Accueil > Les collections > Bibliographies > Musique, Cinéma, Arts & Loisirs > Arts > Le temps d’une expo > Serge Poliakoff, le rêve des formes
Serge Poliakoff, le rêve des formes
Présentation et sélection bibliographique, novembre 2013

En pratique

Exposition, Musée d’art moderne de la ville de Paris, du 18 octobre 2013 au 23 février 2014

11 avenue du Président Wilson - 75016 Paris
Ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00 - Nocturne le jeudi jusqu’à 22h00

Consulter le site du musée d’art moderne de la ville de Paris

L’exposition


Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacre au peintre abstrait Serge Poliakoff (1900-1969) une importante rétrospective de près de 150 oeuvres réalisées entre 1946 et 1969. Depuis 1970, aucune exposition parisienne de grande ampleur n’a été consacrée à cet artiste majeur de l’Ecole de Paris, soutenu par les plus grands historiens de l’abstraction (Charles Estienne, Michel Ragon, Dora Vallier) et qui, par l’intermédiaire de ses marchands (Denise René, Dina Vierny), a su éveiller l’intérêt de nombreux collectionneurs privés.

Le parcours de l’exposition est conçu comme un cheminement s’organisant en plusieurs séquences autour d’oeuvres-clés. Depuis ses années de recherches et la période de l’après-guerre - lorsqu’il appartient à l’avant-garde de la peinture abstraite, expose dans divers salons, attire l’attention de Kandinsky - jusqu’aux dernières peintures d’une modernité plus épurée (1968-1969).

Comme tous les artistes de l’abstraction intégrale, Poliakoff explore les relations entre la ligne et la surface, le fond et la forme, la couleur et la lumière. Mais l’apparente unité formelle de ses oeuvres dissimule une multiplicité de solutions picturales que le parcours de l’exposition rend lisibles. Les couleurs concentrées, la vibration de la matière, tout comme l’agencement savant des formes qui s’équilibrent dans une tension énergique contenue, jouent ensemble un rôle capital. C’est cette lecture qui est proposée, montrant la singularité d’une approche particulièrement sensible et l’intense spiritualité d’une oeuvre qui n’a d’autre objet que ce « rêve des formes en soi qui est le grand mystère à élucider de ‘l’abstrait’ » (Pierre Guéguen)


Repères biographiques


Serge Poliakoff (Sergueï Poliakov) est le treizième enfant d’une fratrie de quatorze. Son père, d’origine kirghize, qui possède des élevages de chevaux, fournit l’armée et dirige une écurie de course. Sa mère l’entraîne tous les jours à l’église où les icônes le fascinent. Il s’inscrit à l’école de dessin de Moscou. Quittant la Russie en 1918 (ou 1919) il arrive en 1920 à Constantinople, subsistant grâce à son talent de guitariste.

Passant par Sofia, Belgrade, Vienne et Berlin, Poliakoff s’établit en 1923 à Paris où il ne cessera de jouer dans les cabarets russes. En 1929, il s’inscrit à l’Académie de la Grande Chaumière. Ses peintures demeurent académiques jusqu’à la découverte qu’il fait à Londres - où il séjourne de 1935 à 1937 - de l’art abstrait et de la luminosité des couleurs des sarcophages égyptiens. Il se lie peu après avec Wassily Kandinsky, Sonia Delaunay et Robert Delaunay, Otto Freundlich.

Sa peinture se dégageant de toute représentation Poliakoff est rapidement considéré comme l’un des peintres les plus puissants de sa génération. En 1947, il est entraîné par Jean Deyrolle à Gordes (Vaucluse) avec notamment Schneider, Gilioli, Victor Vasarely, Dewasne. Au début des années 1950 il loge dans l’hôtel du Vieux-Colombier, à proximité de Saint-Germain-des-Prés, que tiennent Louis Nallard et Maria Manton, continuant d’assurer sa subsistance en jouant de la balalaïka. Un contrat lui permet rapidement une meilleure stabilité matérielle. En 1954 et 1955, sur une proposition du poète et critique d’art Charles Estienne, Serge Poliakoff s’installe pour l’été, avec Jean Degottex, René Duvillier et Marcelle Loubchansky à Portsall (Finistère).

Composition murale (1965-67) - Serge Poliakoff

En 1962, une salle est réservée à ses peintures à la Biennale de Venise et Poliakoff est naturalisé français la même année. Ses œuvres figurent dans la plupart des musées européens et new-yorkais. Poliakoff a aussi travaillé la céramique à la Manufacture nationale de Sèvres. Il incita Arman à faire de la peinture.

En 2006, Poliakoff fait partie des peintres rassemblés au Musée du Luxembourg (Sénat) pour l’exposition L’Envolée lyrique, Paris 1945-1956 (Composition en brun, 1947, Ny Carlsberg Glypothek, Copenhague ; Composition rouge avec trait, 1952, Musée de Cologne ; Composition IV, 1954).


Composition abstraite (1950) - Serge Poliakoff

Bibliographie


Serge Poliakoff : portrait intime du peintre / un film de Elizabeth Lennard
Artstudio, 2004 (DVD du musée Maillol)
ART 759.065 POL (DVD)

L’Envolée lyrique : Paris, 1945-1956 : exposition, Musée du Luxembourg
Skira, 2006
ART 759.065 ENV

L’Envolée lyrique : Paris, 1945-1956 : visite de l’exposition / un film de Dov Bezman et Frédérike Morlière
SvoArt, 2006
ART 759.065 ENV (DVD)

Version imprimable de cet article Imprimer

Rester connecté

Newsletter :


Votre navigateur n'accepte pas le Javascript ou bien votre Plugin Flash n'est pas à jour (version 7 minimum). C'est dommage, c'est plus joli avec...

Auditorium Médiathèque
L’Ecoute-aux-Portes Médiathèque    Forum Médiathèque    Galerie Médiathèque    Libris Café Médiathèque    Salle de réunion Médiathèque
Bibliothèque Mont-Valérien    Bibliothèque Renoir    Bibliothèque Les Mazurières    Tout public    Professionnel
Jeunes    Adultes    Exposition    Conférence    Rencontre-Débat
Atelier    Projection    Conte    Concert    Visite
Spectacle    Littérature    Art    Cinéma    Patrimoine
Sciences    Société    Histoire    Actualité    Jeunesse
Musique    Poésie    Théâtre    Philosophie    Photographie
Médiathèque    Bibliographie    Coup de coeur    Dossier