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Chemins de traverse V

Partir, laisser le quotidien pour se retrouver sur les chemins, les mers et les continents... Coups de folie diront certains, coups de cœur diront d’autres. Passion des hommes ? Méditer, se rencontrer, ralentir le temps qui passe.Vivre son destin ailleurs, provoquer l’aventure, la rencontre, braver l’inconnu. � ?tre libre ! Simplement se faire plaisir. Découvrons quelques écrivains voyageurs d’hier et d’aujourd’hui qui ont franchi le pas, ces explorateurs du monde et de l’humain. Partez avec eux pour ailleurs...


Le Voyage à pied :
Chroniques de la pérégrination

Philippe Lemonnier
Arthaud (Esprit d’aventure)
LOI 910.4 LEM

Une vingtaine de chroniques qui nous font traverser des aventures pédestres et humaines. L’auteur évoque tous ces voyageurs dont les témoignages sont conservés : pèlerins, compagnons, prédicateurs, aventuriers, exilés, évadés, et entraîne aussi le lecteur sur les traces de grands écrivains voyageurs : d’Hérodote à Jacques Lacarrière, de Robert Louis Stevenson à Bruce Chatwin. Une belle écriture, un premier récit pour les débutants en récit de voyage.


Le Désert
Pierre Loti
Pirot
LOI 910.4 LOT

En 1894, Pierre Loti traverse le désert du Sinaï. Le voilà comblé : un paysage torturé, un monde géologique et géographique encore en formation, des visions terribles que les rencontres avec les habitants de ce désert ne parviennent pas à estomper. Ces paysages, si déroutants, imprègnent littéralement l’écriture de l’auteur. Il y a dans son récit toute la puissance de cette nature, son intemporalité, sa virginité, son immensité. Pierre Loti véritable artiste sait dépeindre par petites touches les ors des soleils couchants, les gris et les bruns des montagnes, les rouges et les roses du granit, chaque couleur engendrant à son tour des camaïeux subtils et infinis. Avec sa palette sans cesse renouvelée, l’auteur brosse des tableaux qui vous entraînent ailleurs.

« A la splendeur froide du matin, nous sortons de nos tentes. De la gelée blanche est déposée en fine poudre sur le sable, sur les pâles plantes aromatiques, les myrrhes, les absinthes et les hysopes.

La plaine a pris sa teinte neutre du jour ; mais, au-delà du cercle d’horizon plat, surgissent là-bas, comme des profondeurs d’en dessous, toutes les dentelures granitiques de la chaîne du Sinaï : c’est absolument rose, d’un rose lumineux comme celui des transparentes verrières, avec des stries couleur d’iris ; au delà des désolations incolores et mornes du lieu où l’on est, on dirait l’apparition d’un onde féerique, qui ne tiendrait pas au nôtre, qui serait indépendant et instable dans le vide du ciel.

Des cristaux de glace brillent partout sur les toiles de nos tentes. Ailleurs qu’ici, dans les pays du nord, on souffrirait cruellement d’un tel froid, à peine vêtus comme nous sommes et la poitrine au vent ; mais, dans cet éclat de lumière et de soleil, la gelée, si invraisemblable, se sent à peine, et l’air est du reste si sec, si vivifiant, que la force en est doublée pour tout endurer »

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