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Robert et Sonia Delaunay
Présentation - Bibliographie, Octobre 2003

Exposition, Paris, Centre Georges Pompidou, 1er octobre 2003 – 5 janvier 2004

Robert et Sonia Delaunay :
la donation Sonia et Charles Delaunay

Si les carrières de Robert (1885-1941) et Sonia Delaunay (1885-1979) sont indissociables, chaque ensemble porte la griffe de leurs personnalités.

Celui de Robert s’ouvre sur des paysages impressionnistes et des scènes bretonnes, peints entre 1903 et 1905, et marqués par la double influence de Monet et de Gauguin.

Chez Sonia, d’importants portraits fauves aux couleurs violentes cloisonnées attestent que la leçon de Gauguin et de Van Gogh n’a pas effacé l’empreinte du primitivisme caractéristique de la peinture russe contemporaine.

Une œuvre manifeste portant au recto le dernier chef-d’œuvre de la période fauve de Robert, l’Autoportrait de 1906, et au verso, un Paysage au disque de facture divisionniste incarne le tournant d’un art désormais entièrement fondé sur la couleur et la loi des contrastes simultanés, antérieurement exploitée par Signac et Seurat.

Passant de la déconstruction cézanienne, géométrique, de la forme à sa reconstruction par la couleur seule, dans une phase baptisée « cubisme orphique » par le poète Guillaume Apollinaire, les Delaunay aboutissent, en 1912, à une peinture pure, abstraite, où la couleur est forme et sujet. Sonia l’élargit dans tous les domaines des arts décoratifs et de la mode, par la création d’objets illuminés de couleurs pour son fils Charles. Ces reliures de livres illustrés, projets d’affiches, de publicités, tissus, concrétisent son esthétique de synthèse des arts.

Repères biographiques


Rythme sans fin, 1930. Robert DelaunayDurant la Première Guerre mondiale, les deux artistes partent en Espagne et au Portugal d’où ils rapportent des scènes pittoresques de la vie populaire traduites en disques simultanés exprimant, selon Sonia, « la lumière, la richesse et la force des couleurs » locales.
Dans les années 30, ils rejoignent le groupe Abstraction-Création défendant l’art non figuratif, constitué par Herbin, Van Doesburg et Hélion : c’est l’époque des Rythmes déroulant à l’infini la formule du disque simultané.

« Vitesse = Art abstrait »
(Slogan de l’exposition internationale des arts et techniques)

L’Exposition Internationale des arts et techniques de 1937 à Paris est l’occasion pour les tenants de l’art total de donner une dimension publique et monumentale à l’abstraction.
A la fois chefs d’équipes, peintres et décorateurs, les Delaunay vont participer à la grande aventure collective de l’art dans la rue, encouragée par le Front Populaire.
Au Palais des chemins de fer et de l’air, les disques colorés peints ou taillés en relief dans le bois, s’emparent des murs, intégrant les décors à l’architecture, avant de rejoindre les salles de l’ancien Musée d’art moderne au Palais de Tokyo.

Influence

A partir des années 60, un art dit optique apparaît sous le signe de l’op’art, réduction américaine d’optical art. Il dérive des expériences visuelles de Georges Seurat avec sa technique du pointillisme, des « contrastes simultanés » de Robert Delaunay et surtout, dans le sillage de Mondrian, des recherches sur les perceptions provoquées par la contemplation des formes géométriques juxtaposées.

Robert Delaunay, 1912

« A ce moment, j’eus l’idée d’une peinture qui ne tiendrait techniquement que de la couleur, des contrastes de couleur, mais se développant dans le temps et se percevant simultanément, d’un seul coup. J’employais le mot scientifique de Chevreul : les contrastes simultanés. Je jouais avec les couleurs comme on pourrait s’exprimer en musique par la fugue des phrases colorées, … Certains formats de toile étaient très larges par rapport à la hauteur. Je les appelais les fenêtres, la série des fenêtres ». « Ces fenêtres ouvertes sur une nouvelle réalité »
auraient été suggérées à Delaunay par la lecture d’un poème de Mallarmé. Et ce sont elles qui inspirèrent à Apollinaire l’un des plus célèbres poèmes de Calligrammes, Les fenêtres :
[…] Du rouge au vert tout le jaune se meurt
[…] La fenêtre s’ouvre comme une orange
Le beau fruit de la lumière ».

Rythme syncopé dit le Serpent noir, 1967. Sonia Delaunay


Bibliographie


Françoise DOCQUIERT
Sonia et Robert Delaunay : un siècle de touche-à-tout
La Cinquième : RMN, 2000
VHS
ART 759.065 DEL

Bernard DORIVAL
Sonia Delaunay : Sa vie, son œuvre, 1885-1979
J. Damase, 1980
ART 759.065 DEL

Exposition, 1999, Paris, Centre G. Pompidou
Robert Delaunay : 1906-1914 de l’impressionnisme à l’abstraction
Centre G. Pompidou, 1999 (Classiques du XXe siècle)
ART 759.065 DEL

En commande

Catalogue de l’exposition . - Centre G. Pompidou, 2003

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