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Sylvain Tesson, Wanderer

« Seuls peuvent vivre comme le vrai Wanderer ceux que nul lien n’attache, capables de répondre à l’appel du dehors sans accorder un regard à ce qu’ils abandonnent » Sylvain Tesson

"Wanderer" ce terme allemand est un surnom de Goethe, un thème bien connu dans la poésie romantique allemande, repris de nombreuses fois par Sylvain Tesson dans « Petit traité sur l’immensité du monde ».

Découvrez les récits de voyages, les nouvelles, les réflexions de Sylvain Tesson, l’écrivain voyageur d’aujourd’hui.

Sylvain Tesson dans les forêts de Sibérie

Berezina, retrouvailles

Sylvain Tesson ?

Sylvain Tesson est un écrivain voyageur français né le 24 avril 1972.

Géographe de formation, il effectue en 1991 sa première expédition en Islande, suivie en 1993 d’un tour du monde en bicyclette avec Alexandre Poussin. C’est là le début de sa vie d’aventurier. Se suivent, alors, des voyages aux confins de l’Asie : traversée des steppes d’Asie centrale à cheval avec l’exploratrice Priscilla Telmon, sur plus de 3000 km du Kazakhstan à l’Ouzbekistan, itinéraire des évadés du goulag en suivant le récit de Slavomir Rawicz : The Long Walk (1955). Ce périple l’emmène de la Sibérie jusqu’en Inde à pied.

Sylvain Tesson voyage la plupart du temps par ses propres moyens, c’est-à-dire, sans le soutien de la technique moderne, en totale autonomie. Ses expéditions sont financées par la réalisation de documentaires, par des cycles de conférences et par la vente de ses récits d’expédition, qui connaissent un certain succès.

Outre les récits de voyages, Sylvain Tesson écrit également des nouvelles, dans un registre poétique où souvent l’absurde des situations humaines est montré avec humour. Ses nouvelles sont très souvent situées dans les pays qu’il a parcourus, Asie centrale, Russie. Il collabore également à diverses revues.

Depuis 2007, Sylvain Tesson est membre d’honneur de l’INREES (Institut de recherche sur les expériences extraordinaires). Il est aussi administrateur de la Guilde européenne du raid et du comité directeur de la Société des explorateurs français.
Sylvain Tesson est aventurier, vagabond. Il aime la plongée, l’équitation, la moto. Il sonne la cornemuse écossaise.

Surnommé "le prince des chats", sa pratique de longue date de la stégophile ( l’escalade des toits), de l’escalade des falaises et des monuments de Paris, est à l’origine d’une chute gravissime.

Le 20 août 2014, Sylvain Tesson chute de près de 10 mètres en escaladant la façade d’une maison à Chamonix, alors qu’il séjournait chez Jean-Christophe Rufin avec qui il pratique l’alpinisme. Victime d’un sévère traumatisme crânien et de multiples fractures, il est hospitalisé à Annecy et placé en coma artificiel. Réveillé huit jours plus tard, il n’a aucune séquelle neurologique. Trois mois après cet accident voilà comment il décrit cette épreuve :

« Ces trois mois de repos, de sobriété, de silence, d’examen de moi-même ont été bénéfiques. Ma vie était un carnaval endiablé et légèrement suicidaire, il était bon de ralentir un peu les chaudières intérieures, de descendre du train. Je conserve une paralysie de la face qui me donne un air de lieutenant prussien de 1870. J’ai aussi perdu l’ouïe à l’oreille droite mais, étant partisan du silence, que René Char appelait “l’étui de la vérité”, je ne m’en plains pas. Notre société est devenue hystérique et bruyante ».

Il revient alors aussi sur ce que la stégophilie était pour lui : « L’alpinisme permet d’accroître l’intensité de l’existence. Ce qui se passe en termes de sensations, le temps d’une ascension, peut être équivalent à dix années de vie. Pour moi, les façades des immeubles étaient des parois, les rues des vallées, les toitures des plateaux et les aiguilles des églises. Je finissais par voir les villes comme un massif. Il y avait une distorsion du regard. Ça fait une bonne vingtaine d’années que j’aurais dû m’écraser. Il y a une espèce de démon qui s’est épanoui en moi. C’est une escalade totalement adolescente, peu recommandable, plus proche de la roulette russe que de l’alpinisme. Ça me plaisait beaucoup de vivre tout le temps sur ce fil. Jusqu’au jour où ça s’est mal terminé ».

Sur la route bleue avec... Sylvain Tesson
Lionel Bedin, Pascal Grimault, Stéphane Victor
Livres du monde (Petites biographies voyageuses)
LOI 910.4 TES Disponible ?

Pôle Loisirs (2ème étage)

Portrait de Sylvain Tesson sous la forme d’un abécédaire, des notes de lectures, des regards croisés, des repères biographiques et bibliographiques. L’écrivain évoque sa vie, ses itinéraires, ses choix, ses goûts et ses oeuvres. Il propose également sa bibliothèque idéale et répond au questionnaire de la route bleue.

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Sylvain Tesson, premiers voyages


La Marche dans le ciel :
5000 kms à pied à travers l’Himalaya

Alexandre Poussin, Sylvain Tesson
Laffont (L’Aventure continue)
LOI 910.4 POU Disponible ?

Pôle Loisirs (2ème étage)

Himalaya : Visions de marcheurs des cimes
Alexandre Poussin, Sylvain Tesson
Transboréal (Visions)
LOI 915.4 POU Disponible ?
Pôle Jeunesse

Sylvain Tesson et Alexandre Poussin sont partis du Bouthan pour six mois et 5000 kilomètres à pied en traversant l’Himalaya, d’est en ouest. Au-delà de l’exploit physique, ce livre raconte la lenteur et et le dénuement de l’homme privé de logistique, mais aussi la naissance des échanges entre ceux de passage et leurs hôtes. Alexandre et Sylvain ont une nouvelle fois franchi les frontières géographiques, clandestines ou non, spirituelles. Un récit enthousiaste, un regard sur les autres et sur le monde. Un carnet de voyage, des photos, complètent le récit et témoignent de la diversité des ethnies et des écosystèmes des régions himalayennes.

On a roulé sur la terre
Alexandre Poussin, Sylvain Tesson
Laffont (L’Aventure continue)
LOI 910.4 POU Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Un tour du monde à bicyclette en un an. 25000 km parcourus à travers 35 pays, de la Porte d’Orléans à La porte de Vincennes en passant par Lhassa...Au départ de leur aventure, il y avait un beau pari : faire le tour du monde à bicyclette, en un an. Jour pour jour, avec pour tout budget moins de 6 ooo francs chacun !
365 jours après, Alexandre et Sylvain sont revenus après avoir traversé l’Afrique, le continent américain, l’Asie, les pays de l’Est et enfin l’Europe de l’Ouest, vivant chez l’habitant, au gré de leurs rencontres, et remerciant leurs hôtes avec le spectacle de jongleries et de flûtes mis au point pour l’occasion.
Improvisation et débrouillardise, anecdotes burlesques, petites et grosses contrariétés, mais aussi splendeur et poésie émaillent le récit de leur voyage. Au-delà de l’exploit sportif d’un tour du monde à bicyclette, les aventures surprenantes de deux étudiants français qui racontent, avec toute la fraîcheur de leurs vingt ans, ces 365 jours à la découverte du monde. Sylvain Tesson et Alexandre Poussin font de la rencontre des autres, l’objectif de leurs voyages. Ce leitmotiv deviendra primordial dans les futurs périples de ces deux écrivains-voyageurs.

Sylvain Tesson écrivain voyageur

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Récits de voyages


La Chevauchée des steppes :
3.000 km à cheval à travers l’Asie centrale

Sylvain Tesson, Priscilla Telmon
R.Laffont
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Carnets de steppes :
à cheval à travers l’Asie centrale

texte de Sylvain Tesson
photographie de Priscilla Telmon
Glénat (Sillage)
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Sylvain Tesson et Priscilla Telmon ont traversé pendant près de six mois l’Asie centrale à cheval, des Montagnes célestes jusqu’à la mer d’Aral, au travers du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan, renouant ainsi avec la tradition des peuples cavaliers. En six mois de périple, les deux auteurs, écrivains-voyageurs auront traversé les plaines et les montagnes des grandes steppes de l’Eurasie. Un carnet de voyage complet renfermant des croquis, des notes, des photographies et beaucoup d’émotions complète ce récit.


L’axe du loup :
de la Sibérie à l’Inde sur les pas des évadés du Goulag

Sylvain Tesson
R. Laffont
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Sous l’étoile de la liberté :
Six mille kilomètres à travers l’Eurasie sauvage

Photographies Thomas Goisque
Sylvain Tesson
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Sylvain Tesson a suivi à pied, à cheval ou à vélo, pendant huit mois, sur 6.000 kilomètres, de la Sibérie au Golfe du Bengale, l’itinéraire de S. Rawicz qui avec ses compagnons s’est évadé d’un goulag de Iakoutie et a fui vers l’Inde. "L’essentiel est de comprendre que l’évadé politique est nécessaire à l’Histoire. Il prouve qu’aucun barbelé n’est infranchissable, qu’il y a toujours une faille dans le rempart. La force de l’évadé tient dans le fait qu’il n’a rien à perdre et que chaque pas le rapproche de la mort ou de la délivrance, ce qui signifie, dans les deux cas, d’une situation préférable à l’enfer qu’il laisse derrière lui."
Le photographe Thomas Goisque a rejoint Sylvain Tesson à quatre reprises durant sa traversée pour constituer l’album photographique de "Sous l’étoile de la liberté" à la rencontre des survivants du système concentrationnaire.

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Eloge de l’énergie vagabonde
Sylvain Tesson
Editions des équateurs
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

L’or noir des steppes :
voyage aux sources de l’énergie

photographies Thomas Goisque
Sylvain Tesson
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Sylvain Tesson est parti en juin 2006 de la rive ouzbèke de la mer d’Aral avec l’intention de suivre à pied et à vélo quelques-uns des oléoducs et gazoducs qui dessinent à la surface de l’Asie centrale et du Caucase des lignes de tension entre les nations mais aussi des axes de force géopolitiques. Il a longé sur 3 000 kilomètres le tracé de ces tubes à travers des régions caractérisées par des situations politiques instables et des géographies tourmentées. Profitant de ce séjour en des terres à haute valeur énergétique, il a consacré ses trois mois de progression solitaire à réfléchir à la notion de « force vitale ». L’être humain possède au fond de ses profondeurs un gisement d’énergie. Qu’est ce qui nous pousse à agir ? Qu’est-ce qui nous maintient en tension ? Comment libérer nos forces, comment les transformer en action ?
Le récit est complété par un album photographique de Thomas Goisque.

Lac Baïkal : visions de coureurs de taïga
Thomas Goisque, Sylvain Tesson
préface de Emeric Fisset
Transboréal (Visions)
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Véritable mer intérieure, le lac Baïkal est le berceau de légendes sur la genèse du monde : les chamans le considèrent comme un de ses piliers énergétiques. Bénéficiant d’un microclimat, l’œil bleu de la Sibérie" est un sanctuaire de la vie sauvage, mais aussi un refuge pour les hommes. Thomas Goisque et Sylvain Tesson ont exploré en chaque saison toutes les facettes de ce lieu magique : à pied, en bateau, ou en side-car, ils ont arpenté les forêts qui bordent ses rives, sillonné ses eaux limpides, roulé sur la glace étincelante, qui le couvre en hiver. Leur but : rencontrer les habitants des isbas et des villages en bordure du lac Baïkal. Parmi eux, quelques-uns ont décidé de leur plein gré de quitter les villes pour s’installer dans la nature. C’est le retours aux forêts à la mode slave, un phénomène qui s’amplifie dans la Russie nouvelle. Ces ermites post-modernes ne sont pas les derniers trappeurs, ce sont les nouveaux Dersou Ouzala.

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Sibérie ma chérie
photographies Thomas Goisque
Illustrations Bertrand de Miollis, Olivier Desvaux
Sylvain Tesson
Gallimard
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Dans les forêts de Sibérie
Sylvain Tesson
Gallimard
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Sylvain Tesson est parti s’isoler six mois en Sibérie. Il fait - 32 °C, le premier voisin est à cinq heures de marche. Sylvain Tesson va vivre plusieurs mois au milieu de cette solitude glacée.

De février à juillet 2010, le voyageur a choisi de faire l’expérience du silence, de la solitude, et du froid. Sa cabane, construite par des géologues soviétiques dans les années brejnéviennes, est un cube de rondins de trois mètres sur trois, chauffé par un poêle en fonte, à six jours de marche du premier village et à des centaines de kilomètres d’une piste a solitude finira par se révéler fertile : quand on n’a personne à qui exposer ses pensées, la feuille de papier est un confident précieux, le carnet de note, un compagnon poli.

C’est ce journal que nous offre à lire Sylvain Tesson.

Un grand cru, une évasion, une parenthèse, une bouffée d’oxygène, un instant suspendu, un mets revigorant, voilà comment pourrait être qualifié le récit de Sylvain Tesson, pour décrire toute la richesse de l’écriture, des sentiments, des réflexions terriennes et spirituelles contenus dans ce récit, mais sans oublier l’humour. On le lit lentement pour garder les images, les impressions, On le reprend pour revenir à ces instants forts, à cette suspension du temps.

Ce livre est une leçon d’humilité. Qu’est-ce que Sylvain Tesson aura appris durant ses six mois, dans une cabane sibérienne ? Le courage des mésanges, la beauté du printemps, le réconfort de la littérature. "Dans les forêts de Sibérie" reste un acte de foi en la liberté intérieure. Il ne s’agit plus de partir au bout du monde ; il s’agit de partir au bout de soi, avec soi-même. Sylvain Tesson nous fait partager une expérience hors du commun.
Finalement « la vie en cabane apprend à peupler l’instant, à ne rien attendre de l’avenir et à accepter ce qui advient comme une fête. Le génie du lieu aide à apprivoiser le temps ».

« C’est dans l’intérêt du solitaire de se montrer bienveillant avec ce qui l’entoure, de rallier à sa cause bêtes, plantes et dieux. Pourquoi ajouterait-il à l’austérité de son état le sentiment de l’hostilité du monde ? L’ermite s’interdit toute brutalité à l’égard de son environnement. C’est le syndrome de saint François d’Assise. Le saint parle à ses frères oiseaux, Bouddha caresse l’éléphant enragé, saint Séraphin de Sarov nourrit les ours bruns, et Rousseau cherche consolation dans l’herborisation.
A midi, je regarde très attentivement la neige tomber sur les cèdres. Je tâche de bien me pénétrer du spectacle et de suivre la course du plus grand nombre de flocons. Exercice épuisant. Et il y a des gens qui appellent cela de l’oisiveté !

Le soir, la neige toujours. Devant pareil spectacle, le bouddhiste se dit : « N’attendons rien de neuf » ; le chrétien : « Ca ira mieux demain » ; le païen « que veut dire tout cela ? » ; le stoïcien : « on verra ce qui adviendra », le nihiliste : « Que tout s’ensevelisse. » Moi : « Il faut que je coupe du bois avant que les rondins ne soient recouverts. »
Puis je me couche après avoir remis une bûche. »
[...]

« L’ermite se tient à l’écart, dans un refus poli. Il ressemble au convive qui, d’un geste doux, refuse le plat. Si la société disparaissait, l’ermite poursuivrait sa vie d’ermite. Les révoltés, eux se trouveraient au chômage technique. L’ermite ne s’oppose pas, il épouse un mode de vie. Il ne dénonce pas un mensonge, il cherche une vérité. Il est physiquement inoffensif, et on le tolère comme s’il appartenait à un ordre intermédiaire, une caste médiane entre le barbare et le civilisé. Yvain, le chevalier fou d’amour, erre tout nu dans la forêt. Il rencontre un ermite qui le recueille, le soigne, le ramène à la raison et le reconduit à la ville. L’ermite, passeur des mondes.

A 4 heures, je ferme Chrétien de Troyes et pars pêcher au trou de pêche n°2, à une heure de marche au nord. Le trou de pêche n°1 est creusé en face de la cabane. La rive défile, sévère. Il y a une joie dans ces bois mais pas une once d’humour. Voilà peut-être ce qui rend le visage des ermites si graves et les écrits de Thoreau si sérieux. Je prends trois ombles de vingt centimètres. Ils finissent sur la poêle, fourrés aux airelles avec un filet d’huile. La chair est savoureuse. Fraîche, elle se marie bien avec la vodka. Tout se marie bien avec la vodka. Sauf les baisers d’une fille. Je ne risque rien. »

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Géographie de l’instant
Sylvain Tesson
Edtions des Equateurs
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Voici un recueil de ses textes parus notamment dans la revue « Grands reportages » où il évoque ses voyages, ses rencontres, de Moscou à la Belgique, en passant par le Yémen, Haïti et l’île Maurice. L’écrivain s’est aussi intéressé à l’actualité et s’est engagé pour la défense des femmes. Les chroniques forment le journal de voyage d’un homme de son temps.

Dernière Publication

Berezina
Sylvain Tesson
Guérin
LOI 910.4 BER

« Un vrai voyage, c’est quoi ?- Une folie qui nous obsède, dis-je, nous emporte dans le mythe ; une dérive, un délire quoi, traversé d’Histoire, de géographie, irrigué de vodka, une glissade à la Kerouac, un truc qui nous laissera pantelants, le soir, en larmes sur le bord d’un fossé. Dans la fièvre...- Ah ? fit-il.- Cette année ce sont les deux cents ans de la Retraite de Russie (2012), dis-je.- Pas possible ! dit Gras.- Pourquoi ne pas faire offrande de ces quatre mille kilomètres aux soldats de Napoléon ? »
Sylvain Tesson embarque l’Empereur dans son side-car pour une épopée carnavalesque et réjouissante. Entraîné dans une effraction du temps, le lecteur enjambe les siècles avec jubilation selon les étapes du parcours (Smolensk, Minsk, la Berezina, Vilnius,...).

Berezina a obtenu le prix 2015 de la page 112 et le prix des Hussards.

"En octobre 1812, littéralement piégé dans Moscou en flammes, Napoléon replie la Grande Armée vers la France. Commence la retraite de Russie, l’une des plus tragiques épopées de l’histoire humaine. La retraite est une course à la mort, une marche des fous, une échappée d’enfer.

Deux cents ans plus tard, je décide de répéter l’itinéraire de l’armée agonisante, de ces cavaliers désarçonnés, de ces fantassins squelettiques, de ces hommes à plumets qui avaient préjugé de l’invincibilité de l’Aigle.

Le géographe Cédric Gras, le photographe Thomas Goisque et deux amis russes, Vassili et Vitaly, sont de la partie. Pour l’aventure, nous enfourchons des side-cars soviétiques de marque Oural. Au long de quatre mille kilomètres, en plein hiver, nous allons dérouler le fil de la mémoire entre Moscou et Paris où l’Empereur arrivera le 15 XII 1812, laissant derrière lui son armée en lambeaux.

Le jour, les mains luisantes de cambouis, nous lisons les Mémoires du général de Caulaincourt. Le soir, nous nous assommons de vodka pour éloigner les fantômes.

Napoléon était-il un antéchrist qui précipita l’Europe dans l’abîme ou bien un visionnaire génial dont le seul tort fut de croire qu’il suffisait de vouloir pour triompher et que les contingences se pliaient toujours aux rêves ?
Mais très vite, nous devons abandonner ces questions méta- physiques car un cylindre vient de rendre l’âme, la nuit tombe sur la Biélorussie et trois foutus camions polonais sont déjà en travers de la route."

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Nouvelles et réflexions


Nouvelles de l’Est
Sylvain Tesson
Phébus (D’Aujourd’hui)
R TES
Pôle Littérature

Seize nouvelles qui envoient vers l’Est le plus lointain : vers une Russie en peine de désoviétisation, toujours en proie à ses vieux fantômes et par-delà, vers cette Sibérie qui la prolonge jusqu’à l’Orient extrême, en faisant miroiter ses anciens mirages et en cachant soigneusement ses pièges.

Les Jardins d’Allah
Sylvain Tesson
Phébus (D’Aujourd’hui)
R TES
Pôle Littérature

Recueil de nouvelles inspirées par le monde indien d’aujourd’hui où quelques fanatiques se trouvent confrontés à l’Occident et à leurs propres contradictions.

Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages
Sylvain Tesson
illustrations de Bertrand de Miollis
Equateurs parallèles
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Chaque soir, en voyage, devant un paysage, après une rencontre, Sylvain Tesson piège sa pensée et l’épingle dans son carnet. Quelques forment un aphorisme et suffisent à décrire la cascade, les fleurs d’un alpage, l’odeur de l’aube dans les sous-bois, le plaisir de la marche. L’amoureux d’aphorismes est un peintre sans pinceau, un photographe sans appareil. L’aphorisme, lui, est comme le papillon : il éclot de la pensée et s’envole léger.

Petit traité sur l’immensité du monde
Sylvain Tesson
Edition des Equateurs
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Sylvain Tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo, pour ralentir la fuite du temps dans les steppes d’Asie centrale, au Tibet et ailleurs. Récit romantique contre l’ordre établi, ce petit traité, plein d’humour, plaide pour un nouveau nomadisme, un vagabondage joyeux, une philosophie buissonnière.

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Une vie à coucher dehors :
nouvelles

Sylvain Tesson
Gallimard (Blanche)
LOI 910.4 TES Disponible ?
Pôle Loisirs (2ème étage)

Egalement en gros caractères sur le pôle Littérature R TES

De ses nombreux voyages à pied, à cheval, en vélo, Sylvain Tesson est revenu avec des paysages, des personnages, des visions, des senteurs, des impressions plein la tête. Ses récits de voyages sont autant de découvertes des pays traversés, des vies devinées ou partagées un laps de temps. Profitant de ces marches au rythme du jour, de la nuit, du temps qui s’écoule, Sylvain Tesson a cheminé en menant nombre de réflexions sur la place de l’homme dans la nature, sa relation aux autres, son histoire, sur la « res pulica », les énergies en présence, le destin.
Riche de son expérience, des anecdotes, du vécu de ses hôtes, notre écrivain voyageur nous emmène dans quelques nouvelles bien pensées. Découvrez et savourez ses nouvelles aux couleurs, aux accents d’ailleurs, laissez vous enchanter, envoûter, surprendre par l’histoire qui se déroule sous vos yeux et attention à la chute ! Les espérances, les espoirs sont parfois feux de paille ...Une écriture riche, alerte ... Un bon moment à passer en dehors du temps ! Un vrai régal ! Les héros des quinze nouvelles sont confrontés aux forces de la nature et à la loi du destin. Les histoires se passent en Sibérie, dans les glens écossais ou les criques de l’Egée, les montagnes de Géorgie. Prix Goncourt de la nouvelle 2009.

« En Sibérie, dans les glens écossais, les criques de l’Égée ou les montagnes de Géorgie, les héros de ces quinze nouvelles ne devraient jamais oublier que les lois du destin et les forces de la nature sont plus puissantes que les désirs et les espérances. Rien ne sert à l’homme de trop s’agiter dans la toile de l’existence, car la vie, même quand elle ne commence pas très bien, finit toujours mal. Et puis une mauvaise chute vaut mieux qu’une fin insignifiante. » Sylvain Tesson.

S’abandonner à vivre
Sylvain Tesson
Gallimard (Blanche)
R TES Disponible ?
Pôle Littérature

S’abandonner à vivre
Sylvain Tesson enregistrement sonore lu par l’auteur
Gallimard (Ecouter lire)
Grands caractéres-écrits sonores
R TES Disponible ?
Pôle Littérature

Recueil de nouvelles, directement ou indirectement inspirées d’expériences vécues par l’auteur. Un ingénieur français se rendant sur une plate-forme pétrolière russe, un jeune Nigérien qui tente de rejoindre l’Europe, ou Tatiana, qui vit dans une ville-champignon aux confins de la Sibérie : tous ont en commun, face aux coups du sort, d’avoir choisi le lâcher-prise
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