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Grande gueule, Grand acteur...

Jean-Paul Belmondo à la médiathèque : films, livres
collection Jean-Paul Belmondo

Grande gueule et séducteur, héros à l’apparence de M. Tout-le-monde capable de
réconcilier comédie et film d’action, Jean-Paul belmondo aura durant près de soixante ans offert au cinéma français de genre un corps, une trogne et une voix – une présence sans équivalent.

Jean-Paul Belmondo est issu d’une famille d’artistes, son père était un sculpteur reconnu et sa mère artiste peintre. Elève turbulent, adolescent plus amateur de sport (la boxe, qu’il pratiquera longtemps, et le football) Jean-Paul Belmondo pense faire une carrière sportive mais il est attiré par la scène et joue en amateur dès 1950.
Jean-Paul belmondo s’oriente vers la comédie et entre au conservatoire national d’art dramatique en 1951. Il y côtoye notamment Jean-Pierre Marielle, Bruno Cremer, Jean Rochefort et Claude Rich et apparaît pour la première fois dans « À pied, à cheval et en voiture »(1957) de Maurice Delbez. S’ensuivront « Sois belle et tais-toi » (Marc Allegret) et « Les Tricheurs » (Marcel Carné) en 1958.

Symbole de la Nouvelle Vague

Avec « A bout de souffle », Godard devient l’une des figures de proue des réalisateurs de la Nouvelle Vague, Belmondo l’un des acteurs qui l’incarnent

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La Nouvelle vague, désigne deux choses à la fois : d’une part, l’irruption radicale de la modernité cinématographique portée par une poignée de jeunes artistes (Varda, Marker, Chabrol, Resnais, Truffaut, Godard, Rohmer, Rivette, Rozier…), et, d’autre part, un mouvement très large et très profond, un changement de société où le cinéma en se rajeunissant a sa part, mais aux côtés de l’apparition du yéyé, de la fin de l’empire colonial, du passage à la Ve République, de l’essor de l’électroménager et de la télévision… La Nouvelle Vague, de ce point de vue, n’est rien de moins que l’ensemble des signes d’un changement d’époque, au tournant des années 1950-1960.
Jean-Paul Belmondo appartient incontestablement à ce second aspect, il en est même, aux côtés d’Alain Delon mais aussi de Johnny Hallyday, un des symboles. 
La Nouvelle Vague à la médiathèque

Son premier rôle important lui est confié par Claude Sautet dans « Classe tous risques », face à Lino Ventura, un film de genre audacieux.



Dès lors, Jean-Paul Belmondo se révèle un acteur aux multiples facettes et tient des rôles variés, dirigé par les plus grands réalisateurs.
En 1961 il est « Léon Morin", prêtre pour Jean-Pierre Melville puis il joue dans « Un singe en hiver » de Henri Verneuil aux côtés de Jean Gabin.

Léon Morin F MEL disponible ?

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La naissance de Bébel

Jean-Paul Belmondo enchaîne les films à succès tels « L’ Homme de Rio » de Philippe de Broca (1964), « Les tribulations d’un Chinois en Chine » (1965), « La Sirène du Mississippi » de François Truffaut (1969), « Borsalino » de Jacques Deray (1970) ou « Le Magnifique » (1973).

Jean-Paul Belmondo endosse le profil d’aventurier gouailleur et acrobate, titi parisien touché par l’aile du héros de western qui pourra désormais être indifféremment flic ou voyou, comique ou dramatique sans plus jamais se renier. 

Il incarne ainsi des rôles inattendus comme dans « Pierrot le Fou » de Godard en 1965 ou à contre-emplois tel « Stavisky » pour Alain Resnais en 1974.

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Jean-Paul Belmondo exécute toutes les cascades de ses films, notamment dans « Peur sur la ville » (1975) d’Henri Verneuil et multiplie au tournant des années 80 les triomphes au box-office, avec Georges Lautner pour « Flic ou voyou » ou « Le Professionnel »ou encore avec Gerard Oury pour « L’ As des As » en 1982.

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Ainsi, Jean-Paul Belmondo survole Venise suspendu à un trapèze sous un hélicoptère dans le film Le Guignolo F VER disponible ? de George Lautner (1980)

Claude Lelouch lui offre des rôles emblématiques « Itinéraire d’un enfant gâté », beau film mélancolique et singulier en 1988 : le voilier du héros erre dans un espace sans boussole, métaphore touchante de la sortie d’une époque révolue. Lelouch comme réalisateur, Belmondo comme acteur, ont incarné un espoir de cinéma français populaire qui s’étiole avec la fin des années 1980.

Puis ce fut « Les Misérables » en 1995)

Mais Jean-Paul belmondo n’abandonne pas l’action ou ses anciens partenaires : on le retrouve auprès d’Alain Delon en 1998 dans « Une chance sur deux » de Patrice Leconte 

Même si le succès est moins au rendez-vous au cinéma, au théâtre l’acteur rencontre un véritable triomphe.
Ce qui ne l’empêche pas de répondre à l’appel de Bertrand Blier et de participer aux Acteurs en 2000.

En 2001, Belmondo est victime d’un grave accident vasculaire cérébral qui le tiendra éloigné des plateaux plusieurs années.

Près d’une décennie plus tard, Jean-Paul Belmondo fait son grand retour au cinéma, aux côtés de Francis Huster qui réalise aussi le film, dans « Un homme et son chien » (2009), drame dans lequel il interprète un homme qui se retrouve à la rue du jour au lendemain seul avec son chien.

Jean-Paul Belmondo a tiré sa révérence le lundi 6 septembre 2021.

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