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Parfum de femme
Brève de savoir

En prenant en compte les composantes historiques, sociales, idéologiques des sociétés, nous tenterons de répondre à certaines questions. L’identité des femmes est-elle le fruit d’un combat toujours d’actualité ? Qu’en est-il des avancées les concernant ? Leurs droits sont-ils partout garantis ? L’histoire nous permette-t-elle d’avoir une vision plus juste de leur rôle dans la société ? Qu’est-ce-que le féminisme ?


A l’occasion du centenaire de la journée internationale des droits de la femme, il convient de faire un tour d’horizon sur ce qui fonde l’identité des femmes aujourd’hui en prenant en compte les diverses composantes historiques, sociales, idéologiques des sociétés... Cette identité est-elle le fruit d’un combat toujours d’actualité ? Qu’en est-il des avancées les concernant ? Leurs droits sont-ils partout garantis ? L’histoire nous permet-elle d’avoir une vision plus juste de leur rôle dans la société ? Qu’est-ce-que le féminisme ? Quelles sont les perspectives d’évolution qu’il est possible d’envisager ?

Toutes ces considérations nous permettront d’établir le lien entre le degré d’évolution d’une société et la place des femmes au sein des civilisations.

" La femme a le droit de monter sur l’échafaud,

elle doit avoir également le droit de monter à la tribune. "

Olympe de Gouges





Mon histoire des femmes
Michelle Perrot
Seuil
France culture
SOC 305.4 PER

« Paul dans la première Epître à Timothée prescrit aux femmes le silence : Que les femmes demeurent en silence et dans une entière soumission lorsqu’on les instruit. Je ne permets pas aux femmes d’enseigner, ni de prendre autorité sur leurs maris. »


« L’histoire des femmes a changé. Dans ses objets, dans ses points de vue. Elle est partie d’une histoire du corps et des rôles privés pour aller vers une histoire des femmes dans l’espace public de la Cité, du travail, de la politique, de la guerre, de la création. Elle est partie d’une histoire des femmes victimes pour aller vers une histoire des femmes actives, dans les multiples interactions qui font le changement. Elle est partie d’une histoire des femmes pour devenir davantage une histoire du genre, qui insiste sur les relations entre les sexes et intègre la masculinité. Elle a élargi ses perspectives spatiales, religieuses, culturelles. »
Michèle Perrot envisage les femmes dans leur différentes composantes, d’abord au travers du corps pour lequel des contraintes spécifiques ont été imposées dans l’histoire. Les thèmes abordés concernent les âges de la vie d’une femme, les apparences, l’exemple de la chevelure, la sexualité, la maternité, la prostitution. Après le corps, l’âme : la religion, la culture, l’éducation, l’accès au savoir, la création. La femme peut enfin se construire intellectuellement par le biais de l’instruction qui contribue à faire d’elle un être responsable et autonome. Le statut des femmes évolue au travers des rapports qu’elles entretiennent avec le travail, un travail plus valorisant, plus épanouissant.
L’auteur conclut son ouvrage sur le féminisme et sur la manière dont il s’est imposé dans la société, progressivement, avec peine.

« A l’échelle planétaire, la mondialisation, au moins dans un premier temps, fragilise les plus faibles, dont les femmes, exposées à la paupérisation, à la faim, aux guerres nationales et ethniques qui touchent surtout les civils, au sida galopant, surtout en Afrique à la prostitution dont les réseaux s’étendent, contredisant la vision triomphante d’une sexualité libérée. L’histoire des femmes est aussi tragique que celle des hommes. »

Le Monde des femmes
Alain Touraine
Fayard
SOC 305.4 TOU

« Au début de ce livre, il était indispensable pour moi de présenter en quelques lignes les préoccupations et les orientations sur lesquelles se sont organisées ma réflexion et mes recherches. Car la raison de cette étude ne se trouve pas entièrement à l’intérieur de son champ d’étude ; elle réside dans ma volonté constante d’échapper à la représentation d’une vie sociale réduite aux effets d’une domination radicale qui rend à priori impossible la formation d’acteurs et de mouvements sociaux. Ce livre, au fond, m’a apporté ce que je cherchais : la confirmation que les femmes, à la différence de la plupart de celles qui parlent sur elles et pour elles, ne croient pas à la nécessaire disparition de l’identité féminine, ne se considèrent pas comme des victimes, quand bien même elles ont subi des injustices ou des violences et, on s’en convaincra vite, portent en elles des projets positifs, le désir de vivre une existence transformée par elles. »
L’auteur analyse, à partir d’une enquête sociologique menée en 2004 et 2005, les processus d’affirmation de la conscience féminine, la construction de l’identité féminine en particulier par la sexualité, l’impact des actions féministes dans l’évolution des sociétés occidentales au XXème siècle, la remise en cause du modèle hétérosexuel de domination masculine pour ne citer que quelques thèmes.


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Ne vous résignez jamais
Gisèle Halimi
Plon
SOC 305.42 HAL

« La blessure de l’injustice avait libéré en moi une force insoupçonnée. Parce que désespérée. J’ai déjà raconté comment Edouard, mon père dissimula ma naissance pendant trois semaines. Le temps de se faire à la malédiction absolue qui le frappait : être le père d’une fille. L’absence de moyens pour permettre à sa progéniture d’étudier ne posait de problème que pour mes deux frères. Ma soeur et moi avions un destin tracé. Nous marier au plus vite (je refusai le prétendant âgé de trente-cinq ans quand j’en eus seize) et passer d’une autorité – celle du père – à une autre – celle du mari. Des pratiques patriarcales jusqu’à la caricature encadraient fermement les filles. Servir les hommes de la maison – mon père et mes deux frères – comprendre notre inessentialité par rapport à eux (les études, les goûts, les mots, ...), accepter la totale dépendance d’un avenir régi par l’homme.(...) .Aussi loin que remontent mes souvenirs, je revois les différences – infériorisantes, faites de soumission – assignées à notre vie de filles par rapport à celle de mes frères.

Si bien qu’à l’inverse de Simone de Beauvoir, qui réfléchit et écrit dans le calme spéculatif de la théorisation, mon féminisme est né d’une révolte violente. »

Gisèle Halimi livre ses blessures, ses combats, et ses espérances. Elle se penche sur les étapes de sa vie qui ont engagé son action au coeur du féminisme, un féminisme désireux de lutter contre les injustices et les discriminations dont ont fait l’objet les femmes d’hier et d’aujourd’hui. Elle a su se mobiliser pour défendre la cause de certaines d’entre elles, qui étaient alors victimes de graves injustices. « Nous sommes toutes vos filles » me disait une jeune adhérente avocate. » Son combat reste toujours d’actualité. Elle souligne, à la fin de son ouvrage, l’importance de l’enthousiasme et de la persévérance dans tout combat idéologique : « Beaucoup de mes espoirs sont devenus réalité. Je sais maintenant qu’ils se mêleront à l’avenir. »


Histoire du féminisme
Michèle Riot-Sarcey
La Découverte
(Repères)
SOC 305.42 RIO

« La Révolution française inaugure une ère nouvelle : l’aspiration collective à l’égalité de tous et de chacun. C’est pourquoi l’ouvrage commence par ce moment fondateur de l’idée de liberté possible pour les unes comme pour les uns.
Le temps s’est accéléré pendant la courte période révolutionnaire. Du féminisme proprement dit, il n’est guère question mais l’émergence des libertés individuelles, nouvellement acquises, la raison universellement conquise, la déstabilisation des Etats d’Ancien Régime, la désacralisation du roi, son exécution, le désordre des familles révèlent les capacités personnelles.
Très tôt, des femmes investissent l’espace public ouvert par la Révolution. Dominique Godineau a recensé une trentaine de clubs féminins organisés en province de 1789 à 1793. Ces sociétés populaires, composées souvent de parentes de notables révolutionnaires, débattent de problèmes locaux et nationaux, défendent le clergé constitutionnel et s’engagent dans les conflits du moment tout en cherchant à résoudre au quotidien les difficultés des plus démunis. »

Certaines femmes vont alors jouer un rôle majeur sur la scène politique et sociale de la France révolutionnaire.
« Théroigne de Méricourt, Etta Palm d’Aelders, Olympe de Gouges, rédactrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en septembre 1791, « sont des noms de guerre, des masques de théâtre. »...toutes au destin tragique.
Cette reconnaissance de l’individualité civile des femmes ne subsiste que le temps de la Révolution – le code de 1804 puis l’abolition du droit du divorce en 1816 annulent pour longtemps cet acquis – mais ce temps court servira constamment de référence fondatrice aux partisans des réformes du Code tout au long des XIXèmes et XXème siècles. »
En 1801, quelques années après ces prises de conscience, ces courages, ces progrès, Sylvain Maréchal publie une brochure rééditée en 1841 puis en 1853, intitulée : Projet d’une loi portant défense d’apprendre à lire aux femmes.
L’histoire est jalonnée d’avancées et de reculs, de phases d’évolution positive et de périodes d’attitudes rétrogrades.
L’ouvrage donne une réelle perspective historique à la question du féminisme. Ainsi, il souligne que 1974 – 1975 sont des années décisives :
le 29 novembre 1974, Simone Veil, ministre de la Santé du gouvernement Chirac, sous la présidence de Valéry Giscard D’Estaing, fait voter la loi qui libère l’avortement.
Mais, sans doute l’avancée la plus spectaculaire s’est réalisée dans le domaine de la législation politique par le vote de la loi sur la « parité_ » en janvier 2000.
« Les femmes ont obtenu les droits d’exister socialement et politiquement. Reste à conquérir le pouvoir de les exercer. Dans ce sens, le féminisme reste une utopie, c’est-à-dire une lutte pour l’égalité en devenir. »
Michèle Riot-Sarcey raconte le long chemin des femmes vers la liberté.

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Le féminisme au masculin
Benoîte Groult
Grasset
SOC 305.42 GRO

« A ces hommes qui portent des noms de rues ou de lycées et dont les femmes mêmes ignorent ce qu’elles leur doivent : Condorcet, Fourier, Hippolyte Carnot, Victor Duruy, Auguste Blanqui, Albert de Mun, Paul Bert, Camille Sée et quelques autres. »


« On oublie trop souvent que c’est la misogynie qui a suscité le féminisme et non l’inverse. On oublie que, pendant les siècles des siècles, elle a régné sans conteste, s’imposant d’abord par la force puis par l’usage et enfin par les lois qui consacrèrent un état de fait. On oublie qu’elle a su puiser sa justification dans la plupart des religions inventées par les hommes et le christianisme ne fait pas exception à la règle, qui aggravait l’infériorité physique et légale de la femme établie par le droit romain – la fameuse muliebris impotentia de Tacite –, par le poids du péché originel. Depuis l’aube des temps notre civilisation occidentale, pour ne citer qu’elle, a fait de la femme une esclave à la fois dans sa personne et dans ses biens. Elle a été la première esclave, avant même que l’esclavage n’existe. Et elle l’est presque partout restée après l’abolition de l’esclavage. »


L’auteur choisit de présenter quelques figures emblématiques masculines qui ont contribué à éveiller les consciences, celles de leurs contemporains.
Quelques soient les raisons de ces engagements, un goût pour les exercices de style ayant motivé Poulain de la Barre au XVIIème siècle, la passion de Condorcet pour l’éducation et l’instruction au XVIIIème siècle, souci d’honnêteté exceptionnelle chez Stuart Mill en plein XIXème siècle bourgeois et rétrograde ... Victor Hugo disait alors : « L’utopie, c’est la vérité de demain. »
Et Saint-Simon, inconnu de son vivant, porté à la postérité après sa mort, devenu une « théorie », un mode de pensée, le saint-simonisme. Passionné par les problèmes de communication, cet esprit précurseur prévoyait les bouleversements à venir sur les modes de vie. Quant à Fourier, l’inventeur du mot « féminisme », surréaliste avant Apollinaire, écologiste, défendait la liberté et le plaisir dans le XIXème puribond. Ils ont tous pour point commun d’avoir secoué les préjugés et de s’être élevés contre l’injustice et contre la prétendue infériorité des femmes.

Le Deuxième sexe
Simone de Beauvoir
Gallimard
SOC 305.42 BEA

« C’est en Egypte que la condition de la femme a été la plus favorisée. Les déesses-mères en devenant épouses ont gardé leur prestige ; l’unité religieuse et sociale, c’est le couple ; la femme apparaît comme alliée et complémentaire de l’homme. Sa magie est si peu hostile que la peur même de l’inceste est surmontée et qu’on n’hésite pas à confondre la soeur avec l’épouse. Elle a les mêmes droits que l’homme, la même puissance juridique ; elle hérite, elle possède des biens. Cette chance singulière n’a rien d’un hasard : elle provient de ce que, dans l’Egypte ancienne, le sol appartenait au roi et aux castes supérieures des prêtres et des guerriers ; pour les particuliers, la propriété foncière était seulement usufruitière ; le fonds demeurant inaliénable, les biens transmis par héritage n’avaient que peu de valeur et on ne trouvait aucun inconvénient à les partager. Par l’absence du patrimoine privé, la femme gardait la dignité d’une personne. »


Après avoir replacé la femme dans l’histoire, Simone de Beauvoir envisage les mythes qui entourent son identité. Elle souligne notamment que « De même chez les primitifs, le sexe mâle est laïque tandis que celui de la femme est chargé de vertus religieuses et magiques, la faute de l’homme dans les sociétés modernes n’est qu’une incartade sans gravité. Au contraire si la femme s’évade de la société, elle retourne à la Nature et au démon et déchaîne au sein de la collectivité des forces incontrôlables. »

« On ne naît pas femme : on le devient. »

L’auteur souligne que c’est bien la société qui forge l’identité féminine et non pas une nature qui leur serait propre. Après s’être intéressée à l’enfance des petites filles, elle dresse un état des lieux des femmes et du mariage. Toutes ses observations convergent vers l’idée que la femme pour exister n’a souvent pu que renoncer à la voie qu’empruntaient par évidence les garçons, chemin qui aurait pu leur convenir mais qui leur était refusé.

« La dispute durera tant que les hommes et les femmes ne se reconnaîtront pas comme des semblables, c’est-à-dire tant que se perpétuera la féminité en tant que telle ; des uns et des autres qui est le plus acharné à la maintenir ? La femme qui s’en affranchit veut néanmoins en conserver les prérogatives ; et l’homme réclame qu’alors elle en assume les limitations... En vérité, si le cercle vicieux est ici si difficile à briser, c’est que les deux sexes sont chacun victimes à la fois de l’autre et de soi ; entre deux adversaires s’affrontant dans leur pure liberté, un accord pourrait aisément s’établir : d’autant que cette guerre ne profite à personne ; mais la complexité de toute cette affaire provient de ce que chaque champs est complice de son ennemi ; la femme poursuit un rêve de démission, l’homme un rêve d’aliénation ; l’inauthenticité ne paie pas : chacun s’en prend à l’autre du malheur qu’il s’est attiré en cédant aux tentations de la facilité ; ce que l’homme et la femme haïssent l’un chez l’autre, c’est l’échec éclatant de sa propre lâcheté. »

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Le Corset invisible : manifeste pour une nouvelle femme française
Eliette Abécassis, Caroline Bongrand
Albin Michel
SOC 305.4 ABE

« Elles prennent le rôle des hommes, c’est ça qui est terrible, désolant. »
Marguerite Duras

Les auteurs soulignent que le féminisme, facteur d’émancipation des femmes, porte en lui des éléments de contraintes lourdes puisque les femmes n’ont acquis en réalité que la faculté d’être similaires aux hommes sans pouvoir réaliser pleinement leur propre identité.
Ainsi, les auteurs évoquent le slogan « Un enfant, quand je veux, si je veux. » Le mythe des grossesses tardives, favorable à l’épanouissement d’une vie professionnelle, renvoie au problème de la fécondité que rencontre de plus en plus de femmes aujourd’hui.
La femme devient victime de sa propre libération. Soucieuse de maîtriser sa vie, elle en vient parfois à la subir durablement.
Pour rendre compte de ce phénomène, les auteurs évoquent la pilule, facteur de contrôle et d’autonomie. Pourtant, la médaille cache une face bien sombre.

« Toutes les heures en France, une femme décède d’un cancer du sein, ce qui correspond à plus de 11 000 femmes décédées chaque année en France. Ce fléau atteint des femmes de plus en plus jeunes, 50% avant la ménopause.
Comme le dit le professeur Henri Joyeux, cancérologue, le cancer du sein est « le cancer hormono-dépendant » par excellence.
Le corps médical dans sa grande majorité ne semble pas vouloir prendre en compte les avertissements du cancérologue Henri Joyeux qui est pourtant l’un des rares à lever le voile sur la relation entre les hormones et le cancer. Il explique lui-même que les causes hormonales du cancer sont les plus certaines. Et pourtant, dit-il, personne n’en parle parce qu’elles touchent « à des intérêts économiques et idéologiques. » Le cancer du sein, ce fléau pour la femme, est-il dû à la pilule, au THS ? Et si oui, comme cela semble être le cas, pourquoi si peu de gens le dénoncent-ils ? Pourquoi les pouvoirs publics n’ont-ils pas financé une recherche sérieuse et indépendante sur la relation entre les hormones et le cancer du sein ? Depuis 2000, il n’a pas été publié de chiffres sur le nombre de femmes touchées par le cancer du sein, pourquoi ?


La société entretient avec la femme des rapports ambigus. En cherchant à briser son corps et son esprit, son esprit par son corps, la société lui impose un corset invisible. Apparemment libre, la femme, en vérité, ne peut plus ni marcher, ni respirer, ni manger, ni vieillir, ni finalement vivre. Anorexique, boulimique, dysmorpho-phobique, elle s’étiole, abîme sa santé, sa joie de vivre, et dans ces cas extrêmes ; meurt de cette quête impossible. La femme doit comprendre que ce n’est pas elle qui est en cause, ce n’est pas d’elle qu’elle doit douter, c’est de la société actuelle. Pour libérer la femme du corset invisible, c’est la société qu’il faut changer. »

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Autres titres ouvrant sur une réflexion sur les femmes

Chinoises
Xinran
P. Picquier
SOC 305.895 1 XIN

L’auteur, journaliste chinoise exilée au Royaume Uni, offre un témoignage bouleversant sur la situation des femmes en Chine. Paysannes ou épouses de caciques du parti, elle les a rencontrées et écoutées, défiant les restrictions imposées aux journalistes.

La Libération de la femme : une parenthèse dans l’Histoire
Muriel Romana
Anabet
SOC 305.42 ROM

A travers la question du statut de la femme, l’auteure de la trilogie romanesque sur Marco Polo interroge l’Homme sur sa liberté et son humanité. Et si la libération de la femme n’était qu’une parenthèse en train de se refermer ? Les femmes ont obtenu le droit de vote, l’instruction, la contraception... mais seulement au XXème siècle et en Occident. Ces libertés peuvent-elles durer ?

L’Homme est l’avenir de la femme : autopsie du féminisme contemporain
Natacha Polony
Lattès
SOC 305.42 POL

Cinquante ans après le Deuxième sexe, l’auteure se demande si les promesses du féminisme à la française ont été accomplies ou trahies. Elle montre que l’époque peine à penser l’égalité autrement que comme lutte ou, au contraire, effacement des différences. Selon elle, il faut renouer avec la tradition française unique d’un rapport entre hommes et femmes pacifié et complémentaire, humaniste.

Femmes en galère : enquête sur celles qui vivent avec moins de 600 euros par mois
Véronique Mougin
La Martinière
SOC 362.5 MOU

Avec un avant-propos de l’abbé Pierre, cette enquête est réalisée à partir d’entretiens sur la féminisation de la pauvreté en France. Chômeuses, jeunes errantes, allocataires du RMI, mères célibataires mal logées et sans-papiers font le récit de leurs parcours qui comportent souvent des éléments communs : violences conjugales, divorces, surendettement...

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40 coups de fouet pour un pantalon
Lubna Ahmad-al-Hussein
Plon
SOC 305.48 AHM

En juillet 2009, L. Al-Hussein est condamnée à 40 coups de fouet pour avoir porté un pantalon sous sa tunique traditionnelle. Son cas n’est pas unique. En 2008, 43.000 femmes ont été arrêtées au Soudan sur le même chef d’inculpation.

Le Conflit : La femme et la mère
Elisabeth Badinter
Flammarion
SOC 306.874 BAD

Elisabeth Badinter constate un repli sur le terrain des droits des femmes repérable notamment à travers certains discours naturalistes visant à river les femmes à leur rôle de mère.

Bienvenue dans la vraie vie des femmes : Parité hommes / femmes
Virginie Lovisone et Agnès Poirier
Scéren CNDP
SOC 305.42 LOV

Réalisé en 2009, ce film s’appuie sur des témoignages vivants et des statistiques marquants. Ponctué d’interventions de sociologues reconnus, ce documentaire permet d’aborder les notions d’inégalité, de justice sociale, de socialisation, de normes, de valeurs, de statut et de représentation politique.

Pour enrichir notre parcours sur les femmes, l’exposition " « Photo, femme, féminisme » propose des portraits, des photographies de nature artistique et documentaire permettant de retracer l’histoire des femmes de 1860 à nos jours.
Galerie des bibliothèques 22, rue Malher Paris 4è

Elles y sont toutes : les personnalités militantes, les célébrités du monde des arts, spectacles et lettres, les photographes, les pionnières travailleuses et sportives. Pour la première fois, le fonds unique de la bibliothèque Maguerite Durand est à la vue de tous. Cette bibliothèque créée en 1932 par la jounaliste et féministe éponyme, compte 170 photos aujourd’hui exposées.
Au total, 150 ans d’histoire des femmes retracés essentiellement en portraits mais aussi en plans plus larges de manifestations et grèves. Marguerite Durand (1864-1936) avec ses amies de la Belle Epoque du féminisme crée la Fronde en 1897, le premier quotidien fait entièrement par des femmes.
Toutes les figures phares sont là, célèbres ou anonymes. Depuis des communardes de 1871 condamnées à la déportation ou à la mort, la première aviatrice, la première championne du monde de tennis, les masculines qui s’imposent, le costume et les cheveux courts, jusqu’aux écrivaines qui bouleversent les moeurs et leur époque.
En fin de visite, à travers des extraits de films datant des années 70, on découvre notamment Simone de Beauvoir qui témoigne de l’impact du Deuxième sexe et compare l’accueil du livre en France et aux Etats-Unis.

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Quelques sites internet à consulter pour diversifier ses sources d’information

Par l’intermédiaire du site Encyclopedia Universalis Edu :

Dans le sillage de Mai-68, le Mouvement de libération des femmes avait situé ses luttes dans une contestation radicale de l’ordre patriarcal, délaissant le débat politique classique pour inscrire au cœur de la culture sa volonté absolue de voir abolie l’oppression des femmes. Avec la loi du 8 juillet 1999, le principe de parité, c’est-à-dire de représentation à égalité des hommes et des femmes dans les institutions élues de la République, s’inscrit tout au contraire comme la conquête d’un « nouveau féminisme » qui aurait réorienté ses revendications vers le champ politique.
Article signé par Muriel Rouyer, professeur de science politique
www.universalis-edu.com/encyclopedie/feminisme-france-du-m-l-f-a-la-parite/#4

Mona Chollet, journaliste résume brièvement la pensée de Françoise Héritier dans Masculin / Féminin II : dissoudre la hiérarchie et rappelle ses grands thèmes de réflexion. « Pour quelles raisons l’humanité en son entier a-t-elle développé des systèmes de pensée valorisant le masculin et dévalorisant le féminin, et traduit ces systèmes de pensée en actions et en situations de fait ? » Ou, autrement dit, comment, du constat irréfutable d’une différence, déduit-on une hiérarchie ?
www.universalis-edu.com/encyclopedie/masculin-feminin/

Par l’intermédiaire du site Médiapart, journal en ligne d’information généraliste :
Annie Sugier , directrice de la Ligue internationale de la femme confie au Monde le manque d’intérêt porté à la cause féministe en 2010 qui pourtant est la "grande cause nationale" de l’année en développant trois exemples concrets.
www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/05/2010-une-mauvaise-annee-pour-les-femmes_1461136_3232.html

Autre guitare

Comment, disaient-ils,
Avec nos nacelles,
Fuir les alguazils ?
- Ramez, disaient-elles.
Comment, disaient-ils,
Oublier querelles
Misère et périls ?
- Dormez, disaient-elles.
Comment, disaient-ils,
Enchanter les belles
Sans philtres subtils ?
- Aimez, disaient-elles.

Victor Hugo

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