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Camille SAINT-SAENS

Impliqué dans son époque, Camille Saint-Saëns a marqué ses contemporains et la musique de son empreinte. Né en 1835, le musicien et compositeur a traversé les époques ce qui lui a permis d’être le témoin de l’évolution de la musique en France et dans le monde. Nous découvrirons quelques-unes de ses œuvres emblématiques



Musicien précoce et pianiste virtuose, il donne des concerts, dès l’âge de trois ans et ce jusqu’à la fin de sa vie qui s’achève à 86 ans.
Concertiste à dix ans, il donne son premier concert à la salle Pleyel où il joue tout, de mémoire : Mozart, Beethoven, Bach, Haendel et Hummel. Ce concert est un immense succès. La presse voit en lui « l’émule de Mozart ». L’année suivante, il est invité à se produire aux Tuileries devant la duchesse d’Orléans. Commence alors pour lui une véritable carrière de concertiste.

Quelques dates...

En 1848, Camille a treize ans et intègre le conservatoire où il suit des cours d’orgue, de théorie et de composition. En 1851, il devient l’élève de Jacques Fromental Halévy en composition et commence à forger son propre langage musical.




À dix-huit ans, Saint-Saëns est nommé à l’orgue Saint-Merry de Paris puis à la Madeleine, une des églises les plus en vue de Paris. Il y restera pendant vingt ans. C’est là que Liszt entendra ses brillantes improvisations et le saluera comme « le premier organiste du monde ».


Camille a beaucoup voyagé et contribué au rayonnement artistique de la France à l’étranger. Russie, Egypte, Etats-Unis, il traverse les continents. Il s’est imprégné de la culture allemande et ses œuvres font la synthèse entre le romantisme germanique et la tradition française. Mélodiste inventif, il est également une référence en matière d’orchestration dans la lignée de Berlioz. Très ami de George Bizet, il est reconnu par ses pairs comme une éminente personnalité musicale.
Contemporain de César Franck, Saint-Saëns se consacre également à l’enseignement et compte parmi ses élèves des compositeurs tels que Gabriel Fauré, Henri Duparc ou Emmanuel Chabrier.
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Même si sa musique est riche d’influences variées, Il défend au fil de sa vie, une musique française face à l’engouement du public pour la musique allemande et notamment pour celle de Richard Wagner.
Sa vie est marquée par de grands malheurs, la mort de son père l’année de sa naissance ainsi que les morts successives de ses deux fils, le premier à presque trois ans, victime d’une chute, le second à 1 an vraisemblablement de pneumonie. Marqué par ces deux décès douloureux et affaibli par une santé fragile, Saint-Saëns se réfugie de plus en plus souvent en Algérie, sa destination favorite.

Il donne son dernier récital et dernier concert en tant que chef en 1921 et clôt ainsi une grande carrière virtuose, compositeur et chef d’orchestre.

Saint-Saëns est élu à l’Académie des Beaux-arts et promu officier de la Légion d’Honneur.

« M. Saint-Saëns est un représentant de l’esprit classique français. Il a, en effet, certaines des plus éminentes qualités françaises et la première de toutes ; la parfaite clarté. »
Romain Rolland, dans la notice des Fêtes de Vevey en 1913

Pour le centenaire de Camille Saint-Saëns, la Poste émet un timbre à son effigie. Oblitération 1er jour, les 19 et 20 mars 2021 à Dieppe et à Paris. Mise en vente le 22 mars 2021.

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QUELQUES ŒUVRES EMBLEMATIQUES

Concerto pour piano n° 5 « L’Egyptien »

Composé en 1896, dernier concerto du compositeur, l’Egyptien a été composé à Louxor. En raison de son caractère fortement narratif, de son inventivité et de ses tonalités et modes sonores inhabituels, le concerto bénéficie d’une popularité remarquable. Ce concert qui comporte trois mouvements, célébrait le cinquantième anniversaire des débuts de Saint-Saëns à la Salle Pleyel en 1846.

Concertos 2 & 5
Parlophone Records, 2018
Emmanuel Krivine, dir.

MUS 3 SAI 19.11 disponible ?

En 2018, le pianiste Bertrand Chamayou entre en résidence à Radio France et enregistre ce disque consacré à Camille Saint-Saëns.

Samson et Dalila

Contemporain de César Franck, Saint-Saëns se consacre également à l’enseignement et compte parmi ses élèves des compositeurs tels que Gabriel Fauré, Henri Duparc ou Emmanuel Chabrier. Avec Faust et Carmen, Samson et Dalila reste l’opéra le plus populaire du répertoire français. Cent trente ans après sa création, il distille toujours la même magie trouble. De monumentales fresques s’animent, revisitant Gounod ou Meyerbeer, tandis que flotte une sensualité quasi wagnérienne. Religion et séduction s’imbriquent dans une irrésistible alchimie.

« Les Hébreux sont prisonniers des Philistins. Samson, valeureux héros, encourage les siens à se rebeller. Le peuple d’Israël rompt alors ses chaines et parvient à s’enfuir. La voluptueuse Dalila est décidée à séduire Samson, de façon à percer le secret de sa force et dans le seul but de venger son peuple. Dans un duo débordant de lyrisme, Dalila fait chavirer le cœur du héros qui, malgré les mises en garde d’un vieillard hébreu, succombe à son amour et au piège tendu par la belle en lui dévoilant que sa force réside dans sa chevelure. Il est aussitôt arrêté, ses cheveux coupés et ses yeux crevés. Dans sa prison, implorant le pardon pour sa faiblesse, il prie pour la libération de son peuple. Enfin, touché par la foi, il retrouve subitement sa force lors d’un bal philistin. Il parvient malgré tout à faire écrouler le temple de ses ennemis. Dalila et son peuple sont anéantis. »

Samson et Dalila
EMI, 1987
Orchestre du théâtre national de l’opéra de Paris

MUS 3 SAI 35 disponible ?

Avec José Luccioni, (ténor), Hélène Bouvier (Mézzo Soprane), Paul Cabanel (Baryton), Charles Cambon (Baryton-Basse)
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Au cinéma …

Samson et Dalila
Paramount Pictures, 1949
Cecil B. DeMille (Réal.)

F DEM disponible ?

Moins connu que "Cléopâtre" ou les "Dix commandements", "Samson et Dalila" s’inscrit pourtant dans la même veine. Un péplum grandiose aux décors extrêmement bien maitrisés et dont la mise en scène est admirable. Enfin la qualité des images et le jeu des acteurs font de ce film un des piliers du genre. Un péplum grandiose et dont la mise en scène est admirable.

Le Carnaval des animaux

En 1886, le musicien compose cette œuvre dans les environs de Vienne, en Autriche. À l’exception de quelques pièces (Le Cygne, Aquarium), c’est l’humour et la légèreté, peut-être même la moquerie et l’ironie qui caractérisent l’œuvre. Le sous-titre est le suivant : Grande fantaisie zoologique. Avec l’écriture de ce carnaval, Saint-Saëns semble s’être octroyé un moment de détente joyeuse. Il refuse d’ailleurs la publication de l’œuvre de son vivant, à l’exception du Cygne ! Il est intéressant d’y découvrir une satire de la société de cette époque. Saint-Saëns se moque de la musique descriptive. Cette farce animalière reflète son esprit et sa science.

14 mouvements :

Introduction et Marche royale du Lion,
Poules et Coqs,
Hémiones (animaux véloces),
Tortues,
L’Éléphants,
Kangourous,
Aquarium,
Personnages à longues oreilles,
Le Coucou au fond des bois,
Volière,
Pianistes,
Fossiles,
Le Cygne,
Final.

Le Carnaval des animaux
Albin Michel,
Eric-Emmanuel SCHMITT

MUS 781.980 92 SAI disponible ?

"Je voulais que cette version soit tous publics. Mon but était de montrer comment Saint-Saëns arrive à faire naître des animaux avec des instruments de musique, comment il arrive à faire de la musique avec un coucou qui ne fait que deux notes, donc montrer, au fond, le coeur de la création musicale. Ce livre vise à vous mettre dans la tête moqueuse et poétique d’un musicien, en espérant que, comme les représentations en public qu’il a déjà connues, ce conte amuse les enfants autant qu’il intéresse les adultes."
Eric-Emmanuel Schmitt.

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La Danse macabre

Composé en 1874, ce poème symphonique s’inspire du poème d’Henri Cazalis : Égalité-Fraternité. « La Mort ne regarde ni le rang, ni les richesses, ni le sexe, ni l’âge de ceux qu’elle fait entrer dans sa danse. »… soit un message social d’égalité devant la mort.

« Minuit sonne. Satan va conduire le bal. La Mort paraît, accorde son violon, et la ronde commence, presque furtivement au début, s’anime, semble s’apaiser et repart avec une rage accrue qui ne cessera qu’au chant du coq. Le sabbat se dissout avec le lever du jour. »

L’histoire commence. Les douze coups de minuit marquent le début de la fête.
Le xylophone, instrument très rarement utilisé à cette époque-là, est présent pour simuler les os des cadavres réveillés par la mort.
Ensuite, deux notes discordantes surgissent qui forment un « triton ».
Musicalement, il s’agit de l’intervalle d’une quarte augmentée ou d’une quinte diminuée qui crée une complexité harmonique allant à l’encontre de la pureté de la parole de Dieu.
C’est la raison pour laquelle, cet accord particulier a été interdit un temps par l’église dans la musique religieuse.
L’histoire de ce « Diabolus in musica » est l’une des plus grandes légendes de la musique qui tendrait à prouver qu’il existe un accord musical capable d’invoquer le diable.
Concrètement, il serait simplement très difficile de chanter un triton correctement !
On le retrouve pourtant dans de nombreuses œuvres musicales médiévales, de la renaissance et dans le registre baroque.
Progressivement, les compositeurs romantiques font du triton un élément récurrent de la musique du XIXe siècle, souvent utilisé pour sa couleur mystérieuse et sa tension innée.
Enfin, le triton deviendra l’un des piliers harmoniques fondamentaux du jazz.

Les Clefs de l’orchestre : Dukas, l’apprenti sorcier ; Saint-Saëns, la Danse macabre
Naïve, 2010

MUS 781.18 DUK disponible ?

Comment transformer en musique un apprenti magicien, des squelettes qui dansent, des balais ensorcelés et des os qui claquent ? Deux chefs-d’œuvre très populaires révélés avec humour par J.-F.Zygel, avec la complicité de l’orchestre philharmonique de Radio France sous la direction de Christian Vasquez. 1 DVD (1h43mn)


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