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La Littérature colombienne
Les Belles étrangères
Novembre 2010

Quelques grands auteurs

Antonio Caballero

Antonio Caballero est né en 1945 dans une famille de la haute bourgeoisie de Bogotá. Dans les années 80, menacé de mort dans son pays la Colombie, il dut s´exiler en Espagne où il vécut quelques temps et travailla pour le quotidien "El País". Il est l´auteur d´un unique roman sur le Bogotá des années 70 et qui fait date dans les lettres colombiennes. Antonio Caballero a également habité en France, en Angleterre, en Italie, et vit aujourd’hui à Bogotá. Auteur d’essais, passionné de tauromachie, il est aussi connu en Colombie comme dessinateur satirique et journaliste.

Un mal sans remède
Belfond, 2009.
- R CAB
Bogotá, fin des années 1970. Ignacio Escobar se réveille le jour de son trente et unième anniversaire, tourmenté par la révélation qu’à son âge, Rimbaud était déjà mort. Fils de bonne famille, vivant des rentes de sa mère, Ignacio est poète. Dépressif, alcoolique, il fait le désespoir de son entourage. Fina, sa compagne, le quitte. Se lançant à sa recherche, il va découvrir la vraie vie.


Jorge Franco

Jorge Franco Ramos est né à Medellin en 1962. Il a étudié la mise en scène à l’école internationale du film de Londres et la littérature à la Pontificia Universidad javeriana de Bogotá. Il a également été membre de l’atelier "Littérature" dirigé par Manuel Mejia Vallejo à la bibliothèque municipale pilote de Medellin, et membre de l’atelier d’écriture de l’ Université centrale dirigé par Isaias Peña Guiterrez.
En 1996, on sélectionne "Viaje Gratis" pour la septième édition du Prix Carlos Castro Saavedra de la nouvelle ; la même année, on remet à l’auteur le prix national Pedro Gomez Valderrama du roman pour son recueil de nouvelles "Maldito amor" ; et, en 1997, il remporte le prix national de la ville de Pereira avec son roman "Mala Noche".
"Rosario Tijeras" (en français "La Fille aux ciseaux") a connu un énorme succès commercial, la première édition a été épuisée en un week-end et le livre a été adapté au cinéma.

"Voilà un des auteurs colombiens auxquels j’aimerais passer le flambeau"
Gabriel Garcia Marquez

Melodrama
Métailié (Bibliothèque hispano-américaine), 2010.
- R FRA

Vidal, un jeune Colombien, a invité sa mère, Perla, à Paris. Il souhaite qu’elle épouse le vieux comte Adolphe de Cressay, son protecteur. Vidal a aidé sa femme lors de son agonie et celle-ci souhaitait que le jeune garçon soit leur héritier. Le jour où le vieil homme meurt accidentellement, son neveu, Clementi, est bien décidé à les empêcher d’hériter de la fortune familiale.


Santiago Gamboa

Né en Colombie en 1966, Santiago Gamboa a étudié la littérature à l’université de Bogotá jusqu’en 1985, puis la philologie hispanique à Madrid. Il est l’auteur d’une thèse de doctorat à la Sorbonne sur la littérature cubaine. Journaliste au service de langue espagnole de RFI, correspondant du quotidien "El Tiempo" de Bogotá à Paris, Santiago Gamboa est actuellement attaché culturel de la Colombie à l’UNESCO.

Le Syndrome d’Ulysse
Métailié (Bibliothèque hispano-américaine), 2007.
- R GAM

Le narrateur, jeune écrivain colombien, arrive à Paris pour étudier la littérature. Il y découvre la pauvreté et la solitude. Devenu plongeur dans un restaurant coréen, il rencontre d’autres émigrés coréens, marocains, latino-américains, etc., tous jeunes, désespérés et inventifs, se raccrochant à l’unique chose qui leur prouve encore leur humanité : le sexe.


Gabriel Garcia Marquez

Né dans un petit village colombien, Gabriel García Marquez est élevé par ses grands-parents maternels. Après ses études secondaires, il étudie le droit mais la littérature retient toute son attention. Il lit beaucoup et commence à écrire. Il devient journaliste et écrit ses premiers contes. Ses activités journalistiques le rendent célèbre mais également indésirable pour le gouvernement colombien, en particulier à cause d’un texte (réédité en 1970 sous le titre "Récit d’un naufragé") où il aborde le sujet du trafic de drogue en Colombie. En 1955, il est envoyé en Europe et voyage dans de nombreux pays jusqu’en Union soviétique. Puis il revient en Colombie où il se marie. Installé à Mexico, il écrit "Les Funérailles de la grande mémé", en 1962. C’est toutefois la publication de "Cent ans de solitude" cinq ans plus tard qui le rendra célèbre dans le monde entier. Ce roman retrace l’épopée, sur un siècle, de la famille Buendia, fondatrice du village imaginaire de Macondo. García Marquez pensait à ce roman depuis l’âge de 17 ans. Considéré comme un chef-d’œuvre universel pour sa portée humaniste, on parle de réalisme magique pour qualifier son style.

García Marquez soutient activement les mouvements révolutionnaires latino-américains et affiche sa sympathie pour Fidel Castro. Après le nouveau succès de son roman "Chronique d’une mort annoncée", il reçoit le prix Nobel de littérature en 1982 pour l’ensemble de son œuvre. En 1986, il est l’un des fondateurs de l’

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