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Chemins de traverse V

Partir, laisser le quotidien pour se retrouver sur les chemins, les mers et les continents... Coups de folie diront certains, coups de cœur diront d’autres. Passion des hommes ? Méditer, se rencontrer, ralentir le temps qui passe.Vivre son destin ailleurs, provoquer l’aventure, la rencontre, braver l’inconnu. � ?tre libre ! Simplement se faire plaisir. Découvrons quelques écrivains voyageurs d’hier et d’aujourd’hui qui ont franchi le pas, ces explorateurs du monde et de l’humain. Partez avec eux pour ailleurs...

Derrière la Grande Muraille
Payot (voyageurs)
Colin Thubron
LOI 910.4 THU

Dans les années 1980, Colin Thubron s’intéresse aux grand empires de l’Est, il publie deux ouvrages considérés d’emblée comme des chefs-d’œuvre : en 1983, Les Russes (Payot, 1991) un voyage dans l’URSS de Brejnev et en 1987, Derrière la Grande Muraille (Payot, 1991) qui reçoit le Thomas Cook Travel Book Award. Voici une véritable aventure en Chine à l’époque de son ouverture. un témoignage vivant, une référence. Partez pour la Chine d’hier, d’il y a 20 ans.

« L’ouverture de la Chine m’avait bouleversé. C’était comme de découvrir une nouvelle pièce dans une maison où on a passé toute sa vie. Cinq ans plus tôt, le pays était à peu près inaccessible. Aujourd’hui, on pouvait voyager seul et pénétrer dans la quasi-totalité du territoire ».

Vers la cité perdue
Colin Thubron
Hoebeke (Etonnants voyageurs)
LOI 910.4 THU

Cinq voyageurs européens traversent les Andes péruviennes pour atteindre la cité perdue de
Vilcabamba, engloutie par la jungle depuis 400 ans. Leurs personnalités s’affrontent et découvrent leurs limites, dans un pays dangereux et énigmatique. L’auteur s’inspire de sa propre épopée en pays inca.

« Il relu sa prose, lentement, tenta quelques corrections, abandonna. Le pire était que cette écriture lui apparaissait douloureusement et presque désespérément familière. Un style solide,
professionnel, son style à lui. Mais un style qui ne parvenait pas à renouveler le monde, un style
incapable d’évoquer ce pays de torrents et de précipices. Tout ce qu’il avait écrit, dit ou pensé
jusqu’à ce jour - tout ce qu’avaient pu écrire tous les autres - recouvrait ce monde d’une nuée défraîchie. Il songea : je suis prisonnier de ces phrases, de ces rythmes. Je ne peux leur échapper[...] Le lexique est trop mince, les mots qui correspondent à ce paysage n’existent pas. Il ne pouvait pas regarder ces montagnes sans un spasme d’admiration, mais lorsqu’il regardait ce qu’il avait écrit, il bouillonnait de frustration[...] Il rangea son carnet, et son corps se détendit. Il vit apparaître les premières étoiles. Voilà, songea-t-il, la tranquillité que j’avais oubliée. Il s’était promis d’être attentif. De laisser la nature s’exprimer d’elle-même. De se contenter d’écouter. »

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