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Chemins de traverse V

Partir, laisser le quotidien pour se retrouver sur les chemins, les mers et les continents... Coups de folie diront certains, coups de cœur diront d’autres. Passion des hommes ? Méditer, se rencontrer, ralentir le temps qui passe.Vivre son destin ailleurs, provoquer l’aventure, la rencontre, braver l’inconnu. � ?tre libre ! Simplement se faire plaisir. Découvrons quelques écrivains voyageurs d’hier et d’aujourd’hui qui ont franchi le pas, ces explorateurs du monde et de l’humain. Partez avec eux pour ailleurs...

Pico Iyer

L’Homme global
Pico Iyer
Hoëbeke (Etonnants voyageurs)
LOI 910.4 IYE

Après l’incendie de sa maison californienne, Pico Iyer raconte ses errements, de l’aéroport de Los Angeles où il vit pendant plusieurs jours, au Japon en passant par Hong Kong puis Toronto, Atlanta et l’Angleterre. L’ouvrage constitue une réflexion sur la mondialisation, la globalisation du monde. Provocant, paradoxal, brillantissime, Pico Iyer nous donne à voir, à bousculer nos idées reçues. Sans juger, ou tenter de clore la réflexion dans un système, voilà un exposé sur la mouvante complexité du monde à venir. Un fantastique récit de voyage dans les lieux où s’invente notre futur.

« A Toronto, j’avais l’impression que, devant un tel héritage d’humiliations, alors même que je voyais ce pays devenir la Prochaine Nation américaine, ses habitants se demandaient pourquoi il n’était pas la Vieille Amérique. Chaque fois que je disais à des Torontnotiens que leur ville avait quelque chose de libérateur -parce qu’elle n’était pas figée dans son image du passé, comme pouvaient l’être l’Angleterre ou les Etats-Unis, sans pour autant s’accrocher tout de suite à une autre- ils paraissaient perplexes, exprimaient leur fierté en bredouillant une excuse ou en haussant les épaules, définissaient leur ville en me disant ou ce qu’elle n’était pas. Curieusement, le fait d’être partout un étranger vous amène à devenir un Eden là où les habitants ne voient qu’un Purgatoire. » [...]

« Comme beaucoup d’endroits, l’Angleterre me semblait aujourd’hui plus américaine, plus européenne, plus asiatique -plus tout, au détriment de sa vieille identité- et cela signifiait aussi que la nourriture était meilleure, la culture plu vivante et que les ressentiments étaient recouverts d’une patine plus reluisante. Tout, jusqu’aux couleurs, était plus riche que par le passé. D’une certaine mesure,l’île avait été contrainte d’être moins insulaire, plus tolérante à l’égard du reste du monde qui venait s’y déverser (une inversion de l’Empire) et quiconque entendrait déclarer, comme avait pu le faire Nancy Mitford, que « le monde extérieur est à feu et à sang et que tout étranger est un ennemi », devait désormais parler sotto voce. »

Toronto

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