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Musique !
Les bibliographies jeunes adultes
Eté 2012

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Fini les exams, les profs, la cantine, et les devoirs ! Place aux vacances, au farniente pour certains, aux petits boulots pour d’autres. Mais ce qui est sûr c’est que vous aurez du temps pour lire, découvrir, écouter, voir, sentir, aimer... La vie quoi.
Alors lisez et dansez tout l’été !
Voici une sélection de romans sur le thème de la musique, accompagnés à chaque fois d’un extrait choisi et d’un disque à écouter pendant la lecture.

Des mots et des notes pour grandir

L’ami de Bono, Jean Grégor
(Mercure de France, 2005)
- R GRE

Danny Danne, un garçon timide et ombrageux, est à la veille de passer son bac quand il découvre l’album du groupe irlandais U2 : "The Joshua tree". Cette découverte est une révélation. En allant à la rencontre de l’ami idéal qu’il pense être Bono, le chanteur du groupe, il se trouve lui-même.

« En boum, les samedi après-midi, s’ils consentaient à danser sur des groupes connus comme Kiss ou Police (l’assemblée constituée majoritairement de puceaux scandait naïvement le nom d’une prostituée appelée Roxanne), les deux garçons finissaient par imposer au disc-jockey un titre des Sex Pistols ou de Public Image Limited. La piste se vidait. Nicolas Deletre et Franckie Morel se prenaient pour des punks ; ils riaient bêtement pendant quelques minutes puis faisaient un geste de dépit envers la sono. Ils étaient finalement satisfaits que « la masse » ne les comprenne pas. S’ensuivait un blanc, puis on mettait "Au cœur de la nuit" de Téléphone ou "One step beyond" de Madness, sur lequel chacun s’essayait à danser le ska. Le consensus adolescent était enfin retrouvé. »

The Joshua Tree, U2, Island (1987)
- 2 U2 20


Comme elle vient, Raphaëlle Riol
(Rouergue, 2011)
- R RIO

Ce roman, à la bande-son très rock, met en scène une famille post-soixante-huitarde qui cultive l’esprit libre. Suite au départ de la mère de famille, soi-disant pour des vacances, Mona, son père et son petit frère tentent de se débrouiller.

« Sur la plage, ce matin, en grattant le sable et en le faisant doucement couler le long de mes avant-bras, j’ai cru comprendre : il accumulait les disques avec la même exaltation que celle d’un archéologue découvrant au milieu du désert les traces d’une présence primitive. Il remontait jusqu’aux années décisives de sa vie. Depuis que tu es partie, il est redevenu jeune. C’est une équation compliquée, un peu difficile à admettre pour ceux qui en sont le résultat, les enfants. Mais aujourd’hui, j’ai tout compris. Et c’est sans doute pour cette raison que le temps de cette parenthèse pas encore refermée lui a semblé bref et que tu ne dois pas encore lui manquer vraiment. »

Noir Désir en public, Noir Désir, Universal (2005)
- 099. 2 NOI


Haute fidelité, Nick Hornby
(10-18, 2000)
- R HOR

Peut-on partager la vie de quelqu’un dont la collection de disques est incompatible avec la vôtre ? Peut-on avoir envie de connaître quelqu’un dont les goûts sont désastreux ? Pour Rob Fleming, fou de pop music et propriétaire d’un petit magasin de disques en déconfiture, ce sont là des questions essentielles auxquelles il doit répondre, et vite.

« On avait douze ou treize ans et on venait de découvrir l’ironie - ou plutôt ce que j’ai reconnu plus tard comme tel : on se permettait de faire de la balançoire et du tourniquet, de jouer dans le bac à sable pourri, à condition de le faire avec une sorte de détachement ostensible, au second degré. Il fallait pour ça feindre la nonchalance (le truc consistait à siffloter, à bavarder, à tripoter un mégot de cigarette ou une boîte d’allumettes), ou bien prendre des risques inutiles, par exemple sauter de la balançoire quand elle était au plus haut, s’accrocher au tourniquet quand il allait le plus vite, se tenir sur le bord de la bascule jusqu’à ce qu’elle soit à la verticale. Si l’on prouvait que ces enfantillages pouvaient mener au traumatisme crânien, ils étaient moins déshonorants. »

Peel slowly and see, The Velvet Underground, Polydor (1997)
- 2 VEL


Juke-box, Jean-Philippe Blondel
(Robert Laffont, 2004)
- R BLO

Juke-box chante la vie, l’amour, l’amitié, les petits riens du quotidien, les drames parfois, et les renaissances. Quarante ans de la vie d’un homme sentimental, quatre décennies de tubes : "Le lundi au soleil" d’un enfant des années 1970, "La bombe humaine" de son adolescence, l’indicible cruauté de "Just an Illusion" mais aussi la douceur de "Belle" ou la lumière de "Danse s’y"...

« Alors, pour éviter les questions et détourner la vague d’émotion, je dresse des listes négatives. C’est mon passe-temps favori. Des listes de ce que je ne veux pas, plus tard.
Je ne veux pas de pavillon Phénix.
Je ne veux pas de Tupperware ni de gâteaux faits dans les Tupperware.(...)
Je ne veux pas me marier et marcher dans l’Amour sur la voie des Cieux.
Je ne veux pas me coucher à huit heures du soir juste après « Des chiffres et des lettres ».
Je ne veux pas passer mes soirées devant la télévision à regarder les autres vivre.
Je ne veux pas d’enfants, ou alors seulement adoptés lorsque j’aurai soixante ans et que j’aurai à cœur de rendre heureux les plus démunis, ce qui veut dire : pas tout de suite.
Je ne veux pas passer ma vie au boulot et ne rentrer que le week-end dans une maison où tout le monde me déteste cordialement et se dit
« ah – dommage » quand je tourne la clé dans la serrure. »

Anna, Sur la route, Hygiaphone, Téléphone, EMI (1987)
- 099. 2 TEL


La bande son des émotions

La mécanique du cœur, Mathias Malzieu
(Flammarion, 2007)
- R MAL

 ?dimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur est resté gelé. Mi-sorcière mi-chaman, la sage-femme qui aide à l’accouchement parvient à sauver le nourrisson en remplaçant le cœur désaffectueux par une horloge. Cette prothèse fonctionne et Jack vivra, à condition d’éviter toute charge émotionnelle : pas de colère donc, et surtout, surtout, pas d’état amoureux. Mais le regard de braise d’une petite chanteuse de rue mettra le cœur de fortune de notre héros à rude épreuve...

« Il doit rester quelques rêves d’enfant cachés sous mon oreiller, je tenterais de ne pas les écraser avec ma tête lourde de soucis d’adulte. »

La mécanique du cœur, Dionysos, Barclay (2007)
- 099. 2 DIO


Comment je suis devenue célèbre (malgré moi), Robin Benway
(Nathan, 2009)
- R BEN

Audrey Cuttler est une lycéenne au tempérament bien trempé, qui voit sa vie basculer le jour où son ex-petit ami écrit sur elle une chanson qui devient numéro 1 du hit-parade. Désormais, Audrey fait la une des magazines et les internautes commentent le moindre de ses faits et gestes. Très vite, elle ne peut plus mettre un pied dehors sans être harcelée par une horde de paparazzis et de fans en délires ! Retrouvera-t-elle une vie normale maintenant que le monde a fait d’elle une star ?

« — Et quand est-ce que tu as su que je te plaisais ?
James s’est adossé à sa chaise et il a réfléchi un instant.
— Je te le dis si tu me le dis.
—  ?a marche.
— Le premier jour, alors que je venais de t’expliquer qu’on n’avait pas le droit de changer de station de radio, tu l’as changée cinq minutes plus tard. Et tu connaissais toutes les paroles de toutes les chansons. Et puis tu faisais cette petite danse chaque fois qu’ils passaient une chanson que tu aimais bien. C’était craquant. »

Teenage dream, Katy Perry, Capitol (2011)
- 2 PER


Une simple mélodie, Arthur Phillips
(Cherche Midi, 2012)
- R PHI

Malgré son âge, Julien Donahue a un coup de foudre pour une jeune chanteuse irlandaise, Cait O’Dwyer, entendue lors d’un concert dans un club de Brooklyn. Une relation étrange se noue entre les deux protagonistes nourrie d’e-mails et de sms. Après des débuts enthousiastes, la liaison se transforme en jeu dangereux.

« Un morceau de musique ne fera probablement pas votre conquête la première fois où vous l’entendrez, même s’il est possible que "l’accroche" si bien nommée se plante dans votre oreille dès son premier passage. Le plus souvent, l’attaquant est légèrement familier et tire profit de cette familiarité pour obtenir l’accès au câblage complexe de votre vie intérieure. Et intervient alors une prise de possession, une possession mutuelle, car de même que la chanson devient une partie intégrante de vous-même et de votre histoire, elle affirme son emprise en plantant une croche tourbillonnante dans votre cœur. »

The Smiths, The Smiths, Warner Music (2011)
- 2 SMI 20


Quand la musique est un business

Ils ont changé ma chanson, Corinne Rousset
(Stock, 2004)
- R ROU

Julie est attachée de presse pour Trashmusic, une grande maison de disques. Elle mène une vie excitante, côtoyant les stars, participant aux soirées mondaines et assistant à des concerts privés, sans trop se poser de questions. Mais sa rencontre avec Vincent, lucide et cultivé, lui fait prendre conscience de l’univers impitoyable des majors et des dangers d’une culture uniforme.

« Une enfance bercée par la musique. Piano dès l’âge de cinq ans. Vénération pour Rachmaninov, Ravel et Chopin. Conservatoire. Concerts au Châtelet et à la maison de Radio France accompagnée de mon papa, où je finissais systématiquement par m’endormir au beau milieu. (…) Initiation pop rock à l’adolescence avec ma grande sœur fan de David Bowie et du Velvet Underground. La musique était ma bulle, l’ultime refuge, qui avant la danse m’avait sauvée d’une grande détresse. J’avais trouvé mes dieux et mes déesses, ils s’appelaient Bowie, Bashung, Fairouz,Tori Amos ou Marianne Faithfull. »

Et vous, tu m’aimes ?, Brigitte, Wagram (2011)
- 099 BRI


Les enfants du plastique, Thomas Clément
(Au diable vauvert, 2005)
- R CLE

Franck Matalo, PDG de la société de production Unique Musique, a réussi à éradiquer le piratage et les copies illégales. Faiseur d’argent, tueur de coûts, il prend conscience qu’il lui faut réparer ce qu’il a détruit et décide de produire et lancer un groupe choisi au hasard parmi les milliers de maquettes. Intestin, groupe punk rock provocateur est né, le succès est immédiat.

« Le micro grésille, on entend la haine qui dégouline, on entend aussi le chanteur se rouler par terre en beuglant des insanités. Mes managers se regardent entre eux, ils ne savent pas trop comment réagir. Est-ce une blague ? Un test ? Une épreuve ? Une sorte de bizutage ? Le morceau se termine dans un larsen infâme. Mathilde est devenue blanche comme son chemisier de directrice commerciale.
— On ne va pas produire ça, Franck !?! »

The Geeks & the jerkin’ socks, Shaka Ponk, Tôt ou tard (2011)
- 099. 2 SHA


K-Cendres, Antoine Dole
(Sarbacane, 2011)
- R DOL

Prophétesse de malheur d’un monde à l’avenir troué, Alexandra, 14 ans, survit, encagée entre les murs de l’HP. Quinze ans plus tard, sous le nom de K-Cendres, elle incendie la scène rap, crachant ses textes à l’instinct, électrisant les foules de ses visions de mort et de douleur, bientôt broyée par les exigences de l’industrie culturelle...

« Elle trinque avec lui. De la mousse gicle sur son fute. Il est surpris qu’elle fasse pas de manières, elle est mignonne comme fille : rude mais mignonne.
— Rudement mignonne, il dit.
— Hein ?
— Non, excuse, je pensais à voix haute. Pourquoi tu traînes dehors ?
—  ?coute, on fait un deal : je te file de la bière tant que tu veux, mais me pose pas de questions, OK ? (...)
Elle sort une autre canette qu’elle pose à ses pieds, le pacte muet se scelle entre eux. Les coups et les douleurs, ça ne se discute pas. »

Derrière moi, Psykick Lyrikah, La Baleine, 2011
- 099. 1 PSY

Musique pour roman noir

Samedi soir un DJ m’a sauvé la vie, William Pierre
(Françoise Truffaut éditions, 2006)
- R PIE

 ? Plaine, une métropole comme les autres où les existences se croisent et subissent les lois du hasard et de la paranoïa. La musique va réunir Romain et Premiah, qui deviennent amis, jusqu’à ce que la littérature bouleverse leurs habitudes. Roman noir, mafieux, initiatique... souvent loufoque.

« Romain et Premiah vivent à Plaine. Plaine est une ville comme les autres. On y croise des usines, des politiciens et des dédicaces sur les romans. Une ville où la musique constante adoucit les mœurs. Elle peut adoucir les morts aussi. Parce que la Plaine est une ville comme les autres. »

Back in the USA, MC5, Warner Music (1992)
- 2 MC5


Les nains de la mort, Jonathan Coe
(Gallimard, 2001)
- R COE

La vie de William, jeune musicien en quête de gloire, dans les clubs de jazz et les HLM de Londres, n’est qu’une longue suite de frustrations. Les membres du groupe où il joue transforment ses compositions subtilement rythmées en de sinistres parodies de rap, la belle et froide Madeline reste insensible à ses charmes... Et William devient même le témoin involontaire d’un crime !

« Attendre à un arrêt de bus le dimanche, c’est comme aller à l’église : c’est un acte de foi, la manifestation d’une croyance irrationnelle en quelque chose dont vous voulez affirmer à tout prix la réalité, bien que vous ne l’ayez jamais vu de vos yeux. »

Inspiration Information, Shuggie Otis, Virgin (2001)
- 180 OTI


Musiques de légendes

Hymne, Lydie Salvayre
(Seuil, 2011)
- R SAL

Le matin du 18 août 1969, à Woodstock, Jimi Hendrix joua un hymne américain d’une puissance quasiment insoutenable. Revenant sur ce moment inoubliable, Lydie Salvayre tire les fils de la biographie pour réécrire la légende de Jimi, sa beauté, sa démesure, mais aussi sa part sombre, ses failles et la brutalité du système dont il était captif et qui finirait un jour par le briser.

« En trois minutes quarante-trois, The Star Spangled Banner rendit respirable l’air d’un pays où la jeunesse suffoquait, cernée qu’elle était par des discours qui, cherchant à toute force à gommer les aspérités de l’Histoire, ne faisaient que lui mentir. »

Purple Haze in Woodstock, Jimi Hendrix, DAM (1992)
- 2 HEN 30


Lennon, David Foenkinos
(Plon, 2010)
- R FOE

Après une enfance terrible, une plongée précoce dans l’immense célébrité, sa rencontre décisive avec Yoko Ono, des années d’errance et de drogue, John Lennon a décidé d’interrompre sa carrière en 1975, à l’âge de 35 ans, pour s’occuper de son fils Sean. Pendant cinq années, à New York, il s’est retiré de la vie médiatique et n’a pas sorti d’album. C’est durant cette période qu’il a pris le temps de réfléchir à la folie de son parcours. Jusqu’à ce que le fil de son existence soit brutalement interrompu, le 8 décembre 1980, jour de son assassinat par un déséquilibré.
Imaginant les confessions du créateur des Beatles et s’emparant d’une période méconnue de sa vie, David Foenkinos dresse un portrait intime et inédit de John Lennon.

« Je ne suis pas un adulte. Je ne l’ai jamais été. Ma célébrité m’en empêche. Il est physiquement impossible d’être aussi connu que moi et d’être adulte. Je n’ai jamais eu un billet de banque en poche, je n’ai aucune notion du prix des choses, je n’ai jamais eu à réserver quoi que ce soit. Même les numéros de téléphone, ce n’est jamais moi qui les compose. On m’a toujours pris quelque part, déposé ailleurs et ramené chez moi. Et souvent, je peux dire qu’on m’a foutu dans mon lit. Je suis quelqu’un qu’on déplace. Quelqu’un qui n’a pas élaboré le moindre mouvement autonome depuis plus d’une décennie. »

Walls and bridges - Signature box : Intégrale John Lennon, John Lennon, EMI (2010)
- 2 LEN

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