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Victoires de la musique classique 2018

Retransmise en direct sur France 3 et France Musique le 23 février, en direct du théâtre de la Grange aux Lac d’Evian-les-Bains. Un écrin de choix les lauréats 2018 des Victoires.

Catégorie soliste instrumental

Victor Julien-Laferrière , violoncelle

Il commence l’apprentissage du violoncelle avec René Benedetti puis étudie au Conservatoire de Paris avec Roland Pidoux avant de se perfectionner aux côtés d’Heinrich Schiff à l’Université de Vienne. Premier Prix du Concours International du Printemps de Prague 2012, Victor Julien-Laferrière s’est déjà produit avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le State Hermitage Orchestra, le Slovak State Philharmonic Orchestra ainsi qu’avec divers orchestres tchèques dans les concertos de Dvořák et Elgar. Invité régulier de l’Auditorium du Louvre, la Cité de la Musique et la Salle Gaveau à Paris, il joue également dans toute l’Europe lors de manifestations telles que les Sommets Musicaux de Gstaad, les festivals de Kuhmo (Finlande), Berne, de l’Autunno Musicale di Caserta (Italie) ou encore du Ticino Musica à Lugano.
Il a fondé, en compagnie du pianiste Adam Laloum et de la violoniste Mi-Sa Yang, le trio Les Esprits, programmé entre autres à la Folle Journée de Nantes, au festival de Deauville, à la Criée à Marseille ou encore au Théâtre des Champs-Elysées... Ce trio est en résidence à la Fondation Singer-Polignac à Paris et a fait paraître un premier disque en 2014.
Lors de ses prestations, Victor Julien-Laferrière tente de trouver un équilibre autour de programmes solistes, concertants et chambristes. Il a notamment joué au sein de l’ensemble Les Dissonances, dirigé par David Grimal.


Sonates pour violoncelle et piano / Brahms, Debussy, Franck
Victor Julien-Laferrière, Adam Laloum

Mirare, 2016
3 BRA 12.43

Les deux virtuoses, Adam Laloum au piano et Victor Julien-Laferrière au violoncelle, ont mis dans ces sonates toute leur fantaisie et leur liberté. La Sonate n° 1 de Brahms touche par son lyrisme. Changement de climat(s) avec l’unique sonate de César Franck. Dans le dernier mouvement, le piano se pare de sonorités quasi orchestrales. La sonate de Debussy adopte, elle, une liberté qui lorgne parfois vers le jazz, piano et violoncelle rivalisant de légèreté et de fantaisie.

Catégorie Artiste lyrique

Sabine Devieilhe, soprano

Elle étudie le violoncelle au Conservatoire de Caen puis la musicologie à Rennes où elle est également membre des chœurs de l’opéra. En 2008, elle entre au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris dans la classe de chant de Pierre Mervant et obtient trois ans plus tard un Premier prix à l’unanimité avec les Félicitations du Jury. Membre de plusieurs ensembles professionnels tels que Pygmalion et Les Cris de Paris, elle découvre un vaste répertoire, de la musique ancienne à la musique contemporaine.
Sabine Devieilhe affectionne particulièrement le lied et la mélodie et se produit en récital aux côtés de la pianiste Anne Le Bozec. Sa rencontre avec Jean-Claude Malgoire et Alexis Kossenko lui permet de s’essayer en soliste au répertoire baroque, notamment lors des Festivals d’Utrecht, de Bruges, à l’Atelier Lyrique de Tourcoing ou encore au Théâtre des Champs-Elysées. Plébiscitée par un public enthousiaste, elle multiplie les productions prestigieuses ; en 2012, elle incarne notamment le rôle-titre dans Lakmé de Léo Delibes à l’Opéra de Montpellier. Nommée « Révélation lyrique » aux Victoires de la musique classique en 2013, Sabine Devieilhe succède à Julie Fuchs et incarne la saison suivante la Reine de la Nuit dans La Flûte enchantée à l’Opéra de Paris.

Catégorie Enregistrement

Mirages / Delibes, Debussy, Messager, …
Sabine Devieilhe, Alexandre Tharaud, François-Xavier Roth, Les Siècles

Parlophone, 2017
399 DEV

Spontané et élégant, le chant aérien de Sabine Devieilhe est d’une maîtrise admirable. Mais qu’importe la tenue parfaite du contre-ut qui conclut le premier air Le jour sous le soleil béni (Madame Chrysanthème d’André Messager), un exemple parmi tant d’autres des suraigus impressionnants de la chanteuse, peu importe son assurance dans le médium et sa technicité aiguisée, peu importe la virtuosité affirmée ou encore son traitement exemplaire de la ligne dans l’air des clochettes de Lakmé… C’est grâce à sa profondeur, à sa générosité évidente et à sa capacité à déployer une captivante dramaturgie que Sabine Devieilhe se distingue et émerveille par son chant.

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Catégorie Compositeur

Karol Beffa - Le bateau ivre, pour orchestre symphonique (création)
Non disponible en CD

En 1988, il entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMP) où il obtient huit premiers prix : harmonie, contrepoint, fugue, musique du XXe siècle, orchestration, analyse, accompagnement vocal, improvisation au piano. Ayant mis entre parenthèse son cursus musical, après un parcours d’étude à l’ENS et à l’ENSAE, il se représente au CNSMDP. Il est reçu premier au concours littéraire de l’École normale supérieure. Il obtient une licence d’histoire, une licence de philosophie, une licence et une maîtrise d’anglais. Il est également reçu premier à l’agrégation de musique (1996). Il est diplômé du diplôme d’ingénieur statisticien de l’ENSAE et suit des cours comme visiting student en économie de l’Université de Cambridge au sein de Trinity College. Il a également été visiting student en Allemagne. Il obtient en 2003 un doctorat en musicologie de l’EHESS en soutenant une thèse de doctorat portant sur les Études pour piano de György Ligeti. En novembre 2015, il soutient une habilitation à diriger des recherches.
Il mène en parallèle une carrière universitaire. Il enseigne à l’université Paris IV (1998-2003) puis à l’École polytechnique (2003-2009) et il est maître de conférences à l’ENS depuis 2004.
Sa musique peut aller vers deux directions clairement définies : « un pôle contemplatif, extatique, au rythme harmonique souvent très lent (musique de couleurs et de textures), et un pôle dynamique, d’une extrême nervosité, où la musique prend souvent la forme d’un mouvement perpétuel (musique du rythme et de l’énergie). Dans son œuvre, Karol Beffa met fréquemment en musique des poètes : Ronsard, Clément Marot, Virgile, Li Qingzhao, Apollinaire et surtout Charles
Improvisateur, il accompagne depuis longtemps des lectures de textes et des films muets. Il s’est déjà produit en compagnie de Daniel Pennac, Toni Morrison, Anne Consigny, Michael Lonsdale, Nicolas Vaude, Daniel Mesguich, Raphaël Enthoven… Karol Beffa a joué et enregistré avec des musiciens de jazz : Barre Philips, Baptiste Herbin, Raphaël Imbert et Vincent Lê Quang. En décembre 2014, il est le premier pianiste au monde à avoir accompagné l’intégralité (performance de plus de six heures) de la version restaurée des Misérables d’Henri Fescourt.
Après sa leçon inaugurale Comment parler de musique ?, paraît en 2015 un ouvrage écrit en collaboration avec le mathématicien Cédric Villani, Les Coulisses de la création. En mai 2016, une biographie de Ligeti, György Ligeti, en mars 2017, Parler, Composer, Jouer. Sept leçons sur la musique et en janvier 2018, Diabolus in opéra. Composer avec la voix.


Catégorie Révélation soliste instrumental

Bruno Philippe, violoncelle

Né en 1993 à Perpignan, Bruno Philippe a débuté le violoncelle parce que « c’est un instrument qu’on joue assis » plaisante-t-il. Il a rencontré l’instrument par hasard à l’âge de cinq ans alors qu’il attendait que sa sœur sorte de son cours de violon.
Bruno Philippe débute le violoncelle avec Marie-Madeleine Mille. À 13 ans, il part à Paris pour intégrer la classe de Raphaël Pidoux au CRR, il poursuit par la classe de Jérôme Pernoo au CNSM et la classe de musique de chambre de Claire Désert. Le jeune homme estime avoir eu une enfance et une adolescence plutôt normale.
Très vite, il se confronte à plusieurs grands concours internationaux. À son palmarès, le 3e Grand Prix et le Prix du meilleur récital au Concours international André Navarra, le 3e Prix et Prix du public au Concours international de l’ARD de Munich, un Prix spécial au Concours Tchaïkovski en 2015 ou encore un Prix spécial pour sa performance au Concours Feuermann à Berlin.

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Catégorie Révélation artiste lyrique

Eva Zaïcik, mezzo-soprano

Révélation lyrique de l’ADAMI 2016, la mezzo-soprano Eva Zaïcik obtient cette même année un Master de chant mention TB à l’unanimité, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle y suit l’enseignement d’Elène Golgevit, tout en se perfectionnant auprès de grands maitres tels Anne Le Bozec, Margreet Hönig, Janina Baechle, Kenneth Weiss ou Réné Jacobs...
Sa grande sensibilité et ses goûts musicaux éclectiques la mène à partir à la rencontre de toutes les formes d’expression que lui offre le répertoire vocal. Elle collabore ainsi avec de nombreux ensembles de musique ancienne tels Attentive au dialogue des cultures, elle était l’invitée du Festival Européen d’Aix en Provence, du Festival d’Avignon et de la Fondation Royaumont, pour participer au projet Oraciòn, unissant musiciens Orientaux et Occidentaux. Elle crée à cette occasion une pièce d’Ahmed Essyad, composée pour elle et le Quatuor Tana.
Lors de ses études de chant à la Maîtrise de Notre Dame de Paris, elle co-fonde en 2008, l’Ensemble Lunaris, avec lequel elle explore un large répertoire du médiéval au contemporain, pour leur formation atypique de trois voix féminines et une viole de gambe.

Catégorie Victoire d’honneur

Angela Gheorghiu, soprano

Après avoir suivi les cours de l’École de musique de Bucarest, Angela Gheorghiu étudie avec Mia Barbu au Conservatoire de Bucarest. Sa carrière internationale est lancée en 1994, lorsqu’elle débute dans La Traviata sur la scène de l’Opéra Royal de Covent Garden : lors des répétitions, le chef d’orchestre Sir Georg Solti dit : « J’avais des larmes aux yeux. J’ai dû quitter la salle. Cette jeune fille est merveilleuse. Elle peut tout. » Depuis, des opéras et des salles de concert autour du monde invitent constamment Angela Gheorghiu : de New York à Kuala Lumpur, de Paris, à Tokyo, de Chicago à Séoul, de Sao Paulo à Athènes.
Son registre étendu lui permet d’exceller dans un répertoire très large : Violetta, Mimi, Manon, Cio-Cio San, Tosca, Marguerite, Juliette ou Adriana, ses interprétations sur scène ou au disque ont rencontré un vif succès . Ses enregistrements sont acclamés par les critiques et ont été récompensés par de nombreux prix : Gramophone, Diapason d’Or, Choc du Monde de la Musique en France, prix Cecilia en Belgique, prix Deutsche Schallplattenkritik en Allemagne, le prix Echo, le prix italien Musica e dischi pour les productions lyriques étrangères, le prix des Critiques des États-Unis etc. Parmi de nombreuses distinctions, Angela Gheorghiu a été nommée Officier de l’Ordre des Arts et Lettres et et Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le Ministère Français de la Culture.
Angela Gheorghiu prend part à de nombreux concerts, chantant en soliste ou avec ses collègues, comme au « Prom at the Palace » pour le jubilé de la reine Élisabeth II ou lors du concert donné à la mémoire de Luciano Pavarotti à Petra (2008).


Casta diva / Bellini, Rossini, Donizetti
Angela Gheorghiu, Evelino Pido, London Symphony Orchestra

EMI, 2001
399 DEV

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