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El Greco

GRECO
Grand Palais, Galerie sud-est - 16 octobre 2019 - 10 février 2020

Pour préparer votre visite, découvrez le Greco à la médiathèque.

Du Greco à Goya : la grandeur de la peinture espagnole

Le cycle précédent était consacré au siècle d’or néerlandais. Le nouveau cycle, divisé en quatre parties, s’étendra du règne de Philippe II d’Espagne et son engagement dans la Contre-Réforme, jusqu’au siècle des Lumières représenté par l’art de Goya. Un accent particulier sera mis sur les liens profonds noués par les différents centres de la pensée et de l’art. Comment l’art d’inspiration byzantine, flamande, néerlandaise et italienne est venu s’ajouter au creuset local pour sublimer la matière picturale jusqu’à créer un autre siècle d’or. Il sera d’abord question de la peinture du Greco, puis de celle de Zurbaran et de Murillo. La troisième rencontre sera consacrée à Vélasquez, la quatrième et dernière à Goya.

El Greco - Samedi 12 octobre

Zurbarán et Murillo - samedi 14 décembre

Vélasquez - samedi 1er février

Goya - samedi 25 avril

GRECO
Grand Palais, Galerie sud-est - 16 octobre 2019 - 10 février 2020

Cette rétrospective sur le Greco est la première grande exposition jamais consacrée en France à ce génie artistique.

Le Greco ou l’apogée du maniérisme

EL GRECO (1541-1614)

Domínikos Theotokópoulos dit « El Greco »
Peintre, sculpteur et architecte

El Greco 1590-1600 Autoportrait peinture à l'huile sur toile Metropolitan Museum of Art« J’ai découvert un homme, un grand homme incroyablement talentueux : El Greco. Un homme de l’époque de Rembrandt et pourtant aussi proche de nous qu’un contemporain ».
Julius Meier-Graefe (1867 – 1935), historien de l’art, galeriste et écrivain allemand

« Normaliser mathématiquement les procédés de représentation
du monde, cela relève de l’outrecuidance d’un fou. »

Pavel A. Florenski (1882- 1937), mathématicien et théologien russe

A partir du moment où il quitte les rivages de son île natale, la Crète, partout où l’exercice de son art l’emmène, partout El Greco demeure l’étranger, « Le Grec ».
Il tire une grande fierté de ses origines et ne les reniera jamais.

De Venise, où il collabore avec le Titien, à Rome, où il découvre l’art puissant de Michel-Ange et la peinture de ceux qu’on appelle les maniéristes (Pontormo, Giulio Romano, le Tintoret, Le Corrège, Le Parmesan, Vasari, Bronzino, la liste est longue et non-exhaustive), jusqu’en Espagne vers laquelle il s’en va chercher une moins rude concurrence, cet artiste érudit accumule des savoirs picturaux variés qui lui permettront de faire la synthèse de l’art occidental et de la tradition byzantine.

Ses tentatives d’approche de la cour royale de Philippe II se solderont par Le partage de la tunique du Christ ou l'Espolio, 1577-1579, le Greco (Tolède, Cathédrale). un échec. Il effectuera alors un repli sur Tolède où il trouvera de nombreux commanditaires qui lui permettront de développer cette peinture unique, qui fait de lui un peintre reconnaissable entre tous.

Son style se traduit par un rejet inconditionnel du naturalisme et une évidente facilité dans l’art de peindre. Ses tableaux présentent des figures allongées et tourmentées, des couleurs irréelles et un traitement expérimental de l’espace dans lequel on peut déceler des réminiscences de la peinture des icônes dont il fut un temps l’adepte. En ce sens, l’art du Greco est entièrement tourné vers la spiritualité et la révélation de l’âme de ses figures.
Un univers pictural où cohabitent la symbolique des icônes byzantines et les valeurs humanistes véhiculées par la Renaissance italienne.

Souvent considéré d’un œil critique de son vivant, Le Greco a dû attendre, comme beaucoup d’autres de ses frères en peinture, le 19eme siècle pour être redécouvert par des peintres et des critiques à la recherche de nouveaux courants esthétiques capables de les éloigner d’un académisme mortifère.
Il est aujourd’hui considéré comme le premier peintre moderne, du moins de la manière dont on regarde la peinture à notre époque.

Chronologie, biographie

 Michel-Ange 1499 Statue en marbre Basilique St Pierre

  • 1400 Naissance de Rogier van der Weyden
  • 1432 Jan van Eyck achève le polyptyque de « L’Agneau mystique » commencé des années plus tôt par son frère aîné Hubert, décédé en 1426.
  • « Les Epoux Arnolfini » par Jan van Eyck.
  • 1435 « Saint Luc peignant la Vierge », « La Descente de Croix » de Rogier van der Weyden.
  • « La Vierge du Chancelier Rolin » par Jan van Eyck.
  • 1445 Naissance Hans Memling. Naissance de Sandro Botticelli
  • 1446 Mort de l’architecte et fondateur de la perspective Pieta peinture sur toile (1578 - 1585) collection Stavros Niarchos, Paris
  • italienne Filippo Brunelleschi.
  • 1450 Naissance Jérôme Bosch
  • 1452 Naissance de Léonard de Vinci.
  • 1473 « Le Jugement Dernier » de Memling.
  • 1476 Naissance de Michel-Ange.
  • 1483 Naissance de Raphaël
  • 1488 Naissance du Titien (Tiziano Vecelli)
  • 1491 Naissance d’Ignace de Loyola.
  • 1494 Naissance du peintre maniériste Jacopo Pontormo.
  • 1499 Michel-Ange « La Pietà »
  • 1503 « Le Jardin des délices » par Jérôme Bosch. Pontormo st Jérôme pénitent
    « La Joconde » de Léonard
  • 1512 Michel-Ange achève les fresques de la voûte de la chapelle Sixtine.
  • 1518 Le Titien « L’Assomption »
  • 1519 Mort de Léonard de Vinci. Le 19 février Hernán Cortés débarque à Veracruz.
  • 1520 Mort de Raphaël à l’âge de 37 ans.
  • 1525 Naissance de Pieter Bruegel. Pontormo « Saint Jean l’Evangéliste »
  • 1527 Naissance de Philippe II d’Espagne à Valladolid. Fils aîné de l’empereur Charles Quint. Il est appelé à régner non seulement sur l’Espagne, mais sur les Pays-Bas, le Portugal, et les possessions coloniales de la couronne. Il sera temporairement roi d’Angleterre. Une légende noire l’entoure, elle a été semble-t-il forgée par ses ennemis. Michel Ange fresque, jugement dernier -détail-, entre 1536 et 1541, Rome chapelle SixtineSac de Rome par les mercenaires de Charles Quint. Pontormo : « Saint Jérôme pénitent ».
    Conquête de l’empire Inca par Pizarro. Sebastiano del Piombo : « Portrait du pape Clément VI(Giulio di Giuliano de’ Medici)
  • 1541 Naissance de Domeníkos Theotokópoulos qui deviendra le Greco. Il voit le jour à Candia, capitale de la Crète, alors sous domination vénitienne. Son père est percepteur d’impôts au service de la « Sérénissime ». On ne sait rien de sa mère. El Greco se formera en premier lieu à l’écriture des icônes byzantines dans lesquelles, tout comme dans l’art égyptien, l’art grec ou l’art du Moyen-Âge, il n’y a pas de point focal. Ces arts transgressent l’illusionnisme, au profit de la multitude des points de vue. Le point focal ne se situe pas dans l’image, mais dans l’œil mobile du spectateur. Il oppose au point de vue unique de la perspective une dynamique des forces en présence dans la peinture. Le Greco lui apportera rapidement des innovations principalement empruntées à l’art vénitien présent sur l’île.
    Michel-Ange achève son monumental « Jugement dernier ». François Ier décide de reconstruire le Louvre. A Venise les juifs d’origine orientale sont assignés au quartier de « la vieille fonderie » (ghetto vecchio).
    Mort du conquistador Francisco Pizarro Le Greco - Dormition de la Vierge, Fondation El Greco
  • 1547 Le Titien : « Charles Quint à cheval ».
  • Charles Quint abdique de sa souveraineté sur le domaine héréditaire des ducs de Bourgogne. Philippe II devient le souverain des Pays-Bas.
  • 1556 Philippe II devient roi des Espagnes et de leurs dépendances en Méditerranée comme aux Amériques.
    Ecrasante victoire des Espagnols aux dépends de la France à Saint-Quentin.
  • 1564 Mort de Michel-Ange à l’âge de 89 ans, un record pour l’époque, d’autant que le maître est resté actif jusqu’aux derniers jours de sa vie.
  • Conquête des Philippines par les Espagnols, ainsi nommées en l’honneur du roi.
  • 1566 Domínikos, futur « Greco », peint l’icône de
    « La Dormition de la Vierge ».
  • El Greco achève une icône : « Saint Luc peignant la Vierge ». Sa présence est attestée à Venise. Début de la Guerre de Quatre-Vingts Ans Le Greco, enfant allumant une bougie
    opposant la couronne espagnole aux Sept Provinces Unies néerlandaises. El Greco peint le « Triptyque de Modène ».

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  • 1570 Période romaine du Greco. L’enlumineur croate Giulio Clovio (de son vrai nom Julije Klovic) le recommande au cardinal Alexandre Farnèse (Petit-fils du pape Paul III). Il est présenté au prélat comme étant un disciple du Titien qui jouit alors d’un immense prestige. El Greco : « Jeune garçon soufflant sur un tison » ; « L’Expulsion des marchands du temple ».
    Russie : massacre de milliers de citoyens de Novgorod perpétré par les miliciens d’Ivan le Terrible. Pologne : accord de Sandomierz sur la coexistence pacifique des religions. Les réformés calvinistes et Le Greco Assomption de la Vierge, 1577 Huile sur toile, Art Institute of Chicagoluthériens adhèrent à la même profession de foi. Fin de la Troisième guerre de religion en France.
  • 1571 Naissance de Michelangelo Merisi dit Le Caravage. Mort de Benvenuto Cellini.
    Le Greco adhère à la guilde de saint Luc de Rome sous le nom de « Domenico Greco », ce qui lui permet d’ouvrir un atelier à Rome. Il peint le « Portrait de Charles de Guise ». L’historien Giulio Mancini relate qu’El Greco aurait proposé au pape Pie V de retoucher la fresque du Jugement dernier de Michel-Ange, raison probable de sa disgrâce. Son offre est perçue comme celle d’un vaniteux. A l’époque personne n’imagine pouvoir égaler l’artiste toscan surnommé « Le Divin ». Il s’agit probablement d’une invention de Mancini.
  • 1576 El Greco part pour l’Espagne d’où lui sont parvenues plusieurs commandes : « L’Adoration du nom de Jésus » peinte pour Philippe II, « Le Christ dépouillé de sa tunique » destiné à la cathédrale de Tolède, et encore un retable complet (en plus de la peinture s’ajoutent le dessin architectural et la sculpture) pour Santo Domingo el Antiguo. Au vu de ses exigences financières jugées extravagantes, les commanditaires évoquent une iconographie inhabituelle pour le prix de ses tableaux. La majorité des grandes commandes d’El Greco seront contestées de la même façon.
    Décès du Titien à l’âge de 88 ans.
  • 1578 La compagne d’El Greco met au monde leur fils Jorge Manuel. L’enfant porte les prénoms de son grand-père et de son oncle paternels.
  • El Greco peint la monumentale « Assomption de la Vierge » (401 x 228 cm)
  • 1580 – 1582 El Greco peint « le Martyre de saint Maurice » pour la chapelle de l’Escurial. Le travail est bien payé et aucune retouche n’est demandée, mais le roi Philippe II ne lui passera plus d’autres commandes. Il estime que la scène représentée ne correspond pas à l’endroit prévu. Un autre tableau initialement destiné à la décoration de l’Escurial, « La Sainte Alliance, ou le rêve est Philippe II » est rejeté. « Le Gentilhomme à la main sur la poitrine », montre, si l’on avait besoin d’en avoir la preuve, le talent de portraitiste du peintre grec. Le Greco sert d’interprète au tribunal de l’Inquisition. Naissance de Frans Hals.
  • 1585 Le 10 septembre, El Greco loue trois logements au cœur de Le Greco Enterrement du comte d'Orgaz, vers 1586-1588, huile sur toile, Église Santo Tomé de Tolède
    l’ancien quartier juif de Tolède. Peint la « Pietà » dite de la collection Niarkos.
  • 1586 Le curé de sa paroisse lui commande « L’Enterrement du comte d’Orgaz ». Il fixe de manière précise l’iconographie de la partie inférieure de la toile qui doit être de grande dimension : Sur la toile, il sera peint une procession avec le curé et les autres membres du clergé qui officiaient alors pour l’enterrement de don Gonzalo Ruiz de Toledo, seigneur de la ville d’Orgaz, quand descendirent saint Augustin et saint Étienne pour enterrer le corps de ce seigneur, l’un tenant la tête, l’autre les pieds, le déposant dans la sépulture et devant de nombreuses personnes qui étaient en train de regarder. En dessus de tout ceci il faut faire un ciel ouvert en gloire. Le travail sera payé sur évaluation du résultat, après réception de 100 ducats à la commande, le tout devant être terminé pour le Noël de la même année. Le travail dure jusqu’à la fin de l’année 1587 sans doute et est rendu pour l’anniversaire du miracle et la fête de Santo Tomé.
    À la première évaluation, le Greco demande 1 200 ducats « sans décor ni cadre », ce qui parut excessif au curé de San Tomé en comparaison du prix de l’Expolio de 318 ducats ou des 800 demandés par le peintre au roi pour le Saint Maurice de l’Escurial. Le curé négocie une baisse en demandant à deux peintres de venir évaluer la toile à 700 ducats ! Le Greco se sent trahi et veut en appeler au pape et au Vatican mais renonce en raison du coût d’un procès.
    Le 30 mai 1588 le conseil de la ville constate le renoncement à l’appel et enjoint à la paroisse de payer les 1 200 ducats, après concertation des parties le 20 juin 1588. La dette est réglée en 1590. Le curé semble être resté un ami fidèle du peintre et un de ses défenseurs qui collectionnaient ses toiles.
  • 1588 Le tableau achevé représente l’enterrement miraculeux et merveilleux de don Gonzalo Ruiz de Toledo, seigneur d’Orgaz, mort au début du XIVe siècle. À son enterrement seraient apparus saint Augustin d’Hippone et saint Étienne pour ensevelir le corps. Autour du corps et de l’apparition à gauche se trouve saint François d’Assise, à droite un prêtre interpelle le Ciel. Au fond se trouvent les différents portraits des commanditaires de l’œuvre. Au premier plan, un enfant désigne la scène de son doigt, c’est Jorge Manuel Theotocopouli, le fils du Greco. Dans la partie supérieure de la toile, Jean le Baptiste (de dos) intercède auprès de sainte Marie (à gauche) et de Jésus de Nazareth (figure centrale en blanc) pour que l’âme du défunt, un bébé porté par l’ange à la robe jaune vert juste en dessous, rejoigne le royaume des cieux. En haut à gauche, allongé sur un nuage, saint Pierre attend avec les clés du Paradis. Dècès de Véronèse.

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  • 1592-93 El Greco annote le traité d’architecture de Vitruve, notes dans
    lesquelles il insiste particulièrement sur le bien-fondé des déformations.
  • 1594 Le Caravage : Bacchus (Autoportrait ?). Décès du Tintoret. Le Greco Vue de Tolède 1596-1600 huile Metropolitan Museum of Art
  • 1596-1600 El Greco peint le retable destiné au collège des Augustins de Dona Maria de Aragon à Madrid qui doit lui rapporter plus de 6000 ducats. Une somme colossale pour l’époque. Le retable, comme autant d’autres polyptyques a été démantelé. Une partie se trouve au musée du Prado. Réalisation d’une « Vue de Tolède sous l’orage ». Ce tableau a fasciné et fascine encore de nombreux artistes peintres qui y voient la libération de la représentation de la nature, une décision de s’orienter vers une peinture en soi, une sorte de peindre pour peindre où la matière picturale trouve une vie autonome en dehors de la réalité. Le Greco ne copie pas le monde, il le recrée, le réinterprète pour trouver dans la matière et la couleur de nouvelles significations.
  • Mort de Philippe II. Le Caravage : « Judith décapitant Holopherne », Le Greco 1597 - 1599 Huile sur toile, Collection National Gallery of Art, WashingtoN « Méduse ».
  • Le Greco peint « Le Portrait du cardinal Fernando Nino de Guevara », grand inquisiteur. Ce tableau a sans doute provoqué de nombreux dialogues picturaux : « Le portrait du Pape Innocent X » de Vélasquez et les interprétations de Francis Bacon s’approchent, chacun d’une manière différente de la conception que le Greco avait du portrait en tant que genre où il était encore à même d’innover.
  • Naissance de Zurbarán.
  • 1599 Le Greco, « Vue de Tolède. Saint Joseph et le Christ enfant ».
  • Naissance de Vélasquez
  • 1600 Le Greco peint « L’Annonciation » qui se trouve aujourd’hui au musée de Sao Paulo, « Le Sauveur » présent dans les collections du Prado. Il réalise encore le « Portrait d’Antonio Covarrubias », un juriste et humaniste espagnol.


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  • 1606 Marque le début des procès des commanditaires des retables contre le Greco et son fils. Ils sont souvent le résultat des procédés commerciaux d’El Greco qui, par exemple, demandait à son assistant de passer un accord avec un génois de Séville pour que ses tableaux soient reproduits en broderie. Son atelier reproduit trois, quatre foischacune de ses toiles en différents formats, en particulier les tableaux de dévotion comme la série consacrée à saint François d’Assise. De plus, à partir de 1608, son état de santé se dégrade, et son fils Jorge Manuel falsifie sa signature sur des contrats.
  • 1610 Le Greco peint « Vue et plan de Tolède ». Ici, devant, il y a ce jeune homme légèrement souriant qui nous déroule sur un papier le plan de Tolède, en élève architecte. Au premier plan, comme à Versailles, un dieu fluvial dans des tons ocres, au moment où Tolède vit encore, mais pas pour longtemps, de la circulation du Tage. Un hôpital de la ville lévite au ras du sol sur un petit nuage, comme une cité céleste. Planant sur l’ensemble, une petite Vierge descend avec sa suite, imposant la chasuble à l’évêque Saint-Ildefonse, patron de Tolède. Vu de près, c’est de l’aérien délicat. Vu de loin, ça rappelle et anticipe l’une des plus curieuses peintures noires de Goya : celle du démon Asmodée qui lévite lui aussi par-dessus la ville, les hommes. Le soleil de l’oraison engendre des monstres.
  • 1611 Le Greco achète un tombeau dans l’église de San Domingo el Antigua sous l’un des autels.
  • 1614 Le 31 mars, gravement malade, Le Greco fait appel à un écrivain public pour rédiger son testament. Il désigne son fils comme unique héritier. Il meurt le 7 avril 1614. Il est inhumé dans les sous-sols de San Domingo dans un sarcophage de porphyre. La dépouille du peintre est déplacée pour des raisons qui demeurent inconnues en 1618. On ignore ce qu’il en est advenu.
  • Le premier inventaire effectué après la mort du peintre mentionne 20 modèles en plâtre et 30 en argile et en cire faits de sa main. D’après différents témoignages, ces petites sculptures servaient de modèles pour l’exécution des figures dans ses tableaux. Le Greco sculptait aussi sur commande comme témoigne « Le Christ ressuscité » qu’il fait dans le bois pour l’hôpital de Tavera à Tolède.

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Bibliographie

Chefs-d’œuvre de Budapest :
Dürer, Greco, Tiepolo, Manet, Rippl-Ronai

RMN Grand Palais, 2016
ART 708.9 HON disponible ?

El Greco Domenikos Theotokopoulos (1541-1614) :
le prophète des modernes

Michael Scholz-Hänsel
Taschen, 2016
ART 759.03 GRE disponible ?

Le Greco à Tolède
Connaissance des arts, 2014
ART 759.03 GRE disponible ?

Le Greco : Domênikos Theotokopoulos :
1541-1614
biographie et catalogue

José Gudiol
Weber, 1973
ART 759.03 GRE disponible ?

Le Greco et Tolède
Jonathan Brown
Albin Michel, 1983
ART 759.03 GRE disponible ?

L’Age d’or espagnol
Danièle Boone
Ides et Calendes, 1993
ART 759.946 BOO
En commande

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