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Le Livre était presque parfait n°3 (Novembre 2010)
Novembre 2010

La Séance
John Harwood
Le Cherche-Midi (NéO), 2010.
- RP HAR Réserver ce roman policier

Janvier 1889. A Londres, Constance Langton hérite d’un manoir de famille dans le Suffolk, Wraxford Hall. L’avocat John Montague lui conseille vivement de vendre la propriété au plus vite. En effet, le manoir a la réputation de porter malheur à ceux qui y demeurent. Les derniers propriétaires y sont morts ou ont mystérieusement disparu ainsi qu’une jeune femme, Eleanor Unwin, et son bébé.

Tous les ingrédients sont présents pour obtenir un roman victorien et gothique de la meilleure facture moderne : jeunes femmes malheureuses, manoir inquiétant nimbé de brumes glaçantes, spiritisme, fantômes, secrets de famille, meurtres et mystères.
Pour dénouer le fil de cette intrigue, différentes voix prennent la parole à tour de rôle qui reviennent sur les événements du passé et poursuivent le récit : Constance, Montague puis Eleanor dans son journal intime. Par ce procédé, l’auteur distille les révélations et répond aux coups de théâtre par des pièges et des illusions. L’atmosphère de mystère est parfaitement entretenue tout au long du livre et si ce n’est quelques pages un peu trop bavardes, on plonge, on suit, on se laisse prendre, on frémit, bref on aime !


Mon vieux et moi
Pierre Gagnon
Autrement (Littératures), 2010.
- R GAG Réserver ce roman

Le narrateur, jeune retraité, décide d’adopter Léo. Des inspecteurs du Service Social viennent vérifier si tous les travaux requis sont bien effectués avant son arrivée : pose de rampes, de poignées… Car c’est une adoption peu banale : Léo a 99 ans et il l’a rencontré dans une maison de retraite. C’est un charmant grand père qui vient même à bout des réticences de tous les amis du narrateur. Il a de l’humour, est facile à vivre et semble toujours content. La maison se remplit de vie. Pourtant tout n’est pas rose et, par petites touches, le narrateur nous fait entrevoir les difficultés de cette vie à deux avec le déclin de Léo.

Ce petit texte, entre nouvelle et roman, est écrit avec le recul nécessaire pour ne pas tomber dans le pathos. L’humour n’y est pas absent, ni dénué de lucidité ou d’ironie. La pudeur et le respect que montre l’auteur pour ses personnages touche plus que des discours grandiloquents.
Un petit bijou.

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