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BLAXPLOITATION

AVANT-PROPOS


Le début des années soixante-dix voit naître la "Blaxploitation", courant cinématographique où les afro-américains occupent les premiers rôles et redorent le blason d’une population souvent délaissée par Hollywood. Un cinéma communautaire dans lequel la musique, joue un rôle important. La B.O. devient un passage obligé pour les grandes figures de la musique black.

QU’EST-CE QUE LA BLAXPLOITATION ?


Étroitement lié aux préoccupations identitaires et aux revendications politiques de la communauté afro-américaine des années 60 (lutte pour les droits civiques, assassinat de Martin Luther King, émeutes de Watts, Black Panther Party…), la Blaxploitation – contraction de « Black » et « Exploitation » est un genre cinématographique né dans les années 70’s.

Il répond à l’attente des noirs américains de disposer de leurs propres héros, de pouvoir être fiers à l’unisson de James Brown et de son « I’m black and I’m proud ». Ce cinéma correspond aussi à une esthétique black avec des codes spécifiques et met en scène avec nombre de clichés un contexte urbain des ghettos black américains où se mêlent : pauvreté, violence, drogue, jeux, prostitution, sexe, dans lequel le héros justicier montre une énergie pour réussir et gagner une reconnaissance légitime au sein de la communauté.


La Blaxploitation c’est aussi un genre où la musique tient un rôle primordial et complémentaire aux films. On retrouve ainsi dans les B.O. des films qui sont pour certaines passées à la postérité , des compositeurs qui ont fait l’âge d’or de l’histoire mondiale de la soul-funk (Isaac Hayes, Bobby Womack, James Brown, Marvin Gaye, Curtis Mayfield…).

Les grands maîtres de jazz et de soul/funk voyaient que leur musique n’était plus aussi populaire. Leurs ventes se réduisaient de plus en plus, le rock avait pris le dessus. Un film en tant que support visuel de promotion de leur musique semblait un très bon moyen pour les relancer. Le pari était plutôt réussi même si leur véritable moments de gloire viendraient plus tard, avec les samples du hip-hop et le revival des musiques afro-américaines à partir des années 90.


DISCOGRAPHIE


COMPILATION
Can you dig it ? The music and politics of black action films 1968-1975
[Soul Jazz Records]
520 A. CAN

En deux disques accompagnés d’un livret d’une centaine de pages, et plus précisément le temps d’une trentaine de morceaux, “Can You Dig It ?” couvre les années 69-75, celles durant lesquelles le cinéma noir, porté par l’influence d’hommes publics (Malcolm X, Martin Luther King) et d’écrivains (Iceberg Slim et Chester Himes), intégrait définitivement Hollywood. Ainsi, il faisait écho auprès du grand public des préoccupations et revendications de la communauté black. Encouragé par l’accueil de plus en plus enthousiaste du public, un tel impact politique et social est donc allé de pair avec la reconnaissance de toute une culture - exprimée vestimentairement comme par l’usage du langage de la rue - une logique émulsion soul/funk - et l’éclosion d’artistes références devenus indissociables du patrimoine musical mondial. Car c’est bien dans les bandes originales des films de l’époque, considérées par certains comme la crème des musiques du Septième Art, qu’on trouvait les plus belles pépites du genre. On en connaît désormais tous les responsables : Roy Ayers, Marvin Gaye, James Brown, Willie Hutch, Curtis Mayfield, Isaac Hayes, Bobby Womack, Booker T And MG’s, souvent épaulés par des légendes du jazz telles Quincy Jones ou JJ Johnson, sont évidemment tous au tracklisting de “Can You Dig It ?”, à jouer des coudes avec une multitude d’artistes moins connus, mais qui auront eux aussi contribué à quelques-unes des plus belles œuvres d’alors.




Across 110th Street (bande originale du film de Barry Shear)
musique de J.J. Johnson & Bobby Womack
[United Artist Records] Enr. 1971
520 ACR

Apparue au début des années 1970, la blaxploitation, genre de cinéma bis, a donné naissance à une quantité de films, souvent des polars d’action à résonance sociale, à l’intérêt inversement proportionnel (à quelques exceptions prêt) à celui de leurs bandes originales signées par les superstars de la soul music de l’époque. Curtis Mayfield ("Superfly") et Isaac Hayes ("Shaft") constituant la partie visible d’un iceberg très profondément immergé. Ainsi "Across 110th Street" fait partie de cette culture bis un peu oubliée de nos jours. Le disque est signé de deux grands noms, Bobby Womack et son groupe Peace prenant en charge la partie ’’chansons’’ de l’album. Le compositeur J.J. Johnson s’occupe lui des intermèdes instrumentaux. Le disque est une collection de grooves psychédéliques ou soul vénéneux dans laquelle la voix éraillée et grave de Bobby Womack fait merveille.

SYNOPSIS : Trois jeunes truands noirs, aussi naïfs qu’audacieux, pensent avoir réalisé le coup du siècle en dérobant une belle somme d’argent lors d’un échange entre mafieux dans un appartement de Harlem. Cet évènement mobilise rapidement les principaux intéressés, à savoir la mafia italienne, celle des noirs de Harlem et bien sur la police locale. Tout ce petit monde se lance alors dans une course poursuite vers les dollars dérobés.




The Final comedown (bande originale du film d’Oscar Williams)
musique de Grant Green
[Blue Note] Enr. 1972
520 FIN

"The Final Comedown", est le premier film d’Oscar Williams, obscur réalisateur noir de la "blaxploitation" qui ne survécu pas aux années 70. La musique du film signé Grant Green est la seule B.O. que Blue Note va produire. Il est certainement l’un des moins connu du genre, car cet album diffère légèrement du style de la "blaxploitation" et est plus orienté jazz-funk dans la lignée des albums de Grant Green du début des années 70.

SYNOPSIS : Johnny Johnson, jeune noir est confronté à une Amérique blanche et raciste qui le rejette. A bout, il décide avec d’autres membres de sa communauté de prendre les armes pour libérer son peuple de l’oppression. Une guerre urbaine d’une violence inouïe est alors déclenchée dans les rues de Los Angeles.




Shaft (bande originale du film de Gordon Parks)
musique de Isaac Hayes
[Stax Records] Enr. 1972
520 SHA

Sous contrat avec Stax comme compositeur-arrangeur depuis le milieu des années 60, Isaac Hayes va accompagner et composer pour les plus grands groupes de l’écurie. Officiant auprès des Mar-Keys d’Otis Redding ou de Sam & Dave, le crooner du funk se forge une solide expérience. C’est à la fin des années 60 que l’artiste « se met à son compte ». 1971 sera une année déterminante. Avec les sorties presque simultanées de ’’Black Moses’’ et de la bande originale du film ’’Shaft’’, il s’offre ses deux plus gros succès, et ’’Shaft’’ restera comme l’album référence du maître. Il reçoit l’Oscar en 1972 de la meilleure musique de film. Une première pour un artiste noir.

SYNOPSIS : John Shaft est le détective le plus "cool" de Harlem ; il ne roule pas en Aston Martin, ne possède pas de stylo explosif et ne finit pas ses aventures sous les palmiers d’une île tropicale. Rien de tout ça ne l’empêche d’être un véritable tombeur qui résout ses enquêtes sans sourciller face au danger. Sa mission : retrouver la fille de Bumpy Jonas, baron de la drogue sur lequel la mafia blanche fait pression. Il va réussir en s’associant à un groupe de militants noirs qui a le plus grand besoin de l’argent de Bumpy pour... lutter contre lui.




Superfly (bande originale du film de Gordon Parks)
musique de Curtis Mayfield
[Curtom Records / Charly] Enr. 1972
520 SUP

En 1972, les sombres compositions de Curtis Mayfield accompagnent un flambeur tout droit sorti des bas quartiers. Le groove triste de la bande originale du film “Superfly” restera dans les annales. La bande-son est enregistrée pour trois fois rien dans un studio de Chicago, où cinquante musiciens apprennent à tenir dans un mouchoir de poche. ’’Superfly’’ est l’apogée de la carrière du musicien, disparu en 1999, à 57 ans. Il l’a enregistré presque par hasard. Une simple commande qu’il n’a pas laissé passer. ’’Superfly’’ est un disque remarquable de constance et d’homogénéité. Tous les titres sont solides. Tous possèdent une idée forte exploitée avec intelligence. "Superfly" s’apprécie comme un authentique album où l’influence du funk y est notable. Le musicien y affirme aussi son goût pour la précision des arrangements, cuivres, cordes, percussions, guitares et claviers sont assemblés avec un soin méticuleux.

SYNOPSIS : Youngblood Priest, un dealer noir charismatique de Harlem, décide de mettre fin à sa carrière en réalisant un dernier gros coup. Son plan : vendre 30 kilos de cocaïne pure, encaisser 1 million de dollars et aller vivre au soleil. Malheureusement pour lui, ce plan censé être infaillible est remis en question par la défaillance d’un passeur.




Trouble man (bande originale du film de Ivan Dixon)
musique de Marvin Gaye
[Motown / Hip-O Select] Enr. 1972
520 TRO

Entre ces deux énormes chefs d’œuvres que sont ’’What’s Going On’’ (1971) et ’’Let’s Get It On’’ (1973), il existe une autre petite perle qui n’a sûrement jamais été appréciée à sa juste valeur : la Bande originale de ’’Trouble man’’. Elle est la seule que l’artiste composera dans toute sa carrière, mais elle reste l’une des musiques les plus remarquables des films de blaxploitation. Après des années de reports successif, l’excellent label Hip-O Select sort une ’’Expanded Edition’’ pour fêter le 40ème anniversaire de la sortie de la musique du film ’’Trouble Man’’, composée par Marvin Gaye en 1972. Au programme la B.O.F du film en version remasterisée + 29 titres de prises alternatives et autres raretés le tout présenté dans un digipack double CD accompagné d’un livret de 28 pages composé de photos inédites.

SYNOPSIS : Mr T, un détective privé, se retrouve malgré lui impliqué dans un règlement de comptes entre gangsters rivaux, un complot destiné à lui faire porter le chapeau de plusieurs meurtres qui ont été commis.




Black Caesar (bande originale du film de Larry Cohen)
musique de James Brown et Fred Wesley
[Polydor] Enr. 1973
520 BLA

Sur "Black Caesar", James Brown laisse les coudées franches à son tromboniste Fred Wesley qui remplace Pee "Wee" Ellis comme arrangeur des JB’s. Secondé par Dave Matthews qui deviendra le producteur maison du label de jazz CTI et qui, présentement, rameute une belle brochette de requins de studio, dont Steve Gadd, Joe Farrell, Randy Brecker et David Spinozza, Fred Wesley réalise un superbe travail, peaufinant les fonds de tiroirs que le Godfather Of Soul lui avaient confiés pour venir à bien de cette tâche. Au passage, cette B.O. fournit à James Brown quelques-uns de ses plus beaux hits : "Down And Out In New York City", "The Boss" et "Mama Feel Good".

SYNOPSIS : Tommy Gibbs a grandi dans la rue. Après avoir été sauvagement battu par un policier sans scrupules, Tommy rejoint le milieu du crime. Il s’infiltre au sein de la tristement célèbre famille Cordoza, se débarrasse de tous ses membres et s’empare de Manhattan en tant que premier Parrain noir. Il se montre sans pitié envers tous ceux qui osent se mettre en travers de son chemin. Il s’agit du remake du film ’’Le Petit César’’ sorti en 1931.




Coffy (bande originale du film de Jack Hill)
musique de Roy Ayers
[Polydor] Enr. 1973
520 COF


Après un solide début de carrière dans le jazz, le vibraphoniste Roy Ayers signe ses premières compositions pour le cinéma. Il se tourne vers un funk lascif, solaire et hyper-sexué. "Coffy" enregistré en 1973 est un mix intrigant de ballades symphoniques, d’instrumentaux pour clavecins et de jazz funk intrépide. ’’Coffy’’ dépasse le cadre de la simple illustration sonore pour incarner une des meilleures productions de la great black music.

SYNOPSIS : Coffy est infirmière. Alors que sa soeur est droguée, elle décide de prendre les armes et de se lancer dans un combat contre les dealers. Parallèlement elle est la maîtresse d’Howard Brunswick, un homme politique candidat au Congrès et ami avec Carter un policier intègre. Lors d’un dîner chez Carter, ce dernier reçoit une proposition par téléphone qu’il refuse. Quelques instants plus tard deux individus masqués pénètrent dans l’appartement et laissent Carter comme mort.




The Mack (bande originale du film de Michael Campus)
musique de Willie Hutch
[Motown] Enr. 1973
520 MAC

Tous les clichés de la blaxploitation sont réunis pour faire de "The Mack" un film fort prisé, à l’aura culte, dont on retiendra surtout la B.O. signée par Willie Hutch, par ailleurs compositeur du remarquable "Foxy Brown". Les truands flamboyants de "The Mack" ont exercé une fascination plus qu’évidente sur le gangsta-rap, et cette B.O. a largement été pillée par les rappeurs qui l’ont samplée à tour de bras. Au-delà de la trivialité, au demeurant fort sympathique, de la blaxploitation, où règne la confusion idéologique, restent des musiques frémissantes, d’un classicisme soul à donner le frisson, dont celle-ci, particulièrement excitante et volcanique.

SYNOPSIS : La vie et l’ascension de John Mickens (AKA Goldie), ex dealer de drogue tout juste libéré de prison, qui va prospérer en tant que proxénète.




Slaughter’s big rip-off (bande originale du film de Gordon Douglas) musique de James Brown et Fred Wesley
[Polydor] Enr. 1973
520 SLA

A quelques exceptions près, tous les grands noms de la Soul se sont essayés à l’exercice de style qu’est l’album de Blaxploitation. Isaac Hayes, Curtis Mayfield, Marvin Gaye, Willie Hutch, tous ont mis leurs talents au service du cinéma. Tous sauf un : James Brown, le seul et unique, qui devant un nouveau défi à relever ne pouvait rester sagement assis… Il finit donc par donner lui aussi dans la musique de film en 1973. Sauf que lui, et sinon James Brown ne serait pas James Brown, en fait 2 en 6 mois : ’’Black Caesar’’ et ce ’’Slaughter Big Rip Off’’.

SYNOPSIS : Le syndicat du crime a décidé d’éliminer Slaughter, un mercenaire dangereux. Seul contre tous, Slaughter se bat comme un lion.




Foxy Brown (bande originale du film de Jack Hill)
musique de Willie Hutch
[Motown] Enr. 1974
520 FOX

Après la réussite du soundtrack du film ’’The Mack’’ sorti en 1973, Willie Hutch récidive avec la bande son du film ’’Foxy Brown’’, un film de Jack Hill qui est une relecture de son propre film ’’Coffy’’ avec la même actrice, l’éblouissante Pam Grier, et Antonio "Huggy" Fargas. La bande-son de ’’Foxy Brown’’ est donc à nouveau un coup de maître pour Willie Hutch, qui fait encore mieux que ce qu’il avait fait sur ’’The Mack’’, et qui était pourtant remarquable.

SYNOPSIS : Foxy Brown a des ennuis avec son frère Link, un petit dealer. Elle le sauve in extremis des mains d’un gang qu’il tentait de rouler. Dalton Ford, agent de la brigade des stupéfiants et petit ami de Foxy, se fait refaire le visage afin de traquer la bande sans être reconnu. Découvrant ce stratagème, Link livre Dalton aux trafiquants qui l’abattent.




Brotherman (bande original du film de Sam Davis)
musique de The Final Solution
[Numero group Records] Enr.1975
520 BRO

Dans la continuité de "Sweet Sweetback Baadasssss Song", de "Shaft" et de "Superfly", "Brotherman" était un film blacksploitation prévu pour 1975 et dont la bande originale avait été confiée à une jeune chorale de Chicago nommée The Final Solution. Seulement le film n’a jamais vu le jour et les cassettes du compositeur et guitariste de ce score, Carl Wolfolk, sont restées dans l’anonymat pendant plus de 30 ans. Numero group offre désormais un refuge et un mixage à ces pistes ainsi que deux instrumentaux. L’affiche du film n’est pas l’originale mais une commande pour le disque qui pourrait cependant tromper plus d’un fan du genre.




Cleopatra Jones (bande originale du film de Jack Starrett)
musique de J. J. Johnson
[Warner Bros] Enr. 1975
520 CLE


"Cleopatra Jones" est un classique de la blaxploitation, réalisé en 1973 par Jack Starrett. Pour la musique, Starrett a fait appel à J.J. Johnson, ex-tromboniste de jazz alors reconverti arrangeur et grand expert en matière de B.O. (on lui doit les orchestrations de la partition de "Across The 110th Street" pour Bobby Womack). Funk à souhait, la pédale wah-wah de "Cleopatra Jones/Instrumental", inspirée par "Shaft", a fait des émules, tandis que les morceaux chantés Millie Jackson et Joe Simon sont imprégnés de l’âme soul.

SYNOPSIS : Agent secret pour le gouvernement, Cleopatra Jones mène un véritable combat contre le monde de la drogue. Du dealer au baron le plus haut placé, pas un ne lui échappe ! Mais Mummy, l’une des femmes les plus imposantes du milieu, ne l’entend pas de la même oreille : elle s’en prendra à un centre de désintoxication dont le directeur n’est autre que l’homme de notre grande justicière.




Dolemite (bande originale du film d’Urville Martin)
musique de Rudy Ray Moore
[Generation International] Enr. 1975
520 DOL

Rudy Ray Moore avait débuté comme chanteur de rythm’n’blues à partir de la fin des années 1950. Sur scène, il avait commencé à intégrer à son répertoire de chansons des intermèdes de comédie truffés de blagues salaces et d’évocation de personnages de la vie urbaine des Afro-Américains. Il développa plus particulièrement le personnage de Dolemite, maquereau roublard au débit haché. Les premiers rappeurs, à la fin des années 1970, ont souvent cité Rudy Ray Moore et son personnage comme ayant eu une influence sur le genre. En 1975, Rudy Ray Moore incarne son personnage au cinéma dans ’’Dolemite’’, réalisé par D’Urville Martin, une série B, suivie en 1976 de ’’The Human Tornado’’, de Cliff Roquemore. Au départ, Dolemite est une légende urbaine. En en faisant un héros du cinéma, Rudy Ray Moore a contribué au succès des Noirs à l’écran.

SYNOPSIS : Rudy Ray Moore incarne, pour la première fois à l’écran, l’illustre Dolemite, une ancienne star des boîtes de nuit incarcérée après un coup monté par des flics ripoux. Dolemite se voit offrir une libération anticipée à condition qu’il aide le FBI à faire tomber Green et Mr. Big, qui terrorisent la ville. Aidé par une armée de magnifiques jeunes guerrières kung-fu, Dolemite s’attaque à la Mafia

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