lochner et leur suavité narrative qu’il greffera bientôt sur le rameau flamand.
Robert Campin "les panneaux dits de Flémalle" ; "Sainte Véronique" ; "Trinité affligée" et "Vierge debout".

1431 - Le duc de Bourgogne acquiert le duché du Luxembourg.

1432 - Jan van Eyck achève le polyptyque de l’Agneau mystique commencé par son frère. Révolte de Gand.

Jan van Eyck "L'homme au turban rouge" (1433) Londres, National Gallery1433 - Jan van Eyck "L’homme au turban rouge" (autoportrait ?).

1434 - Jan van Eyck "Portrait des Arnolfini".

1435 - Jan van Eyck "La Vierge du chancelier Rolin". "Saint Luc dessinant la Vierge" par van der Weyden. Traité d’Arras, entre Charles VIII et Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Il met fin à la guerre entre les Armagnacs et les Bourguignons. Le duc de Bourgogne renonce à l’alliance anglaise, et le roi de France reconnaît son indépendance. Jan van Eyck "Sainte Barbe" (dessin).

1438 - "La Descente de Croix" de Rogier van der Weyden.

1440 - "Portrait d’une dame" de Rogier van der Weyden (Gemäldegalerie à Berlin).

1441 - Mort de Jan van Eyck.

1444 - Mort de Robert Campin.

1445 - Instauration en France des compagnies d’ordonnance.

1446 - Institution, par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, du Grand Conseil, destiné à l’aider dans l’administration et le gouvernement de ses Etats.

1450 - "Le Jugement dernier", le "Triptyque des sept sacrements" de Rogier van der Weyden.

1451 - Mort de Stefan Lochner.

1453, 29 mai - Prise de Constantinople par les Turcs, qui entraîne la disparition de l’Empire byzantin. Révolte de Gand. Les Gantois sont vaincus à Gavre.

1456 - Le duc de Bourgogne Philippe le Bon envahit l’Overeyssel. Il fait attribuer à son fils naturel, David, l’archevêché d’Utrecht.

Robert Campin - Portrait d'une dame - vers 1430 - Londres, National Gallery1460 - Rogier van der Weyden, "Portrait d’une dame" (National Gallery of art Washington).

1461 - Avènement de Louis XI.

1464 - France : Guerre de la Ligue du bien public, opposant une coalition des grands féodaux au roi de France.

1465 - Philippe le Bon bat les Liégeois à Montenaken (Montenac).

1466 - Dinant est prise et mise à sac par les troupes du duc de Bourgogne sous le commandement de Charles le Téméraire. L’héritier de Bourgogne fait raser la ville et ordonne un véritable massacre des habitants. Le sac de Dinant durera sept mois.

1467 - Mort de Philippe le Bon. Son fils Charles (le Téméraire) lui succède. Il écrase les Liégeois à Brustem (Brusthem). Hans Memling entreprend le "Triptyque du Jugement dernier". Hugo van der Goes s’installe à Gand. Il est introduit auprès de la guilde des peintres de la ville par Juste de Gand (Joos van Wassenhove), le peintre le plus en vue de la cité. Hugo collabore à l’élaboration du "Triptyque de la Crucifixion" de la cathédrale Saint-Bavon de Gand. Très vite, il le supplante et va même jusqu’à lui prêter de l’argent pour un voyage en Italie où Juste est appelé à Rome, puis à Urbino où il peindra ses représentations d’hommes célèbres.

1468 - Louis XI est retenu prisonnier à Péronne par le duc de Bourgogne.

Vers 1470 - Hugo van der Goes "Adoration des Mages" (Retable de Monforte) aujourd’hui à la Gemäldegalerie de Berlin , le "Triptyque Portinari" qui se trouve aux Offices de Florence.

Hugo van der Goes - L'adoration des mages, dit retable de Monforte, vers 1470 (Berlin, Gemäldegalerie)

1471 - Charles le Téméraire institue les bandes d’ordonnance. Memling "Triptyque de l’Adoration des Mages" (Prado) et aussi "Scènes de la Passion du Christ" et le "Diptyque de saint Jean l’Evangéliste".

Hans Memling - Triptyque de l'Adoration des Mages, 1471 (Madrid, Musée du Prado)

1473 - Conquête de la Gueldre et de Zutphen par le duc de Bourgogne. Charles le Téméraire institue le parlement de Malines, chargé de la justice suprême avec juridiction sur tous les Pays-Bas.

1475 - Hugo van der Goes "Diptyque de Vienne" ; "Péché originel" et "Déploration". Charles le Téméraire conquiert la Lorraine. Traité de Pécquigny, trêve de sept ans entre la France et l’Angleterre.

Hugo van der Goes - Diptyque de Vienne, 1475 (Vienne, Kunsthistorisches)

1476 - Charles le Téméraire est battu à Granson et à Morat par les milices suisses.

1477 - Hugo van der Goes "Dormition de la Vierge". Hugo se retire à l’Abbaye du Rouge-Cloître près de Bruxelles où il sombrera bientôt dans la folie. Sujet à de terribles angoisses, il continue cependant à peindre. Le témoignage d’un frère relate la descente du peintre vers la folie et la mort. Entre temps Hugo van der Goes, dont la célébrité a traversé les frontières, reçoit la visite de nombreux grands du monde d’alors dont celle de Maximilien de Habsbourg, futur empereur, qui lui achète des œuvres.
Mort de Charles le Téméraire devant Nancy. Louis XI envahit la Bourgogne et l’Artois. Le duché de Bourgogne, fief masculin, est réuni à la couronne de France par la loi des apanages. Assemblée des Etats généraux des provinces des Pays-Bas, à Gand : elle obtient de la duchesse Marguerite une charte valable pour tous les Pays-Bas, qui défait l’oeuvre d’unification de Charles le Téméraire. Mariage de Marguerite de Bourgogne et Maximilien I d’Autriche, fils de l’empereur Frédéric III. Les Etats du duc de Bourgogne passent aux Habsbourg. La Gueldre recouvre son indépendance.

1478 - Hugo van der Goes "Portrait d’un bénédictin" ; "Retable de la Trinité" aussi appelés panneaux Bonkill.

Hugo van der Goes - Retable de la Trinité, ou panneaux Bonkill, 1478 (Grande-Bretagne, Royal Collection)

1479 - Bataille de Guinegate entre Français et Bourguignons. Mariage du roi Ferdinand d’Aragon avec la reine Isabelle de Castille.

1479 - Memling "Triptyque de Floreins".

Hans Memling - Triptyque de Floreins, 1479 (Bruges, Musée Memling in Sint-Jan)

1482 - Mort de Hugo van der Goes. Il est enterré au Rouge-Cloître. Traité d’Arras, Louis XI obtient le duché de Bourgogne et la Picardie. Mort accidentelle de Marie de Bourgogne. Elle laisse deux enfants, l’archiduc Philippe d’Autriche (né à Bruges en 1478) et la princesse Marguerite (née à Bruxelles en 1480). Maximilien réclame la tutelle des deux enfants.

1483 - Mort de Louis XI. Charles VIII lui succède.

1484 - Memling "Triptyque Moorel".

Hans Memling - Triptyque Moorel, 1484 (Bruges, Groeningemuseum)

1486 - Maximilien d’Autriche est élu roi des Romains.

1488 - Révolte de Bruges. Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, Charles VIII bat les Bretons.

1489 - Memling peint les volets de la "châsse de Sainte Ursule" qui dans un format restreint retrace la légende de la sainte, en suivant presque à la lettre les écrits de Jacques de Voragine. Sa restitution de la ville de Cologne dans laquelle il a autrefois séjourné constitue, hormis la performance graphique un document historique, qui permet de situer les avancées de la construction de la cathédrale.
Paix entre l’Empire et le roi de France.

1490 - Maximilien rétablit son autorité sur la Flandre.

1491 - Mariage du roi de France Charles VIII avec la duchesse Anne de Bretagne.

1492 - Découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. Prise de Grenade.

1494 - Mort de Hans Memling à Bruges.

Hans Memling - Chasse de Sainte Ursule, 1489 (Bruges, musée Memling in Sint Jan)


Bibliographie


Les primitifs flamands
Erwin Panofsky
Hazan, 2003 (35-37)
ART 759.03 PAN

Primitifs flamands
Jean-Claude Frère
Terrail, 2007 (Sm’art)
ART 759.03 FRE

Les primitifs flamands et leur temps
Renaissance du livre, 2007
ART 759.03 PRI

Le livre de peinture : vies des peintres flamands
Karel Van Mander
Hermann, 2009 (Savoir)
ART 759.03 VAN

Peinture flamande de Van Eyck à Rubens
Till-Holger Borchert
Citadelles & Mazenod, 2014
ART 759.03 BOR

Rogier Van Der Weyden
Albert Châtelet
Gallimard, 1999 (Les maîtres de l’art)
ART 759.03 WEY

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