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Pompéi, un art de vivre
Présentation et sélection bibliographique, Septembre 2011

En pratique - Exposition, Paris, Musée Maillol, du 21 septembre 2011 au 12 février 2012

Musée Maillol
61 rue de Grenelle
75007 Paris

Tous les jours de 10h30 à 19h00
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h30

Visiter le site du Musée Maillol

L’exposition


Si les monuments publics de l’Empire romain, théâtres, amphithéâtres, thermes, temples, sont nombreux et souvent en bon état de conservation, les résidences privées, en dehors de celles retrouvées ensevelies par le Vésuve en l’an 79 en Campanie sont très rares, et jamais retrouvées ailleurs dans leur intégrité. Ces maisons et villas continuent à nous émerveiller par leur état de conservation.

Leurs infrastructures, l’eau courante, la distribution de la chaleur, le tout-à-l’égout, l’intégration des espaces verts jusqu’aux formes des objets quotidiens, sont d’une modernité spectaculaire.

Une domus pompeiana, une maison pompéienne, est évoquée dans ses pièces les plus célèbres et traditionnelles : l’atrium, le triclinium et la culina, le péristyle autour du jardin, le balneum, le venereum. Deux cents œuvres venant de Pompéi et d’autres sites vésuviens seront ainsi présentées.


Les maisons particulières à Pompéi


Ensevelie lors d’une éruption du Vésuve en 79 après J.-C., Pompéi est le témoignage le plus important que l’on possède sur la vie et l’aspect d’une ville de moyenne importance de l’Antiquité romaine. Elle montre la civilisation d’un centre commercial et agricole dont la situation économique était florissante et constitue une source incomparable pour la connaissance de la vie quotidienne à l’époque romaine et de son artisanat.

Des vestiges de la culture italique qui a précédé la domination de Rome s’y trouvent unis aux témoignages de la vie romaine du premier siècle de l’Empire, profondément imprégnés de l’héritage de la culture hellénistique. Dans le voisinage immédiat de la ville antique est née, au XIXe siècle, une petite ville moderne autour d’un sanctuaire (la Madone-du-Rosaire) fondé en 1876. Un observatoire destiné à la volcanologie et un musée du Vésuve s’y trouvent aussi. Pompéi fait partie de la province de Naples et est située à 25 kilomètres de cette ville.

Ce sont les maisons particulières qui, à Pompéi, offrent la documentation la plus intéressante. Il existe des vestiges de maisons du IVe siècle avant J.-C. ; mais les témoignages les plus évidents appartiennent au Ier siècle avant J.-C. et au Ier siècle après J.-C.
Le type fondamental de la maison pompéienne est caractérisé par une pièce, parfois de très grande dimension, dite atrium, à laquelle on accède par un couloir d’entrée. De plan rectangulaire, l’atrium avait presque toujours, au centre, un bassin, dans lequel tombait l’eau de pluie du toit. Celui-ci, présentant quatre plans inclinés vers l’intérieur, était muni de larmiers en terre cuite artistiquement décorés. Du bassin, l’eau tombait dans la citerne. Les plans inclinés du toit étaient soutenus aux angles par de robustes poutres ou par quatre pilastres ou colonnes. Ainsi, les habitants bénéficiaient au centre de la maison, d’une pièce spacieuse éclairée uniquement par l’ouverture centrale et égayée par un bassin : une espèce de patio. Par les deux côtés les plus longs de cette pièce on accédait aux chambres.


Le côté le plus petit, en face de l’entrée, était occupé par une pièce appelée tablinum, qui était à l’origine le centre de la vie familiale, autour du foyer et de la table, avec l’autel des divinités de la maison, les lares. De chaque côté du tablinum, deux pièces, destinées primitivement aux archives familiales et au culte des ancêtres. Dans les demeures patriciennes, leurs images y étaient conservées. Derrière le mur du tablinum se trouvait, originairement, un jardin potager, entouré de hauts murs.

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