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Chemins de traverses IV

Partir, laisser le quotidien pour se retrouver sur les chemins, les mers et les continents... Coups de folie diront certains, coups de cœur diront d’autres. Passion des hommes ? Méditer, se rencontrer, ralentir le temps qui passe.Vivre son destin ailleurs, provoquer l’aventure, la rencontre, braver l’inconnu. Etre libre ! Simplement se faire plaisir. Découvrons quelques écrivains voyageurs d’hier et d’aujourd’hui qui ont franchi le pas, ces explorateurs du monde et de l’humain. Partez avec eux pour ailleurs...

ECRIVAINS VOYAGEURS

Antoine, Anne Brunswic, Jean Chardin,Edouard Cortès, Arnaud Dubois,Géraldine Dunbar

Globe-flotteur ou Les 7 péchés capitaux du navigateur solitaire

Antoine
Arthaud (Sans limites)
LOI 797.1 ANT

Après huit années à exercer à plein temps le métier de chanteur populaire, Antoine découvre la navigation à voiles. Sur sa goélette en acier de 14 mètres, Antoine largue les amarres en octobre 1974, pour un tour du monde de six années. De Port-Etienne à Rio, de l’île du Prince à Sainte-Hélène, de Tristan da Cunha à Cayenne, il parcourt 17000 miles. Dans ces pages, ce sont les réflexions du marin solitaire, tout comme celles d’un esprit libre qui compte découvrir l’univers, qui nous entraînent dans sa conception de la vie.

« Bon d’accord, vous ne vous sentez pas seul, mais quinze jours, c’est long, qu’est ce que vous faites tout ce temps-là ?
Je ne sais pas très bien moi-même : des fois ça peut paraître un peu longuet, surtout lorsque le calme vous démoralise un peu ; mais en général on ne voit pas le temps passer, il y a pléthore d’occupations à envisager, d’ailleurs : les manœuvres inhérentes à la marche du beau, d’abord, et je vous ai dit leur complexité et l’importance quelles prennent dans des régions comme le Pot au Noir. Des travaux d’entretien, de bricolage, d’aménagement, d’amélioration du confort, par exemple ; et puis toutes les choses qu’on n’a jamais le temps de faire dans la vie normale : lire les œuvres de Henry Miller, de Colette ou de Jules Verne, l’encyclopédie (la mienne, la Britannica, passe rarement une journée sans que j’en ouvre un ou plusieurs volumes, qui se retrouvent, au bout de quelques jours, éparpillés aux quatre coins du bateau) ; écrire, enfin, un moyen comme un autre de réfléchir ; c’est à bord qu’a été écrite la quasi totalité de ce livre, c’est à bord que j’écris mes chansons, c’est en mer que j’ai écrit quelques milliers de pages (dont la plus grande partie ne sera certainement jamais publiée, si même elle était publiable), ce qui me permet de m’éclaircir les idées dans beaucoup de domaines ».

Sibérie, un voyage au pays des femmes : chroniques

Anne Brunswic
Actes Sud
LOI 910.4 BRU

En deux voyages, hiver 2004 et printemps 2005, Anne Brunswic a parcouru une bonne partie de la Sibérie, cette région-continent marquée par une histoire aventureuse souvent tragique, en proie aujourd’hui au désordre politique et économique. Anne Brunswic s’est surtout attachée à rencontrer des femmes de toutes conditions, poétesses ou chanteuses. journalistes ou cuisinières, universitaires ou conservatrices de musée. Natalia, Tamara, Lioudmila, Irina... racontent leurs parcours professionnels et intimes, politiques et religieux, les tragédies qui ont marqué leurs familles, leurs deuils, la débrouille au jour le jour et leurs rêves de jeune fille. Ce voyage d’une observatrice du quotidien permet, au fil des pages, de comprendre comment les Russes de ce bout du monde donnent sens à leur brutale expérience historique et quels espoirs ils nourrissent pour l’avenir. Entre ces femmes séparées par des milliers de kilomètres, elle devient une sorte de messagère.

Voyages en Perse

Jean Chardin
Textes choisis et présentés par Claude Gaudon
Phébus
LOI 910.4 CHA

Comment peut-on être persan ? Le mieux est encore d’aller voir. Car, pour Jean Chardin, « il n’y a que les Européens au monde qui voyagent par curiosité ». A la fin du XVII ème siècle, Jean Chardin se lança dans le commerce des diamants pour la Compagnie anglaise des Indes orientales. Ses voyages en Perse, traitent toute à la fois des structures politique de l’Empire perse, des sciences, des arts, de l’industrie, des monuments, des mœurs et des coutumes. Empreints d’un sens aigu de l’observation et considérés par les spécialistes comme une source historique de première main sur la culture et la civilisation persanes de l’époque, cet ouvrage a encore aujourd’hui un intérêt considérable.

Ararat :
Sur la piste de l’arche de Noé

Edouard Cortès
Presses de la Renaissance
910.4 COR

A 4200 mètres d’altitude, dans les glaces du mont Ararat, un objet mystérieux fait de main d’homme à été photographié à partir de satellites et mesuré par des radars. Des échantillons de ce morceau de bois découvert en 1955 remonteraient à une époque contemporaine du Déluge. Peut-il vraiment s’agir des restes de l’arche de Noé ? Pour répondre à cette question, Edouard Cortès s’est lancé sur la trace de ce mythe fondateur.

« Le mont Ararat demeure pour les croyants une montagne sacrée, lieu d’amarrage de l’Arche selon
les textes et les traditions juive et chrétienne. Le Coran mentionne pour sa part qu’elle s’échoua sur le pont Al’Judi (les hauteurs), nom que l’on donne usuellement au mont Ararat, plus haut sommet de la région mésopotamienne. [...] Avec Noé, prophète vénéré par les trois grandes religions, les « peuples du Livre » possèdent une formidable épopée de la renaissance humaine. [...]

J’accepte facilement la vie avec sa part de mystère. C’en est même le fondement. Cependant, une histoire aussi détaillée, aussi répandue que celle de Noé, si elle a eu lieu, doit avoir un socle historique. Je voulais comprendre. Après tout, je ne ferais que mon métier : une enquête. »

Une enquête qui devint une quête.

Des rêves plein le monde :
Phnom Penh-Kaboul-Paris :25.000 km à moto

François-Xavier Tanguy, Arnaud Dubois
LOI 910.4 DUB

Sept mois pour réaliser un rêve : partir à moto à la rencontre des rêveurs du monde, entre le Cambodge et la France, en traversant une vingtaine de pays. L’objectif des auteurs : interviewer les rêveurs d’aujourd’hui (les adultes) sur leurs projets réalisés, et les rêveurs de demain (les enfants) sur la vision de leur propre avenir et sur celui de leur pays. Un récit attachant, plein d’enthousiasme, d’espérance dans la vie.

« très loin de nous l’idée de faire une étude sociologique du rêve et de l’espérance à travers le monde. Il serait présomptueux de prétendre faire une « cartographie du rêve », pays après pays. Journaliste, nou ne le sommes pas. Sociologues encore moins. Juste de simples rêveurs.

Et pour les adultes rêveurs, nous devons l’avouer : nous sommes amoureux, oui, follement amoureux, du bonheur, des gens qui bougent, des choses des qui marchent, qui égayent la vie,qui tirent l’homme vers le beau, vers le haut. Parler de bonheur, de bonnes nouvelles dans le contexte de déprime ambiante. Comportement insolent ? Impertinence et effronterie affichées ? Non, nous assumons tout simplement notre état d’âme de joyeux rêveurs et de rêveurs joyeux.
Parler de personnes qui réussissent, des choses qui marchent peut sembler un peu ennuyeux, naïf, voire « ringard ». D’ailleurs, paraît-il, ce n’est ni la norme, ni la mode. [...] A en croire les scores d’audience, la culture du désespoir, du laid, du sanglant et du négatif semble avoir de beaux jours devant elle. [...]
D’une certaine façon , les rêves sont les ingrédients de base de l’espoir. Voilà quel sera notre carburant quotidien tout au long du périple.
Nous désirons témoigner du parcours de personnes audacieuses, de ceux qui ont accompli leur rêve et projet à force de persévérance, d’entraide et de confiance.
Par ces témoignages, nous voulons inciter les gens à réaliser leurs propres rêves. Soyons même plus ambitieux encore, encore plus fous... notre ambition est même de promouvoir la culture de l’audace, de cultiver et de susciter le goût de l’impossible. Oui, témoigner de la ferveur qui anime tous ces personnages qui ont les yeux tournés vers les étoiles et des étoiles plein les yeux. »


Seule sur le transsibérien :
mille et une vies de Moscou à Vladivostok

Géraldine Dunbar
Transboréal (Sillages)
LOI 910.4 DUN

C’est par le Transsibérien que Géraldine Dunbar a choisi de découvrir la Russie. � ? bord du « train des trains », dans les gares et les villes où elle fait étape, la jeune voyageuse croise des gens d’horizons divers : cheminots, artistes, vendeurs ambulants, étudiants, militaires, chasseurs et pêcheurs, vétérans, anciens déportés ou nouveaux riches. Ces rencontres lui permettent de mieux comprendre la société russe, où coexistent deux générations : l’une nostalgique de l’époque soviétique et l’autre plus tournée vers l’Occident. Quatre mois d’enchantement, à goûter les zakouskis et le charme des conversations, à contempler l’infini des paysages, à visiter les villes de Sibérie et à vivre au rythme des chefs de wagon pour, enfin, faire siens les mots de Tolstoï : « Est seul vivant celui qui aime. »

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