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Hector Berlioz (1803-1869)

Biographie

Hector Berlioz née le 11 décembre 1803 dans l’Isère. À l’âge de dix ans, il est placé dans une école religieuse, mais son père, médecin, assure l’essentiel de son éducation. Il lui donne des rudiments de flageolet, lui fait donner des cours de flûte et de guitare par des professeurs de la ville.
Adolescent, il lit des traités d’harmonie (notamment celui de Rameau) et compose ses premières pièces. Après avoir obtenu son baccalauréat à Grenoble (1821), il entre à l’école de médecine de Paris. Il passe une partie de son temps lire et à copier des œuvres musicales à la Bibliothèque du Conservatoire. Il quitte l’école de médecine de Paris (1823) pour entrer au Conservatoire dans la classe de composition de Lesueur. En 1827, Berlioz participe au concours du prix de Rome mais échoue trois années consécutives. Il le remporte en 1830 avec sa cantate Sardanapale dont on ne conserve que quelques fragments. Dans ses mémoires, Berlioz fait une sévère critique sur la procédure d’attribution du prix de Rome (5 musiciens sur un jury de 40 personnes). La même année, il compose la Symphonie Fantastique, œuvre incomprise qui fait scandale parce qu’elle constitue le point de départ de la musique à programme (ou musique descriptive).

Le 10 septembre 1838, Benvenuto Cellini, opéra en deux actes sur un livret de Léon de Wailly et d’Auguste Barbier (assistés par Alfred de Vigny), d’après les Mémoires de Benvenuto Cellini, créé à l’Opéra de Paris, est un échec.
Berlioz continue à écrire durant un séjour en Italie (Lélio ou le retour à la vie, Harold en Italie) et se fait d’autant plus connaître en devenant critique musical. Il se met à voyager dans toute l’Europe, où ses œuvres rencontrent un accueil plus favorable qu’en France, et connaît enfin le succès à Paris avec le Requiem (1837), puis avec la Damnation de Faust (1846). Il est également reconnu en tant que chef d’orchestre. Après que Franz Liszt a suscité l’enthousiasme autour des opéras de Berlioz en Allemagne, le compositeur français est amené à composer en 1858 Les Troyens, opéra qui constitue le point culminant de son œuvre.
En 1865, 1 200 exemplaires de ses Mémoires révisées, sont stockés au Conservatoire ou distribués à quelques amis intimes. Elles sont destinées à être rendues publiques après sa mort. Il meurt le 8 mars 1869 à Paris et repose au cimetière de Montmartre.









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Discographie

Découvrir la musique d’Hector Berlioz en 6 œuvres

La Symphonie fantastique (février-mai 1830)
La Symphonie fantastique op. 14 (titre original : Épisode de la vie d’un artiste, symphonie fantastique en cinq parties), dédiée à Nicolas Ier de Russie, est créée le 5 décembre 1830 au conservatoire de Paris, sous la direction de François-Antoine Habeneck, six ans après la neuvième symphonie de Beethoven. Composée de cinq scènes descriptives, cette œuvre, plus proche du poème symphonique que de la symphonie, fait partie d’un genre appelé musique à programme.

Symphonie fantastique / Hector Berlioz
Jean-François Heisser, Marie-Josèphe Jude
Harmonia Mundi, 2019
MUS 3 BER 24



Les Nuits d’été (1840-41)
Les Nuits d’été sont un ensemble de six mélodies composées sur des poèmes de Théophile Gautier figurant dans la section Poésies diverses du recueil La Comédie de la mort, paru en 18382. Composées entre 1834 et 1840 et publiées en septembre 1841, ces mélodies, d’abord accompagnées au piano, sont confiées à différentes voix — mezzo-soprano, ténor et baryton — dans leur version définitive. En 1856 — dès 1843 pour la mélodie intitulée Absence — Berlioz orchestre la partie d’accompagnement et transpose les mélodies pour les confier à des chanteurs différents. La majorité des interprétations modernes reste limitée à une seule voix.

Nuit d’été, Herminie / Hector Berlioz
Brigitte Balleys, Mireille Delunsch, Philippe Herreweghe, Orchstre des Champs Élysées
Harmonia Mundi, 1995
MUS 3 BER 34



Harold en Italie (1834)
La Symphonie en quatre parties avec alto principal « Harold en Italie » (op. 16 = H 68) a été composée en 1834 et dédiée à Humbert Ferrand, un ami intime de l’auteur, elle tient à la fois de la symphonie et du concerto, bien que le rôle assigné à l’alto soit très différent de celui qui aurait été le sien dans un véritable concerto, ce qui constitue l’une des nombreuses originalités de cette partition extraordinaire à plus d’un titre.



Requiem (1837)
Le Requiem (opus 5, Grande Messe des morts) a été composé en 1837. La Grande Messe des Morts est une des œuvres les plus connues d’Hector Berlioz pour son énorme effectif orchestral de bois et de cuivres comprenant quatre ensembles de cuivres antiphoniques placés dans les coins de la scène. L’œuvre dure environ 90 minutes et tire son texte de la messe latine traditionnelle de Requiem.



La Damnation de Faust (1846)
La Damnation de Faust, op. 24, est une œuvre pour solistes, chœurs et orchestre. Inspirée du premier Faust de Johann Wolfgang von Goethe et sous-titrée « Légende dramatique en quatre parties », elle a été créée à Paris, à l’Opéra-Comique, le 6 décembre 18461. Le livret est une libre adaptation, par Almire Gandonnière et Berlioz lui-même, de la pièce de Goethe telle qu’elle avait été traduite par Gérard de Nerval en 1828. Le plan en est semblable, mais le découpage et la perspective d’ensemble diffèrent considérablement de l’original. De même que Goethe s’était emparé du Faust de Christopher Marlowe, Berlioz s’est emparé de celui de Goethe et en a fait une sorte d’autoportrait musical.



Berlioz odyssey / Hector Berlioz
Olga Borodina, Kenneth Tarver, Colin Davis, London Symphony Orchestra
LSO, 2018
MUS 3 BER

Les Troyens (1856-58)
Les Troyens est un opéra en cinq actes sur un livret du compositeur, qui est inspiré de l’Énéide de Virgile. Il fut donné pour la première fois, mutilé de nombreuses manières — les deux premiers actes supprimés, divers morceaux également coupés, le tout étant présenté sous le titre Les Troyens à Carthage — le 4 novembre 1863 au Théâtre Lyrique à Paris, sous la direction d’Adolphe Deloffre. La première partie, La Prise de Troie, ne fut créée que le 6 décembre 1890 à Karlsruhe, dans une version allemande, sous la direction de Felix Mottl, à l’occasion de la première représentation intégrale des Troyens en deux soirées (la seconde partie, Les Troyens à Carthage, fut jouée le lendemain 7 décembre). La première intégrale des Troyens, en une seule soirée, ne fut donnée que le 6 février 1920, au Théâtre des Arts de Rouen.

Les Troyens / Hector Berlioz
Marianne Crebassa, Joyce Didonato, Michael Spyres, John Nelson, Orchestre philharmonique de Strasbourg, Choeur philharmonique de Strasbourg, Chœurs de l’opéra national du Rhin
Erato, 2017
MUS 3 BER 35



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DVD et livres

Béatrice et Bénédict : opéra en deux actes / Hector Berlioz
Stéphanie d’Oustrac, Paul Appleby, Sophie Karthäusser, Antonello Manacorda, London Philharmonic Orchestra
Opus Arte, 2017
MUS 3 BER 35



Benevenuto Cellini / Hector Berlioz
Burkhard Fritz, Maija Kovalevska, Laurent Naouri, Philipp Stölzl, Wiener Philharmoniker, Valéry Gergiev
FRA Musica, 2010
MUS 3 BER 35



Symphonie fantastique, op. 14 / Hector Berlioz
Emmanuel Krivine, La Chambre philharmonique
Alpha, 2017
MUS 3 BER 24



Hector Berlioz / Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin
Bleu nuit, 2019
MUS 781.680 92 BER

Mémoires / Hector Berlioz
Flammarion, 2010
MUS 781.680 92 BER

Berlioz : la voix du romantisme : exposition, Bibliothèque nationale de France, 13 oct. 2003-18 jan. 2004 / dirigé par Catherine Massip et Cécile Reynaud
Fayard : Bibliothèque nationale de France, 2003
MUS 781.680 92 BER

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